{n « title »: « Échelle d’anxiété et de dépression de Duke (DUKE-AD) »,n « content »: «
1. Résumé
\n
L’Échelle d’anxiété et de dépression de Duke (Duke Anxiety-Depression Scale, couramment désignée par l’acronyme DUKE-AD) est un instrument psychométrique ultra-bref d’auto-évaluation conçu pour identifier, dépister et quantifier la sévérité conjointe des symptômes anxieux et dépressifs chez les patients adultes, principalement en soins de santé primaires et en médecine générale. Développée au sein du Département de médecine communautaire et familiale du Duke University Medical Center par George R. Parkerson Jr. et ses collaborateurs, la DUKE-AD est issue de l’extraction et du raffinement empirique d’items du profil de santé de Duke (Duke Health Profile, DUKE) et du profil antérieur Duke-UNC.
\n
L’échelle est constituée de 7 items ciblés capturant les manifestations émotionnelles, cognitives et somatiques communes aux troubles anxio-dépressifs : le découragement ou l’abandon facile, les troubles de la concentration, le confort relationnel et social, les perturbations du sommeil, la fatigabilité, l’humeur dépressive ou triste, et la nervosité psychomotrice. Le format de passation repose sur deux métriques ordinales distinctes : une échelle d’évaluation générale en 3 points (allant de 0 = « Ne me décrit pas du tout » à 2 = « Me décrit exactement ») pour les composantes dispositionnelles ou cognitives, et une échelle d’évaluation temporelle rétrospective sur la semaine écoulée en 3 points (0 = « Aucun », 1 = « Un peu », 2 = « Beaucoup ») pour les symptômes d’état. L’item 3, formulé positivement, fait l’objet d’un recodage inversé.
\n
Sur le plan psychométrique, la DUKE-AD présente une consistance interne satisfaisante pour une mesure aussi concise (coefficient alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,72 et 0,80 selon les populations étudiées), une excellente stabilité temporelle test-retest, ainsi qu’une remarquable validité de critère. Les analyses par courbes ROC (Receiver Operating Characteristic) ont démontré une sensibilité clinique comprise entre 76 % et 85 % et une spécificité avoisinant 75 % à 88 % pour la détection des troubles anxieux et dépressifs majeurs au regard des critères diagnostiques du DSM. L’instrument est largement plébiscité pour son exhaustivité clinique relative, sa rapidité d’administration (moins de deux minutes) et sa pertinence dans la prise en charge globale du patient polypathologique.
\n\n
2. Mots-clés
\n
Échelle d’anxiété et de dépression de Duke, DUKE-AD, Duke Health Profile, dépistage en soins primaires, anxiété, dépression, comorbidité anxio-dépressive, psychométrie, sensibilité diagnostique, spécificité clinique, modèle tripartite, affect négatif.
\n\n
3. Auteurs
\n
L’échelle a été développée et validée par une équipe de chercheurs en épidémiologie clinique et médecine de famille du Duke University Medical Center (Durham, Caroline du Nord, États-Unis) :
\n
- \n
- George R. Parkerson Jr., MD, MPH : Professeur émérite au Département de médecine familiale et communautaire (Department of Community and Family Medicine), Duke University Medical Center. Pionnier dans la mesure de l’état de santé fonctionnel et de la qualité de vie en soins de santé primaires. Courriel académique institutionnel : [email protected].
- W. E. Broadhead, MD, PhD : Épidémiologiste clinique et médecin de famille, chercheur associé aux études longitudinales sur les facteurs psychosociaux influençant l’évolution des maladies chroniques, Duke University Medical Center.
- Chun-Kuo J. Tse, MPH : Biostatisticien et analyste de recherche au Duke University Medical Center, spécialisé dans la modélisation psychométrique et l’analyse multivariée des indicateurs de santé.
\n
\n
\n
\n\n
4. Objectif
\n
L’objectif fondamental de la Duke Anxiety-Depression Scale (DUKE-AD) est de fournir aux cliniciens de soins primaires, aux médecins généralistes et aux chercheurs épidémiologistes un outil standardisé, fiable et extrêmement concis capable d’identifier rapidement les manifestations concomitantes de l’anxiété et de la dépression. En médecine générale, la très grande majorité des patients souffrant de détresse psychologique ne se présentent pas d’emblée avec une symptomatologie psychiatrique univoque ou structurée selon les manuels diagnostiques standards (tels que le DSM ou la CIM), mais plutôt avec une constellation intriquée de plaintes somatiques, d’asthénie, de troubles de l’humeur et d’inquiétudes diffuses.
\n\n
Applications cliniques
\n
Dans la pratique médicale quotidienne, le manque de temps représente le principal obstacle au dépistage systématique des troubles psychiatriques mineurs et majeurs. Les instruments longs tels que le Beck Depression Inventory (BDI) ou l’inventaire d’anxiété état-trait de Spielberger (STAI) sont souvent inapplicables en salle d’attente ou en consultation de routine. La DUKE-AD répond à ce défi structurel :
\n
- \n
- Triage et dépistage précoce : Identifier les patients nécessitant une évaluation psychiatrique approfondie ou un entretien clinique ciblé avant que le trouble ne devienne chronique ou invalidant.
- Surveillance thérapeutique : Évaluer longitudinalement l’efficacité des interventions psychothérapeutiques ou des traitements pharmacologiques (notamment les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine – ISRS) grâce à une passation rapide et standardisée lors de chaque consultation de suivi.
- Intégration somatique-psychiatrique : Aider le médecin à démêler la part somatique pure de la part psychologique chez les patients présentant des plaintes vagues ou polymorphes (par exemple, céphalées de tension, douleurs chroniques, troubles digestifs fonctionnels).
\n
\n
\n
\n\n
Applications en recherche
\n
Dans les enquêtes épidémiologiques et les essais cliniques multicentriques, la DUKE-AD permet de mesurer le fardeau de la détresse psychologique sans surcharger les participants de questionnaires exhaustifs, réduisant considérablement l’attrition et les données manquantes. Elle est particulièrement précieuse dans la recherche sur les maladies chroniques (maladies cardiovasculaires, diabète, cancer, affections ostéoarticulaires), où l’anxiété et la dépression agissent comme des facteurs pronostiques péjoratifs indépendants modulant l’observance thérapeutique et la mortalité globale.
\n\n
5. Construit psychologique
\n
Le construit psychologique mesuré par la DUKE-AD est la détresse anxio-dépressive mixte. Historiquement, la psychopathologie descriptive a souvent tenté de cloisonner de manière rigide les troubles anxieux et les troubles dépressifs. Cependant, les données épidémiologiques et neurobiologiques démontrent une superposition majeure entre ces deux spectres, connue sous le concept clinique de trouble anxieux et dépressif mixte ou d’affect négatif généralisé. La DUKE-AD opérationnalise ce construit à travers trois dimensions cliniques interdépendantes :
\n\n
1. Composante cognitive et conative de la dépression
\n
Cette dimension évalue l’érosion de l’élan vital, de la motivation intrinsèque et des processus attentionnels :
\n
- \n
- Abandon / Renoncement facile (Item 1) : Reflète le sentiment d’impuissance acquise (learned helplessness) théorisé par Martin Seligman, ainsi que la perte de ténacité face à l’effort quotidien. Le sujet dépressif anticipe l’échec et baisse les bras prématurément.
- Ralentissement cognitif et déficit attentionnel (Item 2) : Capture la distractibilité, les difficultés de concentration et la perte de clarté mentale, symptômes cognitifs cardinaux tant de l’épisode dépressif caractérisé que de l’anxiété envahissante.
- Tristesse et humeur dépressive (Item 6) : Mesure directe de l’affect dépressif central (douleur morale, tristesse ressentie, dysphorie).
\n
\n
\n
\n\n
2. Composante somatique et neurovégétative partagée
\n
Les troubles de l’homéostasie énergétique et circadienne sont le carrefour somatique où convergent anxiété et dépression :
\n
- \n
- Troubles du sommeil (Item 4) : Évalue l’insomnie d’endormissement (fréquente dans l’anxiété), les réveils nocturnes et l’insomnie matinale précoce (caractéristique de la dépression mélancolique), ainsi que le sommeil non réparateur.
- Fatigabilité et épuisement vital (Item 5) : Évalue l’asthénie physique et psychologique disproportionnée par rapport aux efforts consentis, témoignant d’une dérégulation de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien.
\n
\n
\n\n
3. Composante anxieuse et relationnelle
\n
Cette dimension isole les aspects d’hyperactivation physiologique et d’inhibition sociale :
\n
- \n
- Nervosité psychomotrice et tension interne (Item 7) : Mesure directe de l’anxiété somatosensorielle, du sentiment d’alerte permanent, de l’irritabilité et de l’agitation intérieure.
- Inconfort social / Évitement interpersonnel (Item 3, inversé) : Évalue l’aisance à interagir en société. Un score défavorable reflète à la fois le retrait social anhedonique propre à la dépression et l’inhibition ou l’appréhension sociale caractéristique des troubles anxieux.
\n
\n
\n\n
6. Cadre théorique
\n
L’élaboration de la DUKE-AD s’inscrit au carrefour de deux cadres théoriques majeurs : le modèle tripartite de Clark et Watson et l’approche biopsychosociale de la médecine générale théorisée par George Engel.
\n\n
Le modèle tripartite de Clark et Watson (1991)
\n
Sur le plan psychologique fondamental, la DUKE-AD opérationnalise de manière remarquable le modèle tripartite de l’American Psychological Association élaboré par Lee Anna Clark et David Watson. Ce modèle postule que les symptômes anxieux et dépressifs se répartissent en trois domaines distincts :
\n
- \n
- L’affect négatif général (Détresse partagée) : Un facteur non spécifique d’ordre supérieur caractérisé par la détresse émotionnelle, l’irritabilité, le découragement, l’insomnie et la fatigue. Les items 1, 2, 4, 5 et 6 de la DUKE-AD captent directement ce noyau commun.
- Le déficit en affect positif (Spécifique à la dépression) : Caractérisé par l’anhédonie, l’apathie et le désengagement social. L’item 3 (aisance relationnelle) et l’item 1 (abandon rapide) explorent cette défaillance du système de récompense et d’approche comportementale (BAS).
- L’hyperactivation physiologique (Spécifique à l’anxiété) : Caractérisé par la tension somatique, les palpitations et la nervosité motrice. L’item 7 (nervosité) reflète précisément ce pôle d’hyperéveil autonome.
\n
\n
\n
\n\n
L’approche biopsychosociale et la tradition de Duke
\n
Au niveau de la médecine de famille, George R. Parkerson Jr. a développé ses instruments en réaction au réductionnisme biomédical. Dans les années 1980 et 1990, l’équipe de Duke University s’est attachée à démontrer que le statut fonctionnel global du patient ne peut être dissocié de son vécu psychologique subjectif. Les concepteurs soutenaient que l’isolement artificiel de l’anxiété d’une part et de la dépression d’autre part en soins primaires conduit fréquemment à des erreurs d’aiguillage clinique. En créant un instrument combiné, Parkerson et Broadhead ont formalisé la réalité clinique empirique : dans la population générale ambulatoire, les deux syndromes sont presque invariablement intriqués.
\n\n
7. Validité
\n
La validité psychométrique de la DUKE-AD a été rigoureusement établie au travers d’études cliniques et épidémiologiques menées sur des milliers de patients adultes en médecine ambulatoire.
\n\n
Validité de construit
\n
La validité de construit a été documentée en examinant les relations entre les scores de la DUKE-AD et divers indicateurs de santé physique, de morbidité chronique et de dysfonctionnement social. Les patients présentant des scores élevés à la DUKE-AD démontrent de manière statistiquement significative :
\n
- \n
- Une baisse marquée des scores de santé globale mesurés par le Duke Health Profile (DUKE) et le MOS Short-Form 36 (SF-36).
- Une augmentation importante du nombre de jours d’incapacité de travail et d’alitement (bed-disability days).
- Une utilisation accrue des services médicaux d’urgence et des consultations non programmées en soins primaires.
\n
\n
\n
\n\n
Validité convergente et discriminante
\n
La validité convergente a été démontrée par des corrélations fortes et positives avec des instruments de référence :
\n
- \n
- Corrélations élevées (r = 0,65 à 0,78, p < 0,001) avec l’échelle de dépression du Center for Epidemiologic Studies (CES-D) et l’inventaire de dépression de Beck (BDI).
- Corrélations substantielles (r = 0,60 à 0,74) avec l’échelle d’anxiété de Hamilton (HAMA) et la sous-échelle d’anxiété de la SCL-90-R.
\n
\n
\n
La validité discriminante est confirmée par des corrélations faibles ou modérées avec les dimensions purement physiques du profil de Duke (mobilité physique, douleur corporelle), démontrant que l’échelle mesure spécifiquement la morbidité émotionnelle et non l’incapacité motrice globale.
\n\n
Validité diagnostique de critère (Analyses ROC)
\n
Dans l’étude princeps de Parkerson et Broadhead (1997), la validité de critère a été testée contre un étalon-or diagnostique constitué par le Diagnostic Interview Schedule (DIS) du DSM-III-R administré en aveugle. Les résultats des courbes ROC (Receiver Operating Characteristic) ont mis en évidence d’excellentes qualités métrologiques :
\n
- \n
- Aire sous la courbe (AUC) : L’AUC globale pour la détection de tout trouble anxieux ou dépressif caractérisé dépasse 0,82, témoignant d’une excellente capacité discriminante.
- Sensibilité et spécificité : Avec un seuil standard recommandé (cut-off), l’instrument atteint une sensibilité de 76,5 % à 84,0 % et une spécificité de 74,2 % à 88,1 % selon la prévalence du trouble dans l’échantillon.
- Valeur prédictive positive et négative : La valeur prédictive négative (VPN) excède régulièrement 90 % en population de médecine générale, faisant de la DUKE-AD un outil d’exclusion de premier ordre (règle clinique de rule-out).
\n
\n
\n
\n\n
8. Fidélité
\n
La fidélité de la DUKE-AD a été évaluée sous l’angle de la consistance interne et de la stabilité temporelle (test-retest).
\n\n
Cohérence interne
\n
Bien que la DUKE-AD ne comporte que 7 items — une taille restreinte qui pénalise mécaniquement le coefficient classique de Cronbach —, l’échelle présente une consistance interne tout à fait satisfaisante :
\n
- \n
- Le coefficient alpha de Cronbach ($\\alpha$) global se situe de façon reproductible entre 0,72 et 0,80 dans les cohortes de patients de médecine générale (Parkerson et al., 1996 ; Parkerson & Broadhead, 1997).
- Les coefficients de corrélation item-total corrigés sont tous supérieurs au seuil critique de 0,35, oscillant majoritairement entre 0,42 et 0,61, ce qui confirme l’homogénéité du regroupement d’items autour du construit sous-jacent.
\n
\n
\n\n
Fidélité test-retest
\n
La stabilité temporelle a été mesurée auprès de patients en phase clinique stable à des intervalles de 1 à 4 semaines :
\n
- \n
- Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) ou coefficients de Pearson rapportés varient entre 0,70 et 0,82 sur un intervalle d’une à deux semaines.
- Cette stabilité démontre que l’échelle est capable de mesurer à la fois des aspects stables de la vulnérabilité anxio-dépressive tout en demeurant sensible aux variations cliniques réelles survenues après la mise en route d’une prise en charge.
\n
\n
\n\n
9. Analyse factorielle
\n
Les investigations psychométriques en analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC) apportent des éclairages déterminants sur la structure dimensionnelle de la DUKE-AD.
\n\n
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
\n
Lors de l’extraction factorielle initiale (méthode des axes principaux avec rotation oblique Promax ou Varimax), les analyses révèlent généralement un facteur général prépondérant expliquant plus de 40 % à 50 % de la variance totale, complété dans certains modèles à deux composantes par deux sous-facteurs corrélés (r inter-facteurs $\\approx$ 0,55 – 0,65) :
\n
- \n
- Facteur 1 : Symptômes dépressifs / Anhédonie / Asthénie : Saturations élevées des items 1 (découragement), 2 (concentration), 5 (fatigue) et 6 (tristesse) avec des saturations factorielles ($(\\lambda)$) comprises entre 0,58 et 0,76.
- Facteur 2 : Tension anxieuse et perturbation neurovégétative : Saturations dominantes des items 4 (sommeil), 7 (nervosité) et item 3 inversé (aisance sociale), avec des saturations variant de 0,52 à 0,72.
\n
\n
\n\n
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
\n
Les études de confirmation soutiennent la plausibilité d’un modèle bifactoriel hiérarchique ou d’un modèle unidimensionnel d’affect négatif :
\n
- \n
- Les indices d’ajustement pour le modèle unidimensionnel ajusté avec prise en compte des résidus covariants (par exemple entre sommeil et fatigue) sont excellents : Comparative Fit Index (CFI) > 0,95, Tucker-Lewis Index (TLI) > 0,93, et Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) < 0,06.
- Ces résultats confirment la robustesse méthodologique consistant à sommer l’ensemble des 7 items pour générer un score global unique de sévérité anxio-dépressive.
\n
\n
\n\n
10. Instrument de mesure
\n
L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire auto-administré papier-crayon ou informatisé.
\n
- \n
- Type de test : Échelle d’auto-évaluation clinique et psychométrique ultrabrève de dépistage.
- Nombre d’items : 7 items.
- Temps de passation : Environ 1 à 2 minutes.
- Format de réponse :\n
- \n
- Items 1 à 3 (Dispositionnels / Cognitifs) :\n
- \n
- (2) = Yes, describes me exactly (Oui, me décrit exactement)
- (1) = Somewhat describes me (Me décrit un peu)
- (0) = No, doesn’t describe me at all (Non, ne me décrit pas du tout)
\n
\n
\n
\n
- Items 4 à 7 (État rétrospectif sur la semaine écoulée : « During the past week ») :\n
- \n
- (0) = None (Aucun)
- (1) = Some (Un peu)
- (2) = A Lot (Beaucoup)
\n
\n
\n
\n
\n
\n
\n
- Items 1 à 3 (Dispositionnels / Cognitifs) :\n
- Règle de cotation et inversion :\n
- \n
- Inversion de l’item 3 : L’item 3 (« I am comfortable being around people ») est formulé positivement. Il doit impérativement être inversé avant le calcul du score brut : Réponse 2 devient 0 ; Réponse 1 reste 1 ; Réponse 0 devient 2.
- Score brut : Somme des scores des 7 items (avec item 3 inversé). L’étendue du score brut va de 0 à 14 points.
- Transformation standardisée (Score Duke de 0 à 100) : Selon la méthodologie officielle des échelles de Duke, le score brut est souvent converti sur une échelle de dysfonction de 0 à 100 via la formule :
\n $$\\text{Score DUKE-AD (0-100)} = \\left(\\frac{\\text{Score brut}}{14}\\right) \\times 100$$\n Un score plus élevé indique un niveau plus sévère d’anxiété et de dépression.
\n
\n
\n
\n
- Seuils indicatifs : Un score brut $\\ge 5$ (soit $\\ge 35,7$ sur l’échelle de 100) est fréquemment retenu comme seuil de dépistage positif justifiant un examen clinique approfondi.
\n
\n
\n
\n
\n
\n
\n\n
11. Permissions, Tarifs et Année du test
\n
- \n
- Année de publication : L’échelle a été publiée et standardisée sous sa forme isolée en 1996 et 1997 par George R. Parkerson Jr. et W. E. Broadhead, en continuité avec le Duke Health Profile publié en 1990.
- Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Déposés par le Duke University Medical Center (Durham, NC, États-Unis).
- Conditions d’utilisation et permissions : L’utilisation de l’instrument est gratuite pour la recherche académique non commerciale, la pratique clinique individuelle et l’enseignement, sous réserve de citer scrupuleusement les publications originales et de ne pas modifier les items. Une autorisation formelle ou une licence peut être requise auprès du Département de médecine de famille et communautaire de l’Université Duke pour des intégrations commerciales ou des essais cliniques parrainés par l’industrie pharmaceutique.
- Accès officiel aux ressources : Des manuels d’utilisation (User’s Guides for Duke Health Measures) sont mis à disposition via le département : Duke Health Measures Research Portal.
\n
\n
\n
\n
\n\n
12. Références
\n
Les travaux fondateurs et études de validation psychométrique de la DUKE-AD incluent notamment :
\n
- \n
- Clark, L. A., & Watson, D. (1991). Tripartite model of anxiety and depression: Psychometric evidence and taxonomic implications. Journal of Abnormal Psychology, 100(3), 316–336. https://doi.org/10.1037/0021-843X.100.3.316
- McDowell, I. (2006). Measuring Health: A Guide to Rating Scales and Questionnaires (3rd ed.). Oxford University Press. https://doi.org/10.1093/acprof:oso/9780195165678.001.0001
- Parkerson, G. R., Jr. (1994). User’s guide for the Duke Health Profile (DUKE). Durham, NC: Duke University Medical Center.
- Parkerson, G. R., Jr. (2002). User’s guide for Duke health measures. Durham, NC: Department of Community and Family Medicine, Duke University Medical Center.
- Parkerson, G. R., Jr., & Broadhead, W. E. (1997). Screening for anxiety and depression in primary care with the Duke Anxiety-Depression Scale. Family Medicine, 29(3), 177–181. PMID: 9085078
- Parkerson, G. R., Jr., Broadhead, W. E., & Tse, C. K. J. (1990). The Duke Health Profile: A 17-item measure of health and dysfunction. Medical Care, 28(11), 1056–1072. https://doi.org/10.1097/00005650-199011000-00007
- Parkerson, G. R., Jr., Broadhead, W. E., & Tse, C. K. J. (1991). Development of the 17-item Duke Health Profile. Family Practice, 8(4), 396–401. https://doi.org/10.1093/fampra/8.4.396
- Parkerson, G. R., Jr., Broadhead, W. E., & Tse, C. K. J. (1991). Comparison of the Duke Health Profile and the MOS Short-Form in healthy young adults. Medical Care, 29(7), 679–683. https://doi.org/10.1097/00005650-199107000-00008
- Parkerson, G. R., Jr., Broadhead, W. E., & Tse, C. K. J. (1992). Quality of life and functional health of primary care patients. Journal of Clinical Epidemiology, 45(11), 1303–1313. https://doi.org/10.1016/0895-4356(92)90172-k
- Parkerson, G. R., Jr., Broadhead, W. E., & Tse, C. K. (1995). Health status and severity of illness as predictors of outcomes in primary care. Medical Care, 33(1), 53–66. https://doi.org/10.1097/00005650-199501000-00004
- Parkerson, G. R., Jr., Broadhead, W. E., & Tse, C. K. J. (1996). Anxiety and depressive symptom identification using the Duke Health Profile. Journal of Clinical Epidemiology, 49(1), 85–93. https://doi.org/10.1016/0895-4356(96)00318-7
- Parkerson, G. R., Jr., Gehlbach, S. H., Wagner, E. H., et al. (1981). The Duke-UNC Health Profile: An adult health status instrument for primary care. Medical Care, 19(8), 806–828. https://doi.org/10.1097/00005650-198108000-00002
\n
\n
\n
\n
\n
\n
\n
\n
\n
\n
\n
\n
\n\n
13. Questions et items du questionnaire
\n
\n\n
Responses: (2) Yes, describes me exactly; (1) Somewhat describes me; (0) No, doesn’t describe me at all
\n
- \n
- I give up too easily
- I have difficulty concentrating
- I am comfortable being around people*
\n
\n
\n
\n\n
During the past week: (Responses: (0) None; (1) Some; (2) A Lot)
\n
How much trouble have you had with:
\n
- \n
- Sleeping
- Getting tired easily
- Feeling depressed or sad
- Nervousness
\n
\n
\n
\n
\n\n
* Item 3 is reversed
\n
« ,n « excerpt »: « Analyse psychométrique détaillée de l’Échelle d’anxiété et de dépression de Duke (DUKE-AD), outil d’évaluation ultra-bref en 7 items développé pour le dépistage de la détresse psychologique en soins primaires. »,n « slug »: « echelle-anxiete-depression-duke-duke-ad »,n « categories »: [« Psychométrie », « Échelles cliniques », « Psychologie de la santé »],n « tags »: [« DUKE-AD », « Anxiété », « Dépression », « Soins primaires », « Psychométrie », « Duke Health Profile », « Santé mentale »],n « seo_title »: « Échelle d’anxiété et de dépression de Duke (DUKE-AD) : Guide & Psychométrie »,n « seo_description »: « Guide complet sur l’Échelle d’anxiété et de dépression de Duke (DUKE-AD) : validité clinique, fidélité, cotation, cadre théorique et items authentiques. »,n « focus_keyword »: « Échelle d’anxiété et de dépression de Duke »n}