Échelle d’agressivité modifiée

L’Échelle d’agressivité modifiée (Modified Aggression Scale – MAS) est un instrument psychométrique auto-rapporté évaluant la bagarre physique, l’intimidation, la colère et les comportements coopératifs chez les collégiens.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 14, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 14, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’agressivité modifiée (couramment désignée sous l’acronyme MAS pour Modified Aggression Scale) constitue un instrument d’évaluation psychométrique auto-rapporté, développé pour mesurer l’occurrence, l’intensité et la fréquence des conduites agressives et des comportements prosociaux chez les adolescents, en particulier au sein des environnements scolaires (élèves de l’enseignement secondaire inférieur ou middle school, correspondant aux classes de 6e à 8e années du système nord-américain, âgés de 11 à 15 ans). Issu des travaux pionniers de Pamela Orpinas (1993) dans le cadre de programmes d’intervention sur la violence, puis remanié et validé par Kris Bosworth et Dorothy L. Espelage (1995) via le Teen Conflict Survey, cet instrument s’est imposé comme une référence dans la recherche sur la prévention des conduites à risque et du harcèlement entre pairs.

Le questionnaire comprend 22 items répartis en quatre sous-échelles distinctes : la Bagarre physique (Fighting, 5 items), l’Intimidation/Harcèlement (Bullying, 4 items), la Colère / Réactivité émotionnelle (Anger, 5 items) et les Comportements coopératifs et bienveillants (Caring/Cooperative Behavior, 8 items). Les répondants indiquent la fréquence à laquelle ils ont adopté chaque comportement au cours des 30 derniers jours, selon une échelle ordinale de type Likert en 4 points (1 = Aucune opportunité / Jamais, 2 = 1 ou 2 fois, 3 = 3 ou 4 fois, 4 = 5 fois ou plus). Les analyses psychométriques attestent d’une cohérence interne robuste, avec des coefficients Alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,73 et 0,87 selon les sous-échelles, ainsi qu’une validité factorielle confirmatoire confirmant la multidimensionnalité de l’agression juvénile, articulant conduites manifestes et régulation prosociale.

2. Mots-clés / Keywords

Agressivité modifiée, harcèlement scolaire, comportements antisociaux, violence juvénile, régulation émotionnelle, comportements prosociaux, psychométrie, adolescence, validité factorielle, évaluation comportementale, relations entre pairs, psychologie du développement.

3. Auteurs / Authors

L’instrumentation de l’Échelle d’agressivité modifiée repose sur une généalogie académique collaborative, combinant épidémiologie comportementale, santé publique et psychologie de l’éducation :

  • Pamela Orpinas, Ph.D. : Professeure émérite en promotion de la santé et du comportement à l’Université de Géorgie (College of Public Health, Department of Health Promotion and Behavior). Ses recherches doctorales à l’École de santé publique de l’Université du Texas à Houston (1993) ont constitué le socle initial de l’échelle d’agression en contexte scolaire. Courriel : [email protected].
  • Kris Bosworth, Ph.D. : Professeure titulaire et directrice de recherche en leadership éducatif et politiques publiques à l’Université d’Arizona, anciennement affiliée au Center for Adolescent Studies de l’Université de l’Indiana à Bloomington. Elle a codéveloppé le Teen Conflict Survey à partir duquel les items contemporains ont été enrichis.
  • Dorothy L. Espelage, Ph.D. : Professeure émérite de psychologie de l’éducation à l’Université de Floride et figure internationale de la recherche sur le harcèlement scolaire, la violence armée et les dynamiques de groupe chez les adolescents. Lors de ses travaux conjoints à l’Université de l’Indiana en 1995, elle a contribué à l’expansion structurelle et à la validation nomologique des sous-échelles d’agression et de coopération.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle d’agressivité modifiée est d’opérationnaliser et de quantifier avec rigueur le spectre des comportements conflictuels, violents et affiliatifs chez les jeunes adolescents. Contrairement aux approches unidimensionnelles qui réduisent l’agressivité à ses manifestations exclusivement physiques ou destructrices, la MAS a été conçue pour saisir la dynamique fonctionnelle de l’agression dans un cadre écologique scolaire. Elle répond à un impératif de santé publique et de psychologie clinique préventive : identifier de manière précoce les profils à risque avant que les comportements agonistiques ne cristallisent une trajectoire de délinquance pérenne ou d’exclusion sociale.

Sur le plan clinique et diagnostique, l’outil permet d’évaluer les dimensions réactives (sous-échelle de Colère) et proactives ou relationnelles (sous-échelle d’Intimidation/Bullying) de l’agressivité. Cette distinction est cruciale dans la prise en charge d’adolescents présentant des troubles des conduites, des troubles oppositionnels avec provocation (TOP) ou des difficultés de dysrégulation affective. L’inclusion conjointe d’une dimension prosociale (« Comportements coopératifs et bienveillants ») permet d’établir une cartographie équilibrée des compétences psychosociales du sujet, évitant le biais de stigmatisation inhérent aux questionnaires strictement psychopathologiques.

Dans le domaine de la recherche translationnelle et de l’évaluation de programmes, la MAS est abondamment mobilisée pour juger de l’efficacité d’interventions scolaires ciblées (telles que les programmes d’apprentissage socio-émotionnel ou Social-Emotional Learning [SEL], les dispositifs de médiation par les pairs et les curricula de résolution non violente des conflits promus par les Centers for Disease Control and Prevention [CDC]). Sa sensibilité au changement temporel (basée sur une fenêtre temporelle rétrospective de 30 jours) en fait un instrument de choix pour les devis expérimentaux longitudinaux pré-test/post-test.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par l’Échelle d’agressivité modifiée s’articule autour d’une architecture tétradimensionnelle intégrant l’agressivité manifeste, l’agressivité relationnelle, la composante affective sous-jacente et les comportements adaptatifs opposés. Cette modélisation s’appuie sur la prémisse théorique que les comportements violents ne constituent pas l’unique pôle du fonctionnement juvénile, mais coexistent en tension continue avec les compétences prosociales.

1. La Bagarre physique (Fighting)

Cette dimension évalue l’implication directe de l’élève dans des affrontements corporels violents. Elle mesure à la fois les comportements d’agression physique active (frapper, pousser, donner des coups de pied), l’instigation vicariante ou sociale de bagarres (encourager des camarades à se battre) et la capacité d’évitement ou d’inhibition comportementale face au conflit physique (item inverse mesurant le fait de s’éloigner d’une confrontation). Cette sous-échelle cible l’agression manifeste, souvent liée à un déficit d’inhibition des impulsions motrices.

2. L’Intimidation et le Harcèlement (Bullying)

La sous-échelle d’intimidation explore l’agression relationnelle et verbale directe, caractérisée par un déséquilibre de pouvoir. Elle quantifie des actions telles que les moqueries dégradantes visant à faire rire les pairs aux dépens d’une victime, les insultes verbales, ainsi que les menaces explicites de violences physiques. Ce construit renvoie aux comportements proactifs où l’agression est instrumentalisée pour asseoir une domination sociale ou acquérir un statut au sein du groupe de pairs.

3. La Colère et Réactivité Émotionnelle (Anger)

Cette composante capture l’expérience subjective de l’état affectif négatif et son débordement comportemental. Elle mesure l’agressivité réactive induite par un contrôle émotionnel défaillant : ressenti persistant de fureur au cours de la journée, passages à l’acte motivés par l’exaspération, méchanceté verbale ou relationnelle en situation de colère, et déplacement de l’agressivité sur une cible innocente (bouc émissaire). Elle fournit l’arrière-plan neuro-émotionnel propice aux explosions agonistiques.

4. Les Comportements Coopératifs et Bienveillants (Caring/Cooperative Behavior)

Véritable contrepoids positif de l’échelle, cette dimension évalue l’empathie en action, l’affirmation de soi constructive et l’intégration prosociale. Les items mesurent l’intervention pour désamorcer un conflit, l’expression verbale appropriée des sentiments positifs et des frustrations interpersonnelles, le soutien apporté à une victime de harcèlement, la formulation de compliments et le respect actif des règles parentales, scolaires et communautaires. Ce construit reflète la résilience relationnelle et l’auto-efficacité sociale.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’architecture de l’Échelle d’agressivité modifiée s’ancre principalement dans trois courants cardinaux de la psychologie contemporaine : la théorie sociocognitive d’Albert Bandura, le modèle de traitement de l’information sociale de Nicki R. Crick et Kenneth A. Dodge, et l’approche écologique du développement humain d’Urie Bronfenbrenner.

La théorie sociocognitive et l’apprentissage vicariant

Selon Albert Bandura, les conduites agressives chez l’adolescent ne dérivent pas d’un simple instinct pulsionnel, mais sont apprises, modélisées et renforcées au sein de l’environnement social. L’item mesurant le fait d’encourager autrui à se battre (« I encouraged other students to fight ») illustre parfaitement la fonction du renforcement vicariant et des normes de pairs. Les comportements agressifs et prosociaux dépendent de l’auto-efficacité perçue du jeune : un adolescent qui ne possède pas les scripts cognitifs nécessaires à la négociation constructive aura tendance à privilégier l’agression physique comme stratégie dominante de résolution de problème.

Le modèle de traitement de l’information sociale (SIP)

Développé par Crick et Dodge (1994), ce modèle postule que les réactions comportementales face aux provocations résultent d’une séquence cognitive en plusieurs étapes : encodage des indices environnementaux, attribution d’intentions, clarification des buts, génération de réponses et décision comportementale. Les sous-échelles de Colère et de Bagarre de la MAS capturent les dysfonctionnements de ces étapes, notamment le biais d’attribution hostile (tendance à percevoir une provocation neutre comme délibérée, entraînant une riposte immédiate : « I hit back when someone hit me first »). Inversement, la sous-échelle prosociale évalue la disponibilité de réponses alternatives socialement compétentes (verbalisation calme du mécontentement, médiation).

La perspective éco-développementale

Dans la perspective de Bronfenbrenner, le comportement de l’adolescent s’inscrit au confluent de multiples microsystèmes en interaction (l’école, la famille, le groupe de pairs). Les travaux de Bosworth, Espelage et Orpinas s’adossent à cette vision en considérant l’agressivité comme un produit systémique, influencé par le climat scolaire, le monitoring parental et l’affiliation à des pairs déviants. L’évaluation simultanée de l’agression et de la coopération offre ainsi une lecture holistique de l’adaptation écologique du jeune dans sa communauté.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’Échelle d’agressivité modifiée a fait l’objet d’études rigoureuses, synthétisées notamment dans le compendium des instruments d’évaluation de la violence juvénile publié par les Centers for Disease Control and Prevention (Dahlberg et al., 2005).

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente a été démontrée par des corrélations statistiquement significatives entre les scores aux sous-échelles de Bagarre/Intimidation et divers indicateurs comportementaux objectifs. Les élèves obtenant des scores élevés à la MAS présentent un nombre significativement plus élevé de sanctions disciplinaires scolaires, de retenues et d’exclusions temporaires (r variant de 0,38 à 0,54, p < 0,001). De surcroît, les scores d’agressivité sont positivement corrélés aux mesures d’impulsivité, de tolérance cognitive envers la violence (mesurée par des échelles d’attitudes normatives) et de consommation précoce de substances psychoactives.

Validité discriminante

La validité discriminante est étayée par la relation négative ou quasi nulle constatée entre la sous-échelle des Comportements coopératifs/bienveillants et les dimensions d’agression physique et d’intimidation (coefficients de corrélation variant de r = -0,28 à r = -0,42, p < 0,01). Cette indépendance relative prouve que l’absence d’agressivité ouverte n’équivaut pas automatiquement à la présence de comportements prosociaux, confirmant ainsi la pertinence d’une mesure multidimensionnelle distincte.

Validité prédictive

Dans des suivis longitudinaux menés sur des cohortes d’élèves de collège suivis sur des périodes de 12 à 24 mois (Orpinas et al., 1995 ; Espelage et al., 2001), les scores initiaux aux sous-échelles d’intimidation et de bagarre se sont révélés de puissants prédicteurs de l’escalade vers des actes de délinquance juvénile formelle, de l’implication dans des bandes violentes et de l’absentéisme chronique, attestant d’une excellente validité pronostique.

8. Fidélité / Reliability

Les études métrologiques conduites auprès d’échantillons diversifiés d’adolescents (englobant différentes origines socio-économiques et ethnoculturelles) mettent en évidence une fidélité satisfaisante à élevée pour l’ensemble des sous-échelles de l’instrument.

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Les coefficients de consistance interne rapportés dans les publications de référence (Bosworth & Espelage, 1995 ; Dahlberg et al., 2005) s’établissent comme suit :

  • Bagarre physique (Fighting) : α de Cronbach compris entre 0,75 et 0,83. L’inversion correcte de l’item 5 (« I walked away from a fight ») est indispensable au maintien de cette consistance.
  • Intimidation (Bullying) : α de Cronbach compris entre 0,80 et 0,86, traduisant une excellente homogénéité du construit d’agression verbale et de domination sociale.
  • Colère (Anger) : α de Cronbach mesuré entre 0,78 et 0,84, soulignant une cohésion interne solide des manifestations d’irritabilité et d’agressivité réactive.
  • Comportements coopératifs / bienveillants (Caring/Cooperative Behavior) : α de Cronbach oscillant entre 0,72 et 0,80, un niveau tout à fait remarquable au vu de l’hétérogénéité fonctionnelle des conduites prosociales explorées (empathie, médiation, affirmation de soi).

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

La fidélité test-retest, évaluée sur des intervalles de deux à quatre semaines en l’absence de programme interventionnel, affiche des coefficients de corrélation intra-classe (CCI) compris entre 0,70 et 0,79. Cette stabilité confirme que l’échelle mesure des tendances comportementales relativement stables à moyen terme tout en préservant une sensibilité fine aux fluctuations induites par des programmes d’apprentissage socio-émotionnel.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture interne de l’Échelle d’agressivité modifiée a été systématiquement validée par des procédures d’analyse factorielle exploratoire (AFE) puis confirmatoire (AFC).

Structure factorielle exploratoire

Lors des analyses factorielles exploratoires initiales conduites par Bosworth et Espelage à l’aide d’une extraction en composantes principales assortie d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin, tenant compte de la corrélation naturelle entre les dimensions de l’agression), une solution à quatre facteurs distincts s’est invariablement dégagée, expliquant plus de 52 % de la variance totale des scores. Les saturations factorielles des items sur leurs dimensions respectives sont robustes, dépassant presque toutes le seuil conventionnel de 0,50, sans double saturation problématique (cross-loading > 0,30).

Modélisation en équations structurales (AFC)

Les analyses factorielles confirmatoires conduites sur de larges échantillons scolaires (N > 1 500) ont corroboré l’adéquation du modèle tétradimensionnel par rapport à un modèle unidimensionnel d’agressivité globale. Les indices d’ajustement couramment rapportés sont hautement satisfaisants :

  • CFI (Comparative Fit Index) : > 0,92
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : > 0,90
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : < 0,055 (avec intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,048 et 0,062)
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : < 0,050

L’analyse des covariances factorielles révèle une forte corrélation positive entre les facteurs Bagarre et Intimidation (r ≈ 0,65), ainsi qu’entre la Colère et la Bagarre (r ≈ 0,58). En revanche, le facteur Comportements coopératifs présente une corrélation modérément négative avec les trois facteurs agonistiques, validant empiriquement l’hypothèse de domaines comportementaux antagonistes mais non mutuellement exclusifs.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation standardisé (self-report paper-and-pencil or digital questionnaire).
  • Population cible : Adolescents et préadolescents scolarisés en collège (classes de 6e, 5e, 4e et 3e / grades 6 à 8 aux États-Unis, 11-15 ans).
  • Nombre total d’items : 22 items répartis en quatre sous-échelles : Bagarre (5 items), Intimidation (4 items), Colère (5 items), Comportements coopératifs (8 items).
  • Période de référence : Les 30 derniers jours précédant l’administration du test.
  • Échelle de réponse : Échelle ordinale en 4 points d’ancrage comportemental :
    • 1 point : No opportunity (Aucune opportunité) ou Never (Jamais)
    • 2 points : 1 or 2 times (1 ou 2 fois)
    • 3 points : 3 or 4 times (3 ou 4 fois)
    • 4 points : 5 or more times (5 fois ou plus)
  • Procédure de cotation et de calcul des scores :
    • Sous-échelle Bagarre (Fighting) : L’item 5 (« I walked away from a fight ») doit faire l’objet d’un codage inversé impératif avant sommation (1 = 4 points, 2 = 3 points, 3 = 2 points, 4 = 1 point). Le score s’obtient par l’addition des 5 items constitutifs. Score total variant de 5 à 20 points. Un score élevé dénote une implication aiguë dans des altercations physiques.
    • Sous-échelle Intimidation (Bullying) : Sommation directe des 4 items constitutifs. Score total variant de 4 à 16 points. Des scores élevés signalent une propension marquée aux comportements de harcèlement relationnel et verbal.
    • Sous-échelle Colère (Anger) : Sommation directe des 5 items constitutifs. Score total variant de 5 à 20 points. Un score élevé reflète une hyperréactivité affective et un mauvais contrôle de la colère.
    • Sous-échelle Comportements coopératifs / bienveillants (Caring/Cooperative Behavior) : Sommation directe des 8 items constitutifs. Score total variant de 8 à 32 points. Des scores élevés indiquent des habiletés prosociales développées et un engagement dans la protection des pairs.
  • Temps de passation : Approximativement 10 à 15 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement initial : 1993 (Orpinas) ; révision et expansion en 1995 (Bosworth & Espelage).
  • Statut des droits et accessibilité : Domaine public institutionnel / Accès libre pour la recherche non commerciale. L’instrument est consigné dans le compendium officiel d’évaluation de la violence juvénile des Centers for Disease Control and Prevention (CDC, Dahlberg et al., 2005).
  • Tarification : Gratuit (aucun coût d’acquisition ou de redevance pour les contextes académiques, hospitaliers et scolaires).
  • Conditions d’utilisation : Utilisation libre sous réserve de citation appropriée des travaux originaux d’Orpinas (1993) et de Bosworth et Espelage (1995). Les adaptations ou traductions doivent faire l’objet d’une validation métrologique conforme aux standards de l’APA.

12. Références / References

Les sources bibliographiques majeures documentant la conception et l’analyse psychométrique de l’échelle comprennent :

  • Bandura, A. (1986). Social foundations of thought and action: A social cognitive theory. Prentice-Hall.
  • Bosworth, K., & Espelage, D. L. (1995). Teen Conflict Survey. Center for Adolescent Studies, Indiana University, Bloomington, IN.
  • Crick, N. R., & Dodge, K. A. (1994). A review and reformulation of social information-processing mechanisms in children’s social adjustment. Psychological Bulletin, 115(1), 74–101. https://doi.org/10.1037/0033-2909.115.1.74
  • Dahlberg, L. L., Toal, S. B., Swahn, M., & Behrens, C. B. (2005). Measuring Violence-Related Attitudes, Behaviors, and Influences Among Youths: A Compendium of Assessment Tools (2nd ed., pp. 169–170). Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. https://files.eric.ed.gov/fulltext/ED486261.pdf
  • Espelage, D. L., Bosworth, K., & Simon, T. R. (2000). Examining the social context of bullying behaviors in early adolescence. Journal of Counseling & Development, 78(3), 326–333. https://doi.org/10.1002/j.1556-6676.2000.tb01914.x
  • Espelage, D. L., Bosworth, K., & Simon, T. R. (2001). Short-term stability and prospective correlates of bullying in normal-risk youth. Journal of Early Adolescence, 21(3), 311–338. https://doi.org/10.1177/0272431601021003003
  • Orpinas, P. (1993). Skills training and social influences for violence prevention in middle schools: A curriculum evaluation [Doctoral dissertation, University of Texas Health Science Center at Houston]. School of Public Health.
  • Orpinas, P., & Frankowski, R. (2001). The Aggression Scale: A self-report measure of aggressive behavior for young adolescents. Journal of Early Adolescence, 21(1), 50–67. https://doi.org/10.1177/0272431601021001004

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

I hit back when someone hit me first.
2

I encouraged other students to fight.
3

I pushed‚ shoved‚ slapped‚ or kicked other students.
4

I got into a physical fight because I was angry.
5

I walked away from a fight.
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Looti, M. (2026, octobre 14). Échelle d’agressivité modifiée. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-agressivite-modifiee-mas/
Looti, Mohammed. “Échelle d’agressivité modifiée.” Base de données de psychologie en français, 14 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-agressivite-modifiee-mas/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’agressivité modifiée.” Base de données de psychologie en français. octobre 14, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-agressivite-modifiee-mas/.