Dissimulation de soi

Analyse psychométrique détaillée de l’échelle de dissimulation de soi (Self-Concealment Scale) : cadre théorique, fidélité, validité, cotation et items authentiques.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’échelle de dissimulation de soi (couramment désignée sous le terme anglophone de Self-Concealment Scale) est un instrument psychométrique conçu pour évaluer la prédisposition stable et active d’un individu à dissimuler à autrui des informations personnelles conscientes, perçues comme intimes, négatives, embarrassantes ou potentiellement préjudiciables. Initialement conceptualisée dans les travaux fondateurs de Larson et Chastain (1990) et adaptée dans divers contextes contemporains — notamment par Garbinsky, Gladstone, Nikolova et Olson (2020) dans l’étude des dynamiques relationnelles et de l’infidélité financière —, cette échelle mesure une dimension clé du fonctionnement de la personnalité et de la régulation émotionnelle. L’instrument est composé de 10 items évaluant la propension générale à garder des secrets, la peur viscérale du rejet social consécutif au dévoilement, ainsi que le fardeau psychologique associé à la rétention d’informations.

Les participants répondent à l’aide d’une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« Fortement en désaccord » / Strongly disagree) à 5 (« Fortement d’accord » / Strongly agree). Les propriétés psychométriques de l’échelle démontrent de manière constante une excellente consistance interne, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant typiquement entre 0,83 et 0,92 selon les échantillons communautaires, cliniques ou universitaires. Les analyses factorielles révèlent principalement une structure unifactorielle dominante reflétant une tendance globale à l’inhibition du soi, bien que certaines modélisations multifactorielles identifient des sous-dimensions sous-jacentes (possession de secrets, appréhension du dévoilement et fardeau émotionnel). L’échelle possède une validité convergente robuste avec l’anxiété, la dépression, la détresse somatique, le style d’attachement insécure et l’évitement de l’intimité, tout en prédisant négativement le bien-être subjectif et la satisfaction conjugale.

2. Mots-clés / Keywords

Secret, dissimulation de soi, dévoilement de soi, inhibition comportementale, santé mentale, psychopathologie, fardeau psychologique, théorie de l’attachement, infidélité financière, psychométrie.

3. Auteurs / Authors

Le construit original de la dissimulation de soi et son opérationnalisation standardisée ont été développés par le professeur Dale G. Larson et le statisticien Robert L. Chastain (1990) au sein du Département de psychologie et du Centre de conseil de l’Université de Santa Clara (Californie, États-Unis). L’adaptation spécifique appliquée aux comportements de dissimulation dans les relations interpersonnelles et économiques a été conduite par :

  • Emily N. Garbinsky : Professeure associée de marketing, Mendoza College of Business, University of Notre Dame, Notre Dame, IN, États-Unis. Spécialiste des décisions financières des consommateurs et de la psychologie des couples. (Courriel institutionnel : [email protected]).
  • Joe J. Gladstone : Professeur associé au sein de la School of Management, University College London (UCL), Londres, Royaume-Uni. Expert en sciences comportementales appliquées à la finance personnelle et au bien-être subjectif.
  • Hristina Nikolova : Professeure associée, Coughlin Sesquicentennial Chair, Carroll School of Management, Boston College, Chestnut Hill, MA, États-Unis. Ses recherches portent sur la prise de décision conjointe au sein des ménages.
  • Jenny G. Olson : Professeure adjointe de marketing, Ross School of Business, University of Michigan, Ann Arbor, MI, États-Unis. Ses travaux examinent la moralité, les relations de couple et la consommation financière.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle de dissimulation de soi est de quantifier la tendance dispositionnelle d’une personne à maintenir délibérément secrètes des informations personnelles qu’elle juge menaçantes, honteuses ou intimes. Contrairement à la simple réserve, à l’introversion ou à la discrétion sélective, la dissimulation de soi (self-concealment) renvoie à un mécanisme actif, continu et exigeant sur le plan cognitif, caractérisé par l’effort de dissimuler des pans significatifs de sa vie intérieure ou de son passé à son entourage significatif (partenaires romantiques, famille, amis, thérapeutes).

Dans le domaine de la psychologie clinique et de la psychothérapie, cet instrument est utilisé pour évaluer l’un des prédicteurs les plus puissants de la détresse psychologique et de l’inefficacité thérapeutique. Les personnes présentant des scores élevés de dissimulation de soi manifestent fréquemment une réticence marquée à solliciter de l’aide psychologique (help-seeking behavior). Même lorsqu’elles s’engagent dans une thérapie, elles ont tendance à masquer leurs symptômes les plus douloureux ou leurs comportements stigmatisés (comme les traumatismes de l’enfance, les troubles du comportement alimentaire ou les addictions), ce qui entrave considérablement l’établissement de l’alliance thérapeutique et ralentit le pronostic de guérison.

Dans la recherche contemporaine en psychologie sociale et en comportement du consommateur, comme l’illustre l’étude princeps de Garbinsky et ses collaborateurs (2020), la dissimulation de soi est employée pour analyser les comportements d’opacité interpersonnelle, notamment l’infidélité financière. L’infidélité financière désigne le fait pour un conjoint de cacher des comptes bancaires, des dettes, des relevés ou des achats importants à son partenaire. L’échelle permet de déterminer si cette dissimulation financière découle d’un trait global de dissimulation de soi ou de facteurs situationnels spécifiques. Elle montre comment la propension à taire des informations s’enracine dans une structure cognitive plus large de méfiance et de protection de soi au détriment de l’interdépendance relationnelle.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit de dissimulation de soi est défini comme « la prédisposition active à retenir pour soi des informations personnelles conscientes que l’individu perçoit comme négatives ou pénibles » (Larson & Chastain, 1990). Il ne s’agit ni d’un oubli involontaire ni d’un manque d’introspection, mais d’une décision motivationnelle continue orientée vers la non-divulgation. Sur le plan structural, bien que l’échelle fournisse un score global composite, les analyses théoriques et empiriques mettent en lumière trois facettes intriquées du construit :

1. La possession et le maintien de secrets importants

Cette composante renvoie à l’existence factuelle, dans le répertoire cognitif de l’individu, de faits, de pensées ou d’expériences gardés sous silence. Le sujet a conscience de posséder des secrets fondamentaux qu’il n’a partagés avec absolument personne. Par exemple, des fautes passées, des fantasmes non avoués, des vulnérabilités financières ou des échecs professionnels sont activement compartimentés afin de prévenir toute fuite vers l’espace public ou relationnel (illustré par l’item 1 : « I have an important secret that I haven’t shared with anyone »).

2. L’appréhension sociale et la peur du rejet consécutif au dévoilement

Cette facette correspond aux croyances dysfonctionnelles relatives aux conséquences catastrophiques du dévoilement de soi (self-disclosure). L’individu anticipe qu’exposer sa vulnérabilité entraînera inévitablement l’abandon, le mépris, la honte ou la rupture des liens affectifs par ses proches (illustré par l’item 2 : « If I share all my secrets, my loved ones will abandon me »). Le secret opère ici comme une armure défensive contre le rejet interpersonnel, ancré dans un sentiment de honte intériorisée.

3. Le fardeau psychologique et l’inhibition émotionnelle

La dissimulation n’est pas un état passif neutre ; elle constitue une charge mentale permanente. Cette dimension évalue la souffrance subjective générée par l’effort de suppression et de vigilance cognitive requis pour préserver le secret. L’individu ressent ses secrets comme un poids écrasant (illustré par l’item 4 : « Some of my secrets have really been a burden on me ») et éprouve une difficulté chronique à verbaliser ses états affectifs internes face à autrui (item 10 : « It is often hard for me to talk to others about myself »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’échelle de dissimulation de soi s’enracine principalement dans la théorie de l’inhibition développée par James W. Pennebaker (1989), ainsi que dans la théorie du contrôle cognitif et de la suppression de pensée formalisée par Daniel Wegner (1989).

Le modèle de l’inhibition comportementale de Pennebaker

Selon le modèle psychosomatique de Pennebaker, l’inhibition active des pensées, des émotions et des souvenirs personnels requiert un travail physiologique et cognitif substantiel. Ne pas divulguer une expérience traumatisante ou un événement honteux contraint le système nerveux autonome à un état d’hypervigilance chronique. Cette dépense énergétique continue agit comme un stresseur cumulatif à long terme, affaiblissant la fonction immunitaire et augmentant la vulnérabilité aux maladies cardiovasculaires, aux céphalées, aux troubles gastro-intestinaux et aux troubles de l’humeur. La dissimulation de soi représente l’incarnation dispositionnelle de cette inhibition chronique : l’individu s’interdit l’assimilation cognitive et le soulagement émotionnel permis par la mise en récit verbale du vécu.

La théorie des processus ironiques de Wegner

La dissimulation de soi s’articule également avec la théorie du fardeau du secret de Wegner et Lane (1995), connue sous le nom de modèle de préoccupation du secret (preoccupation model of secrecy). Pour garder un secret, l’individu doit continuellement exercer une suppression de pensée pour éviter de prononcer des paroles révélatrices. Or, cette tentative de suppression déclenche un processus ironique de surveillance automatique qui rend l’information secrète hyper-accessible dans l’esprit. Cette hyper-accessibilité génère des pensées intrusives, des ruminations obsessionnelles et une anxiété permanente quant au risque de divulgation involontaire, transformant le secret en un vortex cognitif épuisant.

La théorie de l’attachement

Sur le plan développemental, la dissimulation de soi trouve sa genèse dans les schémas d’attachement insécure, tout particulièrement l’attachement évitant ou désorganisé (Bowlby, 1982 ; Bartholomew & Horowitz, 1991). Les personnes ayant fait l’expérience de figures d’attachement rejetantes, punitives ou imprévisibles intériorisent la conviction que dévoiler ses besoins ou ses faiblesses expose à la dérision ou à l’abandon. La dissimulation de soi devient alors une stratégie d’auto-préservation désespérée pour maintenir une proximité minimale avec autrui tout en érigeant une forteresse psychologique impénétrable.

7. Validité / Validity

L’échelle de dissimulation de soi a fait l’objet de nombreuses validations empiriques confirmant sa robustesse psychométrique à travers divers contextes culturels et thématiques.

Validité convergente

La validité convergente de l’instrument est largement documentée. Des corrélations positives fortes et significatives ont été systématiquement établies entre le score de dissimulation de soi et diverses manifestations psychopathologiques :

  • Dépression et détresse psychologique : Corrélations allant de r = 0,39 à r = 0,54 avec les scores du BDI (Beck Depression Inventory) et du CES-D (Larson & Chastain, 1990 ; Kelly & Yip, 2006).
  • Anxiété et somatisation : Corrélations modérées à fortes (r = 0,35 à 0,48) avec les sous-échelles d’anxiété et de somatisation du SCL-90-R (Symptom Checklist-90-Revised).
  • Ruminations et pensées intrusives : Associations positives marquées (r = 0,42 à 0,50) avec les tendances à la rumination dépressive.
  • Solitude et sentiment d’isolement : Corrélations significatives (r = 0,38 à 0,46) avec l’échelle de solitude de l’UCLA.

Validité discriminante

La dissimulation de soi se distingue nettement d’autres concepts connexes comme le dévoilement de soi général (self-disclosure) ou la désirabilité sociale :

  • Les études démontrent que la dissimulation de soi n’est pas simplement l’opposé du dévoilement : la corrélation entre les deux construits est négative mais modérée (typiquement r = -0,25 à -0,35), prouvant qu’un individu peut s’exprimer abondamment sur des sujets superficiels tout en dissimulant rigoureusement ses secrets les plus profonds.
  • De plus, la dissimulation de soi conserve sa valeur prédictive sur la symptomatologie dépressive et anxieuse même après contrôle statistique du niveau de névrosisme (neuroticism) des modèles en cinq facteurs (Big Five), confirmant qu’elle ne constitue pas une simple redondance de la labilité émotionnelle.

Validité prédictive et incrémentale

Dans l’étude de Garbinsky et al. (2020), l’échelle a prédit avec succès la propension des individus à commettre des actes d’infidélité financière au sein de leur couple. Même en contrôlant les niveaux de revenus, le matérialisme et la satisfaction relationnelle générale, un niveau élevé de dissimulation de soi augmente substantiellement la probabilité de posséder des comptes bancaires secrets, de cacher des relevés de cartes de crédit et de mentir sur le prix des acquisitions personnelles.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de fidélité de l’échelle de dissimulation de soi ont été répliquées de manière concluante dans de multiples cohortes internationales :

  • Consistance interne : Le coefficient alpha de Cronbach (α) de la version à 10 items s’établit de façon quasi invariable entre 0,83 et 0,92. Dans l’échantillon initial de Larson et Chastain (1990), l’alpha était de 0,83. Dans les réplications contemporaines menées par Kelly (2002) et adaptées par Garbinsky et al. (2020), les valeurs d’alpha atteignent fréquemment 0,87 à 0,90, témoignant d’une très forte homogénéité des items sans redondance sémantique excessive. L’indice oméga de McDonald (ω) confirme également cette excellente fiabilité (supérieur à 0,88).
  • Fidélité test-retest : Les études longitudinales mesurant la stabilité temporelle sur un intervalle de 4 semaines indiquent un coefficient de corrélation test-retest de r = 0,81 (Larson & Chastain, 1990). Sur un intervalle plus long de 8 à 12 semaines, la stabilité reste robuste (r = 0,74 à 0,79), confirmant que la dissimulation de soi se comporte comme un trait de personnalité stable dans le temps plutôt que comme un état émotionnel transitoire.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de l’échelle a fait l’objet de plusieurs investigations au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) :

Structure unifactorielle princeps

Larson et Chastain (1990) ont initialement conçu l’instrument comme unidimensionnel. L’AFE avec extraction en composantes principales et analyse factorielle commune indiquait un facteur dominant unique expliquant entre 40 % et 52 % de la variance totale, avec des saturations factorielles satisfaisantes pour l’ensemble des 10 items (saturations allant de 0,52 à 0,78). Pour cette raison, la pratique psychométrique préconise très largement le calcul d’un score unique composite.

Modélisations multifactorielles et AFC

Des analyses factorielles confirmatoires ultérieures (notamment Cramer & Barry, 1999 ; Kelly, 2002) ont toutefois suggéré qu’un modèle à trois facteurs intercorrélés offrait parfois un ajustement supérieur aux données empiriques (χ²/df < 2,5 ; CFI > 0,95 ; RMSEA ≤ 0,05) :

  • Facteur 1 : Rétention active et possession de secrets (items 1, 3, 5) — saturations factorielles entre 0,65 et 0,82.
  • Facteur 2 : Crainte du dévoilement et vulnérabilité sociale (items 2, 6, 8) — saturations factorielles entre 0,68 et 0,85.
  • Facteur 3 : Fardeau cognitif et détresse liée au secret (items 4, 7, 9, 10) — saturations factorielles entre 0,55 et 0,76.

Bien que ces trois dimensions soient théoriquement distinctes, leurs intercorrélations élevées (souvent supérieures à r = 0,60) justifient pleinement l’utilisation du modèle hiérarchique de second ordre, confirmant la légitimité du score global employé par Garbinsky et al. (2020).

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom du test : Échelle de dissimulation de soi (Self-Concealment Scale, SCS).
  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (self-report).
  • Nombre total d’items : 10 items rédigés sous forme d’affirmations à la première personne.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert à 5 points :
    1 = Fortement en désaccord (Strongly disagree)
    2 = En désaccord (Disagree)
    3 = Ni en désaccord ni d’accord (Neither agree nor disagree)
    4 = D’accord (Agree)
    5 = Fortement d’accord (Strongly agree)
  • Modalités de cotation :
    • Aucun item n’est inversé dans la formulation standard adoptée par Garbinsky et al. (2020). L’ensemble des items reflète directement la tendance à la dissimulation. (Remarque : dans la version originale de Larson & Chastain de 1990, l’item 7 était parfois discuté comme un mécanisme de soulagement, mais dans le format standard à score direct, tous les items sont agrégés dans le même sens où un score élevé = forte dissimulation).
    • Le score global peut être obtenu soit par la somme arithmétique de tous les items (allant de 10 à 50 points), soit par la moyenne arithmétique (score moyen allant de 1,0 à 5,0).
    • Interprétation : Un score plus élevé indique une tendance plus prononcée à dissimuler des informations intimes, à maintenir des secrets et à éprouver de l’appréhension face au dévoilement d’informations personnelles.
  • Temps moyen de passation : Environ 2 à 4 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement initial : 1990 (Larson & Chastain).
  • Année de l’adaptation étudiée : 2020 (Garbinsky, Gladstone, Nikolova, & Olson).
  • Statut des droits et accessibilité : L’échelle de dissimulation de soi est considérée comme un instrument académique ouvert (open-access) à des fins de recherche scientifique et de pratique clinique non commerciale. Aucuns frais de licence ni redevance ne sont exigés pour son utilisation dans un contexte académique.
  • Permissions d’utilisation : Les chercheurs et praticiens sont autorisés à reproduire et administrer l’échelle en citant explicitement les publications sources de Larson et Chastain (1990) ainsi que, le cas échéant, l’application contextuelle de Garbinsky et al. (2020). Les utilisations commerciales à grande échelle ou l’intégration dans des plateformes logicielles payantes nécessitent une consultation préalable des détenteurs des droits d’édition.

12. Références / References

Bartholomew, K., & Horowitz, L. M. (1991). Attachment styles among young adults: A test of a four-category model. Journal of Personality and Social Psychology, 61(2), 226–244. https://doi.org/10.1037/0022-3514.61.2.226

Bowlby, J. (1982). Attachment and loss: Vol. 1. Attachment (2nd ed.). Basic Books.

Cramer, K. M., & Barry, J. E. (1999). Psychometric properties of the Self-Concealment Scale in a Canadian university sample. Journal of Clinical Psychology, 55(4), 511–518. https://doi.org/10.1002/(SICI)1097-4679(199904)55:4<511::AID-JCLP11>3.0.CO;2-9

Garbinsky, E. N., Gladstone, J. J., Nikolova, H., & Olson, J. G. (2020). Love, lies, and money: Financial infidelity in romantic relationships. Journal of Consumer Research, 47(1), 1–24. https://doi.org/10.1093/jcr/ucz052

Kelly, A. E. (2002). The psychology of secrets. Kluwer Academic/Plenum Publishers. https://doi.org/10.1007/978-1-4615-0675-1

Kelly, A. E., & Yip, J. J. (2006). Is concealing secrets always bad for your health? A test of the self-concealment scale. Journal of Personality and Social Psychology, 90(2), 296–309. https://doi.org/10.1037/0022-3514.90.2.296

Larson, D. G., & Chastain, R. L. (1990). Self-concealment: Conceptualization, measurement, and health implications. Journal of Social and Clinical Psychology, 9(4), 439–455. https://doi.org/10.1521/jscp.1990.9.4.439

Pennebaker, J. W. (1989). Confession, inhibition, and disease. In L. Berkowitz (Ed.), Advances in experimental social psychology (Vol. 22, pp. 211–244). Academic Press. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60309-8

Wegner, D. M. (1989). White bears and other unwanted thoughts: Suppression, obsession, and the psychology of mental control. Viking/Penguin.

Wegner, D. M., & Lane, J. D. (1995). From secrecy to psychopathology. In J. W. Pennebaker (Ed.), Emotion, disclosure, & health (pp. 25–46). American Psychological Association. https://doi.org/10.1037/10182-002

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response scale:
5-point Likert scale (1 = Strongly disagree, 2 = Disagree, 3 = Neither agree nor disagree, 4 = Agree, 5 = Strongly agree)

  1. I have an important secret that I haven’t shared with anyone.
  2. If I share all my secrets, my loved ones will abandon me.
  3. There are lots of things about me that I’m going to keep to myself.
  4. Some of my secrets have really been a burden on me.
  5. When something bad happens to me, I tend to keep it to myself.
  6. I’m afraid to tell my loved ones about some of the things that I’ve done.
  7. Telling someone a secret is like taking a heavy burden off my shoulders.
  8. My secrets are too embarrassing to share with anyone.
  9. I have negative thoughts about myself that I never share with anyone.
  10. It is often hard for me to talk to others about myself.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 7). Dissimulation de soi. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/dissimulation-de-soi/
Looti, Mohammed. “Dissimulation de soi.” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/dissimulation-de-soi/.
Looti, Mohammed. “Dissimulation de soi.” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/dissimulation-de-soi/.