Échelle d’acceptation des mythes modernes sur l’agression sexuelle (AMMSA)

Analyse approfondie de l’Échelle d’acceptation des mythes modernes sur l’agression sexuelle (AMMSA), un outil psychométrique de 30 items mesurant les croyances subtiles et contemporaines légitimant les violences sexuelles.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’acceptation des mythes modernes sur l’agression sexuelle (Acceptance of Modern Myths About Sexual Aggression [AMMSA] scale), développée par Gerd Bohner, Heike Gerger, Heike Kley et Frank Siebler (2007), constitue un instrument psychométrique de référence destiné à mesurer l’adhésion aux croyances contemporaines, subtiles et insidieuses qui nient, minimisent ou légitiment les violences sexuelles commises à l’encontre des femmes. S’inspirant directement des cadres théoriques du racisme moderne et du sexisme moderne, l’AMMSA a été conçue pour surmonter les limitations des échelles traditionnelles de mythes sur le viol (telles que celles de Martha Burt ou l’IRMA), dont les formulations manifestement extrêmes ou obsolètes induisaient un fort biais d’acquiescement, un effet de plancher massif et une vulnérabilité accrue à la désirabilité sociale.

L’instrument est composé de 30 items auto-rapportés, évalués sur une échelle de type Likert en 7 points allant de 1 (« Tout à fait en désaccord ») à 7 (« Tout à fait d’accord »). Bien que l’outil intègre diverses facettes conceptuelles (déni de l’ampleur des agressions, naturalisation des pulsions sexuelles masculines, imputation de motifs dissimulés ou vindicatifs aux plaignantes, et banalisation des violences dans le couple), les analyses factorielles révèlent une structure robuste essentiellement unidimensionnelle, autorisant le calcul d’un score composite global d’acceptation des mythes. Sur le plan psychométrique, l’AMMSA démontre des propriétés remarquables établies à travers plusieurs études transnationales (notamment en versions allemande et anglaise, N = 1 279) : une cohérence interne exceptionnelle (alphas de Cronbach systématiquement compris entre .90 et .95), une excellente stabilité temporelle test-retest, une distribution des scores proche de la normalité sans effet de plancher critique, ainsi qu’une validité convergente, discriminante et prédictive confirmée par de nombreuses recherches empiriques en psychologie sociale et judiciaire.

2. Mots-clés / Keywords

Mythes sur le viol, agression sexuelle, échelle AMMSA, sexisme moderne, violence fondée sur le genre, victim-blaming, psychométrie, attitudes envers les femmes, Gerd Bohner, validité prédictive, modélisation par équations structurelles.

3. Auteurs / Authors

L’échelle AMMSA a été conçue et standardisée par une équipe de chercheurs européens en psychologie sociale et clinique rattachés principalement à l’Université de Bielefeld (Allemagne) :

  • Heike Gerger, Ph.D. : Psychologue chercheuse, Université de Bielefeld, Allemagne (actuellement affiliée à l’Université de Bâle et au Centre médical universitaire de Rotterdam). Spécialiste des attitudes sociales, de la méthodologie d’évaluation et de la santé mentale. Courriel : [email protected].
  • Heike Kley, Ph.D. : Psychologue clinicienne et chercheuse en psychothérapie, Département de psychologie, Université de Bielefeld, Allemagne.
  • Gerd Bohner, Dr. rer. soc. : Professeur titulaire de psychologie sociale à l’Université de Bielefeld. Figure internationale majeure de l’étude des attitudes sociales, de la persuasion et de l’étiologie sociocognitive des agressions sexuelles. Courriel : [email protected].
  • Frank Siebler, Ph.D. : Professeur associé au Département de psychologie de l’UiT, Université arctique de Norvège (Tromsø). Spécialiste de la cognition sociale, du traitement de l’information et des modèles psychométriques. Courriel : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle AMMSA est de fournir une mesure psychométriquement valide, contemporaine et sensible des attitudes de légitimation, d’atténuation et de déni relatives aux agressions sexuelles commises par des hommes contre des femmes. Depuis la publication pionnière de Martha R. Burt (1980) introduisant le concept de « Rape Myth Acceptance » (RMA), la psychologie sociale définit les mythes sur le viol comme des croyances prescriptives ou descriptives stéréotypées servant à disculper l’auteur de l’agression, à blâmer la victime ou à remettre en cause la véracité de l’infraction. Cependant, à mesure que l’égalitarisme de genre s’est érigé en norme sociétale explicite dans les démocraties occidentales, les représentations traditionnelles du viol (par exemple : « les femmes qui se font violer l’ont bien cherché », « le viol n’est commis que par des inconnus armés dans des ruelles sombres ») ont fait l’objet d’une réprobation sociale massive.

Ce changement normatif a engendré des écueils méthodologiques sévères dans l’évaluation psychologique : les échelles classiques de RMA ont commencé à présenter des distributions tronquées, des effets de plancher prononcés (la majorité des participants cochant les scores minimaux de rejet du viol) et une incapacité grandissante à différencier les individus sur le plan de leurs inclinations comportementales réelles. L’AMMSA a été créée pour résoudre cette lacune en transposant au champ des violences sexuelles les paradigmes du « sexisme moderne » (Swim et al., 1995) et du « racisme moderne » (McConahay, 1986). Au lieu de véhiculer une hostilité brutale ou des stéréotypes manifestement archaïques, les énoncés de l’AMMSA s’articulent autour d’arguments contemporains, d’apparence raisonnable ou normativement ambiguë : dénonciation de prétendues fausses accusations motivées par des batailles d’émancipation ou des conflits de garde d’enfants, affirmation que les victimes disposent désormais d’une prise en charge étatique pléthorique, ou réduction des agressions à de simples malentendus communicationnels lors de jeux de séduction.

Sur le plan des applications, l’échelle AMMSA remplit plusieurs fonctions critiques :

  • Recherche fondamentale en psychologie sociale : Analyse des liens prédictifs entre idéologies patriarcales, autoritarisme, dominance sociale et justification de la violence interpersonnelle.
  • Évaluation contextuelle et judiciaire : Étude de l’impact des préjugés sur la prise de décision des jurés d’assises, des officiers de police et des magistrats dans l’évaluation de la crédibilité des victimes d’agression sexuelle.
  • Prévention et milieu universitaire : Identification des populations à risque d’adhésion aux mythes, mesure de l’efficacité pré/post-test des programmes éducatifs de prévention des violences sexuelles sur les campus et en milieu organisationnel.
  • Évaluation clinique des agresseurs : Utilisation comme variable indicatrice dans l’évaluation des distorsions cognitives chez les auteurs de violences sexuelles dans le cadre de parcours de prise en charge médico-légale.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par l’AMMSA est l’adhésion aux mythes modernes sur l’agression sexuelle. Contrairement aux approches traditionnelles qui posaient comme postulat méthodologique strict que les mythes sur le viol devaient être empiriquement et factuellement faux, Gerger et ses collaborateurs (2007) ont redéfini ces mythes non pas nécessairement en termes de fausseté vérifiable au sens strict, mais en termes de non-validité éthique et normative : il s’agit de croyances et d’interprétations idéologiques servant de rationalisations défensives pour perpétuer l’asymétrie de pouvoir et neutraliser l’empathie envers les victimes.

Bien que l’instrument s’utilise de manière globale via un score unique unidimensionnel, le construit englobe conceptuellement plusieurs thématiques interdépendantes :

  • Déni de l’ampleur et de la gravité des agressions : Postulat selon lequel la société contemporaine et les médias exagèrent de façon disproportionnée l’ampleur des violences masculines (ex. : Item 16 : « Many women tend to exaggerate the problem of male violence » ; Item 14 : « Because the fascination caused by sex is disproportionately large, our society’s sensitivity to crimes in this area is disproportionate as well »).
  • Soupçon de fausses allégations et instrumentalisation vindicative : Idée répandue selon laquelle les femmes porteraient de fausses accusations d’agression ou de harcèlement sexuel à des fins instrumentales, par exemple pour remporter une procédure de garde d’enfants ou se venger d’une rupture (ex. : Item 4 : « To get custody for their children, women often falsely accuse their ex-husband of a tendency towards sexual violence » ; Item 22 : « Women often accuse their husbands of marital rape just to retaliate for a failed relationship »).
  • Minimisation par requalification en malentendus communicationnels : Croyance selon laquelle les dénonciations de violences ne résultent que de malentendus ou de surinterprétations paranoïaques de comportements innocents (ex. : Item 5 : « Interpreting harmless gestures as ‘sexual harassment’ is a popular weapon in the battle of the sexes » ; Item 27 : « Many women tend to misinterpret a well-meant gesture as a ‘sexual assault’ »).
  • Naturalisation déterministe de la sexualité masculine : Légitimation implicite de l’agression par l’invocation d’un besoin biologique irrépressible ou d’un modèle hydraulique des pulsions sexuelles masculines qui excuserait l’absence de retenue (ex. : Item 6 : « It is a biological necessity for men to release sexual pressure from time to time » ; Item 21 : « A man’s sexuality functions like a steam boiler – when the pressure gets too high, he has to ‘let off steam’ »).
  • Victim-blaming et présomption de consentement implicite : Tendance à transférer la responsabilité de l’agression sur le comportement de la femme, en interprétant des signaux sociaux anodins comme des invitations explicites à l’acte sexuel (ex. : Item 9 : « If a woman invites a man to her home for a cup of coffee after a night out this means that she wants to have sex » ; Item 11 : « Any woman who is careless enough to walk through ‘dark alleys’ at night is partly to be blamed if she is raped »).
  • Croyance en l’adéquation ou la surabondance de l’aide institutionnelle : Conviction que les victimes disposent aujourd’hui de structures de soutien disproportionnées par rapport à d’autres catégories de victimes criminelles (ex. : Item 7 : « After a rape, women nowadays receive ample support » ; Item 25 : « Although the victims of armed robbery have to fear for their lives, they receive far less psychological support than do rape victims »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre conceptuel de l’AMMSA s’enracine au croisement de la théorie de la croyance en un monde juste (Lerner, 1980), de la théorie du sexisme ambivalent (Glick & Fiske, 1996) et des modèles de préjugés modernes élaborés en psychologie sociopolitique.

Le fondement principal découle des travaux de Swim, Aikin, Hall et Hunter (1995) sur le sexisme moderne. Ces théoriciens ont mis en évidence qu’en contexte démocratique avancé, l’hostilité frontale envers les femmes (sexisme traditionnel ou hostile) est devenue socialement proscrite. En conséquence, les résistances à l’égalité se manifestent dorénavant par trois composantes subtiles : (1) le déni de la persistance de discriminations à l’égard des femmes, (2) l’agacement ou le ressentiment face aux revendications féministes perçues comme excessives, et (3) le rejet des mesures d’action positive en faveur des femmes. Gerger et al. (2007) ont démontré que les représentations collectives associées au viol suivent une trajectoire évolutive rigoureusement identique : les individus modernes ne proclament plus ouvertement qu’« une femme aime être violée » (mythe archaïque de Burt), mais affirment plutôt que « les femmes profitent des lois sur le harcèlement pour faire carrière ou régler des comptes ».

Parallèlement, la théorie de la justification du système (Jost & Banaji, 1994) explique comment les mythes modernes fonctionnent en tant que légitimations idéologiques (hegemonic legitimizing myths au sens de Sidanius et Pratto, 1999). L’acceptation de ces mythes permet aux membres du groupe dominant, mais aussi parfois aux femmes elles-mêmes, de maintenir l’illusion d’une société équitable, juste et prévisible, où les agressions sexuelles ne représenteraient pas un problème structurel de domination patriarcale mais une somme d’incidents isolés, causés soit par l’imprudence de la victime, soit par des dysfonctionnements individuels pathologiques.

7. Validité / Validity

Les propriétés de validité de l’échelle AMMSA ont été exhaustivement documentées dans les quatre études initiales de Gerger et al. (2007) ainsi que dans une vaste littérature scientifique internationale ultérieure :

  • Validité convergente : L’AMMSA présente de très fortes corrélations positives avec les échelles de sexisme traditionnel et moderne. Dans les études de validation princeps, les corrélations de l’AMMSA avec le Modern Sexism (Swim et al., 1995) se situent entre r = .66 et r = .78 (p < .001). Les corrélations avec le sexisme hostile (Hostile Sexism de Glick & Fiske, 1996) oscillent entre r = .55 et r = .71, tandis que les corrélations avec le sexisme bienveillant (Benevolent Sexism) se révèlent systématiquement modérées mais significatives (r = .30 à .45). L’AMMSA corrèle également de manière substantielle avec les anciennes échelles de RMA (Burt, 1980 ; IRMA de Payne et al., 1999) à hauteur de r = .68 à .80, prouvant qu’elle s’ancre bien dans le construit parent tout en capturant une variance plus fine.
  • Validité discriminante : Contrairement aux anciennes échelles de RMA qui présentaient des corrélations négatives indésirables massives avec les échelles de désirabilité sociale (ex. : échelle de Marlowe-Crowne), l’AMMSA n’affiche que des corrélations négligeables à très faibles avec les scores de désirabilité sociale (typiquement r compris entre -.10 et -.18), attestant que les répondants expriment leurs croyances sans être immédiatement alertés sur le caractère socialement répréhensible de leurs réponses.
  • Validité prédictive et de critère : L’AMMSA prédit avec une excellente précision les jugements formulés face à des scénarios réels ou fictifs de viol. Des scores élevés à l’AMMSA prédisent de manière robuste : (a) une plus forte attribution de blâme et de responsabilité à la victime (victim-blaming), (b) une moindre culpabilisation de l’agresseur présumé, (c) une perception de peines de prison recommandées significativement plus courtes, et (d) chez les participants masculins, une propension déclarée plus forte à commettre des violences sexuelles ou du harcèlement si l’impunité totale leur était garantie (self-reported likelihood to sexually aggress ; Süssenbach & Bohner, 2011).
  • Validité transculturelle : L’équivalence de mesure a été vérifiée entre les versions germanophone, anglophone, et plusieurs adaptations subséquentes (espagnole par Megías et al., 2011 ; italienne ; turque), confirmant la stabilité de son pouvoir explicatif à travers divers contextes socioculturels occidentaux.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité psychométrique de l’échelle AMMSA a été rigoureusement démontrée à travers divers échantillons incluant des étudiants universitaires, des jurés potentiels et des échantillons représentatifs de la population générale :

  • Cohérence interne (Alpha de Cronbach) : Dans les quatre études de validation originelles menées par Gerger et al. (2007, N total = 1 279), le coefficient alpha de Cronbach de l’échelle globale de 30 items s’est élevé de manière constante entre α = .91 et α = .94 pour la version allemande, et à α = .92 pour la version anglaise. Des réplications indépendantes ultérieures ont systématiquement retrouvé des coefficients α et ω de McDonald supérieurs à .90, démontrant une homogénéité remarquable des items.
  • Stabilité temporelle (Fidélité test-retest) : Dans une étude longitudinale évaluant la stabilité de l’instrument sur un intervalle de quatre semaines (Gerger et al., 2007, Étude 4), le coefficient de corrélation test-retest a atteint rtt = .83 (p < .001). Cet indice démontre que l’AMMSA mesure des attitudes durables, comparables à des traits idéologiques stables, tout en restant suffisamment sensible pour enregistrer les modulations induites par des interventions de sensibilisation ciblées.
  • Distribution statistique et effets de plancher : L’analyse comparative entre l’AMMSA et l’échelle RMA traditionnelle de Burt montre que l’AMMSA présente une distribution nettement plus proche de la courbe normale de Gauss (symétrie et aplatissement conformes aux standards psychométriques), avec une moyenne significativement plus élevée (déplacement de la médiane vers le centre de l’échelle), éliminant de facto l’effet de plancher critique qui caractérisait les anciens instruments.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Lors du processus initial d’élaboration de l’instrument, un pool initial de 65 énoncés a été soumis à des analyses factorielles exploratoires (AFE) utilisant l’extraction par factorisation en axes principaux suivie de rotations obliques (Oblimin) et orthogonales (Varimax) :

Bien que les items couvrent des facettes thématiques différenciées du point de vue du contenu sémantique (atténuation des violences, déni des préjudices, mise en doute des motifs judiciaires, déterminisme biologique), l’analyse des valeurs propres (scree test de Cattell) a révélé sans ambiguïté une dominance massive du premier facteur général. Ce facteur principal expliquait à lui seul une part substantielle de la variance totale commune (plus de 35 % à 42 % selon les échantillons), avec une chute très nette dès le second facteur dont les valeurs propres passaient sous les seuils conventionnels d’interprétabilité.

Les 30 items retenus dans la version finale présentent tous des saturations factorielles très substantielles sur ce facteur général unique, avec des saturations factorielles primaires variant entre .42 et .74, sans saturation résiduelle croisée problématique. Les analyses factorielles confirmatoires (AFC) conduites dans des études ultérieures (ex. : Bohner et al., 2008 ; Megías et al., 2011) ont comparé un modèle unifactoriel à des modèles multifactoriels de second ordre. Si des modèles corrélés à sous-dimensions de contenu atteignent parfois des indices d’ajustement légèrement supérieurs au niveau purement descriptif (χ²/dl < 2.5, CFI > .92, RMSEA ≤ .05), le modèle unifactoriel strict demeure le modèle le plus parcimonieux et le plus robuste conceptuellement, légitimant l’agrégation de l’ensemble des 30 items en un score composite total.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’outil : Acceptance of Modern Myths About Sexual Aggression scale (Échelle d’acceptation des mythes modernes sur l’agression sexuelle).
  • Acronyme officiel : AMMSA.
  • Format d’administration : Questionnaire d’auto-évaluation individuel papier-crayon ou informatisé/en ligne.
  • Nombre total d’items : 30 énoncés formulés affirmativement.
  • Échelle de réponse : Échelle de type Likert en 7 points graduée comme suit :
    • 1 = Completely disagree (Totalement en désaccord)
    • 2 = Disagree (En désaccord)
    • 3 = Disagree somewhat (Plutôt en désaccord)
    • 4 = Neutral (Neutre / Ni d’accord ni en désaccord)
    • 5 = Agree somewhat (Plutôt d’accord)
    • 6 = Agree (D’accord)
    • 7 = Completely agree (Totalement d’accord)
  • Consigne d’étalonnage préalable : L’instrument inclut un exemple préliminaire d’ancrage (« It snows in winter ») pour encourager les répondants à utiliser l’ensemble du continuum de l’échelle sans hésiter à exprimer des nuances intermédiaires.
  • Procédure de cotation (Scoring) :
    • Tous les 30 items sont codés dans le sens direct (aucun item inversé dans la formulation standard originale afin d’éviter les biais de formulation cognitivement complexes).
    • Le score global de l’AMMSA est calculé en effectuant la moyenne arithmétique des réponses aux 30 items (somme divisée par 30) ou par la somme brute (score théorique allant de 30 à 210).
    • Interprétation : Un score moyen plus élevé reflète une adhésion plus forte aux mythes modernes légitimant les agressions sexuelles et une tolérance accrue à la violence sexuelle masculine.
  • Temps de passation moyen : Environ 8 à 12 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 2007.
  • Statut des droits d’auteur : L’article princeps est sous copyright de John Wiley & Sons, Inc. (Aggressive Behavior). Toutefois, les items de l’échelle et les instructions d’évaluation ont été explicitement publiés dans l’annexe de l’article scientifique à l’usage de la communauté académique.
  • Conditions d’utilisation et tarifs : L’instrument est entièrement gratuit (libre de droits tarifaires) pour la recherche académique non commerciale, l’enseignement supérieur et les projets d’évaluation clinique et préventive. Les chercheurs n’ont pas besoin d’autorisation formelle payante pour administrer l’échelle à des fins scientifiques sous réserve de citer rigoureusement l’article de référence de Gerger et al. (2007).
  • Contact pour versions traduites : Pour toute exploitation commerciale ou validation dans de nouvelles langues, contacter le Pr. Gerd Bohner ([email protected]).

12. Références / References

Les publications fondamentales sous-tendant la conception, la théorisation et la validation de l’échelle AMMSA comprennent :

  • Bohner, G., Reinhard, M. A., Rutz, S., Sturm, S., Kerschbaum, B., & Effler, D. (1998). Rape myths as neutralizing beliefs: Evidence for a causal role in generating sexual aggression. European Journal of Social Psychology, 28(2), 257–268. https://doi.org/10.1002/(SICI)1099-0992(199803/04)28:2<257::AID-EJSP871>3.0.CO;2-6
  • Burt, M. R. (1980). Cultural myths and supports for rape. Journal of Personality and Social Psychology, 38(2), 217–230. https://doi.org/10.1037/0022-3514.38.2.217
  • Gerger, H., Kley, H., Bohner, G., & Siebler, F. (2007). The Acceptance of Modern Myths About Sexual Aggression (AMMSA) scale: Development and validation in German and English. Aggressive Behavior, 33(5), 422–440. https://doi.org/10.1002/ab.20195
  • Glick, P., & Fiske, S. T. (1996). An ambivalent alliance: Hostile and benevolent sexism as mutually reinforcing complements. American Psychologist, 56(2), 109–118. https://doi.org/10.1037/0003-066X.56.2.109
  • Jost, J. T., & Banaji, M. R. (1994). The role of stereotyping in system-justification and the production of false consciousness. British Journal of Social Psychology, 33(1), 1–27. https://doi.org/10.1111/j.2044-8309.1994.tb01008.x
  • Lerner, M. J. (1980). The belief in a just world: A fundamental delusion. Plenum Press. https://doi.org/10.1007/978-1-4899-0448-5
  • McConahay, J. B. (1986). Modern racism, ambivalence, and the Modern Racism Scale. Dans J. F. Dovidio & S. L. Gaertner (Éds.), Prejudice, discrimination, and racism (pp. 91–125). Academic Press.
  • Megías, J. L., Romero-Sánchez, M., Durán, M., Moya, M., & Bohner, G. (2011). Spanish validation of the Acceptance of Modern Myths About Sexual Aggression Scale (AMMSA). The Spanish Journal of Psychology, 14(2), 912–924. https://doi.org/10.5209/rev_SJOP.2011.v14.n2.37
  • Payne, D. L., Lonsway, K. A., & Fitzgerald, L. F. (1999). Rape myth acceptance: Exploration of its nature and best measurement. Journal of Research in Personality, 33(1), 27–68. https://doi.org/10.1006/jrpe.1998.2238
  • Süssenbach, P., & Bohner, G. (2011). Acceptance of modern myths about sexual aggression: An assessment of its measurement and validity in German-speaking samples. Zeitschrift für Psychologie / Journal of Psychology, 219(4), 237–244. https://doi.org/10.1027/2151-2604/a000078
  • Swim, J. K., Aikin, K. J., Hall, W. S., & Hunter, B. A. (1995). Sexism and racism: Old-fashioned and modern prejudices. Journal of Personality and Social Psychology, 68(2), 199–214. https://doi.org/10.1037/0022-3514.68.2.199

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Instructions to participants:

Dear Participant,
First of all thank you for your willingness to participate in our study.
We assure you that all information will be held strictly confidential and anonymous. Please answer all questions honestly and carefully, as this is of great importance for the success of our study.
You will be presented with a set of statements and asked to indicate the extent to which you agree or disagree with each. There are no right or wrong answers – we are only interested in your personal opinion.
Please read each statement carefully and then circle that number from 1 to 7 that you feel best represents your opinion. The points on the scale have the following meaning:

1 = completely disagree
2 = disagree
3 = disagree somewhat
4 = neutral
5 = agree somewhat
6 = agree
7 = completely agree

For example:
It snows in winter.
completely disagree 1 2 3 4 5 6 7 completely agree
In this example the answer of 5 would indicate that you agree somewhat with the statement but not entirely (for example, because it does not snow everywhere and all the time in winter).
Please use the complete range of the scale to express your exact opinion.

  1. When it comes to sexual contacts, women expect men to take the lead.
  2. Once a man and a woman have started « making out », a woman’s misgivings against sex will automatically disappear.
  3. A lot of women strongly complain about sexual infringements for no real reason, just to appear emancipated.
  4. To get custody for their children, women often falsely accuse their ex-husband of a tendency towards sexual violence.
  5. Interpreting harmless gestures as « sexual harassment » is a popular weapon in the battle of the sexes.
  6. It is a biological necessity for men to release sexual pressure from time to time.
  7. After a rape, women nowadays receive ample support.
  8. Nowadays, a large proportion of rapes is partly caused by the depiction of sexuality in the media as this raises the sex drive of potential perpetrators.
  9. If a woman invites a man to her home for a cup of coffee after a night out this means that she wants to have sex.
  10. As long as they don’t go too far, suggestive remarks and allusions simply tell a woman that she is attractive.
  11. Any woman who is careless enough to walk through “dark alleys” at night is partly to be blamed if she is raped.
  12. When a woman starts a relationship with a man, she must be aware that the man will assert his right to have sex.
  13. Most women prefer to be praised for their looks rather than their intelligence.
  14. Because the fascination caused by sex is disproportionately large, our society’s sensitivity to crimes in this area is disproportionate as well.
  15. Women like to play coy. This does not mean that they do not want sex.
  16. Many women tend to exaggerate the problem of male violence.
  17. When a man urges his female partner to have sex, this cannot be called rape.
  18. When a single woman invites a single man to her flat she signals that she is not averse to having sex.
  19. When politicians deal with the topic of rape, they do so mainly because this topic is likely to attract the attention of the media.
  20. When defining « marital rape », there is no clear-cut distinction between normal conjugal intercourse and rape.
  21. A man’s sexuality functions like a steam boiler – when the pressure gets too high, he has to « let off steam ».
  22. Women often accuse their husbands of marital rape just to retaliate for a failed relationship.
  23. The discussion about sexual harassment on the job has mainly resulted in many a harmless behavior being misinterpreted as harassment.
  24. In dating situations the general expectation is that the woman « hits the brakes » and the man « pushes ahead ».
  25. Although the victims of armed robbery have to fear for their lives, they receive far less psychological support than do rape victims.
  26. Alcohol is often the culprit when a man rapes a woman.
  27. Many women tend to misinterpret a well-meant gesture as a « sexual assault ».
  28. Nowadays, the victims of sexual violence receive sufficient help in the form of women’s shelters, therapy offers, and support groups.
  29. Instead of worrying about alleged victims of sexual violence society should rather attend to more urgent problems, such as environmental destruction.
  30. Nowadays, men who really sexually assault women are punished justly.

(Response scale: 1 = completely disagree to 7 = completely agree)

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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 30). Échelle d’acceptation des mythes modernes sur l’agression sexuelle (AMMSA). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-acceptation-mythes-modernes-agression-sexuelle-ammsa/
Looti, Mohammed. “Échelle d’acceptation des mythes modernes sur l’agression sexuelle (AMMSA).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-acceptation-mythes-modernes-agression-sexuelle-ammsa/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’acceptation des mythes modernes sur l’agression sexuelle (AMMSA).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-acceptation-mythes-modernes-agression-sexuelle-ammsa/.