Échelle abrégée de désirabilité sociale de Marlowe-Crowne

L’Échelle abrégée de désirabilité sociale de Marlowe-Crowne (M-C 20 ; Strahan & Gerbasi, 1972) est un instrument psychométrique mesurant le besoin d’approbation sociale et le biais de présentation de soi en 20 items.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 2, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 2, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé

L’Échelle abrégée de désirabilité sociale de Marlowe-Crowne (communément désignée sous le sigle M-C (20) ou forme abrégée de Strahan et Gerbasi, 1972) constitue une adaptation psychométrique condensée de l’instrument original à 33 items développé par Douglas P. Crowne et David Marlowe en 1960. Cet instrument d’auto-évaluation a été conçu pour quantifier la tendance des répondants à dépeindre une image d’eux-mêmes culturellement valorisée et exempte de défauts, motivée par un fort besoin d’approbation sociale, plutôt que de rapporter fidèlement leurs comportements, attitudes et sentiments réels.

Composée de 20 énoncés binaires (Vrai / Faux), cette version courte a été extraite de l’échelle princeps par des procédures d’analyse factorielle et de sélection d’items visant à maximiser l’homogénéité interne tout en réduisant substantiellement la charge cognitive imposée aux participants. Sur le plan structural, bien que conçue à l’origine comme une mesure unidimensionnelle du besoin d’approbation, l’échelle articule deux dynamiques comportementales complémentaires : l’attribution (revendication de comportements pro-sociaux rares) et le déni (refus d’admettre des faiblesses humaines universellement partagées).

Les propriétés psychométriques documentées par Strahan et Gerbasi (1972) mettent en évidence des coefficients de cohérence interne Kuder-Richardson (KR-20) s’échelonnant de 0,62 à 0,75 selon les échantillons d’étudiants universitaires, ainsi que des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre 0,66 et 0,70. L’échelle conserve une corrélation robuste (supérieure à 0,90) avec l’échelle originale à 33 items, garantissant ainsi une excellente validité de critère tout en offrant une alternative d’administration rapide, précieuse dans les protocoles de recherche transversaux et longitudinaux complexes.

2. Mots-clés

désirabilité sociale, biais de réponse, psychométrie, échelle de Marlowe-Crowne, besoin d’approbation, formes abrégées, validité de construit, cohérence interne, gestion des impressions, auto-évaluation

3. Auteurs

La version abrégée en 20 items (M-C 20) a été conceptualisée et validée par les chercheurs américains Robert F. Strahan et Kathleen C. Gerbasi au sein de l’Université de Rochester (Département de psychologie) et du Centre médical de l’Université de Rochester (Rochester, New York, États-Unis). Leurs travaux s’appuient directement sur l’échelle fondamentale développée par :

  • Douglas P. Crowne : Professeur émérite de psychologie à l’Université de Waterloo et à l’Université d’État de l’Ohio, pionnier de la psychologie de la personnalité et des théories de l’apprentissage social.
  • David Marlowe : Chercheur en psychologie sociale et clinique, ayant exercé notamment au Walter Reed Army Institute of Research et à l’Université de Californie à Santa Cruz.

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’Échelle abrégée de désirabilité sociale de Marlowe-Crowne est de mesurer, contrôler et isoler la variance parasite imputable aux biais de réponse dans les instruments d’auto-évaluation en sciences humaines, sociales et comportementales. Dans tout protocole reposant sur des questionnaires autorapportés, les participants sont susceptibles d’infléchir leurs réponses pour se conformer aux attentes perçues de l’expérimentateur, aux normes éthiques dominantes ou à des idéaux moraux inaccessibles.

Applications en recherche et méthodologie

Dans les contextes expérimentaux et épidémiologiques, l’échelle M-C (20) est fréquemment intégrée comme variable de contrôle ou covariable méthodologique. Son intégration permet de :

  • Vérifier si les corrélations observées entre deux traits de personnalité ou attitudes (par exemple, entre l’empathie déclarée et les conduites altruistes) ne sont pas de simples artefacts produits par une propension commune à la désirabilité sociale.
  • Purger statistiquement, au moyen d’analyses de régression hiérarchique ou de corrélations partielles, l’influence du besoin d’approbation sur les construits cibles.
  • Détecter et éliminer les profils de réponse manifestant une dissimulation systématique (faking good), qui menacent la validité interne des données.

Applications cliniques et organisationnelles

Dans l’évaluation psychologique appliquée, le recours à une forme abrégée répond à des impératifs d’économie temporelle et de limitation de la fatigue cognitive :

  • Sélection professionnelle et évaluation du personnel : Les candidats en situation d’évaluation à enjeux élevés (high-stakes testing) mobilisent massivement des stratégies de présentation de soi favorable. L’utilisation de la M-C (20) permet d’identifier les profils dont la sincérité est compromise.
  • Psychologie clinique et médico-légale : Les cliniciens l’utilisent pour évaluer le degré de résistance psychologique, le déni défensif des symptômes ou la tentative d’apparaître indûment ajusté, un phénomène récurrent chez les patients sous injonction thérapeutique ou impliqués dans des litiges de garde parentale.

5. Construit psychologique

Le construit opérationnalisé par l’instrument est la désirabilité sociale conçue non pas comme une simple source d’erreur de mesure, mais comme une variable dispositionnelle stable de la personnalité : le besoin d’approbation sociale (need for social approval). Les individus présentant des scores élevés sont animés par une motivation chronique à éviter le rejet social, la désapprobation d’autrui et la sanction interpersonnelle.

La structure bipolaire du construit : Attribution et Déni

L’architecture interne des items de la M-C (20) repose sur un équilibre rigoureux entre deux composantes comportementales et cognitives :

  • La sous-dimension d’Attribution (items formulés positivement) : Elle mesure la tendance d’un individu à s’attribuer des comportements vertueux, altruistes ou d’une probité exceptionnelle qui sont hautement valorisés sur le plan social, mais dont l’occurrence concrète est statistiquement rare dans la vie quotidienne. Par exemple, prétendre ne jamais être agacé lorsque d’autres personnes expriment des opinions divergentes (item 4) ou être toujours courtois avec des individus désagréables (item 14). L’approbation de ces énoncés reflète une revendication irréaliste de perfection morale.
  • La sous-dimension de Déni (items inversés) : Elle mesure la propension à nier et rejeter des comportements, pensées ou émotions mineurs, socialement réprouvés mais universellement expérimentés par les êtres humains. Les exemples incluent le commérage occasionnel (item 6), le ressentiment lorsque l’on n’obtient pas ce que l’on veut (item 16) ou l’envie face à la réussite d’autrui (item 19). Rejeter ces réalités traduit une stratégie défensive d’auto-préservation de l’image de soi.

Désirabilité sociale : Gestion des impressions versus Auto-illusion

Les prolongements théoriques ultérieurs, notamment ceux de Delroy L. Paulhus, ont démontré que les scores élevés à l’échelle de Marlowe-Crowne capturent conjointement deux réalités psychologiques : la gestion délibérée des impressions (dissimulation consciente visant à manipuler autrui) et l’auto-illusion positive (processus inconscient et défensif maintenant une vision idéalisée et non conflictuelle de son propre fonctionnement psychique).

6. Cadre théorique

L’ancrage conceptuel de l’instrument s’enracine dans la théorie de l’apprentissage social de Julian Rotter (1954). Dans cette perspective, le comportement humain est déterminé par la valeur accordée à un renforçateur donné et par l’attente que ce comportement conduise à l’obtention de ce renforçateur. Crowne et Marlowe (1964) ont étendu ce modèle en postulant que pour de nombreux individus, le renforçateur primaire réside dans l’obtention de l’approbation sociale et l’évitement scrupuleux de toute évaluation négative.

Rupture avec le paradigme d’Edwards

Historiquement, l’échelle de désirabilité sociale conçue par Allen Edwards (1957) présentait une limite théorique et empirique majeure : elle avait été construite à partir d’items extraits du MMPI. De ce fait, l’échelle d’Edwards corrélait massivement (r > -0,80) avec les indices d’anxiété manifeste et de psychopathologie, mesurant principalement l’absence de détresse psychologique plutôt qu’une tendance autonome à la conformité sociale.

Pour dépasser cet écueil, Crowne et Marlowe ont formulé des items dont le contenu s’avère neutre vis-à-vis des troubles psychiatriques. Les affirmations sélectionnées décrivent des conduites ordinaires de la vie quotidienne dont la désirabilité culturelle est consensuelle, mais dont l’accomplissement effectif est quasi-impossible de manière inconditionnelle. Par conséquent, l’échelle mesure un style motivationnel distinct, exempt de contamination directe par la santé mentale globale.

7. Validité

La validité de la forme courte en 20 items a été abondamment scrutée dans la littérature psychométrique contemporaine, établissant sa robustesse méthodologique à travers diverses approches empiriques.

Validité de construit et convergente

La validité convergente de la M-C (20) est attestée par des corrélations extrêmement élevées avec l’échelle princeps à 33 items. Strahan et Gerbasi (1972) ont rapporté des corrélations produit-moment variant entre r = 0,90 et r = 0,96 entre la forme à 20 énoncés et la version totale. Ce niveau de corrélation démontre que la forme courte conserve l’essentiel de la variance du construit d’origine sans distorsion sémantique.

De plus, l’échelle corrèle modérément à fortement (r = 0,55 à 0,72) avec d’autres mesures de gestion des impressions, telles que la sous-échelle d’Impression Management de l’inventaire BIDR (Balanced Inventory of Desirable Responding) de Paulhus, confirmant sa sensibilité à la falsification positive de l’image de soi.

Validité discriminante

L’échelle affiche une excellente validité discriminante vis-à-vis des mesures cognitives d’intelligence générale et des symptômes psychopathologiques sévères (corrélations généralement non significatives, r < 0,15). Vis-à-vis du modèle des Big Five, l’échelle présente des corrélations positives modérées avec l’Agréabilité (r ≈ 0,30 à 0,40) et la Conscienciosité (r ≈ 0,25 à 0,35), ce qui est théoriquement cohérent puisque ces deux traits recouvrent en partie l’adhésion aux normes pro-sociales et au contrôle des impulsions.

Validité prédictive

Dans les contextes expérimentaux portant sur la soumission à l’autorité ou la susceptibilité à l’influence sociale, les participants obtenant des scores élevés à la M-C (20) manifestent un taux de conformisme significativement plus élevé dans les paradigmes de type Asch ou Milgram. Ils modifient également plus volontiers leurs jugements perceptifs ou politiques pour s’aligner sur les normes du groupe expérimental.

8. Fidélité

La consistance interne et la stabilité temporelle de la forme abrégée ont fait l’objet de multiples évaluations quantitatives depuis sa publication initiale.

Cohérence interne (KR-20 et Alpha de Cronbach)

En raison du format dichotomique (Vrai/Faux) des items, la fidélité initiale a été documentée via la formule 20 de Kuder-Richardson (KR-20), équivalent mathématique de l’alpha de Cronbach pour les données binaires :

  • Dans l’étude originale de Strahan et Gerbasi (1972), les coefficients KR-20 obtenus étaient de 0,62 auprès d’un échantillon d’étudiants masculins et de 0,75 auprès d’étudiantes féminines.
  • Les coefficients alpha de Cronbach calculés sur ces mêmes cohortes collégiales s’élevaient respectivement à 0,70 pour les hommes et à 0,66 pour les femmes.
  • Des études indépendantes ultérieures menées sur des populations diversifiées (notamment Kielpikowski, 2011) rapportent des indices de cohérence interne oscillant généralement entre 0,70 et 0,78, des valeurs jugées satisfaisantes pour une échelle abrégée destinée à la recherche fondamentale.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Les coefficients de fidélité test-retest à un intervalle d’un mois se maintiennent au-delà de r = 0,80, ce qui démontre la stabilité temporelle du besoin d’approbation sociale en tant que trait de personnalité, écartant l’hypothèse d’une simple fluctuation émotionnelle passagère liée à l’humeur du moment.

9. Analyse factorielle

La factorialité de l’échelle de Marlowe-Crowne a suscité d’importants débats méthodologiques au cours des cinq dernières décennies, oscillant entre modélisation unidimensionnelle et structures bifactorielles.

Structure unidimensionnelle originale

Lors de la création de la forme M-C (20), Strahan et Gerbasi ont cherché à isoler un ensemble d’items dont la charge sur le premier facteur principal non tourné était la plus élevée possible. Cette démarche visait à créer une échelle la plus homogène possible représentant le facteur général de désirabilité sociale. Dans cette modélisation de premier ordre, l’ensemble des 20 énoncés sature substantiellement (saturations factorielles typiquement supérieures à 0,30) sur une dimension commune sous-jacente.

Modélisation bifactorielle : Attribution vs Déni

Cependant, les analyses factorielles confirmatoires (AFC) contemporaines démontrent que les données s’ajustent significativement mieux à un modèle à deux facteurs corrélés :

  • Facteur 1 : Revendication de sainteté / Attribution (Items codés positivement) : Les items 1, 2, 3, 4, 5, 11, 12, 13, 14 et 15 saturent préférentiellement sur ce facteur. Il reflète un effort actif d’embellissement de sa propre conduite et l’affirmation de vertus exceptionnelles.
  • Facteur 2 : Répudiation des fautes / Déni (Items codés négativement) : Les items 6, 7, 8, 9, 10, 16, 17, 18, 19 et 20 saturent sur cette dimension. Il reflète la tentative d’éluder la reconnaissance de comportements moralement ambigus mais normaux.

Les indices d’ajustement structurel (RMSEA < 0,06 ; CFI > 0,92 ; TLI > 0,90) soutiennent fréquemment cette configuration à deux sous-dimensions, bien que l’indice composite global demeure couramment utilisé en recherche appliquée en raison de la forte inter-corrélation entre ces deux composantes (r > 0,50).

10. Instrument de mesure

L’instrument se présente sous la forme d’un auto-questionnaire standardisé comportant les caractéristiques suivantes :

  • Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation de la personnalité et des biais de réponse.
  • Nombre total d’items : 20 énoncés comportementaux brefs.
  • Format de réponse : Échelle de choix forcé dichotomique : True (Vrai) ou False (Faux).
  • Durée de passation : Environ 3 à 5 minutes, limitant l’épuisement du participant au sein d’une batterie de tests.
  • Cotation et calcul du score total :
    • Chaque réponse attestant d’une orientation vers la désirabilité sociale est créditée de 1 point.
    • Une réponse non conforme à la désirabilité sociale reçoit 0 point.
    • Items codés directement : Pour les items 1, 2, 3, 4, 5, 11, 12, 13, 14 et 15, la réponse « True » rapporte 1 point.
    • Items inversés (reverse-coded) : Pour les items 6, 7, 8, 9, 10, 16, 17, 18, 19 et 20 (notamment les items 6 à 10 spécifiés dans les directives de sélection abrégée), la réponse « False » rapporte 1 point.
    • Étendue des scores : Le score composite varie de 0 à 20 points.
  • Interprétation des scores :
    • Score de 0 à 6 : Faible désirabilité sociale. Le répondant ne cherche pas à dissimuler ses faiblesses ordinaires ; franchise élevée ou non-conformisme marqué.
    • Score de 7 à 13 : Niveau moyen de désirabilité sociale. Conforme aux normes socioculturelles habituelles d’auto-présentation.
    • Score de 14 à 20 : Forte désirabilité sociale. Forte probabilité de gestion des impressions, d’auto-illusion ou de dissimulation défensive. Les autres réponses du participant sur des questionnaires cliniques ou de personnalité doivent être interprétées avec précaution.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

L’échelle abrégée a été publiée en 1972 par Robert Strahan et Kathleen C. Gerbasi dans la revue scientifique Journal of Clinical Psychology. Conformément aux pratiques établies pour les publications scientifiques académiques de cette période, l’instrument est considéré comme relevant du domaine public scientifique pour une utilisation à des fins de recherche non commerciale et d’enseignement.

Aucun droit d’enregistrement, redevance ou achat de matériel exclusif auprès d’un éditeur commercial n’est requis pour son utilisation. Les chercheurs et praticiens sont libres d’administrer l’échelle, sous réserve expresse de citer formellement les travaux fondateurs de Strahan et Gerbasi (1972) ainsi que de Crowne et Marlowe (1960) dans leurs publications, rapports ou thèses de recherche.

12. Références

Crowne, D. P., & Marlowe, D. (1960). A new scale of social desirability independent of psychopathology. Journal of Consulting Psychology, 24(4), 349–354. https://doi.org/10.1037/h0047358

Crowne, D. P., & Marlowe, D. (1964). The approval motive: Studies in evaluative dependence. John Wiley & Sons.

Edwards, A. L. (1957). The social desirability variable in personality assessment and research. Dryden Press.

Kielpikowski, M. M. (2011). Family Dynamics and Children’s Outcomes: the Role of Silent Interparental Conflict (Doctoral dissertation, Victoria University of Wellington). Repéré sur Victoria University of Wellington Research Archive.

Paulhus, D. L. (1984). Two-component models of socially desirable responding. Journal of Personality and Social Psychology, 46(3), 598–609. https://doi.org/10.1037/0022-3514.46.3.598

Rotter, J. B. (1954). Social learning and clinical psychology. Prentice-Hall. https://doi.org/10.1037/10788-000

Strahan, R., & Gerbasi, K. C. (1972). Short, homogeneous versions of the Marlowe-Crowne Social Desirability Scale. Journal of Clinical Psychology, 28(2), 191–193.

1

I’m always willing to admit it when I make a mistake.
2

I always try to practice what I preach.
3

I never resent being asked to return a favour.
4

I have never been irked when people expressed ideas very different from my own.
5

I have never deliberately said something that hurt someone’s feelings
6

I like to gossip at times.
7

There have been occasions when I took advantage of someone.
8

I sometimes try to get even rather than forgive and forget.
9

At times I have really insisted on ha‎ving things my own way.
10

There have been occasions when I felt like smashing things.
11

I never hesitate to go out of my way to help someone in trouble.
12

I have never intensely disliked anyone.
13

When I don’t know something I don’t at all mind admitting it.
14

I am always courteous‚ even to people who are disagreeable.
15

I would never think of letting someone else be punished for my wrong doings.
16

I sometimes feel resentful when I don’t get my way.
17

There have been times when I felt like rebelling against people in authority even though I knew they were right.
18

I can remember “playing sick” to get out of something
19

There have been times when I was quite jealous of the good fortune of others.
20

I am sometimes irritated by people who ask favors of me.
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