Échelle abrégée de culpabilité sexuelle de Mosher

Découvrez l’Échelle abrégée de culpabilité sexuelle de Mosher (Brief Mosher Sex Guilt Scale – BMSGS) : propriétés psychométriques, cadre théorique, fidélité, validité et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 9, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 9, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle abrégée de culpabilité sexuelle de Mosher (en anglais, Brief Mosher Sex Guilt Scale – BMSGS) constitue une adaptation psychométrique concise conçue par Louis H. Janda et Stephanie D. Bazemore en 2011, issue des travaux pionniers menés par Donald L. Mosher sur la mesure de la culpabilité dispositionnelle. Cet instrument vise à évaluer la culpabilité sexuelle, définie comme une tendance stable de la personnalité à éprouver une détresse émotionnelle, de l’auto-condamnation, de l’inhibition ou du remords face à la transgression réelle ou anticipée de normes morales intériorisées régissant la conduite sexuelle. Alors que l’inventaire original développé par Mosher dans les années 1960 comprenait de nombreux items organisés selon des formats à choix forcé, puis une échelle révisée de 50 items (Revised Mosher Guilt Inventory), la version abrégée condense cette évaluation en 10 items fondamentaux.

Ces dix énoncés capturent les composantes centrales de la sexualité humaine génératrices de conflits affectifs, notamment la masturbation, les relations sexuelles prénuptiales ou pré-engagement, les désirs et rêves érotiques, l’humour à connotation sexuelle et les pratiques sexuelles atypiques. L’instrument utilise une échelle de réponse de type Likert en sept points allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly disagree) à 7 (« Tout à fait d’accord » / Strongly agree), comprenant cinq items inversés afin de limiter les biais d’acquiescement. Sur le plan psychométrique, la BMSGS démontre d’excellentes propriétés : une consistance interne robuste avec un coefficient alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,80 et 0,87 selon les échantillons, une structure factorielle essentiellement unidimensionnelle, ainsi qu’une validité de construit et une validité convergente élevées vis-à-vis des attitudes sexuelles restrictives, de l’érotophobie et des comportements préventifs en santé sexuelle.

2. Mots-clés / Keywords

culpabilité sexuelle, échelle abrégée de Mosher, psychométrie, attitudes sexuelles, érotophobie, inhibition sexuelle, santé sexuelle, Donald Mosher, régulation affective, théorie de l’apprentissage social

3. Auteurs / Authors

L’Échelle abrégée de culpabilité sexuelle de Mosher découle des travaux conjoints et successifs de plusieurs chercheurs en psychologie clinique et de la personnalité :

  • Donald L. Mosher, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à l’Université du Connecticut (États-Unis). Pionnier de l’étude empirique de la sexualité humaine et des émotions morales, Donald Mosher a formalisé dès 1961 et publié en 1966 les premières mesures standardisées de la culpabilité (culpabilité sexuelle, culpabilité hostile et culpabilité morale), fondant ainsi le paradigme dominant de l’évaluation de la culpabilité sexuelle en psychologie clinique et sociale.
  • Louis H. Janda, Ph.D. : Professeur associé de psychologie à l’Old Dominion University (Norfolk, Virginie, États-Unis). Spécialiste de l’évaluation psychométrique et de la sexologie clinique, il a dirigé les analyses de réduction d’échelle visant à optimiser l’utilisabilité de l’inventaire de Mosher pour la recherche contemporaine. (Courriel institutionnel historique : [email protected]).
  • Stephanie D. Bazemore, M.S. : Chercheuse et psychologue clinicienne affiliée au département de psychologie de l’Old Dominion University, co-autrice de la validation empirique de la version abrégée en dix items publiée en 2011.

4. Objectif / Purpose

Finalité diagnostique et scientifique

L’objectif premier de la Brief Mosher Sex Guilt Scale (BMSGS) est de fournir aux chercheurs, épidémiologistes et cliniciens un instrument parcimonieux, valide et fidèle capable d’évaluer le degré auquel un individu a intériorisé des interdits socioculturels et moraux relatifs à la sexualité, et réagit à l’expression de son érotisme par des sentiments d’anxiété, de honte ou d’auto-réprobation. Dans de nombreux protocoles expérimentaux ou enquêtes épidémiologiques d’envergure, l’administration de versions longues comprenant 50 à 135 items s’avère prohibitive en raison de la fatigue cognitive des répondants, de l’attrition des cohortes et de la redondance perçue des énoncés. La BMSGS a été développée précisément pour pallier cette lourdeur tout en préservant le noyau conceptuel de la mesure originale.

Applications en psychologie clinique et sexologie

En pratique clinique, la culpabilité sexuelle est un médiateur étiologique majeur dans l’apparition et le maintien de diverses dysfonctions sexuelles tant chez l’homme que chez la femme, incluant les troubles de l’érection, l’éjaculation prématurée, les troubles du désir hypoactif, le vaginisme et la dyspareunie. L’évaluation standardisée via la BMSGS permet aux thérapeutes :

  • D’identifier la présence de schémas cognitifs négatifs et d’inhibitions affectives profondément enracinés faisant obstacle au relâchement érotique et au plaisir sensuel.
  • D’orienter le plan d’intervention en thérapie sexuelle ou en thérapie cognitivo-comportementale (TCC), en ciblant spécifiquement la restructuration des croyances dysfonctionnelles liées à la masturbation ou au plaisir récréatif.
  • De mesurer l’évolution thérapeutique et la désensibilisation face à l’angoisse sexuelle au fil des séances.

Applications en santé publique et recherche comportementale

Dans le domaine de la recherche en santé publique, la culpabilité sexuelle constitue un prédicteur paradoxal mais systématiquement démontré de comportements sexuels à risque. Les individus manifestant des niveaux élevés de culpabilité ont tendance à nier ou à minimiser leur activité sexuelle future en raison du conflit intérieur qu’elle engendre. Par conséquent, ils négligent souvent l’acquisition, la planification et la négociation des moyens contraceptifs ou de protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST/VIH). L’utilisation de la BMSGS permet ainsi d’analyser les mécanismes sous-jacents au refus de communication sexuelle, à l’évitement de l’information préventive et à l’adhésion aux programmes d’éducation à la sexualité.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit de culpabilité sexuelle (Sex Guilt) est conceptualisé par Donald Mosher comme une variable de disposition affective et cognitive résultant du conditionnement opérant et social précoce. Plus précisément, il s’agit d’un mécanisme d’inhibition intériorisé par lequel l’individu anticipe ou ressent de la réprobation morale lorsqu’il enfreint les normes apprises au sujet de ce qui est considéré comme sexuellement acceptable ou tabou. Contrairement à la honte, qui implique une évaluation globale dévalorisante du soi sous le regard d’autrui, la culpabilité sexuelle est intrinsèquement liée à la violation d’un standard éthique intériorisé, provoquant un sentiment d’auto-punition et de malaise intérieur indépendant de la visibilité sociale de l’acte.

Bien que la BMSGS soit le plus souvent exploitée comme une mesure globale unidimensionnelle, elle échantillonne rigoureusement plusieurs facettes thématiques fondamentales du répertoire sexuel :

1. L’attitude envers la masturbation

L’auto-érotisme constitue l’un des premiers terrains d’apprentissage de la culpabilité au cours du développement psycho-sexuel. L’item 1 (« Masturbation helps one feel eased and relaxed ») explore la capacité de l’individu à percevoir la masturbation comme un acte physiologique normal et apaisant plutôt que comme une pratique honteuse, dégénérative ou moralement répréhensible. Une faible adhésion à cet item inversé dénote une forte culpabilité masturbatoire, souvent associée à de l’anxiété de performance et à des sentiments d’indignité.

2. Les relations sexuelles sans engagement formel (sexualité prémaritale)

Les items 2, 8 et 9 examinent le jugement porté sur les rapports sexuels survenant en dehors du mariage ou avant un engagement émotionnel formel (« Sex relations before any significant commitments… »). Cette composante mesure le degré d’attachement aux normes morales traditionnelles qui subordonnent la légitimité de l’acte sexuel à l’institution maritale ou amoureuse. La culpabilité se manifeste ici par la conviction que le plaisir non conjugal est préjudiciable à l’équilibre psychologique ou moral des individus.

3. L’acceptation ou le rejet des désirs et des rêves érotiques

Les items 4 et 6 sondent la sphère de l’activité psychique involontaire ou spontanée (fantasmes, désirs charnels, rêves érotiques nocturnes). L’individu hautement coupable s’efforce de refouler, d’oublier ou de nier la présence de ses pulsions (« When I have sexual dreams I try to forget them »), considérant les désirs sensuels non comme une manifestation naturelle d’un être humain en santé (« I enjoy them like all healthy human beings »), mais comme une menace pour son intégrité morale.

4. La tolérance à l’égard des pratiques sexuelles atypiques ou non conventionnelles

Les items 3, 7 et 10 évaluent le niveau de rigidité vis-à-vis des variantes érotiques ne relevant pas du coït hétérosexuel reproductif classique (« Unusual sex practices »). Les personnes caractérisées par une culpabilité sexuelle marquée perçoivent ces comportements non conventionnels comme intrinsèquement dangereux pour la santé physique et mentale, même en présence d’un consentement mutuel éclairé entre partenaires adultes.

5. Les tabous conversationnels et l’humour érotique

L’item 5 (« ‘‘Dirty’’ jokes in mixed company are in bad taste ») capture la sensibilité aux transgressions verbales en contexte social mixte. La culpabilité sexuelle s’étend fréquemment au registre de la communication, induisant une gêne vive face à l’évocation ludique ou humoristique de thèmes corporels et génitaux.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La théorie de l’apprentissage social de Julian Rotter

Le fondement épistémologique premier de l’œuvre de Donald Mosher réside dans la théorie de l’apprentissage social formulée par Julian B. Rotter (1954). Selon le modèle expectancy-value (attente-valeur) de Rotter, le potentiel de comportement dans une situation donnée est fonction de l’attente que le comportement mène à un renforcement particulier et de la valeur attribuée à ce renforcement. Mosher applique directement cette conceptualisation aux affects moraux :

  • La culpabilité n’est pas considérée comme une énergie pulsionnelle mystique, mais comme une tendance d’attente généralisée d’auto-punition médiatisée par des sanctions intériorisées.
  • Dans le cas de la culpabilité sexuelle, l’individu anticipe qu’un comportement érotique transgressif entraînera inévitablement une perte d’estime de soi, de la réprobation et un affect négatif aversif, neutralisant ainsi le potentiel hédonique du renforcement sexuel primaire.

La régulation des conflits et la théorie psychanalytique révisée

Bien que méthodologiquement ancré dans le behaviorisme social et la psychométrie rigoureuse, Mosher a intégré les observations cliniques de la psychanalyse freudienne concernant les mécanismes de défense. Dans la métapsychologie classique, le Surmoi exerce une censure sévère sur les pulsions du Ça, déclenchant l’angoisse morale au niveau du Moi. Mosher a opérationnalisé cette notion de censure morale par le concept de tendance d’inhibition : les individus à forte culpabilité sexuelle recourent activement à des mécanismes de suppression cognitive, de rationalisation et d’évitement comportemental pour étouffer toute poussée érotique jugée inacceptable.

Le modèle de l’érotophobie-érotophilie de Fisher et Byrne

Dans les prolongements théoriques modernes de William A. Fisher et Donn Byrne, la culpabilité sexuelle s’inscrit au pôle de l’érotophobie. Ce continuum bipolaire décrit la propension dispositionnelle à réagir aux stimuli sexuels selon un spectre d’affect négatif (peur, dégoût, culpabilité) versus affect positif (curiosité, plaisir, enthousiasme). La BMSGS mesure directement l’ancrage cognitif et moral de cette disposition érotophobe.

7. Validité / Validity

Les qualités métrologiques de la Brief Mosher Sex Guilt Scale ont fait l’objet d’évaluations rigoureuses démontrant sa pertinence empirique.

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente de la BMSGS est établie par de fortes corrélations significatives avec l’échelle d’origine de Mosher (Revised Mosher Guilt Inventory – RMGI). Dans l’étude princeps de Janda et Bazemore (2011), la version à 10 items présente une corrélation quasi parfaite (r > 0,90, p < 0,001) avec le score total de la sous-échelle originale de culpabilité sexuelle à 50 items. Cette concordance démontre que la réduction substantielle de la taille du questionnaire n’a pas altéré la représentativité du construit sous-jacent.

Par ailleurs, la BMSGS démontre des corrélations positives robustes avec :

  • Les mesures de fondamentalisme religieux et d’orientation religieuse intrinsèque (Jones, 2014), confirmant l’impact des dogmes spirituels rigoristes sur la structuration de l’auto-jugement sexuel.
  • L’érotophobie mesurée par l’Erotophobia-Erotophilia Scale (correlations positives élevées, r oscillant entre 0,55 et 0,68).
  • L’anxiété sexuelle et les attitudes sexuelles conservatrices ou restrictives.

Validité discriminante

La BMSGS présente une divergence nette par rapport aux traits de personnalité généraux tels que le névrosisme global, l’extraversion ou l’anxiété-trait non spécifique. Bien qu’une légère corrélation existe avec l’anxiété générale, la culpabilité sexuelle explique une part de variance unique et substantielle dans les comportements sexuels, démontrant qu’il ne s’agit pas d’un simple artefact de détresse psychologique générale ou de disposition au malaise diffus.

Validité prédictive et critères comportementaux

Des recherches empiriques (notamment Mosher & Cross, 1971 ; Asadzadeh Totonchi, 2015) ont confirmé que des scores élevés sur les échelles de Mosher prédisent de manière statistiquement significative :

  • Un âge plus tardif lors du premier rapport sexuel et un nombre plus restreint de partenaires au cours de la vie.
  • Un évitement actif de l’exposition à des stimuli érotiques visuels ou littéraires, accompagné d’une excitation sexuelle subjective auto-rapportée diminuée (Mosher & O’Grady, 1979).
  • Une réticence marquée à aborder les thèmes de la contraception et du consentement lors des interactions intimes.

8. Fidélité / Reliability

Consistance interne

La cohérence interne de la BMSGS a été évaluée au travers de multiples investigations psychométriques indépendantes :

  • Dans l’étude fondatrice de Janda et Bazemore (2011), l’indice alpha de Cronbach obtenu pour l’échelle à 10 items était de 0,83 dans l’échantillon normatif initial, atteignant 0,87 dans les sous-groupes d’étudiants universitaires.
  • Dans l’étude de Jones (2014) explorant les discordances de soi et l’orientation religieuse, le coefficient de consistance interne s’est maintenu à un niveau optimal (α = 0,84).
  • Dans les analyses de Asadzadeh Totonchi (2015), la fidélité composite et l’alpha de Cronbach se sont établis à 0,82, attestant de l’homogénéité des énoncés retenus.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

Les études de stabilité temporelle sur les échelles de culpabilité de Mosher indiquent des coefficients de fidélité test-retest élevés sur des intervalles de deux à six semaines (généralement r compris entre 0,80 et 0,89). Ces résultats corroborent la nature de « trait » relativement stable de la culpabilité sexuelle à l’âge adulte en l’absence d’interventions thérapeutiques ciblées ou de changements existentiels majeurs.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Exploration et réduction factorielle par Janda et Bazemore (2011)

Le processus de sélection des dix items de la BMSGS a reposé sur une analyse factorielle exploratoire (AFE) appliquée aux cinquante items de l’inventaire révisé de Mosher. L’analyse en composantes principales assortie d’un examen du diagramme de Cattell (scree plot) a révélé l’existence d’un facteur dominant massif représentant la dimension de culpabilité sexuelle générale, drainant une proportion majeure de la variance totale expliquée.

Critères de sélection des items

Janda et Bazemore ont appliqué des critères psychométriques stricts pour isoler les 10 items finaux :

  1. Des saturations factorielles (factor loadings) primaires élevées sur le premier facteur non tourné, toutes supérieures à 0,50 (s’échelonnant majoritairement entre 0,55 et 0,78).
  2. Une corrélation item-total corrigée supérieure à 0,40 pour chaque énoncé retenu.
  3. L’élimination des items présentant une formulation obsolète, ambiguë ou trop restreinte à des contextes socioculturels dépassés.
  4. La conservation d’un équilibre structural entre items libellés dans le sens de la culpabilité et items formulés de manière pro-sexuelle (inversés), réduisant les biais méthodologiques d’acquiescement.

Analyses factorielles confirmatoires (AFC)

Les modélisations par équations structurelles ultérieures (Jones, 2014 ; Asadzadeh Totonchi, 2015) ont confirmé l’adéquation d’un modèle unidimensionnel à dix indicateurs. Les indices d’ajustement couramment observés reflètent une bonne adéquation aux données : CFI (Comparative Fit Index) > 0,93, TLI (Tucker-Lewis Index) > 0,91, et RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) généralement inférieur à 0,07, confirmant que l’échelle condense efficacement le construit sans fragmentation factorielle préjudiciable.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom officiel : Brief Mosher Sex Guilt Scale (BMSGS).
  • Nature de l’évaluation : Questionnaire psychométrique auto-rapporté (auto-évaluation papier-crayon ou informatisée).
  • Nombre total d’items : 10 énoncés concis.
  • Format des réponses : Échelle de Likert à 7 points :
    • 1 = Pas du tout d’accord (Strongly disagree)
    • 2 = Pas d’accord (Disagree)
    • 3 = Plutôt pas d’accord (Somewhat disagree)
    • 4 = Ni d’accord ni pas d’accord (Neither agree nor disagree)
    • 5 = Plutôt d’accord (Somewhat agree)
    • 6 = D’accord (Agree)
    • 7 = Tout à fait d’accord (Strongly agree)

    (Note méthodologique : certains protocoles de recherche ont employé une variante de cotation de 0 à 6 allant de « Pas du tout vrai pour moi » à « Extrêmement vrai pour moi » ; la métrique originale à 7 échelons de 1 à 7 demeure toutefois le standard normatif).

  • Modalités de cotation (Scoring) :
    • Items inversés : Les items 1, 2, 6, 8 et 10 sont marqués d’un astérisque (*) et font l’objet d’un recodage inversé préalable au calcul du score (Score inversé = 8 – Valeur brute sur une échelle 1-7, soit : 1 devient 7, 2 devient 6, 3 devient 5, 4 reste 4, 5 devient 3, 6 devient 2, et 7 devient 1).
    • Items directs : Les items 3, 4, 5, 7 et 9 conservent leur valeur numérique brute (1 à 7).
    • Score total : Calculé par la somme des 10 items (scores recodés inclus). Le score global s’échelonne théoriquement de 10 à 70 points. Un score plus élevé reflète un degré supérieur de culpabilité sexuelle intériorisée et d’inhibition morale face à l’érotisme.
  • Temps moyen de passation : Environ 2 à 4 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de création de l’échelle originale : 1961 (thèse), 1966 (première publication de Donald L. Mosher), révisée en 1998 et 2011.
  • Année de publication de la version abrégée (BMSGS) : 2011 (par Louis H. Janda & Stephanie D. Bazemore).
  • Statut des droits et conditions d’utilisation : L’échelle BMSGS relève du domaine de la recherche académique ouverte. Elle est publiée dans des revues scientifiques avec comité de lecture (Journal of Sex Research) et reproduite dans des ouvrages de référence tels que le Handbook of Sexuality-Related Measures.
  • Tarifs : L’utilisation de l’instrument est gratuite (libre de redevance) pour les travaux de recherche scientifique universitaire, les thèses académiques et les évaluations cliniques à but non commercial.
  • Permissions : Aucune autorisation formelle préalable n’est exigée pour un usage non commercial ou pédagogique, sous réserve expresse de citer rigoureusement les articles fondateurs de Donald L. Mosher ainsi que la publication méthodologique de Janda et Bazemore (2011). Toute intégration dans une solution logicielle commerciale ou un produit tarifé requiert l’accord des détenteurs des droits patrimoniaux (éditeurs scientifiques).

12. Références / References

  • Asadzadeh Totonchi, D. (2015). Comparing implicit and explicit measures of sex guilt in predicting sexual behavior (Master’s thesis). Old Dominion University, Psychology Theses & Dissertations. Paper 16. https://digitalcommons.odu.edu/psychology_etds/16/
  • Janda, L. H., & Bazemore, S. D. (2011). The revised Mosher Sex-Guilt Scale: Its psychometric properties and a proposed ten-item version. Journal of Sex Research, 48(4), 392–396. https://doi.org/10.1080/00224499.2010.509748
  • Jones, A. E. (2014). Moderating effect of religious orientation on the relationship between sexual self-discrepancies and guilt and anxiety (Master of Arts thesis). Indiana State University. https://scholars.indstate.edu/handle/10484/5576
  • Mosher, D. L. (1966). The development and multitrait-multimethod matrix analysis of three measures of three aspects of guilt. Journal of Consulting Psychology, 30(1), 25–29. https://doi.org/10.1037/h0022986
  • Mosher, D. L. (1979a). Sex guilt and sex myths in college men and women. Journal of Sex Research, 15(3), 224–234. https://doi.org/10.1080/00224497909551044
  • Mosher, D. L. (1979b). The meaning and measurement of guilt. In C. E. Izard (Ed.), Emotions in personality and psychopathology (pp. 305–329). Plenum Press. https://doi.org/10.1007/978-1-4684-3453-8_11
  • Mosher, D. L. (1998). Revised Mosher Guilt Inventory. In C. M. Davis, W. L. Yarber, R. Bauserman, G. Schreer, & S. L. Davis (Eds.), Handbook of sexuality-related measures (pp. 290–293). Sage Publications.
  • Mosher, D. L. (2011). Revised Mosher Guilt Inventory. In T. D. Fisher, C. M. Davis, W. L. Yarber, & S. L. Davis (Eds.), Handbook of sexuality-related measures (3rd ed., pp. 321–324). Routledge.
  • Mosher, D. L., & Cross, H. J. (1971). Sex guilt and premarital sexual experiences of college students. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 36(1), 27–32. https://doi.org/10.1037/h0030588
  • Mosher, D. L., & O’Grady, K. E. (1979). Sex guilt, trait anxiety, and females’ subjective sexual arousal to erotica. Motivation and Emotion, 3(3), 235–249. https://doi.org/10.1007/BF00994049
  • Rotter, J. B. (1954). Social learning and clinical psychology. Prentice-Hall. https://doi.org/10.1037/10788-000
  • Stefanou, C. (2014). The associations between body image, sexual guilt, and sexual functioning (Doctoral dissertation). Deakin University. http://dro.deakin.edu.au/eserv/DU:30067449/stefanou-theassociations-2014A.pdf

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response scale:
1 = Strongly disagree, 2 = Disagree, 3 = Somewhat disagree, 4 = Neither agree nor disagree, 5 = Somewhat agree, 6 = Agree, 7 = Strongly agree

  1. Masturbation helps one feel eased and relaxed.*
  2. Sex relations before any significant commitments are good‚ in my opinion.*
  3. Unusual sex practices don’t interest me.
  4. When I have sexual dreams I try to forget them.
  5. ‘‘Dirty’’ jokes in mixed company are in bad taste.
  6. When I have sexual desires I enjoy them like all healthy human beings.*
  7. Unusual sex practices are dangerous to one’s health and mental condition.
  8. Sex relations before any significant commitments help people adjust.*
  9. Sex relations before any significant commitments should not be recommended.
  10. Unusual sex practices are all right if both partners agree.*

* Indicates reverse scoring

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 9). Échelle abrégée de culpabilité sexuelle de Mosher. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-abregee-de-culpabilite-sexuelle-de-mosher/
Looti, Mohammed. “Échelle abrégée de culpabilité sexuelle de Mosher.” Base de données de psychologie en français, 9 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-abregee-de-culpabilite-sexuelle-de-mosher/.
Looti, Mohammed. “Échelle abrégée de culpabilité sexuelle de Mosher.” Base de données de psychologie en français. octobre 9, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-abregee-de-culpabilite-sexuelle-de-mosher/.