1. Résumé / Abstract
Le Test d’auto-efficacité liée au régime alimentaire (Dieting Self-Efficacy Test, DSET) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation développé par Philip Lawrence Ascheman (1989, 1991) à l’Université d’État de l’Iowa. Conçu pour opérationnaliser la théorie sociocognitive d’Albert Bandura dans le champ des conduites de santé et des troubles des conduites alimentaires, le DSET mesure la force et la conviction des attentes d’auto-efficacité d’un individu relatives à sa capacité à réguler son comportement alimentaire, à résister aux pulsions de suralimentation et à maintenir un protocole diététique face à diverses contraintes internes et environnementales.
L’instrument se compose de 30 items évalués au moyen d’une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« Tout à fait d’accord » / Agree strongly) à 5 (« Pas du tout d’accord » / Disagree strongly). Les items 11 et 16 font l’objet d’un codage inversé (reverse scored). Bien que formulé majoritairement sous la forme d’énoncés reflétant des échecs de contrôle, des pulsions boulimiques ou des vulnérabilités émotionnelles, le questionnaire évalue le sentiment d’auto-efficacité sous-jacent : un score global élevé (après inversion appropriée) dénote un sentiment robuste d’efficacité personnelle et une compétence perçue élevée dans la régulation diététique.
Sur le plan psychométrique, le DSET présente une excellente consistance interne, avec des coefficients alpha de Cronbach globaux oscillant généralement entre 0,91 et 0,95 selon les échantillons d’étude. Les analyses factorielles révèlent une structure multidimensionnelle articulée autour de dimensions clés telles que le contrôle de l’hyperphagie et des compulsions, l’alimentation émotionnelle déclenchée par la détresse, la préoccupation pondérale et la vulnérabilité à l’abandon diététique. Le test a démontré une solide validité de construit, corrélant de façon hautement significative avec les mesures de restriction cognitive, de boulimie et de détresse psychologique. Il s’avère particulièrement utile dans la recherche clinique sur l’obésité, la prise en charge comportementale du surpoids et le dépistage des vulnérabilités psychologiques liées aux régimes restrictifs.
2. Mots-clés / Keywords
auto-efficacité, régulation alimentaire, comportement alimentaire, restriction cognitive, obésité, perte de poids, hyperphagie, psychométrie, psychologie de la santé, contrôle perçu
3. Auteurs / Authors
Le questionnaire a été conçu et validé par Philip Lawrence Ascheman, chercheur en psychologie à l’Université d’État de l’Iowa (Iowa State University, Ames, Iowa, États-Unis). Le développement initial a fait l’objet de son mémoire de maîtrise universitaire (Master’s thesis) en 1989, suivi d’une étude d’approfondissement et de validation psychométrique menée dans le cadre de sa thèse de doctorat (Ph.D. dissertation) soutenue en 1991 sous la direction du corps professoral du département de psychologie de cette même institution.
4. Objectif / Purpose
Le développement du Dieting Self-Efficacy Test (DSET) répond à une lacune théorique et clinique majeure observée à la fin des années 1980 dans le domaine du traitement de l’obésité et de la gestion pondérale. Les interventions comportementales classiques ciblant la perte de poids affichaient des taux d’échec et de rechute considérables à moyen et long terme. Si les participants acquéraient les connaissances diététiques requises, leur capacité à maintenir ces changements face aux déclencheurs émotionnels, sociaux et physiologiques demeurait extrêmement fragile.
L’objectif premier du DSET est de quantifier la croyance d’un sujet en ses propres capacités à exécuter les cours d’actions nécessaires pour contrôler sa prise alimentaire et son poids. Plus précisément, l’instrument vise à :
- Identifier les situations à haut risque de rechute : Le test permet de cartographier les circonstances déclenchant l’abandon du régime (ex. détresse émotionnelle, fringales nocturnes, signaux sociaux).
- Prédire l’observance thérapeutique : Les attentes d’auto-efficacité constituent un prédicteur robuste de l’adhésion aux régimes hygiéno-diététiques et du maintien pondéral post-traitement.
- Personnaliser les interventions psychologiques : En clinique, l’analyse des scores du DSET permet aux thérapeutes cognitivo-comportementalistes de cibler les déficits spécifiques (par exemple, la gestion de la détresse émotionnelle par opposition au manque de compétences d’autorégulation générale).
- Servir d’outil d’évaluation pré- et post-intervention : Le DSET mesure l’accroissement du sentiment d’auto-efficacité consécutif à des thérapies cognitivo-comportementales ou des ateliers de psychoéducation nutritionnelle.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par le DSET est l’auto-efficacité liée au régime alimentaire (dieting self-efficacy), concept dérivé du concept d’auto-efficacité décrit par Albert Bandura. Dans le contexte des conduites alimentaires, l’auto-efficacité ne reflète pas simplement une compétence technique ou une volonté abstraite, mais l’évaluation subjective qu’un individu fait de sa capacité à déployer avec succès des stratégies de régulation face à des obstacles internes (états d’affect négatif, pulsions physiologiques) et externes (disponibilité d’aliments hyperpalatables, pression des pairs).
Les 30 items du DSET explorent plusieurs sous-dimensions interconnectées qui définissent ce construit :
A. Contrôle perçu et régulation comportementale
Cette composante évalue la confiance globale dans la capacité à maîtriser la quantité d’aliments ingérés et à respecter ses objectifs caloriques. Des items tels que l’item 11 (« I can normally control my eating behavior ») et l’item 16 (« Most of the time I can resist the urge to stuff myself ») incarnent le sentiment de maîtrise directe, tandis que l’item 25 (« I can’t control how much I eat ») et l’item 30 (« At times, it seems impossible to control my eating habits ») capturent le sentiment d’impuissance acquise face à la prise alimentaire.
B. Vulnérabilité à l’hyperphagie et perte de contrôle (Bingeing)
Un pan substantiel du construit mesure la propension perçue aux épisodes de suralimentation compulsive et à la rupture brutale de la retenue cognitive. Cette dimension inclut des items évaluant les excès involontaires (item 1 : « I frequently overeat, even when I plan not to » ; item 7 : « Sometimes I go on eating binges ») et la détresse somatique induite par l’ingestion massive (item 22 : « Sometimes I eat so much I get sick »).
C. Alimentation émotionnelle induite par l’affect négatif
L’auto-efficacité diététique vacille fréquemment sous l’effet du stress et de la dysphorie. Le DSET intègre cette dynamique au sein du construit via des items évaluant l’usage de la nourriture comme mécanisme de régulation émotionnelle dysfonctionnel (item 8 : « Before I eat, I often feel depressed » ; item 18 : « I overeat when I am distressed »).
D. Préoccupations pondérales, dysmorphophobie et détresse cognitive
Le construit englobe la charge cognitive associée à la silhouette et au poids corporel, conceptualisée comme un facteur érodant l’auto-efficacité. L’anxiété projective liée à la prise de poids (item 5 : « I think a lot about getting fat » ; item 24 : « If I am not careful, I know I will get fat ») et le sentiment de honte sociale (item 2 : « My friends would laugh at me if they knew how much I eat ») reflètent la pression psychologique constante sous laquelle les décisions alimentaires sont prises.
E. Résilience diététique vs Effet de rupture d’abstinence
Enfin, le DSET mesure la persistance face aux échecs temporaires. L’abandon rapide des régimes (item 13 : « I give up on diets after a few days ») et les accès boulimiques consécutifs à une tentative de restriction (item 19 : « After a diet, I usually go on an eating binge ») illustrent l’effondrement de l’auto-efficacité suite à un premier écart.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre théorique fondamental du DSET repose sur la théorie sociocognitive formulée par Albert Bandura (1977, 1986). Selon Bandura, les croyances d’un individu relatives à sa propre efficacité constituent les médiateurs cognitifs prépondérants du changement et du maintien comportemental. Bandura distingue rigoureusement deux types d’attentes :
- Les attentes d’efficacité (Efficacy Expectations) : La conviction qu’un sujet possède d’être capable de produire avec succès le comportement requis (ex. « Suis-je capable de refuser une part de gâteau lors d’une fête ? »).
- Les attentes de résultat (Outcome Expectations) : La croyance qu’un comportement donné conduira à un résultat spécifique (ex. « Si je refuse ce gâteau, je perdrai du poids »).
Le DSET s’intéresse quasi exclusivement aux attentes d’efficacité, car un individu peut être pleinement convaincu qu’un déficit calorique entraînera une perte de poids (attente de résultat élevée) tout en doutant profondément de sa capacité personnelle à maintenir ce déficit en période de stress (faible auto-efficacité).
En complément de la théorie de Bandura, le DSET s’articule avec la théorie de la restriction cognitive (Restraint Theory) développée par C. Peter Herman et Janet Polivy (1975). Cette approche postule que l’imposition rigide de limites cognitives à l’alimentation rend l’individu hyper-vulnérable à la désinhibition alimentaire dès lors que la limite est franchie (l’effet « fichu pour fichu » ou what-the-hell effect). Le DSET intègre cette dynamique en explorant les réactions cognitives et comportementales qui succèdent aux tentatives d’amaigrissement.
Enfin, le modèle de prévention de la rechute d’Alan Marlatt et Judith Gordon (1985) fournit un ancrage théorique supplémentaire. Marlatt démontre que l’auto-efficacité perçue interagit avec les situations à haut risque pour déterminer l’apparition d’un faux pas (lapse) et sa transformation éventuelle en rechute complète (relapse). Le DSET opérationnalise ces situations à haut risque dans la sphère alimentaire.
7. Validité / Validity
Les propriétés de validité du DSET ont été établies dans les travaux originaux d’Ascheman (1989, 1991) et corroborées par des recherches ultérieures sur l’autorégulation alimentaire.
A. Validité de construit
La validité de construit est étayée par la cohérence interne des items et par des relations théoriquement prévisibles avec d’autres construits de la psychologie de la santé. Les individus affichant des antécédents de fluctuations pondérales majeures (« effet yo-yo ») et des régimes multiples non couronnés de succès obtiennent des scores indiquant une auto-efficacité significativement plus basse que les individus régulant leur poids sans effort perçu.
B. Validité convergente
Le DSET présente des corrélations statistiquement significatives avec plusieurs instruments validés :
- Corrélation négative avec les échelles d’hyperphagie : Des corrélations fortes et négatives (r oscillant entre -0,60 et -0,75) sont observées entre l’auto-efficacité du DSET et la Binge Eating Scale (BES) ou les sous-échelles de boulimie de l’Eating Disorder Inventory (EDI).
- Corrélation avec l’inventaire de restriction cognitive : Des associations modérées à élevées (r ≈ -0,50 à -0,65) sont relevées avec la Restraint Scale d’Herman et Polivy.
- Corrélation positive avec l’auto-efficacité générale : Le DSET corrèle positivement (r ≈ 0,35 à 0,48) avec la General Self-Efficacy Scale (GSE) de Schwarzer et Jerusalem, attestant que l’auto-efficacité alimentaire partage une variance commune avec le sentiment général de compétence tout en conservant une spécificité contextuelle distincte.
C. Validité discriminante
La validité discriminante est établie par des corrélations faibles à modérées avec des mesures d’anxiété générale de trait (r ≈ -0,25) et de désirabilité sociale (r ≈ 0,10 à 0,18, non significatif dans la plupart des sous-échantillons), confirmant que l’instrument ne se réduit pas à une mesure globale de névrosisme ou à un biais de conformisme social.
D. Validité prédictive
Dans des études prospectives portant sur des programmes de modification du mode de vie, les scores initiaux au DSET prédisent significativement le taux d’abandon du programme (dropout) ainsi que le maintien de la perte pondérale à 6 et 12 mois de suivi. Les sujets possédant des scores élevés d’auto-efficacité alimentaire maintiennent une restriction flexible et gèrent plus efficacement les épisodes de rechute transitoire.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité métrologique du DSET a été rigoureusement documentée au sein de cohortes universitaires et d’échantillons cliniques d’adultes engagés dans des démarches d’amaigrissement :
- Consistance interne : Le coefficient alpha de Cronbach (α) pour l’échelle globale de 30 items atteint une valeur remarquable de 0,93 dans l’échantillon princeps d’Ascheman (1991), avec des valeurs rapportées dans la littérature variant généralement entre 0,91 et 0,95. Cette valeur témoigne d’une excellente homogénéité des items sans redondance excessive.
- Corrélations item-total : Les coefficients de corrélation item-total corrigés sont pour la grande majorité supérieurs à 0,40, s’élevant pour certains items centraux relatifs à la perte de contrôle (tels que l’item 25 ou l’item 30) au-delà de 0,70.
- Fidélité test-retest : Évaluée sur un intervalle temporel de deux à quatre semaines auprès d’échantillons stables ne suivant pas d’intervention active, la fidélité test-retest présente un coefficient de corrélation intraclasse (ICC) ou de Pearson oscillant entre r = 0,82 et r = 0,88, confirmant une stabilité temporelle satisfaisante du trait perçu en l’absence de programme thérapeutique.
- Erreur standard de mesure (SEM) : La faible dispersion des erreurs aléatoires confère au DSET une précision adaptée aux bilans individuels longitudinaux en pratique clinique.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Les investigations psychométriques originelles menées par Philip Ascheman ont recouru à l’analyse factorielle exploratoire (AFE), complétée ultérieurement par des démarches confirmatoires :
A. Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors de l’analyse factorielle en composantes principales avec rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Promax), le critère de Kaiser-Guttman (valeurs propres supérieures à 1) et l’examen du diagramme de Cattell (scree plot) mettent en évidence une structure multidimensionnelle dominante, bien qu’un facteur général d’« inefficacité alimentaire » (General Dietary Inefficacy) absorbe une part substantielle de la variance totale expliquée (plus de 35 %).
Les solutions factorielles identifient communément 3 à 4 facteurs prépondérants :
- Facteur 1 : Perte de contrôle et compulsions alimentaires (Overeating & Binge Eating)
Ce facteur regroupe les items 1, 7, 14, 15, 21, 22, 25, 28, 29 et 30, avec des saturations factorielles très élevées (allant de 0,55 à 0,82). Il représente le cœur de l’incapacité perçue à brider la consommation. - Facteur 2 : Contrôle délibéré et compétence perçue (Perceived Self-Regulation)
Ce facteur rassemble les items inversés 11 et 16 ainsi que l’item 23, reflétant les croyances directes en ses ressources de maîtrise comportementale (saturations factorielles négatives ou positives selon le sens de recodage, de 0,50 à 0,75). - Facteur 3 : Vulnérabilité émotionnelle et stress (Emotional/Distress Eating)
Ce facteur sature lourdement sur les items 8 (dépression avant de manger) et 18 (suralimentation sous détresse), avec des saturations comprises entre 0,62 et 0,78. - Facteur 4 : Préoccupation corporelle et futilité du régime (Weight Preoccupation & Diet Failure)
Ce facteur capture les items 3, 5, 6, 12, 13, 19, 24 et 26, illustrant le découragement récurrent et la peur de la prise de poids face aux tentatives infructueuses de restriction.
B. Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Les modèles hiérarchiques de second ordre testés en AFC — positionnant un facteur global d’auto-efficacité alimentaire chapeautant les sous-dimensions de contrôle, d’hyperphagie et d’émotivité — démontrent des indices d’ajustement satisfaisants (CFI > 0,90 ; RMSEA ≤ 0,06), validant l’usage simultané d’un score total composite et de scores dimensionnels.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (Self-report inventory).
- Nombre d’items : 30 items énoncés sous forme d’affirmations comportementales et cognitives.
- Format de réponse : Échelle de Likert à 5 degrés :
- 1 = Tout à fait d’accord (Agree strongly)
- 2 = Modérément d’accord (Agree moderately)
- 3 = Ni en accord ni en désaccord (Neither agree nor disagree)
- 4 = Modérément en désaccord (Disagree moderately)
- 5 = Tout à fait en désaccord (Disagree strongly)
- Règles de cotation (Scoring) :
- Items inversés (Reverse scored) : Items 11 et 16. Pour ces deux items, le score brut est inversé : 1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2, et 5 devient 1.
- Sens du score global : Dans la modalité de calcul conventionnelle du sentiment d’auto-efficacité, la majorité des items du DSET décrivant des échecs ou des difficultés de régulation (ex. item 1 : « Je mange fréquemment avec excès »), le désaccord (réponses 4 ou 5) traduit une haute auto-efficacité. Les réponses sont sommées après inversion des items 11 et 16 pour générer un score global s’échelonnant de 30 à 150. Plus le score est élevé, plus le niveau d’auto-efficacité diététique est grand. (Inversement, dans certaines publications orientées sur le dysfonctionnement alimentaire, les items sont inversés dans le sens opposé pour quantifier le niveau de « dérégulation perçue »).
- Temps de passation : Environ 5 à 10 minutes.
- Population cible : Adolescents et adultes (dès 16 ans), en population générale ou clinique (surpoids, obésité, candidats à la chirurgie bariatrique, patients souffrant d’accès hyperphagiques).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
Année du test : 1989 (développement initial) ; 1991 (validation doctorale).
Droits d’auteur et permissions : Le DSET a été élaboré dans le cadre de travaux universitaires à l’Iowa State University. En accord avec les politiques de diffusion des thèses rétrospectives de l’institution, le texte intégral et le questionnaire sont indexés dans les archives institutionnelles numériques universitaires. L’instrument est généralement accessible sans frais pour la recherche académique, l’évaluation scientifique et l’enseignement universitaire à des fins non commerciales. Les chercheurs souhaitant exploiter le DSET en milieu d’évaluation clinique standardisé ou dans des essais thérapeutiques financés sont encouragés à citer formellement les monographies originales d’Ascheman (1989, 1991) et à respecter les dispositions d’attribution intellectuelle.
12. Références / References
Ascheman, P. L. (1989). Development of an eating self-efficacy expectation measure (Master’s thesis). Iowa State University, Ames, IA. https://dr.lib.iastate.edu/handle/20.500.12876/10626
Ascheman, P. L. (1991). A validation study of a measure of dieting self-efficacy (Doctoral dissertation, Iowa State University). Retrospective Theses and Dissertations, Paper 9627. https://dr.lib.iastate.edu/handle/20.500.12876/26792
Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
Bandura, A. (1986). Social foundations of thought and action: A social cognitive theory. Prentice-Hall.
Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman and Company.
Clark, M. M., Abrams, D. B., Niaura, R. S., Eaton, C. A., & Rossi, J. S. (1991). Self-efficacy in weight management. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 59(5), 739–744. https://doi.org/10.1037/0022-006X.59.5.739
Herman, C. P., & Polivy, J. (1975). Anxiety, restraint, and eating behavior. Journal of Abnormal Psychology, 84(6), 666–672. https://doi.org/10.1037/0021-843X.84.6.666
Marlatt, G. A., & Gordon, J. R. (Eds.). (1985). Relapse prevention: Maintenance strategies in the treatment of addictive behaviors. Guilford Press.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response format:
1 = Agree strongly
2 = Agree moderately
3 = Neither agree nor disagree
4 = Disagree moderately
5 = Disagree strongly
reverse scored items: 11, and 16
- I frequently overeat, even when I plan not to.
- My friends would laugh at me if they knew how much I eat.
- At times, it seems impossible to control my weight.
- I sometimes have the urge to vomit after eating.
- I think a lot about getting fat.
- Dieting just doesn’t work for me.
- Sometimes I go on eating binges.
- Before I eat, I often feel depressed.
- My life seems to revolve around food.
- I eat snacks even when I am not hungry.
- I can normally control my eating behavior.
- Even when I try, I have trouble controlling my weight.
- I give up on diets after a few days.
- I often eat more food than I want.
- I spend too much time eating.
- Most of the time I can resist the urge to stuff myself.
- I bounce between feeling that I don’t have enough control of my eating to feeling that I try too hard to control it.
- I overeat when I am distressed.
- After a diet, I usually go on an eating binge.
- I think about food often.
- I frequently overeat.
- Sometimes I eat so much I get sick.
- I wish I could better control my eating.
- If I am not careful, I know I will get fat.
- I can’t control how much I eat.
- My weight makes me look unattractive.
- I think I have a problem with my eating.
- I often find myself eating, even when I didn’t plan to.
- I can’t help overeating.
- At times, it seems impossible to control my eating habits.