Différentiel sémantique positif-négatif (PN-SMD)

Découvrez le Différentiel sémantique positif-négatif (PN-SMD) de Mattson et al. Une analyse psychométrique complète de cet outil bidimensionnel évaluant la qualité du couple, son cadre théorique, sa validité, sa fidélité et l’ensemble de ses items.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

Le Différentiel sémantique positif-négatif (Positive-Negative Semantic Differential, ou PN-SMD) est un instrument psychométrique bidimensionnel de référence conçu pour mesurer de façon indépendante les facettes positives et négatives de la satisfaction conjugale et de la qualité relationnelle. Développé initialement par Richard E. Mattson, Danielle Paldino et Matthew D. Johnson (2007), puis perfectionné et étendu par Mattson, Rogge, Johnson, Baker-Davidson et Fincham (2012, 2013), cet outil rompt avec la conception unidimensionnelle et bipolaire traditionnelle de l’évaluation du couple (telle qu’incarnée par le Dyadic Adjustment Scale ou le Locke-Wallace Marital Adjustment Test). Composé de 14 items répartis rigoureusement en deux sous-échelles de 7 items chacune — les Qualités positives (ex. : Interesting, Enjoyable, Sturdy) et les Qualités négatives (ex. : Bad, Lonely, Discouraging) —, le questionnaire sollicite une réponse sur une échelle de type Likert en 8 points, allant de 0 (« Pas du tout » / Not at all) à 7 (« Totalement » / Completely).

Sur le plan métrologique, le PN-SMD affiche d’excellentes propriétés psychométriques. Les analyses factorielles confirmatoires valident systématiquement une structure bidimensionnelle supérieure aux solutions unidimensionnelles. La cohérence interne est remarquable, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,89 et 0,95 pour les deux dimensions, ainsi qu’une fidélité test-retest substantielle dans le temps. L’atout conceptuel et clinique majeur du PN-SMD réside dans sa capacité à identifier des configurations relationnelles complexes non décelables par les échelles unidimensionnelles classiques, notamment l’ambivalence relationnelle (présence conjointe de scores élevés positifs et négatifs) et l’indifférence dyadique (faiblesse simultanée des deux dimensions). Cette échelle offre ainsi une validité incrémentielle robuste pour prédire la dissolution relationnelle, la détresse psychologique et l’efficacité des thérapies de couple contemporaines.

2. Mots-clés / Keywords

Différentiel sémantique positif-négatif, PN-SMD, satisfaction conjugale, qualité relationnelle, évaluation bidimensionnelle, ambivalence relationnelle, psychométrie, analyse factorielle confirmatoire, échelle de différentiel sémantique, thérapie de couple, dynamique relationnelle, Richard E. Mattson.

3. Auteurs / Authors

Le PN-SMD a été élaboré, validé et diffusé par une équipe de chercheurs de premier plan dans le champ de la psychologie clinique et de la psychologie des relations interpersonnelles :

  • Richard E. Mattson, Ph.D. — Professeur agrégé et directeur du Marriage and Close Relationships Lab, Département de psychologie, Binghamton University (State University of New York), États-Unis. Spécialiste de la communication conjugale, de la détresse relationnelle et de la mesure psychométrique des processus dyadiques.
  • Ronald D. Rogge, Ph.D. — Professeur agrégé de psychologie clinique, Département de psychologie, University of Rochester, États-Unis. Concepteur du Couples Satisfaction Index (CSI) et expert international en modélisation psychométrique avancée (IRT, AFC).
  • Matthew D. Johnson, Ph.D. — Professeur et directeur de recherche, Département d’écologie humaine, University of Alberta (Canada) et affilié à la Binghamton University. Spécialiste de la trajectoire longitudinale des couples et de la santé mentale conjugale.
  • Frank D. Fincham, Ph.D. — Professeur éminent et directeur du Family Institute, Florida State University, États-Unis. Pionnier mondial de l’étude de l’ambivalence conjugale et de la cognition dans le couple.
  • Danielle Paldino, M.S. & Erika K. B. Baker-Davidson, Ph.D. — Chercheuses et collaboratrices cliniques ayant participé aux études initiales de développement d’items et de validation métrologique.

4. Objectif / Purpose

L’évaluation psychologique des relations de couple a longtemps été dominée par une hypothèse paradigmatique implicite : la qualité d’une relation constituerait un continuum unidimensionnel linéaire et bipolaire, s’étendant d’une détresse extrême (pôle négatif) à une félicité absolue (pôle positif). Selon ce postulat traditionnel, incarné par le Locke-Wallace Marital Adjustment Test (MAT) ou le Dyadic Adjustment Scale (DAS) de Spanier, l’absence de négativité équivaudrait automatiquement à la présence de positivité, et inversement. Or, les travaux en psychologie cognitive et émotionnelle ont démontré que les affects et attitudes positives et négatives ne s’annulent pas mutuellement de manière mathématique, mais sont régis par des circuits neurobiologiques et motivationnels distincts.

L’objectif fondamental du Positive-Negative Semantic Differential (PN-SMD) est de remédier à cet angle mort conceptuel en fournissant un instrument d’évaluation capable de mesurer indépendamment les aspects constructifs et bienveillants d’une relation (dimension positive) et ses aspects destructeurs ou aversifs (dimension négative). En séparant ces deux processus, le PN-SMD répond à plusieurs impératifs scientifiques et appliqués :

  • Dépister l’ambivalence conjugale : De nombreux couples en détresse ne rapportent pas une absence d’amour ou d’éléments positifs ; ils expérimentent simultanément une passion intense, de la complicité, et des conflits sévères, du ressentiment ou de l’hostilité. Le PN-SMD permet de quantifier avec précision cette coexistence d’affects opposés.
  • Différencier l’indifférence de la détresse aiguë : Deux partenaires peuvent obtenir un score médian sur une échelle unidimensionnelle pour des raisons diamétralement opposées : soit parce qu’ils ressentent beaucoup de positif et beaucoup de négatif (ambivalence), soit parce qu’ils n’éprouvent ni positif ni négatif (indifférence, détachement affectif, désengagement). Le PN-SMD permet une dissociation immédiate de ces deux profils cliniques.
  • Prédire différentiellement la trajectoire du couple : La recherche montre que les dimensions positives et négatives n’ont pas les mêmes corrélats fonctionnels. La sous-échelle négative est souvent le meilleur prédicteur de l’escalade conflictuelle, de l’agressivité verbale et de la séparation à court terme, tandis que la sous-échelle positive prédit l’intimité, le soutien social dyadique, l’engagement et la résilience face aux stresseurs externes.
  • Optimiser le ciblage thérapeutique : En pratique clinique (thérapie de couple comportementale intégrative, thérapie axée sur les émotions), l’évaluation bidimensionnelle oriente l’intervention : est-il prioritaire de désamorcer la négativité toxique ou de réactiver un système de renforcement positif tari ?

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par le PN-SMD est la qualité sémantique globale de la relation, conceptualisée non pas comme un jugement unitaire, mais comme un espace bidimensionnel orthogonal comprenant deux dimensions évaluatives primaires :

1. La qualité relationnelle positive (Positive Relationship Quality – PRQ)

Cette dimension reflète le degré auquel un individu perçoit sa relation comme gratifiante, enrichissante, sécurisante et source d’épanouissement personnel. Les adjectifs retenus pour opérationnaliser ce construit capturent plusieurs composantes fonctionnelles :

  • L’intérêt et la stimulation cognitive : Mesuré par l’item Interesting (« Intéressante »), traduisant l’absence d’ennui et le dynamisme intellectuel partagé au sein du couple.
  • La complétude et la richesse émotionnelle : Mesuré par l’item Full (« Pleine / Riche »), évoquant une vie commune féconde, profonde et signifiante.
  • La solidité et la résilience : Mesuré par l’item Sturdy (« Robuste / Solide »), qui renvoie au sentiment de sécurité d’attachement, à la confiance dans la durabilité du lien et à sa résistance aux épreuves.
  • Le plaisir hédonique : Mesuré par l’item Enjoyable (« Agréable / Réjouissante »), ciblant la capacité du couple à partager des activités gratifiantes, des loisirs et du plaisir partagé.
  • La moralité et la bonté intrinsèque : Mesuré par l’item Good (« Bonne »), reflétant un jugement de valeur global hautement favorable quant à la nature de la relation.
  • La chaleur interpersonnelle et la bienveillance : Mesuré par l’item Friendly (« Chaleureuse / Amicale »), capturant l’amitié sous-jacente, la complicité et l’affabilité entre partenaires.
  • L’optimisme d’avenir : Mesuré par l’item Hopeful (« Porteuse d’espoir / Pleine d’avenir »), mesurant l’anticipation positive de la trajectoire relationnelle future.

2. La qualité relationnelle négative (Negative Relationship Quality – NRQ)

Cette dimension mesure l’intensité avec laquelle la relation est vécue comme toxique, source de souffrance, aliénante, fragile ou carencée. Elle ne représente pas un simple déficit de bien-être, mais une charge aversive active :

  • La toxicité globale : Mesuré par l’item Bad (« Mauvaise »), évaluation synthétique d’une dynamique conjugale néfaste.
  • L’isolement au sein du lien : Mesuré par l’item Lonely (« Solitaire / Isolante »), reflétant la solitude à deux, l’absence de résonance affective et le sentiment d’abandon psychologique.
  • Le découragement et l’impuissance : Mesuré par l’item Discouraging (« Décourageante »), qui signale l’épuisement face à des conflits insolubles ou l’échec récurrent des tentatives de rapprochement.
  • La monotonie aversive : Mesuré par l’item Boring (« Ennuyeuse »), exprimant une routine délétère, une perte d’élan vital et une absence de gratification interpersonnelle.
  • La vacuité émotionnelle : Mesuré par l’item Empty (« Vide »), capturant l’érosion du sens, la superficialité des échanges et l’épuisement affectif.
  • La vulnérabilité structurelle : Mesuré par l’item Fragile (« Fragile »), révélant l’insécurité, la précarité perçue de l’engagement et la peur constante de la rupture.
  • La détresse existentielle : Mesuré par l’item Miserable (« Misérable / Malheureuse »), traduisant une souffrance émotionnelle aiguë et prolongée causée par le cadre conjugal.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le PN-SMD s’enracine dans la convergence de trois courants théoriques majeurs de la psychologie contemporaine :

Le modèle de l’espace évaluatif (Evaluative Space Model – ESM)

Développé par John Cacioppo et Gary Berntson (1994), le Modèle de l’espace évaluatif postule que le traitement de l’information motivationnelle et affective chez l’être humain ne repose pas sur un continuum bipolaire unique (bien vs mal), mais sur deux canaux neuronaux et motivationnels séparés : le système d’appétence/approche (positif) et le système d’aversion/défense (négatif). Ces deux substrats possèdent des seuils d’activation indépendants, des profils de décélération différents et une asymétrie fonctionnelle marquée (notamment le biais de négativité, où le négatif pèse psychologiquement plus lourd que le positif équivalent). En transposant l’ESM au domaine conjugal, Fincham et Linfield (1997) ont démontré pour la première fois que les attitudes conjugales positives et négatives étaient conceptuellement et empiriquement dissociables, prédisant des comportements distincts lors des interactions de résolution de problèmes.

La tradition psycholinguistique du différentiel sémantique d’Osgood

Sur le plan méthodologique, le PN-SMD s’inspire directement des travaux fondateurs de Charles E. Osgood, George Suci et Percy Tannenbaum (1957) sur la mesure de la signification affective. Osgood a montré que le sens connotatif d’un concept se structure autour de trois axes universels : l’Évaluation (Good-Bad), la Puissance (Strong-Weak) et l’Activité (Active-Passive). Le PN-SMD isole l’axe évaluatif tout en brisant son format bipolaire classique (où un même adjectif s’oppose à son contraire sur une échelle unique, par exemple Bon 1-2-3-4-5 Mauvais), transformant chaque valence en une sous-échelle unilatérale pure, cotée de manière univoque.

La théorie de l’ambivalence attitudinale et affective

Dans la lignée des modèles socio-cognitifs de Kaplan (1972) et de Priester et Petty (1996), l’ambivalence est définie comme l’état psychologique dans lequel une personne entretient simultanément des croyances, affects ou motivations positives et négatives intenses à l’égard d’une même cible d’attitude. Dans une relation intime, l’ambivalence engendre une instabilité comportementale marquée : alternance rapide entre sollicitude et rejet, hyper-vigilance émotionnelle et détresse psychologique accrue. Le PN-SMD offre le substrat mathématique idéal pour opérationnaliser des indices objectifs d’ambivalence (comme la formule de Griffin : Ambivalence = (P + N)/2 - |P - N|).

7. Validité / Validity

Le PN-SMD a fait l’objet d’un examen empirique rigoureux établissant sa robustesse à travers divers critères de validation :

Validité convergente

Les études de Mattson et al. (2007, 2012) ont démontré des corrélations fortes et cohérentes avec les outils de référence unidimensionnels. La sous-échelle positive est fortement corrélée positivement avec le Couples Satisfaction Index (CSI-32, r ≈ 0,82 à 0,88) et la sous-échelle de satisfaction du Dyadic Adjustment Scale (DAS, r ≈ 0,75). Inversement, la sous-échelle négative corrèle négativement de manière substantielle avec ces mêmes instruments (r ≈ -0,78 à -0,84). Des associations convergentes notables sont également observées avec l’échelle de qualité des relations de couple (PRQC de Fletcher et al.) et les mesures de sentiment amoureux passionnel et compagnon.

Validité discriminante et indépendance des dimensions

Bien que négativement associées, les deux dimensions du PN-SMD présentent une corrélation modérée (typiquement comprise entre r = -0,48 et r = -0,65 selon les échantillons), démontrant sans ambiguïté qu’elles ne partagent que 25 % à 42 % de variance commune. Cela confirme qu’elles ne constituent pas les simples reflets inversés l’une de l’autre. Par ailleurs, la sous-échelle négative corrèle spécifiquement avec les mesures de dépression (BDI), d’anxiété relationnelle et d’hostilité dyadique, même après contrôle statistique de la sous-échelle positive.

Validité prédictive et critériée

Le PN-SMD surpasse les mesures unidimensionnelles dans plusieurs contextes prédictifs longitudinaux :

  • Dissolution relationnelle et séparation : Dans une étude longitudinale sur deux ans menée auprès de couples hétérosexuels et homosexuels (Mattson et al., 2013), un score élevé sur la dimension négative s’est avéré un prédicteur significativement plus puissant de la rupture que ne l’était le score global d’une échelle traditionnelle.
  • Détection de la détresse silencieuse : Les couples classés comme « indifférents » (faible positivité, faible négativité) présentent des profils d’évitement de l’attachement et un désengagement affectif qui échappent aux seuils cliniques du DAS.
  • Validité incrémentielle : L’ajout du PN-SMD à une équation de régression comprenant déjà le CSI ou le DAS augmente significativement la variance expliquée (ΔR² variant de 5 % à 12 %) dans la prédiction de la communication destructrice (critiques, mépris, retrait défensif) observée en laboratoire d’interaction conjugale.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de fidélité du PN-SMD ont été examinées de façon répétée sur de multiples cohortes d’adultes mariés, pacsés ou en concubinage :

  • Cohérence interne : Les estimations du coefficient alpha de Cronbach sont remarquablement élevées et homogènes à travers les études. Pour la sous-échelle Positive qualities (7 items), l’alpha oscille régulièrement entre 0,92 et 0,95. Pour la sous-échelle Negative qualities (7 items), l’alpha s’établit entre 0,89 et 0,94. L’indice oméga de McDonald (ω) corrobore ces chiffres avec des valeurs supérieures à 0,91 pour les deux facteurs.
  • Corrélations item-total : Toutes les corrélations item-total corrigées dépassent 0,68, indiquant que chaque adjectif contribue puissamment à la variance de sa sous-échelle respective sans redondance sémantique excessive.
  • Fidélité test-retest : Évaluée sur des intervalles de 2 à 4 semaines chez des couples stables, la stabilité temporelle montre des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) supérieurs à 0,85 pour la dimension positive et à 0,81 pour la dimension négative, confirmant que le PN-SMD capture des attitudes stables tout en demeurant sensible aux fluctuations significatives du climat conjugal.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La confirmation de l’architecture bidimensionnelle du PN-SMD a constitué l’un des piliers des publications princeps de Mattson et ses collaborateurs :

Analyses factorielles exploratoires (AFE)

Les analyses factorielles initiales en composantes principales avec rotation oblique (Promax ou Oblimin) appliquées aux 14 items font systématiquement émerger deux facteurs distincts possédant des valeurs propres (eigenvalues) nettement supérieures à 1,0 (courbe d’éboulis de Cattell révélant une rupture très nette après le second facteur). Le premier facteur regroupe exclusivement les 7 items positifs (saturations factorielles allant de 0,72 à 0,89), tandis que le second facteur regroupe exclusivement les 7 items négatifs (saturations allant de 0,69 à 0,87). Aucune saturation croisée majeure (> 0,25) n’est observée sur l’autre facteur.

Analyses factorielles confirmatoires (AFC)

Mattson et al. (2012) ont rigoureusement comparé plusieurs modèles concurrents par modélisation d’équations structurelles (SEM) :

  • Modèle 1 (Unidimensionnel bipolaire) : Tous les items saturent sur un unique facteur général de qualité relationnelle. Ce modèle est systématiquement rejeté avec des indices d’ajustement inacceptables (CFI < 0,78 ; RMSEA > 0,14 ; SRMR > 0,11).
  • Modèle 2 (Deux facteurs orthogonaux) : Deux dimensions strictement indépendantes (corrélation fixée à 0). Ce modèle montre une nette amélioration mais reste sous-ajusté en raison de l’existence d’une corrélation naturelle négative entre les affects conjugaux.
  • Modèle 3 (Deux facteurs corrélés obliques) : Ce modèle à deux facteurs corrélés (PRQ et NRQ) offre un ajustement exceptionnel aux données empiriques dans des échantillons diversifiés : CFI > 0,97, TLI > 0,96, RMSEA < 0,055 (IC 90 % [0,042, 0,068]), et SRMR < 0,038.

Les poids factoriels standardisés (λ) sont tous hautement significatifs (p < 0,001), s’échelonnant entre 0,74 et 0,91 pour les items positifs et entre 0,70 et 0,88 pour les items négatifs. Des tests d’invariance de mesure (invariance morphologique, métrique et scalaire) ont confirmé que la structure factorielle s’applique de manière équivalente aux hommes et aux femmes, ainsi qu’aux partenaires mariés vs non-mariés.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’outil : Positive-Negative Semantic Differential (PN-SMD).
  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (self-report inventory).
  • Format d’administration : Papier-crayon, passation informatisée sur tablette, ordinateur ou plateforme en ligne sécurisée.
  • Temps de passation : Environ 2 à 3 minutes.
  • Population cible : Adultes (18 ans et plus) engagés dans une relation amoureuse, qu’elle soit fréquentative, en cohabitation, pacsée ou maritale, sans distinction d’orientation sexuelle.
  • Nombre total d’items : 14 items adjectivaux.
  • Structure des sous-échelles :
    • Qualités positives (Positive qualities) : 7 items (Interesting, Full, Sturdy, Enjoyable, Good, Friendly, Hopeful).
    • Qualités négatives (Negative qualities) : 7 items (Bad, Lonely, Discouraging, Boring, Empty, Fragile, Miserable).
  • Format de réponse : Échelle de type Likert en 8 points graduée de 0 à 7 :
    • 0 = Pas du tout (Not at all)
    • 1 = Un tout petit peu (A tiny bit)
    • 2 = Un peu (A little)
    • 3 = Quelque peu (Somewhat)
    • 4 = Modérément / La plupart du temps (Mostly)
    • 5 = Très (Very)
    • 6 = Extrêmement (Extremely)
    • 7 = Complètement (Completely)
  • Cotation et calcul des scores :
    • Score de qualité positive (PRQ) : Somme brute (de 0 à 49) ou moyenne (de 0 à 7) des 7 items positifs. Un score élevé dénote une grande richesse affective, de la vitalité et du plaisir au sein du couple.
    • Score de qualité négative (NRQ) : Somme brute (de 0 à 49) ou moyenne (de 0 à 7) des 7 items négatifs. Un score élevé dénote une détresse relationnelle aiguë, de la souffrance et de l’insécurité affective.
    • Indice d’ambivalence relationnelle : Calculé via des formules conventionnelles (ex. : formule de Griffin : Ambivalence = (PRQ + NRQ)/2 - |PRQ - NRQ|). Les scores élevés identifient des relations oscillant entre passion et conflit.
    • Indice d’indifférence relationnelle : Calculé via Indifférence = 7 - [(PRQ + NRQ) / 2] lorsque des scores moyens sont utilisés, signalant l’apathie ou l’anesthésie affective du lien.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement : Version préliminaire en 2007 (Mattson, Paldino, & Johnson) ; version consolidée et normative en 2012/2013 (Mattson, Rogge, Johnson, Baker-Davidson, & Fincham).
  • Statut du droit d’auteur : Le PN-SMD a été développé dans le cadre de recherches universitaires subventionnées. Les auteurs ont placé l’échelle à la disposition de la communauté scientifique et clinique sous un régime d’accès libre et sans frais (Open Access) pour tout usage de recherche académique ou clinique non commercial.
  • Tarification : Gratuit pour les chercheurs, les universitaires, les psychologues et les étudiants. Aucune redevance n’est exigée pour son utilisation standard.
  • Conditions d’utilisation et permissions : Les utilisateurs sont tenus de citer les articles originaux (Mattson et al., 2007, 2013) dans leurs publications, mémoires ou rapports. Toute utilisation commerciale intégrée à des logiciels payants nécessite l’autorisation formelle du laboratoire de recherche des auteurs (Binghamton Marriage Lab). Le matériel source et les protocoles de recherche sont consultables via les dépôts universitaires de Binghamton University (Marriage Lab PDF) et les archives de Frank Fincham (Fincham Info PDF).

12. Références / References

Les publications fondatrices et études scientifiques majeures relatives au PN-SMD sont présentées ci-dessous en style APA (7e édition) :

  • Cacioppo, J. T., & Berntson, G. G. (1994). Relationship between attitudes and evaluative space: A critical review, with emphasis on the separability of positive and negative substrates. Psychological Bulletin, 115(3), 401–423. https://doi.org/10.1037/0033-2909.115.3.401
  • Cunningham, S. K. B. (2010). Reevaluating sexual satisfaction through an expectancy lens: Validation of the Sexual Activity Frequency and Expectation Scale (Mémoire de Master of Science inédit). Auburn University, Auburn, AL. https://etd.auburn.edu/
  • Fincham, F. D., & Linfield, K. J. (1997). A couple’s view of marital functioning: An alternative to the classic approach of measuring relationship satisfaction. Journal of Personality and Social Psychology, 72(5), 1124–1137. https://doi.org/10.1037/0022-3514.72.5.1124
  • Funk, J. L., & Rogge, R. D. (2007). Testing the ruler with item response theory: Increasing precision of measurement for relationship satisfaction with the Couples Satisfaction Index. Journal of Family Psychology, 21(4), 572–583. https://doi.org/10.1037/0893-3200.21.4.572
  • German, N. M. (2013). Assessment of disharmony and disaffection (Thèse de doctorat inédite). Auburn University, Auburn, AL. https://etd.auburn.edu/
  • Mattson, R. E., Paldino, D., & Johnson, M. D. (2007). The increased construct validity and utility of assessing relationship quality using separate positive and negative dimensions. Psychological Assessment, 19(1), 146–151. https://doi.org/10.1037/1040-3590.19.1.146
  • Mattson, R. E., Rogge, R. D., Johnson, M. D., Baker-Davidson, E. K. B., & Fincham, F. D. (2013). The positive and negative semantic dimensions of relationship satisfaction. Personal Relationships, 20(2), 328–355. https://doi.org/10.1111/j.1475-6811.2012.01412.x
  • Norton, R. (1983). Measuring marital quality: A critical look at the dependent variable. Journal of Marriage and the Family, 45(1), 141–151. https://doi.org/10.2307/351302
  • Osgood, C. E., Suci, G. J., & Tannenbaum, P. H. (1957). The measurement of meaning. University of Illinois Press.
  • Spanier, G. B. (1976). Measuring dyadic adjustment: New scales for assessing the quality of marriage and similar dyads. Journal of Marriage and the Family, 38(1), 15–28. https://doi.org/10.2307/350547

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Consider your relationship with your partner. For each of the qualities listed below, rate how well it describes your relationship using the 0 to 7 scale (0 = Not at all to 7 = Completely).
Response Scale: 8-point scale (0 = Not at all, 1 = A tiny bit, 2 = A little, 3 = Somewhat, 4 = Mostly, 5 = Very, 6 = Extremely, 7 = Completely)
1

Positive qualities (My relationship is…):
1

Interesting
2

Full
3

Sturdy
4

Enjoyable
5

Good
6

Friendly
7

Hopeful
8

Negative qualities (My relationship is…):
8

Bad
9

Lonely
10

Discouraging
11

Boring
12

Empty
13

Fragile
14

Miserable
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Looti, M. (2026, octobre 3). Différentiel sémantique positif-négatif (PN-SMD). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/differentiel-semantique-positif-negatif-pn-smd/
Looti, Mohammed. “Différentiel sémantique positif-négatif (PN-SMD).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/differentiel-semantique-positif-negatif-pn-smd/.
Looti, Mohammed. “Différentiel sémantique positif-négatif (PN-SMD).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/differentiel-semantique-positif-negatif-pn-smd/.