Échelle d’ajustement psychologique

L’Échelle d’ajustement psychologique (Psychological Adjustment Scale – PAS) évalue le bien-être émotionnel, la détresse d’acculturation et l’adaptation des étudiants internationaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 9, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 9, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’ajustement psychologique (Psychological Adjustment Scale – PAS) constitue un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour quantifier le niveau de bien-être affectif, d’adaptation émotionnelle et de détresse psychologique éprouvé par des individus lors de transitions interculturelles, particulièrement les étudiants internationaux en contexte universitaire étranger. Développée et contextualisée dans le sillage des travaux fondateurs de Colleen Ward et Antony Kennedy (1994, 1999), puis affinée par Chih-Yuan Steven Wang et Brent Mallinckrodt (2006) ainsi que Wei-hsuan Wang (2009), cette mesure opérationnalise l’ajustement psychologique comme un état distinct mais complémentaire de l’adaptation socioculturelle. L’échelle est composée de 20 items évaluant les sentiments d’auto-efficacité académique comparative, l’estime de soi post-migration, l’humeur dépressive, l’anxiété, le mal du pays (homesickness), le sentiment d’isolement social et la discrimination perçue.

Les répondants expriment leur degré d’accord à l’aide d’une échelle de réponse de type Likert en 5 points, allant de 1 (« Fortement en désaccord » / Strongly disagree) à 5 (« Fortement d’accord » / Strongly agree). La structure intègre des items formulés positivement et négativement, ces derniers faisant l’objet d’un codage inversé afin d’obtenir un score global où un résultat élevé reflète un ajustement psychologique optimal et un faible niveau de détresse d’acculturation. Sur le plan psychométrique, la PAS démontre une cohérence interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach s’échelonnant habituellement entre 0,84 et 0,91 selon les échantillons étudiés. Les analyses de validité de construit confirment des associations théoriquement cohérentes avec l’attachement adulte, les stratégies d’acculturation, la distance culturelle perçue et le soutien social. Cet instrument s’impose ainsi comme une référence majeure dans la recherche en psychologie interculturelle, en psychologie du conseil et dans l’accompagnement pédagogique des populations en mobilité internationale.

2. Mots-clés / Keywords

Ajustement psychologique, acculturation, étudiants internationaux, détresse psychologique, adaptation interculturelle, santé mentale, mal du pays, auto-efficacité académique, psychométrie, transition transculturelle, isolement social, psychologie du conseil.

3. Auteurs / Authors

L’Échelle d’ajustement psychologique dans sa forme adaptée pour les étudiants internationaux s’appuie sur le paradigme théorique et méthodologique élaboré par :

  • Colleen A. Ward, Ph.D. : Professeure émérite de psychologie à l’Université Victoria de Wellington (Nouvelle-Zélande), directrice fondatrice du Centre for Applied Cross-Cultural Research (CACR). Spécialiste mondialement reconnue des processus d’acculturation et des transitions culturelles. Courriel : [email protected].
  • Antony Kennedy, Ph.D. : Chercheur en psychologie sociale et transculturelle, ayant collaboré aux études longitudinales et comparatives sur les modèles duaux d’adaptation (psychologique vs socioculturelle).
  • Chih-Chuan (Steven) Wang, Ph.D. : Psychologue et chercheur affilié au département de psychologie du conseil, ayant opérationnalisé le modèle d’ajustement psychologique auprès d’étudiants asiatiques aux États-Unis.
  • Brent S. Mallinckrodt, Ph.D. : Professeur de psychologie du conseil au Department of Psychology de l’Université du Tennessee à Knoxville et chercheur renommé dans le domaine des théories de l’attachement appliquées à la psychothérapie et à l’acculturation.
  • Wei-hsuan Wang, Ph.D. : Docteure en psychologie de l’Université du Texas à Austin (Department of Educational Psychology), auteure de recherches approfondies sur les déterminants linguistiques, identitaires et psychologiques de l’adaptation des étudiants internationaux.

4. Objectif / Purpose

Le but fondamental de l’Échelle d’ajustement psychologique est de fournir une mesure standardisée, fiable et empiriquement validée de l’état psychologique interne éprouvé par les individus confrontés à un environnement culturel étranger. La transition interculturelle soumet les personnes à des exigences d’adaptation intenses qui mettent à l’épreuve leurs ressources d’adaptation, leur sentiment d’identité et leur équilibre émotionnel. Dans les contextes académiques contemporains, la mobilité étudiante internationale a connu une expansion spectaculaire, s’accompagnant d’une prise de conscience accrue des vulnérabilités psychologiques propres à cette population : ruptures des réseaux de soutien d’origine, sentiment d’étrangeté, barrières linguistiques et pressions académiques accrues.

La PAS a été spécifiquement calibrée pour surmonter les limites des instruments psychiatriques généralistes (tels que le SCL-90 ou le BDI), qui tendent à pathologiser les réactions émotionnelles normales inhérentes au processus d’acculturation ou qui échouent à capturer les dimensions contextuelles spécifiques à la condition d’étudiant étranger. En intégrant des aspects à la fois symptomatiques (anxiété, pleurs, troubles du sommeil, irritabilité) et existentiels/contextuels (sentiment d’appartenance, aliénation culturelle, comparaison sociale descendante ou ascendante avec les pairs locaux), l’échelle fournit un profil nuancé du fonctionnement psychologique.

Sur le plan des applications pratiques, l’instrument remplit une triple fonction :

  • Dépistage et évaluation clinique : Utilisée par les centres universitaires de santé mentale et de conseil psychologique (counseling centers), elle permet d’identifier précocement les étudiants en situation de détresse sévère, de blocage adaptatif ou de risque dépressif consécutif à l’installation dans le pays d’accueil.
  • Recherche translationnelle et fondamentale : Elle offre un critère d’évaluation quantitatif standardisé pour explorer les médiateurs et modérateurs de l’ajustement (comme l’intelligence émotionnelle, les styles d’attachement, les représentations du soi interdépendant ou indépendant, et les microagressions perçues).
  • Évaluation de programmes d’intervention : Elle sert d’outil pré/post-test afin d’estimer l’efficacité des ateliers d’orientation interculturelle, des programmes de mentorat par les pairs ou des interventions de soutien psychologique dispensées aux nouveaux arrivants.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit d’ajustement psychologique tel qu’opérationnalisé dans cette échelle est de nature multidimensionnelle, bien qu’il converge vers un indice global de bien-être psychologique en contexte d’acculturation. Conformément au paradigme de Ward et ses collaborateurs, l’ajustement psychologique renvoie à un état de bien-être subjectif et de satisfaction personnelle, par contraste avec l’adaptation socioculturelle qui concerne l’acquisition de compétences comportementales adaptées aux normes de la société d’accueil. Les 20 items de l’échelle explorent six dimensions cliniques et phénoménologiques interdépendantes :

1. Auto-efficacité académique comparative

Cette dimension (items 1 et 2) examine le sentiment de compétence cognitive et scolaire perçu en comparaison directe, d’une part, avec les autres étudiants internationaux et, d’autre part, avec les étudiants locaux du pays d’accueil (p. ex., les étudiants américains). En milieu universitaire étranger, le doute quant à ses aptitudes intellectuelles et la maîtrise de la langue académique constituent un puissant facteur de stress fragilisant l’estime de soi.

2. Estime de soi et sentiment d’utilité personnelle

Mesurée à travers les items 3, 4, 7, 8 et 10, cette composante évalue la stabilité de la valeur accordée à soi-même après l’arrivée dans le pays d’accueil. L’expérience de la migration peut éroder le sentiment de compétence personnelle, conduisant certains individus à se percevoir comme des « ratés » (item 7) ou à ne plus se sentir aussi utiles et valables qu’auparavant (item 10). À l’inverse, une attitude positive envers soi-même (item 3) et une satisfaction globale de vie (item 4) témoignent d’une préservation de l’intégrité du soi.

3. Symptomatologie dépressive et altération de l’humeur

Les items 5, 6, 9 et 13 ciblent les manifestations affectives du découragement. L’item 6 sonde le pessimisme quant à l’avenir personnel, tandis que l’item 9 quantifie la fréquence inhabituelle des pleurs depuis l’arrivée. L’irritabilité accrue (item 13) et le fait de se sentir fréquemment bouleversé ou contrarié (item 5) reflètent l’épuisement des mécanismes habituels de régulation émotionnelle.

4. Somatisation et perturbations cognitives

L’adaptation difficile à un nouvel environnement se traduit fréquemment par des perturbations physiologiques et neuropsychologiques légères. Les items 11 (difficultés de concentration) et 12 (troubles de l’initiation ou du maintien du sommeil) évaluent ces altérations fonctionnelles qui entravent la réussite scolaire et l’équilibre quotidien des apprenants.

5. Nostalgie, appartenance et isolement affectif

Les items 15, 16, 18 et 19 quantifient la douleur psychologique liée à la rupture des liens primaires. Le mal du pays (homesickness, item 15) et le manque aigu de la terre et des personnes d’origine (item 16) s’articulent avec le sentiment de vide relationnel dans le pays hôte, matérialisé par la solitude fréquente (item 18) et l’absence totale de sentiment d’appartenance locale (item 19).

6. Vulnérabilité socioculturelle et anxiété d’acculturation

Enfin, les items 14, 17 et 20 mesurent l’inconfort ressenti face aux normes culturelles étrangères (item 17), l’anxiété diffuse majorée depuis la migration (item 20), ainsi que l’impact subjectif d’un traitement discriminatoire ou stéréotypé lié au statut d’étudiant étranger (item 14), qui agit comme un stresseur environnemental toxique.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’architecture conceptuelle de l’Échelle d’ajustement psychologique s’enracine principalement dans la théorie de l’acculturation et de l’adaptation théorisée par John W. Berry et reformulée de manière décisive par Colleen Ward et ses collègues au cours des années 1990. Selon le modèle de Ward, l’expérience de la transition transculturelle produit deux résultats adaptatifs fonctionnellement dissociables :

  • L’adaptation socioculturelle : Basée sur les théories de l’apprentissage social (Albert Bandura) et de l’efficacité sociale (Michael Argyle), elle renvoie à la capacité pratique à négocier les codes interactifs du milieu d’accueil, à accomplir des tâches quotidiennes et à communiquer efficacement.
  • L’ajustement psychologique : Ancré dans les paradigmes du stress, de l’évaluation cognitive et du coping formalisés par Richard Lazarus et Susan Folkman (1984). Dans ce cadre, l’environnement culturel inconnu confronte le sujet à un flot incessant de stresseurs d’acculturation. L’ajustement psychologique représente le résultat net de l’évaluation que fait l’individu de ses ressources personnelles face à ces exigences contextuelles.

Le cadre théorique intègre également de façon cruciale la théorie de l’attachement chez l’adulte (John Bowlby ; Hazan & Shaver, 1987). Wang et Mallinckrodt (2006) ont démontré que les modèles internes opérants de l’attachement (sécurisant, anxieux ou évitant) régulent la capacité de l’étudiant étranger à établir une nouvelle « base de sécurité » dans le pays hôte. Les individus présentant un attachement insécurisant sont prédisposés à interpréter la distance culturelle et les malentendus relationnels comme des menaces d’abandon ou de rejet, exacerbant l’effondrement de l’estime de soi et les scores de détresse sur la PAS.

Enfin, le modèle s’appuie sur la théorie de la construction de soi (self-construal) développée par Hazel Rose Markus et Shinobu Kitayama (1991). Les étudiants originaires de cultures collectivistes (axées sur le soi interdépendant) subissent un déracinement psychosocial majeur lorsqu’ils s’installent dans une culture hautement individualiste (axée sur le soi indépendant, comme les États-Unis). La privation de leur réseau social étendu et la perte des repères d’interdépendance expliquent pourquoi le mal du pays (items 15-16) et la perte du sentiment d’appartenance (item 19) constituent des composantes clés de la détresse psychologique dans cette échelle.

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques de la PAS ont fait l’objet d’investigations poussées dans des cohortes variées d’expatriés, de migrants et d’étudiants internationaux. L’ensemble des travaux atteste d’une validité scientifique solide à travers ses différentes modalités :

Validité de contenu

Le corpus initial d’items a été formulé à partir d’entretiens qualitatifs et de synthèses d’outils cliniques reconnus (notamment les échelles de dépression de Beck et le General Health Questionnaire de Goldberg), garantissant que le spectre des symptômes émotionnels, cognitifs, physiologiques et interculturels soit exhaustivement représenté pour la population cible.

Validité convergente

La validité convergente de l’échelle est étayée par des corrélations statistiquement significatives et de forte magnitude avec d’autres indices validés de santé mentale :

  • Corrélations négatives élevées avec les mesures de dépression clinique (p. ex., scores au Beck Depression Inventory, avec des coefficients $r$ oscillant entre -0,60 et -0,75 après inversion des scores de détresse).
  • Corrélations positives substantielles avec l’Échelle de satisfaction de vie (Satisfaction With Life Scale – SWLS) de Diener ($r = 0,55$ à $0,68$).
  • Associations positives significatives avec l’auto-efficacité générale et la confiance en ses compétences en langue anglaise (Wang, 2009 ; $r = 0,42$, $p < 0,001$).

Validité discriminante

L’instrument démontre une excellente capacité à distinguer l’ajustement psychologique de l’adaptation socioculturelle mesurée par la Sociocultural Adaptation Scale (SCAS ; Ward & Kennedy, 1999). Bien que ces deux dimensions soient modérément corrélées (les coefficients $r$ se situent généralement entre 0,30 et 0,45), elles se dissocient nettement sous l’effet de prédicteurs distincts : la personnalité, le soutien social et l’attachement prédisent principalement l’ajustement psychologique, alors que la durée de résidence, la maîtrise linguistique et les contacts interethniques prédisent prioritairement l’adaptation socioculturelle.

Validité prédictive et de critère

Dans les études de modélisation par équations structurelles menées par Wang et Mallinckrodt (2006) ainsi que Wei-hsuan Wang (2009), les scores à la PAS se sont révélés être des prédicteurs majeurs de la persévérance académique, de l’intention d’abandonner les études à l’étranger et de l’intensité du recours aux services de consultation psychologique.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’Échelle d’ajustement psychologique a été établie de manière rigoureuse dans de multiples contextes d’enquête transculturelle :

Cohérence interne

La cohérence interne de l’instrument s’avère uniformément élevée à travers les études empiriques :

  • Dans les travaux séminaux de Ward et Kennedy (1994, 1999), l’indice alpha de Cronbach pour l’ensemble des items mesurant l’ajustement psychologique oscillait entre 0,84 et 0,91 selon les sous-groupes d’étudiants et de travailleurs expatriés.
  • L’étude de Wang et Mallinckrodt (2006), portant sur des étudiants internationaux taïwanais et chinois aux États-Unis, a rapporté un coefficient alpha de 0,89 pour la version à 20 items.
  • La thèse de doctorat de Wei-hsuan Wang (2009) a confirmé cette stabilité avec un coefficient alpha de 0,90 sur un échantillon large et représentatif d’étudiants de troisième cycle.
  • Les coefficients de corrélation item-total corrigés sont tous supérieurs au seuil critique de 0,35, la grande majorité se situant entre 0,45 et 0,72, confirmant l’homogénéité du construit.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

Sur des intervalles de réévaluation de 4 à 8 semaines au cours d’un même semestre universitaire, les coefficients de fidélité test-retest se maintiennent à un niveau satisfaisant ($r_{tt} = 0,78$ à $0,84$), reflétant à la fois la stabilité de la structure de personnalité et la sensibilité de l’instrument aux fluctuations écologiques de l’humeur lors des périodes d’examens ou de fêtes de fin d’année.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de la PAS a fait l’objet d’investigations par analyse factorielle exploratoire (AFE) et analyse factorielle confirmatoire (AFC) :

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Les analyses factorielles exploratoires initiales (utilisant l’extraction en composantes principales ou l’axe factoriel principal avec rotation oblique Promax ou Oblimin) mettent généralement en évidence un facteur dominant expliquant entre 38 % et 46 % de la variance totale, ce qui justifie sur le plan psychométrique le calcul d’un score composite unique d’ajustement psychologique.

Cependant, des analyses à plusieurs facteurs font émerger une structure secondaire claire à deux ou trois composantes corrélées :

  1. Affect négatif et détresse psychologique : Saturé fortement par les items 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13 et 20 (saturations factorielles allant de 0,52 à 0,78).
  2. Aliénation interculturelle et sentiment d’appartenance : Regroupant les items 14, 15, 16, 17, 18 et 19 (saturations entre 0,48 et 0,74).
  3. Compétence perçue et positivité : Reprenant les items positifs 1, 2, 3 et 4 (saturations entre 0,55 et 0,81).

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Les modélisations confirmatoires testées par Wang et Mallinckrodt (2006) et reprises par Wei-hsuan Wang (2009) ont comparé un modèle unifactoriel strict à un modèle hiérarchique de second ordre. Le modèle hiérarchique — comprenant un facteur d’ordre supérieur (« Ajustement psychologique global ») chapeautant les facteurs de premier ordre — a présenté des indices d’adéquation excellents :

  • $chi^2/df < 2,2$
  • CFI (Comparative Fit Index) $ge 0,94$
  • TLI (Tucker-Lewis Index) $ge 0,93$
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) $le 0,058$ (avec un intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,046 et 0,069)
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) $le 0,049$

Ces indices méthodologiques attestent que l’instrument capte une dynamique psychologique cohérente et structurellement robuste chez les apprenants en transition internationale.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’instrument : Échelle d’ajustement psychologique (Psychological Adjustment Scale – PAS).
  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (self-report measure).
  • Nombre total d’items : 20 items rédigés sous forme d’énoncés à la première personne du singulier.
  • Format de réponse : Échelle de Likert à 5 points ordonnée comme suit :
    1 = Strongly disagree (Fortement en désaccord)
    2 = Disagree (En désaccord)
    3 = Neutral (Neutre)
    4 = Agree (D’accord)
    5 = Strongly agree (Fortement d’accord)
  • Temps moyen de passation : Environ 5 à 8 minutes.
  • Procédure de cotation (Scoring) :
    • Items rédigés positivement : Items 1, 2, 3 et 4. Leurs scores sont conservés bruts (1 = 1, 2 = 2, 3 = 3, 4 = 4, 5 = 5).
    • Items rédigés négativement (détresse/mal-être) : Items 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19 et 20. Ces 16 items doivent être inversés avant le calcul (transformation : Score inversé = 6 - Score brut).
    • Score global : Le score total s’obtient en additionnant les réponses de l’ensemble des 20 items (après inversion des items négatifs). Le score théorique s’étend de 20 à 100 points. Il est également d’usage de calculer un score moyen (somme divisée par 20), variant de 1,00 à 5,00.
    • Interprétation : Un score plus élevé indique un meilleur ajustement psychologique (bien-être élevé, faible détresse d’acculturation). Un score bas reflète une détresse psychologique prononcée, un isolement sévère et des difficultés d’adaptation majeures.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année d’origine / publication clé : Le paradigme a été introduit par Ward & Kennedy en 1994/1999 ; l’adaptation spécifique à 20 items pour les étudiants internationaux aux États-Unis a été formalisée par Wang & Mallinckrodt en 2006, puis documentée par Wei-hsuan Wang en 2009.
  • Statut des droits et accessibilité : Cet instrument a été développé dans le cadre de recherches universitaires financées publiquement. Il relève du domaine de la recherche académique ouverte.
  • Frais d’utilisation (Tarif) : Gratuit pour une utilisation non commerciale à des fins d’enseignement, de recherche scientifique, de mémoire ou de thèse universitaire.
  • Modalités d’autorisation : Aucune redevance n’est exigée. Les chercheurs souhaitant administrer l’échelle sont tenus de citer rigoureusement les publications originales des auteurs (Ward & Kennedy, 1994, 1999 ; Wang & Mallinckrodt, 2006 ; Wang, 2009) dans leurs travaux. La reproduction à des fins commerciales nécessite l’accord explicite des détenteurs de propriété intellectuelle des revues concernées.

12. Références / References

  • Markus, H. R., & Kitayama, S. (1991). Culture and the self: Implications for cognition, emotion, and motivation. Psychological Review, 98(2), 224–253. https://doi.org/10.1037/0033-295X.98.2.224
  • Wang, C.-C., & Mallinckrodt, B. (2006). Acculturation, attachment, and psychological adjustment of Chinese/Taiwanese international students. Journal of Counseling Psychology, 53(4), 422–433. https://doi.org/10.1037/0022-0167.53.4.422
  • Wang, W.-H. (2009). Chinese international students’ cross-cultural adjustment in the U.S.: The roles of acculturation strategies, self-construals, perceived cultural distance, and English self-confidence (Doctoral dissertation, University of Texas at Austin). Texas ScholarWorks. https://www.lib.utexas.edu/etd/d/2009/wangw58087/wangw58087.pdf
  • Ward, C., & Kennedy, A. (1994). Acculturation strategies, psychological adjustment, and sociocultural competence during cross-cultural transitions. International Journal of Intercultural Relations, 18(3), 329–343. https://doi.org/10.1016/0147-1767(94)90036-2
  • Ward, C., & Kennedy, A. (1999). The measurement of sociocultural adaptation. International Journal of Intercultural Relations, 23(4), 659–677. https://doi.org/10.1016/S0147-1767(99)00014-0

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:

1 = Strongly disagree; 2 = Disagree; 3 = Neutral; 4 = Agree; 5 = Strongly agree

  1. I feel I am able to do my schoolwork as well as most other international students.
  2. I feel I am able to do my schoolwork as well as most other American students.
  3. I take a positive attitude toward myself after I came to the U.S.
  4. Overall‚ I am satisfied with myself and my life after I came to the U.S.
  5. I feel upset often since I came to the U.S.
  6. I feel more discouraged about my future than I used to be since I came to the U.S.
  7. I often feel like I am a failure since I came to the U.S.
  8. I am not as confident as I used to be since I came to the U.S.
  9. I cry more than I used to since I came to the U.S.
  10. I don’t consider myself as worthwhile and useful as I used to since I came to the U.S.
  11. I can’t concentrate as well as usual since I came to the U.S.
  12. I often can’t sleep well after I came to the U.S.
  13. I am more irritable than usual.
  14. Sometimes I feel I am treated differently in an uncomfortable way because I am a foreign student.
  15. I feel homesick quite often.
  16. I miss the people and country of my origin.
  17. I feel uncomfortable to adjust myself to American cultural environment.
  18. I often feel lonely and isolated since I came to the U.S.
  19. I do not have a sense of belonging here.
  20. I feel more anxious than I used to since I came to the U.S.
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Looti, M. (2026, octobre 9). Échelle d’ajustement psychologique. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-ajustement-psychologique/
Looti, Mohammed. “Échelle d’ajustement psychologique.” Base de données de psychologie en français, 9 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-ajustement-psychologique/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’ajustement psychologique.” Base de données de psychologie en français. octobre 9, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-ajustement-psychologique/.