Inventaire du coping dyadique (DCI)

L’Inventaire du coping dyadique (DCI), développé par Guy Bodenmann, est l’échelle psychométrique de référence pour mesurer la gestion conjointe du stress et le soutien au sein du couple selon le modèle systémique-transactionnel.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 9, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 9, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

L’Inventaire du coping dyadique (Dyadic Coping Inventory, ou DCI), initialement conceptualisé et validé par le psychologue suisse Guy Bodenmann en 2008, constitue le standard méthodologique international pour la mesure de la gestion conjointe du stress au sein du couple. Fondé sur le modèle systémique-transactionnel du stress, cet auto-questionnaire évalue comment les partenaires communiquent leur détresse psychologique, comment ils réagissent individuellement aux sollicitations de l’autre et de quelle manière ils mobilisent des ressources communes pour surmonter les stresseurs quotidiens ou majeurs.

L’instrument se compose classiquement de 37 items fondamentaux (pouvant être étendu à 41 items dans les versions trilingues et transculturelles de validation). Il opérationnalise dix dimensions psychométriques distinctes : la communication du stress par soi (SCO), le coping dyadique de soutien par soi (SDC), le coping dyadique délégué par soi (DDCO), le coping dyadique négatif par soi (NDCO), la communication du stress par le partenaire (SCP), le coping dyadique de soutien du partenaire (SDCP), le coping dyadique délégué du partenaire (DDCP), le coping dyadique négatif du partenaire (NDCP), le coping dyadique commun (CDC) et l’évaluation globale de l’efficacité du coping dyadique (EDC). Les réponses sont recueillies sur une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« Très rarement » / Very rarely) à 5 (« Très souvent » / Very often).

Les propriétés psychométriques du DCI ont été largement reproduites à travers le monde. Les analyses révèlent une excellente cohérence interne, avec des coefficients alpha de Cronbach variant généralement de 0,70 à 0,92 pour les sous-échelles, et dépassant fréquemment 0,90 pour le score composite total. Les analyses factorielles confirmatoires appuient son invariance de mesure selon le genre, la culture et la durée de la relation. Le DCI présente une remarquable validité prédictive à l’égard de la satisfaction conjugale, de la résilience relationnelle face aux psychopathologies ou aux maladies chroniques, et de la prévention de la rupture ou du divorce.

2. Mots-clés

Coping dyadique, stress conjugal, modèle systémique-transactionnel, Guy Bodenmann, psychométrie, relation de couple, soutien social mutuel, communication du stress, détresse relationnelle, régulation émotionnelle dyadique.

3. Auteurs

L’Inventaire du coping dyadique a été développé par le Professeur Guy Bodenmann, directeur du département de psychologie clinique pour enfants, adolescents et couples à l’Université de Zurich (Suisse). Bodenmann est reconnu mondialement comme le pionnier de l’étude du stress dyadique et le concepteur du programme de prévention relationnelle CCET (Couples Coping Enhancement Training).

Les études de validation psychométrique, d’adaptation transculturelle et d’extension multilingue (notamment en français, anglais, italien et allemand) ont été menées en collaboration étroite avec des méthodologistes et chercheurs émérites :

  • Thomas Ledermann, Ph.D., Department of Family and Child Sciences, Florida State University, Tallahassee, États-Unis.
  • Simone Munsch, Ph.D., Université de Fribourg, Suisse.
  • Cinzia Levesque et Marie-France Lafontaine, Ph.D., École de psychologie, Université d’Ottawa, Canada.
  • Silvia Gagliardi et Annette Cina, psychologues chercheuses affiliées à l’Université de Zurich et à l’Université de Fribourg, Suisse.

4. Objectif

Le Dyadic Coping Inventory (DCI) a été élaboré pour combler une lacune épistémologique et clinique majeure dans le domaine de l’évaluation psychologique : la tendance séculaire à appréhender le stress et les mécanismes d’ajustement (coping) sous un prisme strictement intra-individuel. Bien que des échelles classiques telles que le Ways of Coping Checklist de Lazarus et Folkman mesurent comment un individu régule son stress personnel, elles omettent la dimension éminemment relationnelle, interdépendante et systémique de la vie à deux.

L’objectif fondamental du DCI est d’évaluer de manière empirique et multidimensionnelle le processus circulaire d’évaluation et de résolution du stress au sein des couples. L’instrument permet d’explorer :

  • La capacité des conjoints à expliciter verbalement et non-verbalement leur état de tension, qu’il découle de facteurs externes (stress professionnel, tracas de la vie quotidienne) ou internes au couple.
  • La nature et la qualité des réponses de soutien émotionnel et cognitif fournies par le partenaire (empathie, écoute active, restructuration cognitive conjointe).
  • Les conduites de coping négatif, toxiques pour l’alliance conjugale (dénigrement, désengagement, minimisation sarcastique, rejet de la faute).
  • Le coping dyadique délégué, par lequel un partenaire prend temporairement en charge les responsabilités opérationnelles et tâches courantes pour décharger l’autre.
  • Le coping dyadique commun, illustrant un engagement conjoint et symétrique face à une adversité perçue comme commune (« notre problème » plutôt que « ton problème »).

En pratique clinique, le DCI sert de boussole diagnostique essentielle lors de thérapies de couple ou d’interventions préventives. Il permet aux thérapeutes de repérer immédiatement les asymétries de soutien, les déficits de communication émotionnelle et les spirales d’escalade négative. Dans la recherche en santé et en psychologie de la famille, le DCI est universellement mobilisé pour étudier l’impact du stress chronique (cancers, dépression, transitions parentales, précarité financière) sur la longévité et la qualité du lien conjugal.

5. Construit psychologique

Le construit psychologique de coping dyadique englobe l’ensemble des réponses comportementales, cognitives et affectives interactives mobilisées par les deux partenaires lorsqu’un stresseur affecte l’un des membres du couple ou les deux simultanément. Dans l’architecture du DCI, ce méta-construit est segmenté en dix sous-dimensions articulées selon une double perspective (l’auto-évaluation de ses propres actions et l’évaluation hétéro-attribuée des conduites du partenaire) :

5.1. Communication du stress (SCO et SCP)

Cette dimension capture la volonté et l’aptitude d’une personne à signaler explicitement son état de stress à son conjoint. La communication par soi (SCO) mesure si l’individu exprime clairement son besoin d’aide ou s’il manifeste sa détresse par des canaux verbaux et comportementaux observables (ex. : « Je dis ouvertement à mon partenaire comment je me sens »). Réciproquement, la communication du partenaire (SCP) quantifie la perception qu’a le répondant de la transparence affective de son partenaire face à la pression.

5.2. Coping dyadique de soutien (SDC et SDCP)

Le coping de soutien représente une réaction positive, empathique et axée sur l’apaisement de l’autre. Le coping de soutien par soi (SDC) comprend l’écoute attentive, la validation des émotions, les marques de solidarité inconditionnelle et l’aide à la réévaluation cognitive (ex. : « J’aide mon partenaire à analyser la situation objectivement pour l’aider à résoudre le problème »). Le coping de soutien du partenaire (SDCP) mesure la fréquence à laquelle l’individu se sent validé, épaulé et compris par son partenaire lorsqu’il traverse un épisode de stress.

5.3. Coping dyadique délégué (DDCO et DDCP)

Le coping délégué désigne un transfert temporaire et consensuel de tâches opérationnelles d’un partenaire vers l’autre afin d’alléger la charge mentale et logistique de celui qui est submergé. Le coping délégué par soi (DDCO) traduit le fait de prendre en charge les devoirs, corvées ou engagements habituels de l’autre pour lui faire gagner du temps et de l’énergie. Le coping délégué du partenaire (DDCP) saisit le comportement inverse, lorsque le partenaire se retrousse les manches pour soulager le répondant saturé de travail.

5.4. Coping dyadique négatif (NDCO et NDCP)

Ce construit mesure l’ensemble des réponses inadaptées, défensives ou hostiles face au stress d’autrui. Le coping négatif par soi (NDCO) et le coping négatif du partenaire (NDCP) évaluent trois sous-types de comportements délétères :

  • L’hostilité et le reproche : blâmer le partenaire pour sa mauvaise gestion du stress ou se moquer de sa vulnérabilité.
  • L’aide réticente ou non motivée : fournir une assistance mécanique tout en formulant des remarques passives-agressives ou en jugeant que l’autre devrait s’en sortir seul.
  • Le retrait et l’évitement : se désengager émotionnellement, fuir le dialogue ou ignorer l’inconfort de l’autre.

5.5. Coping dyadique commun (CDC)

Dimension d’interdépendance pure, le coping commun intervient lorsque le stresseur concerne l’unité conjugale dans son ensemble (difficultés économiques du foyer, deuil familial, éducation des enfants). Il se manifeste par la recherche collaborative de solutions, la concertation active, la relaxation partagée (écouter de la musique ensemble, prendre un bain) et l’intimité physique et affective comme vecteur conjoint d’apaisement.

5.6. Évaluation du coping dyadique (EDC)

Cette sous-échelle réflexive synthétise le niveau de satisfaction et d’efficacité perçue quant à la gestion conjointe du stress. Elle renseigne sur la perception subjective de la compétence du couple en tant qu’équipe face à l’adversité.

6. Cadre théorique

L’Inventaire du coping dyadique s’ancre dans le modèle systémique-transactionnel (STM) conceptualisé par Guy Bodenmann (1995, 1997, 2005). Le STM prolonge la célèbre théorie transactionnelle du stress de Richard Lazarus et Susan Folkman en l’émancipant du cadre individualiste pour l’intégrer au sein de la théorie générale des systèmes et de l’interdépendance interpersonnelle.

Selon le modèle systémique-transactionnel, le stress n’est pas uniquement un événement intrapsychique mais une transaction interactive continue. Lorsqu’un individu (Partenaire A) est confronté à un événement aversif, il procède à une double évaluation : une évaluation primaire (gravité du stresseur) et une évaluation secondaire (évaluation de ses ressources de coping disponibles). Lorsque les ressources personnelles s’avèrent insuffisantes, le Partenaire A émet des signaux verbaux ou non-verbaux de stress.

Le STM détaille la séquence systémique suivante :

  1. Perception et décodage : Le Partenaire B perçoit les signaux émis. Ce décodage est influencé par son empathie, son niveau d’épuisement personnel et la dynamique conjugale préalable.
  2. Évaluation dyadique : Le Partenaire B évalue la situation soit comme un problème appartenant exclusivement à A (déclenchant du coping de soutien ou délégué), soit comme un problème partagé (déclenchant du coping commun), soit comme une charge importune (déclenchant du coping négatif).
  3. Réponse dyadique : Mise en œuvre des stratégies de coping dyadique (positives ou négatives).
  4. Rétroaction et régulation mutuelle : La réaction de B influe en retour sur l’état physiologique et affectif de A, régulant à la hausse ou à la baisse son niveau de cortisol, sa détresse et son sentiment de sécurité relationnelle.

Le cadre théorique de Bodenmann postule un effet protecteur majeur du coping dyadique : l’effet « tampon » contre l’érosion conjugale. Les couples capables de mobiliser un coping dyadique de soutien et commun préviennent l’accumulation de « micro-stresseurs quotidiens », empêchant ainsi l’aliénation progressive, la baisse de la satisfaction sexuelle et la dissolution du lien conjugal.

7. Validité

Le DCI a fait l’objet de protocoles de validation psychométrique approfondis, confirmant ses excellentes validités de construit, convergente, discriminante et prédictive à travers de multiples échantillons démographiques.

Validité convergente

Des corrélations positives modérées à fortes (généralement comprises entre r = 0,45 et r = 0,72, p < 0,001) ont été établies entre les scores de coping dyadique positif (SDC, SDCP, CDC) et les échelles de référence de qualité et d’ajustement relationnel, notamment l’échelle d’ajustement dyadique (Dyadic Adjustment Scale – DAS ; Spanier, 1976), le Relationship Assessment Scale (RAS ; Hendrick, 1988) et l’indice de satisfaction du couple (Couple Satisfaction Index – CSI). Inversement, le coping dyadique négatif présente des corrélations négatives robustes avec ces mêmes indicateurs (variant de r = -0,40 à r = -0,62).

Validité discriminante

Le DCI discrimine parfaitement les processus conjugaux conjoints des traits de personnalité individuels ou de la symptomatologie psychiatrique. Les associations avec le névrosisme (évalué par le NEO-PI-R) ou avec les scores de dépression (BDI-II) et d’anxiété (STAI) restent faibles à modérées (r variant de -0,20 à -0,35), démontrant que le coping dyadique ne se réduit pas à une simple projection de la détresse affective individuelle du sujet.

Validité prédictive et longitudinale

Les études longitudinales menées par Bodenmann et Cina (2006) sur une période de 5 ans, ainsi que par Bodenmann, Pihet et Kayser (2006) sur 2 ans, apportent des preuves rigoureuses de la validité pronostique du DCI :

  • Un score élevé de coping dyadique négatif combiné à une faible communication du stress prédit significativement la détérioration de la satisfaction conjugale et l’augmentation des séparations ou divorces au cours des années suivantes.
  • Le coping dyadique commun agit comme un médiateur et modérateur puissant dans l’adaptation psychologique des conjoints confrontés au diagnostic de maladies somatiques lourdes (cancers, infarctus, diabète de type 1).

8. Fidélité

Les indices de fidélité de l’Inventaire du coping dyadique attestent d’une très haute précision de mesure et d’une remarquable constance temporelle.

Consistance interne

Dans l’étude princeps de standardisation (Bodenmann, 2008) ainsi que dans la méta-analyse multilingue de Ledermann et collaborateurs (2010) comparant des échantillons germanophones, francophones et italophones, les coefficients alpha de Cronbach (α) rapportés sont particulièrement solides :

  • Communication du stress (SCO et SCP) : α = 0,70 à 0,82
  • Coping de soutien (SDC et SDCP) : α = 0,78 à 0,88
  • Coping délégué (DDCO et DDCP) : α = 0,68 à 0,76 (valeurs satisfaisantes compte tenu de la brièveté de ces sous-échelles à deux items)
  • Coping négatif (NDCO et NDCP) : α = 0,72 à 0,85
  • Coping dyadique commun (CDC) : α = 0,83 à 0,91
  • Évaluation du coping (EDC) : α = 0,85 à 0,90
  • Score total de coping dyadique : α = 0,91 à 0,94

Les coefficients oméga de McDonald (ω), calculés dans des validations plus récentes (Levesque et al., 2014 ; Falconier et al., 2015), confirment ces indices de consistance avec des valeurs excédant systématiquement le seuil conventionnel de 0,75.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Les évaluations de fidélité test-retest menées à des intervalles de 4 à 8 semaines révèlent des coefficients de corrélation intra-classe (ICC) et des coefficients de Pearson stables, s’échelonnant de r = 0,76 à r = 0,88 pour l’ensemble des échelles, démontrant que si le coping dyadique fluctue légèrement en fonction des événements récents, il reflète une structure dispositionnelle relationnelle pérenne.

9. Analyse factorielle

La confirmation de la validité structurale du DCI a reposé sur d’importants travaux d’analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC).

Modèle factoriel et saturations

Les analyses factorielles confirmatoires menées par Ledermann et al. (2010) ont testé différents modèles théoriques concurrents (modèle unidimensionnel, modèle à facteurs indépendants, modèle hiérarchique). Les résultats soutiennent de manière éclatante une structure multidimensionnelle corrélée comprenant les 10 facteurs de premier ordre regroupés sous des construits de second ordre (coping positif, coping négatif, coping commun).

Les saturations factorielles standardisées (factor loadings) des items sur leurs dimensions respectives se situent majoritairement entre 0,55 et 0,87. Les saturations les plus élevées sont observées pour les items d’empathie et d’écoute active (items 5, 9, 20, 24) ainsi que pour les items de coping commun (items 31, 32, 33).

Indices d’ajustement

Les indices d’ajustement globaux issus des modèles d’équations structurelles (SEM) rapportés dans la littérature internationale confirment l’adéquation optimale du modèle aux données empiriques :

  • Chi-carré normé (χ²/ddl) : < 2,5
  • Comparative Fit Index (CFI) : compris entre 0,92 et 0,96
  • Tucker-Lewis Index (TLI) : supérieur à 0,91
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : compris entre 0,038 et 0,052 (avec un intervalle de confiance à 90 % étroit)
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : < 0,055

Invariance dyadique et transculturelle

Élément crucial en psychométrie relationnelle : le DCI a démontré une invariance de mesure dyadique stricte (invariance configurationnelle, métrique et scalaire) entre hommes et femmes d’une même dyade. Les contraintes d’égalité imposées sur les poids factoriels et les seuils d’interception n’altèrent pas significativement l’ajustement du modèle, permettant d’utiliser l’instrument dans le cadre d’analyses dyadiques avancées telles que le modèle d’interdépendance acteur-partenaire (Actor-Partner Interdependence Model – APIM).

10. Instrument de mesure

Le Dyadic Coping Inventory est un auto-questionnaire standardisé destiné aux couples hétérosexuels et de même genre, qu’ils soient mariés, pacsés ou vivant en concubinage.

Caractéristiques techniques

  • Format d’administration : Questionnaire papier-crayon ou informatisé / auto-administré en ligne.
  • Durée de passation : Environ 8 à 12 minutes par conjoint.
  • Nombre d’items : 37 items pour la version standard Bodenmann (2008), 41 items dans les versions de recherche trilingues intégrant des items exploratoires de régulation intime et de retrait commun.
  • Format de réponse : Échelle de Likert à 5 points ordonnée de la manière suivante :
    • 1 = Très rarement (very rarely)
    • 2 = Rarement (rarely)
    • 3 = Parfois (sometimes)
    • 4 = Souvent (often)
    • 5 = Très souvent (very often)

Calcul des scores et cotation

Les scores des sous-échelles sont obtenus par l’addition simple (somme brute) ou la moyenne arithmétique des items assignés. Attention : les items reflétant un coping négatif doivent faire l’objet d’un score inversé avant le calcul des scores composites globaux :

  • Communication du stress par soi (SCO) : Items 1, 2, 3, 4.
  • Coping dyadique de soutien par soi (SDC) : Items 20, 21, 23, 24, 29.
  • Coping dyadique délégué par soi (DDCO) : Items 28, 30.
  • Coping dyadique négatif par soi (NDCO) : Items 22*, 25*, 26*, 27* (* = items inversés : 1=5, 2=4, 3=3, 4=2, 5=1).
  • Communication du stress du partenaire (SCP) : Items 16, 17, 18, 19.
  • Coping dyadique de soutien du partenaire (SDCP) : Items 5, 6, 8, 9, 13.
  • Coping dyadique délégué du partenaire (DDCP) : Items 12, 14.
  • Coping dyadique négatif du partenaire (NDCP) : Items 7*, 10*, 11*, 15* (* = items inversés).
  • Coping dyadique commun (CDC) : Items 31, 32, 33, 34, 35.
  • Évaluation du coping dyadique (EDC) : Items 36, 37.

Score total de coping dyadique : Ce score synthétique se calcule en additionnant les items positifs (1 à 6, 8, 9, 12, 13, 14, 16 à 21, 23, 24, 28, 29, 30, 31 à 37) et les items inversés de coping négatif. Un score élevé témoigne d’une excellente régulation conjointe du stress et d’une dynamique conjugale protectrice.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication : Le manuel de référence complet a été publié en 2008 par les éditions Hans Huber (désormais Hogrefe). Les versions théoriques antérieures remontent à 1995 et 2000 sous les acénymes FDCT-N (Freiburg Dyadic Coping Inventory).
  • Statut des droits et licences : Le manuel officiel et les feuilles de cotation standardisées en allemand sont soumis aux droits d’auteur de l’éditeur Hogrefe.
  • Utilisation en recherche académique et non commerciale : L’auteur, Guy Bodenmann, accorde traditionnellement l’utilisation gratuite du DCI aux chercheurs universitaires et étudiants dans le cadre de projets scientifiques non lucratifs, sous réserve de citer scrupuleusement les publications sources et d’obtenir son autorisation via son laboratoire à l’Université de Zurich.
  • Usage clinique commercial : Les praticiens en cabinet libéral doivent se conformer à l’achat du matériel officiel distribué par Hogrefe ou aux programmes thérapeutiques certifiés associés (CCET).

12. Références

  • Bodenmann, G. (1995). A systemic-transactional view of stress and coping in couples. Swiss Journal of Psychology, 54(1), 34–49.
  • Bodenmann, G. (1997). Dyadic coping – a systemic-transactional view of stress and coping among couples: Theory and empirical findings. European Review of Applied Psychology, 47(2), 137–140.
  • Bodenmann, G. (2000). Stress und Coping bei Paaren [Stress et coping chez les couples]. Göttingen: Hogrefe.
  • Bodenmann, G. (2005). Dyadic coping and its significance for marital functioning. In T. A. Revenson, K. Kayser, & G. Bodenmann (Eds.), Couples coping with stress: Emerging perspectives on dyadic coping (pp. 33–50). American Psychological Association. https://doi.org/10.1037/11031-002
  • Bodenmann, G. (2008). Dyadisches Coping Inventar: Testmanual [Inventaire du coping dyadique : Manuel du test]. Bern: Huber.
  • Bodenmann, G., & Cina, A. (2006). Stress and coping among stable-satisfied, stable-distressed and separated/divorced Swiss couples: A 5-year prospective longitudinal study. Journal of Divorce & Remarriage, 44(1-2), 71–89. https://doi.org/10.1300/J087v44n01_04
  • Bodenmann, G., Ledermann, T., & Bradbury, T. N. (2007). Stress, sex, and satisfaction in marriage. Personal Relationships, 14(4), 551–569. https://doi.org/10.1111/j.1475-6811.2007.00171.x
  • Bodenmann, G., Meuwly, N., Bradbury, T. N., Gmelch, S., & Ledermann, T. (2010). Stress, supportive dyadic coping, and work-family conflict: Effects on individual and dyadic coping. Journal of Social and Personal Relationships, 27(3), 365–385. https://doi.org/10.1177/0265407510361616
  • Bodenmann, G., & Perrez, M. (1991). Dyadisches Coping: Eine systemische Betrachtungsweise der Belastungsbewältigung in Partnerschaften. Zeitschrift für Familienforschung, 3(1), 4–25.
  • Bodenmann, G., Pihet, S., & Kayser, K. (2006). The relationship between dyadic coping, marital quality, and well-being: A 2-year longitudinal study. Journal of Family Psychology, 20(3), 485–493. https://doi.org/10.1037/0893-3200.20.3.485
  • Falconier, M. K., Randall, A. K., & Bodenmann, G. (Eds.). (2016). Couples coping with stress: A cross-cultural perspective. Routledge.
  • Ledermann, T., Bodenmann, G., Gagliardi, S., Charvoz, L., Verardi, S., Rossier, J., Bradbury, T. N., & Cina, A. (2010). Psychometrics of the Dyadic Coping Inventory in three language groups. Swiss Journal of Psychology, 69(4), 201–212. https://doi.org/10.1024/1421-0185/a000024
  • Levesque, C., Lafontaine, M. F., Caron, A., Flesch, J. L., & Bjornson, S. (2014). Validation of the English version of the Dyadic Coping Inventory. Measurement and Evaluation in Counseling and Development, 47(3), 217–225. https://doi.org/10.1177/0748175614522272

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:

1 = very rarely  | 
2 = rarely  | 
3 = sometimes  | 
4 = often  | 
5 = very often

  1. I let my partner know that I appreciate his/her practical support‚ advice‚ or help.
  2. I ask my partner to do things for me when I have too much to do.
  3. I show my partner through my behavior when I am not doing well or when I have problems.
  4. I tell my partner openly how I feel and that I would appreciate his/ her support.
  5. My partner shows empathy and understanding to me.
  6. My partner expresses that he/she is on my side.
  7. My partner blames me for not coping well enough with stress.
  8. My partner helps me to see stressful situations in a different light.
  9. My partner listens to me and gives me the opportunity to communicate what really bothers me.
  10. My partner does not take my stress seriously.
  11. My partner provides support‚ but does so unwillingly and unmotivated.
  12. My partner takes on things that I normally do in order to help me out.
  13. My partner helps me analyze the situation so that I can better face the problem.
  14. When I am too busy‚ my partner helps me out.
  15. When I am stressed‚ my partner tends to withdraw.
  16. My partner lets me know that he/she appreciates my practical support‚ advice‚ or help.
  17. My partner asks me to do things for him/her when he has too much to do.
  18. My partner shows me through his/her behavior that he/she is not doing well or when he/she has problems.
  19. My partner tells me openly how he/she feels and that he/she would appreciate my support.
  20. I show empathy and understanding to my partner.
  21. I express to my partner that I am on his/her side.
  22. I blame my partner for not coping well enough with stress.
  23. I tell my partner that his/her stress is not that bad and help him/her to see the situation in a different light.
  24. I listen to my partner and give him/her space and time to communicate what really bothers him/her.
  25. I do not take my partner’s stress seriously.
  26. When my partner is stressed I tend to withdraw.
  27. I provide support‚ but do it so unwillingly and unmotivated because I think that he/she should cope with his/her problems on his/her own.
  28. I take on things that my partner would normally do in order to help him/her out.
  29. I try to analyze the situation together with my partner in an objective manner and help him/her to understand and change the problem.
  30. When my partner feels he/she has too much to do‚ I help him/her out.
  31. We try to cope with the problem together and search for ascertained solutions.
  32. We engage in a serious discussion about the problem and think through what has to be done.
  33. We help one another to put the problem in perspective and see it in a new light.
  34. We help each other relax with such things like massage‚ taking a bath together‚ or listening to music together.
  35. We are affectionate to each other‚ make love and try that way to cope with stress.
  36. I am satisfied with the support I receive from my partner and the way we deal with stress together.
  37. I am satisfied with the support I receive from my partner and I find as a couple‚ the way we deal with stress together is effective.
  38. Quando siamo entrambi stressati‚ ci isoliamo e ci evitiamo [When we are both stressed‚ we isolate and withdraw from each other]
  39. Siamo teneri ed affettuosi l’uno verso l’altra‚ facciamo l’amore e tentiamo così di superare lo stress [We are affectionate to each other‚ make love and try that way to cope with stress]
  40. Sono soddisfatta/o del sostegno del/della mio/a partner e della nostra capacità di gestire insieme lo stress [I am satisfied with the support I receive from my partner and the way we deal with stress together]
  41. Ritengo efficace il sostegno del/della mio/a partner e la nostra capacità di gestire insieme lo stress [I think that the support I receive from my partner and the way we deal with stress together are effective]
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Looti, M. (2026, octobre 9). Inventaire du coping dyadique (DCI). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/dyadic-coping-inventory-dci/
Looti, Mohammed. “Inventaire du coping dyadique (DCI).” Base de données de psychologie en français, 9 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/dyadic-coping-inventory-dci/.
Looti, Mohammed. “Inventaire du coping dyadique (DCI).” Base de données de psychologie en français. octobre 9, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/dyadic-coping-inventory-dci/.