Dimensions de l’idéologie religieuse

Découvrez l’échelle des Dimensions de l’idéologie religieuse (DRIS) de Putney et Middleton (1961) : analyse psychométrique, sous-échelles d’orthodoxie, fanatisme, importance et ambivalence, et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé

L’échelle des Dimensions de l’idéologie religieuse (Dimensions of Religious Ideology Scale, DRIS), développée initialement par Snell Putney et Russell Middleton en 1961, constitue un instrument psychométrique pionnier conçu pour mesurer de façon multidimensionnelle les composantes de l’adhésion et des attitudes religieuses. Contrairement aux approches unidimensionnelles traditionnelles qui réduisaient la religiosité à l’affiliation confessionnelle ou à la fréquence des pratiques rituelles (telle que l’assistance au culte), la DRIS conceptualise l’idéologie religieuse comme une constellation complexe de croyances doctrinales, d’attitudes prosélytes ou rigides, de centralité subjective et de conflits internes. L’instrument est composé de 19 items répartis en quatre sous-échelles distinctes : l’Orthodoxie (Orthodoxy, 6 items évaluant l’adhésion aux dogmes surnaturels traditionnels), le Fanatisme (Fanaticism, 6 items mesurant l’intolérance, le prosélytisme fervent et la croyance en la supériorité absolue de ses propres vues religieuses), l’Importance (Importance, 6 items mesurant la centralité et la prégnance des croyances religieuses dans la vie quotidienne et la prise de décision) et l’Ambivalence (Ambivalence, 1 item évaluant la coexistence conflictuelle de la foi et du scepticisme).

Chaque item est évalué sur une échelle de Likert en 7 points allant de 1 (« désaccord fort ») à 7 (« accord fort »), incluant un point médian neutre à 4 (« pas de réponse ou ne sait pas »). Les qualités psychométriques initiales et contemporaines démontrent une cohérence interne satisfaisante à excellente pour les trois sous-échelles principales (avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,72 et 0,88 selon les populations étudiées), une structure factorielle stable confirmée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, ainsi qu’une validité de construit démontrée par des corrélations différentielles avec des construits tels que l’autoritarisme, l’anomie, la conformité sociale et les attitudes envers les minorités. La DRIS demeure une référence canonique en sociologie des religions et en psychologie sociale de la religion.

2. Mots-clés

idéologie religieuse, orthodoxie, fanatisme religieux, centralité religieuse, ambivalence religieuse, psychométrie, attitudes sociales, dogmatisme, croyances surnaturelles, sociologie de la religion

3. Auteurs

L’instrument a été conçu et validé par :

  • Snell Putney : Sociologue et professeur émérite à la San Jose State University (Californie, États-Unis). Ses travaux de recherche se sont largement concentrés sur la sociologie de la déviance, la psychologie sociale des croyances, la théorie critique et l’aliénation au sein de la société contemporaine.
  • Russell Middleton : Professeur émérite de sociologie à l’Université du Wisconsin à Madison (Wisconsin, États-Unis). Spécialiste reconnu des relations intergroupes, de la stratification sociale, des idéologies politiques et religieuses ainsi que des préjugés ethniques et sociaux.

4. Objectif

L’objectif fondamental du développement de l’échelle des Dimensions de l’idéologie religieuse était de surmonter les limitations conceptuelles et méthodologiques des instruments psychométriques du milieu du XXe siècle, qui traitaient la religion comme un phénomène binaire (croyant contre non-croyant) ou comme une simple échelle d’intensité globale. Snell Putney et Russell Middleton (1961) ont soutenu qu’une telle simplification occultait les distinctions qualitatives cruciales dans la façon dont les individus structurent et manifestent leurs orientations religieuses.

Plus précisément, l’instrument vise à dissocier analytiquement :

  • Le contenu théologique de la croyance (l’adhésion à des doctrines traditionnelles telles que l’existence de l’enfer ou du diable) ;
  • Le style d’adhésion ou l’intolérance cognitive (le fanatisme et le besoin d’imposer ou de convertir autrui) ;
  • La pertinence fonctionnelle ou l’importance subjective (la centralité psychologique accordée aux principes religieux dans l’organisation de l’existence) ;
  • La présence de tensions intérieures ou de doutes quant à cette idéologie (l’ambivalence).

Sur le plan de la recherche empirique, la DRIS permet d’investiguer comment des configurations distinctes d’idéologie religieuse prédisent divers comportements sociaux, attitudes politiques et jugements éthiques. Par exemple, deux individus possédant un score d’orthodoxie identique peuvent présenter des niveaux de fanatisme radicalement opposés : l’un acceptant sereinement le pluralisme sans prosélytisme, l’autre considérant que les maux du monde découlent exclusivement de l’erreur théologique des tiers. Dans les domaines clinique et du counseling, l’outil s’avère précieux pour explorer les conflits religieux intrapsychiques (notamment par la sous-échelle d’ambivalence) et leur impact potentiel sur la culpabilité, l’anxiété morale ou la stigmatisation des minorités sexuelles et de genre (Perryman et al., 2018). Dans le système judiciaire, la DRIS a également été employée pour étudier la qualification des jurés dans les affaires criminelles impliquant la peine de mort (Summers et al., 2010).

5. Construit psychologique

L’échelle des Dimensions de l’idéologie religieuse opérationnalise quatre construits distincts mais théoriquement interdépendants au sein du spectre des attitudes et croyances religieuses :

Orthodoxie (Orthodoxy)

Ce construit quantifie l’acceptation littérale et inconditionnelle des doctrines surnaturelles fondamentales propres à la tradition théologique chrétienne classique (notamment protestante et catholique). Les énoncés portent sur des éléments métaphysiques tels que l’existence d’un enfer physique châtieur, la présence d’un démon personnifié (le Diable) tentateur, la réalité de la vie après la mort, la mission salvatrice absolue de l’Église (le salut des âmes), l’existence d’un dessein divin omniscient pour chaque entité vivante, et le rejet d’une explication purement psychologique ou matérialiste de la prière. Un score élevé reflète un ancrage théologique dogmatique traditionnel, tandis qu’un score faible dénote un scepticisme rationaliste ou une adhésion à des conceptions déistes, agnostiques ou séculières.

Fanatisme (Fanaticism)

Le fanatisme est défini non pas par la nature dogmatique des croyances, mais par la rigidité psychologique avec laquelle elles sont soutenues et le désir compulsif de prosélytisme qui en découle. Cette sous-échelle saisit l’illusion d’une certitude épistémique absolue couplée à une dévalorisation des perspectives spirituelles divergentes. L’individu à score élevé estime qu’il a le devoir moral impérieux d’éclairer les tiers (quitte à susciter des situations conflictuelles), attribue les crises et détresses du monde à l’égarement religieux des populations, et rejette vigoureusement le relativisme bienveillant (« peu importe ce que l’on croit tant que l’on est heureux »). À l’inverse, un score bas indique une tolérance épistémique, un pluralisme assumé et un refus de l’ingérence doctrinale dans la subjectivité d’autrui.

Importance (Importance)

La sous-échelle d’importance évalue la salience psychologique et la centralité motivationnelle des conceptions religieuses dans la structure globale du soi et la vision du monde du participant. Ce construit examine à quel point l’individu perçoit sa religion comme la clé de voûte de sa philosophie de l’existence, le déterminant majeur de son identité idéale, et un filtre interprétatif guidant ses prises de décision éthiques, sociales ou professionnelles quotidiennes. Un score élevé reflète ce que Gordon Allport a théorisé sous le concept d’orientation religieuse intrinsèque majeure, tandis qu’un score faible dénote une indifférence existentielle face à la question spirituelle, la religion occupant une place marginale ou nulle dans le fonctionnement psychologique quotidien.

Ambivalence (Ambivalence)

Mesurée à l’origine par un item unique emblématique, l’ambivalence religieuse quantifie l’état de dissonance cognitive ou de conflit intrapsychique dans lequel une composante de la personnalité adhère aux postulats religieux tandis qu’une autre composante les révoque en doute ou s’y oppose. Cette dimension est cruciale pour identifier les croyants en phase de crise spirituelle, les agnostiques tourmentés ou les individus subissant des pressions de conformité sociale en contradiction avec leur rationalité individuelle critique.

6. Cadre théorique

L’élaboration de la DRIS s’inscrit au carrefour de la sociologie wébérienne de la religion, des théories fonctionnalistes et de la psychologie sociale des attitudes développée dans l’après-guerre (notamment influencée par l’étude de la personnalité autoritaire par Theodor W. Adorno et ses collaborateurs en 1950, ainsi que par les travaux de Gordon Allport sur les préjugés et la religiosité).

Jusqu’au début des années 1960, les instruments empiriques souffraient d’un biais structuraliste : ils présumaient que les croyances traditionnelles et le dogmatisme étaient nécessairement synonymes d’intégration sociale et morale, ou à l’inverse, que tout attachement à la foi relevait d’une rigidité psychopathologique. Putney et Middleton ont rejeté cette équivalence simpliste. En s’appuyant sur les théories de la différenciation cognitive et de l’idéologie, ils ont postulé que les croyances doivent être analysées selon une matrice orthogonale dissociant l’objet de la croyance (ce que l’on croit) de sa structure cognitive (la manière dont on le croit) et de son investissement identitaire (ce que cela représente pour le sujet).

Ce modèle théorique a jeté les bases des futures taxonomies de la religiosité intrinsèque versus extrinsèque (Allport & Ross, 1967) et de la religiosité de quête (Batson, 1976). Putney et Middleton ont démontré de manière novatrice que l’orthodoxie n’engendre pas intrinsèquement le fanatisme ; c’est l’interaction entre une forte orthodoxie et un fort besoin de certitude cognitive ou de domination sociale qui précipite des postures intolérantes et prosélytes. De plus, la reconnaissance explicite de l’ambivalence renvoie aux théories de la dissonance cognitive de Leon Festinger (1957), soulignant que les croyances religieuses sont souvent traversées par des contradictions structurelles entre socialisation primaire, raisonnement empirique séculier et impératifs institutionnels.

7. Validité

La validité psychométrique de la DRIS a été rigoureusement établie au fil des décennies à travers des échantillons variés issus du milieu universitaire, de la population générale et de contextes institutionnels spécifiques :

Validité de construit et validité convergente

Dans l’échantillon princeps de Putney et Middleton (1961) comprenant plus de 1 100 étudiants universitaires américains, les corrélations inter-échelles ont validé l’indépendance relative des dimensions bien que des relations théoriquement cohérentes aient été observées. La sous-échelle d’Orthodoxie présente une corrélation positive modérée à forte avec la sous-échelle d’Importance (les individus qui adhèrent aux dogmes considèrent généralement la religion comme importante dans leur vie, $r \approx 0,60$ à $0,70$). En revanche, les corrélations entre Orthodoxie et Fanatisme sont beaucoup plus modérées ($r \approx 0,30$ à $0,45$), démontrant empiriquement que l’adhésion doctrinale orthodoxe ne se traduit pas automatiquement par du fanatisme prosélyte.

En matière de validité convergente avec d’autres échelles d’attitudes psychosociales, le Fanatisme et l’Orthodoxie corrèlent positivement avec les échelles d’autoritarisme (échelle F d’Adorno) et les mesures d’ethnocentrisme. Middleton et Putney (1962) ont également démontré que les individus présentant un score élevé en fanatisme manifestent une plus grande intolérance face aux comportements déviants et une propension accrue à soutenir des sanctions punitives sévères pour des manquements aux normes morales conventionnelles.

Validité discriminante et prédictive

La DRIS possède une excellente validité discriminante vis-à-vis des mesures d’intelligence générale et du statut socio-économique des parents. Elle permet en outre de discriminer nettement les dénominations religieuses : les membres de confessions évangéliques ou fondamentalistes obtiennent des scores significativement plus élevés en Orthodoxie et en Fanatisme que les membres d’églises protestantes libérales (méthodistes, épiscopaliens) ou les personnes sans affiliation religieuse.

Des recherches contemporaines attestent de la puissance prédictive de l’instrument. Perryman, Barnard et Terrell (2018) ont mobilisé les dimensions d’Orthodoxie et de Fanatisme de la DRIS pour prédire les attitudes des travailleurs sociaux et des conseillers à l’égard des minorités sexuelles et de genre : le fanatisme religieux s’est avéré être un prédicteur négatif majeur de l’acceptation et de la compétence transculturelle affirmative. De même, les travaux de Summers, Hayward et Miller (2010) ont démontré que les scores élevés à la DRIS prédisent significativement les décisions d’exclusion des jurés (death qualification) et l’inclination à voter en faveur de la peine de mort lors de procès criminels.

8. Fidélité

Les propriétés de fidélité et de cohérence interne de l’échelle des Dimensions de l’idéologie religieuse ont été documentées dès sa publication et répliquées dans plusieurs monographies psychométriques de référence (notamment Robinson & Shaver, 1969) :

  • Cohérence interne (Alpha de Cronbach) : Les sous-échelles à 6 items affichent une consistance interne satisfaisante à élevée dans la littérature sociologique et psychologique :
    • Orthodoxie : $\alpha$ généralement compris entre 0,82 et 0,88, reflétant une forte homogénéité des énoncés théologiques.
    • Importance : $\alpha$ se situant entre 0,78 et 0,85, attestant de la cohérence de l’auto-évaluation de la salience religieuse.
    • Fanatisme : $\alpha$ oscillant entre 0,72 et 0,80, une valeur robuste compte tenu de la diversité des nuances attitudinales explorées (devoir d’instruction, vision causale des problèmes mondiaux, rejet de la tolérance).
  • Stabilité temporelle (Test-retest) : Les estimations de fidélité par test-retest sur un intervalle de 4 à 8 semaines auprès d’échantillons universitaires indiquent des coefficients de corrélation de Pearson variant entre $r = 0,76$ et $r = 0,86$ pour les trois sous-échelles principales, ce qui confirme que la DRIS mesure des orientations idéologiques et attitudinales stables et non de simples fluctuations affectives passagères.
  • Fidélité de l’item d’Ambivalence : En tant qu’indicateur constitué d’un item unique (single-item measure), l’ambivalence ne peut faire l’objet d’un calcul d’alpha de Cronbach ; sa fidélité test-retest reste cependant modérée ($r \approx 0,65$), ce qui reflète la nature intrinsèquement fluide et réévaluative du doute religieux au fil des trajectoires de vie.

9. Analyse factorielle

La structure factorielle sous-jacente aux 18 items principaux de la DRIS a été corroborée empiriquement par des analyses factorielles exploratoires (AFE) à extraction en composantes principales avec rotation varimax, ainsi que par des modélisations en équations structurelles (AFC) contemporaines.

Les études factorielles mettent en évidence une solution claire à trois facteurs orthogonaux majeurs, expliquant conjointement une part substantielle de la variance totale (dépassant généralement 55 % à 62 % selon les échantillons) :

  • Facteur 1 (Orthodoxie doctrinale) : Regroupe les items 1 à 6 de l’échelle d’orthodoxie avec des saturations factorielles (factor loadings) très élevées, s’échelonnant typiquement de 0,62 à 0,83. L’item 6 (inversé, portant sur la prière) présente occasionnellement une saturation légèrement plus faible (autour de 0,50), mais contribue de manière univoque au facteur.
  • Facteur 2 (Fanatisme et prosélytisme dogmatique) : Regroupe les items 1 à 6 de l’échelle de fanatisme avec des saturations factorielles comprises entre 0,48 et 0,77. Les items 3 et 4 inversés s’intègrent sans ambiguïté dans ce pôle en reflétant l’absence de tolérance ou de relativisme épistémique.
  • Facteur 3 (Importance subjective / Centralité) : Regroupe les items 1 à 6 de l’échelle d’importance, avec des saturations robustes comprises entre 0,58 et 0,81. L’item 5 inversé (« La religion est un sujet qui ne m’intéresse pas particulièrement ») sature fortement en sens inverse comme attendu.

Les analyses factorielles confirmatoires menées dans des contextes de validation multivariée (Perryman et al., 2018) confirment un ajustement satisfaisant du modèle trifactoriel (avec des indices d’adéquation tels que $CFI > 0,92$, $TLI > 0,90$ et $RMSEA < 0,06$), appuyant la spécificité théorique de chaque dimension et justifiant l'usage de scores distincts plutôt que d'un score composite indifférencié.

10. Instrument de mesure

  • Nom de l’instrument : Dimensions of Religious Ideology Scale (DRIS) / Échelle des dimensions de l’idéologie religieuse.
  • Format d’administration : Auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé/en ligne.
  • Population cible : Adolescents tardifs et adultes (dès 16-17 ans).
  • Nombre total d’items : 19 items (trois échelles de 6 items chacune + 1 item autonome pour l’ambivalence).
  • Structure des sous-échelles :
    • Échelle d’orthodoxie : Items 1 à 6 (item 6 inversé).
    • Échelle de fanatisme : Items 1 à 6 (items 3 et 4 inversés).
    • Échelle d’importance : Items 1 à 6 (item 5 inversé).
    • Échelle d’ambivalence : 1 item indépendant.
  • Format des réponses : Échelle de Likert à 7 points :
    • 7 = Accord fort (strong agreement)
    • 6 = Accord modéré (moderate agreement)
    • 5 = Léger accord (slight agreement)
    • 4 = Pas de réponse ou ne sait pas (no answer or don’t know)
    • 3 = Léger désaccord (slight disagreement)
    • 2 = Désaccord modéré (moderate disagreement)
    • 1 = Désaccord fort (strong disagreement)
  • Cotation et calcul des scores :
    • Inversion des items marqués d’un astérisque (*) selon la formule : $\text{Score inversé} = 8 – \text{Score brut}$ (l’option 7 devient 1, l’option 6 devient 2, etc.).
    • Calcul d’un score moyen ou d’un score somme distinct pour chaque sous-échelle de 6 items (étendue de 6 à 42 points par sous-échelle, ou score moyen de 1 à 7).
    • Le score d’ambivalence est interprété isolément sur l’échelle de 1 à 7.
    • Aucun score total global n’est recommandé, car les dimensions mesurent des dynamiques psychologiques conceptuellement différentes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

L’échelle a été initialement publiée en 1961 par Snell Putney et Russell Middleton dans la revue scientifique à comité de lecture Social Forces. L’instrument a par la suite été reproduit intégralement dans le répertoire d’instruments psychométriques libres de droit de John P. Robinson et Phillip R. Shaver (1969), Measures of Political Attitudes (puis réédité dans Measures of Social Psychological Attitudes).

En conséquence, l’instrument relève du domaine public universitaire à des fins de recherche fondamentale, d’enseignement académique et d’application non commerciale. Aucuns frais de licence ni redevance financière ne sont requis pour son utilisation dans le cadre d’études scientifiques. Les chercheurs et cliniciens sont simplement tenus de citer les auteurs originaux et la publication de référence de 1961 lors de toute présentation ou publication de données dérivées de l’outil.

12. Références

Allport, G. W., & Ross, J. M. (1967). Personal religious orientation and prejudice. Journal of Personality and Social Psychology, 5(4), 432–443. https://doi.org/10.1037/h0021212

Batson, C. D. (1976). Religion as prosocial: Agent or double agent? Journal for the Scientific Study of Religion, 15(1), 29–45. https://doi.org/10.2307/1384312

Middleton, R., & Putney, S. (1962). Religion, normative standards, and behavior. Sociometry, 25(2), 141–152. https://doi.org/10.2307/2785989

Perryman, M., Barnard, M., & Terrell, K. (2018). Counselor and social worker perceptions of sexual minorities related to religiosity and political ideology. Journal of Social Work Values and Ethics, 15(1), 4–12. https://jswve.org/download/2018-1/15-1-Articles-Counselor-and-social-worker-perceptions-JSWVE.pdf

Putney, S., & Middleton, R. (1961). Dimensions and correlates of religious ideologies. Social Forces, 39(4), 285–290. https://doi.org/10.2307/2573428

Robinson, J. P., & Shaver, P. R. (1969). Measures of Political Attitudes. Institute for Social Research, University of Michigan. Ann Arbor, Michigan.

Summers, A., Hayward, R. D., & Miller, M. K. (2010). Death qualification as systematic exclusion of jurors with certain religious and other characteristics. Journal of Applied Social Psychology, 40(12), 3218–3234. https://doi.org/10.1111/j.1559-1816.2010.00696.x

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

I believe that there is a physical Hell where men are punished after death for the sins of their lives.
2

I believe there is a supernatural being‚ the Devil‚ who continually tries to lead men into sin.
3

To me the most important work of the church is the saving of souls.
4

I believe that there is a life after death.
5

I believe there is a Divine plan and purpose for every living person and thing.
6

The only benefit one receives from prayer is psychological.*
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Looti, M. (2026, octobre 1). Dimensions de l’idéologie religieuse. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/dimensions-de-lideologie-religieuse/
Looti, Mohammed. “Dimensions de l’idéologie religieuse.” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/dimensions-de-lideologie-religieuse/.
Looti, Mohammed. “Dimensions de l’idéologie religieuse.” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/dimensions-de-lideologie-religieuse/.