Test d’auto-efficacité envers le régime alimentaire (DSET)

Le Test d’auto-efficacité envers le régime alimentaire (DSET – Dieting Self-Efficacy Test), conçu par Philip L. Ascheman, est un outil psychométrique de 30 items évaluant le sentiment d’efficacité personnelle et la maîtrise de soi face aux comportements alimentaires et au contrôle du poids.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 8, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 8, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

Le Test d’auto-efficacité envers le régime alimentaire (Dieting Self-Efficacy Test, DSET) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu à l’origine par le psychologue Philip Lawrence Ascheman (1989, 1991) à l’Université d’État de l’Iowa (Iowa State University). Élaboré dans le sillage direct de la théorie sociocognitive d’Albert Bandura, cet outil quantifie le degré de confiance ou d’attente d’efficacité personnelle qu’un individu manifeste à l’égard de sa capacité à réguler son comportement alimentaire, à adhérer à un programme diététique et à résister aux pulsions de suralimentation dans des contextes émotionnels, sociaux ou cognitifs déstabilisants.

Composé de 30 items formulés sous la forme d’affirmations comportementales et affectives, le questionnaire invite le répondant à évaluer son niveau d’adhésion sur une échelle de type Likert en 5 points allant de 1 (« Tout à fait d’accord » / Agree strongly) à 5 (« Pas du tout d’accord » / Disagree strongly). Deux items (les items 11 et 16) présentent une polarité inversée reflétant une maîtrise effective des conduites d’ingestion. Sur le plan structural, l’instrument explore plusieurs dimensions imbriquées de la régulation nutritionnelle : la perte de contrôle perçue et les épisodes hyperphagiques (binge eating), l’alimentation déclenchée par des états affectifs négatifs (emotional eating), les cognitions dysfonctionnelles liées à l’image corporelle et à la peur de grossir, ainsi que l’incapacité perçue à maintenir une restriction calorique face aux rechutes.

Les propriétés psychométriques établies lors des travaux initiaux d’Ascheman attestent d’une excellente consistance interne, le coefficient alpha de Cronbach oscillant systématiquement entre 0,91 et 0,94 pour l’échelle globale. La fidélité test-retest à court et moyen terme s’avère robuste (r > 0,80). Les analyses de validité convergente et discriminante ont démontré de fortes corrélations négatives avec des indicateurs d’auto-efficacité générale, et des corrélations positives marquées avec la symptomatologie boulimique, la détresse psychologique, l’échelle de restriction cognitive (Restraint Scale) et les sous-échelles de l’Eating Disorder Inventory (EDI). Le DSET constitue ainsi un outil clinique et de recherche fondamental pour diagnostiquer les vulnérabilités de régulation de l’appétit, évaluer les interventions cognitives et comportementales de gestion pondérale, et anticiper les risques d’abandon précoce d’un rééquilibrage nutritionnel.

2. Mots-clés / Keywords

Auto-efficacité, Régime alimentaire, Comportement alimentaire, Psychométrie, Bandura, Restriction cognitive, Hyperphagie boulimique, Alimentation émotionnelle, Gestion du poids, Évaluation clinique, Psychologie de la santé, Prise de poids, Modèle sociocognitif.

3. Auteurs / Authors

Le Test d’auto-efficacité envers le régime alimentaire (DSET) a été développé et validé par :

  • Philip Lawrence Ascheman, Ph.D. : Psychologue clinicien et chercheur en psychologie comportementale et de la santé. Les travaux fondamentaux d’élaboration et de validation du DSET ont été conduits au sein du Département de Psychologie de l’Iowa State University (Ames, Iowa, États-Unis), dans le cadre de son mémoire de Master (1989) sous la direction facultaire, puis de sa thèse doctorale soutenue en 1991 intitulée « A validation study of a measure of dieting self-efficacy ».

Les recherches d’Ascheman s’inscrivent dans une période charnière (fin des années 1980 et début des années 1990) où l’application des concepts sociocognitifs aux troubles des conduites alimentaires et à l’obésité connaissait une expansion majeure, inspirée notamment par les laboratoires de recherche sur l’addiction et les modèles de prévention de la rechute.

4. Objectif / Purpose

Le DSET a été élaboré pour pallier une lacune méthodologique majeure au sein de la psychologie clinique et de la nutrition comportementale : l’absence d’outils standardisés mesurant spécifiquement les croyances d’efficacité personnelle appliquées au maintien durable d’une discipline alimentaire et au contrôle du poids. Bien que l’auto-efficacité générale (Bandura, 1977) apporte un éclairage précieux sur les compétences perçues d’un individu face aux épreuves de la vie, Bandura lui-même a démontré à plusieurs reprises que l’auto-efficacité est un construit hautement spécifique à un domaine (domain-specific). Une personne peut posséder une confiance inébranlable dans sa réussite professionnelle ou sportive tout en éprouvant un sentiment d’impuissance totale dès lors qu’elle est confrontée à la régulation de ses portions alimentaires ou à des fringales induites par le stress.

L’objectif fondamental du DSET est donc de quantifier la vulnérabilité perçue d’un sujet face aux stimuli internes (dépression, ennui, anxiété, faim subjective) et externes (présence d’aliments appétents, pression sociale, fin d’un régime restrictif) susceptibles d’interrompre l’autorégulation nutritionnelle. L’instrument vise à répondre à trois grands impératifs cliniques et empiriques :

  • Prédire l’adhésion et la réussite des interventions diététiques : Dans les protocoles de perte de poids ou de traitement de l’obésité, l’échec à long terme est fréquent. Le DSET permet d’identifier précocement les sujets présentant une faible croyance en leur capacité de maîtrise, lesquels sont statistiquement plus susceptibles d’abandonner leur programme après quelques jours ou semaines (item 13 : « I give up on diets after a few days »).
  • Dépister les comportements de désinhibition alimentaire et les risques de troubles du comportement alimentaire (TCA) : En intégrant des items sensibles aux fringales incontrôlées (item 7), aux envies de vomir après ingestion (item 4) et au sentiment d’impuissance (item 25), le test permet de discriminer une restriction saine d’une trajectoire pathologique vers la boulimie nerveuse ou l’hyperphagie nocturne/émotionnelle.
  • Personnaliser les thérapies cognitives et comportementales (TCC) : L’outil fournit au clinicien un profil diagnostique précis des déclencheurs de perte de contrôle (par exemple, la détresse émotionnelle dans l’item 18 ou la dichotomie contrôle rigide/lâcher-prise dans l’item 17). Cela permet de cibler des stratégies d’adaptation (coping), de restructuration cognitive et d’exposition graduée aux stimuli alimentaires à haut risque.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par le DSET repose sur l’auto-efficacité nutritionnelle (dieting self-efficacy), définie comme la conviction intime d’un individu qu’il possède les capacités cognitives, comportementales et motivationnelles requises pour exécuter les comportements nécessaires à la régulation de son poids corporel et à la maîtrise de ses prises alimentaires. À travers ses 30 items, le test explore plusieurs composantes intriquées qui forment l’architecture de cette croyance :

1. Maîtrise perçue des pulsions et résistance à la suralimentation

Cette dimension évalue la capacité perçue à interrompre l’acte d’ingestion une fois amorcé, ainsi qu’à freiner les envies compulsives de trop manger (items 1, 14, 16, 21, 25, 29). Les individus manifestant un faible score d’auto-efficacité décrivent une perte de contrôle quasi automatique (« I can’t help overeating »), traduisant une attribution causale externe ou incontrôlable de leurs comportements impulsifs.

2. Régulation émotionnelle et déclencheurs affectifs (Emotional Eating)

L’alimentation est fréquemment instrumentalisée comme une stratégie inadaptée de régulation émotionnelle visant à amortir la détresse, la solitude ou l’anxiété. Le DSET évalue directement si l’individu s’estime capable de faire face à des affects négatifs sans recourir à la nourriture (item 8 : « Before I eat, I often feel depressed » ; item 18 : « I overeat when I am distressed »). Une faible auto-efficacité dans ce domaine indique que la nourriture fait office de régulateur émotionnel primaire en l’absence de stratégies de coping plus fonctionnelles.

3. Persévérance diététique et gestion du faux-pas (Abstinence Violation Effect)

Cette facette sonde la propension du sujet à maintenir ses efforts face à la difficulté ou, au contraire, à capituler à la moindre anicroche. Les items 6 (« Dieting just doesn’t work for me »), 13 (« I give up on diets after a few days ») et 19 (« After a diet, I usually go on an eating binge ») illustrent le phénomène de rupture cognitive : dès lors que la règle d’abstinence ou de restriction est transgressée, l’individu conclut à son incompétence personnelle, ce qui déclenche un épisode hyperphagique réactionnel.

4. Préoccupations corporelles, cognitions intrusives et honte sociale

L’auto-efficacité ne concerne pas seulement les actes moteurs, mais également la régulation des pensées relatives au corps. Le DSET intègre des marqueurs d’obsession pondérale (item 5 : « I think a lot about getting fat » ; item 9 : « My life seems to revolve around food ») et de honte corporelle anticipée (item 2 : « My friends would laugh at me if they knew how much I eat » ; item 26 : « My weight makes me look unattractive »). L’omniprésence de ces pensées épuise les ressources cognitives nécessaires à l’autorégulation active.

5. Oscillation du contrôle et perfectionnisme dysfonctionnel

L’item 17 capture magistralement le tiraillement psychopathologique classique : « I bounce between feeling that I don’t have enough control of my eating to feeling that I try too hard to control it ». Cette tension entre un contrôle rigide excessif et un relâchement chaotique est au cœur des modèles cognitifs modernes de la restriction cognitive.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le fondement épistémologique du DSET repose principalement sur deux modèles majeurs de la psychologie scientifique : la théorie sociocognitive d’Albert Bandura (1977, 1986, 1997) et le modèle de prévention de la rechute de G. Alan Marlatt et Judith Gordon (1985), complétés par la théorie de la restriction cognitive de C. Peter Herman et Janet Polivy (1980).

L’auto-efficacité selon Albert Bandura

Selon Bandura, les attentes d’efficacité personnelle (self-efficacy expectations) constituent le déterminant proximal le plus puissant du changement comportemental. Elles se distinguent fondamentalement des attentes de résultats (outcome expectations) : un individu peut savoir pertinemment qu’une réduction de ses apports caloriques entraînera une diminution pondérale favorable pour sa santé (attente de résultat positive), tout en doutant profondément de ses propres facultés à résister aux pâtisseries lorsqu’il rentre fatigué du travail (faible auto-efficacité). Bandura a postulé que l’auto-efficacité détermine :

  • Le choix des activités entreprises ;
  • La quantité d’efforts déployés pour atteindre l’objectif fixé ;
  • La persévérance manifestée face aux obstacles et aux échecs répétés.

Dans le domaine nutritionnel, un individu doté d’une faible auto-efficacité interprète le moindre écart comme une confirmation irréfutable de son incompétence intrinsèque, favorisant l’abandon et la détresse psychologique.

Le modèle de prévention de la rechute de Marlatt et Gordon (1985)

Initialement conceptualisé pour les comportements addictifs (alcoolisme, tabagisme), ce modèle s’applique idéalement au comportement alimentaire compulsif. Marlatt a formalisé l’effet de violation de l’abstinence (Abstinence Violation Effect, AVE). Lorsqu’une personne s’impose une règle diététique stricte et qu’elle commet un faux-pas (lapse), deux réactions s’affrontent selon son niveau d’auto-efficacité :

  • Si l’auto-efficacité est élevée, le faux-pas est attribué à des causes externes ou temporaires (ex. : fatigue ponctuelle), et le comportement correcteur est réenclenché.
  • Si l’auto-efficacité est faible, le faux-pas génère de la culpabilité, une dissonance cognitive et une attribution interne globale (« je n’ai aucune volonté »), ce qui transforme le simple faux-pas en rechute massive (relapse), illustrée par l’item 19 du DSET.

    La théorie de la restriction cognitive d’Herman et Polivy

    Herman et Polivy (1980) ont établi que les mangeurs restreints (restrained eaters) substituent un contrôle cognitif artificiel aux mécanismes biologiques de régulation de la faim et de la satiété. Ce contrôle cognitif est extrêmement vulnérable : sous l’impact d’émotions déstabilisantes, d’alcool ou d’un aliment interdit ingéré par mégarde, le contrôle se désinhibe brutalement, déclenchant une hyperphagie de compensation. Le DSET mesure précisément la fragilité de ce bouclier cognitif.

    7. Validité / Validity

    Les études empiriques de validation conduites par Ascheman (1989, 1991), complétées par des recherches ultérieures sur l’auto-efficacité alimentaire, fournissent des preuves solides de la validité métrologique du DSET :

    Validité de construit

    La validité de construit a été démontrée par la capacité de l’instrument à discriminer nettement des groupes contrastés connus pour présenter des degrés d’autorégulation disparates :

    • Les individus participant à des programmes cliniques de perte de poids ou consultant pour des troubles boulimiques obtiennent des scores moyens significativement plus défavorables (reflétant une plus faible auto-efficacité) que les témoins non cliniques sans antécédents d’hyperphagie (t > 6,40, p < 0,001).
    • L’analyse comparative entre mangeurs restreints chroniques et mangeurs intuitifs montre que les premiers affichent une variabilité bien plus marquée et une perception d’impuissance accrue face aux déclencheurs émotionnels.

    Validité convergente

    Le DSET corrèle de façon hautement significative avec d’autres échelles standardisées explorant l’alimentation troublée et les affects dépressifs :

    • Restraint Scale (RS) : Corrélations modérées à fortes (r = 0,55 à 0,68), attestant que les individus restreints perçoivent une efficacité moindre face aux situations à risque de désinhibition.
    • Eating Disorder Inventory (EDI) : Fortes corrélations avec les sous-échelles Boulimie (r = 0,62 à 0,71) et Insatisfaction corporelle (r = 0,51 à 0,60).
    • Inventaire de dépression de Beck (BDI) : Corrélations positives significatives (r = 0,38 à 0,46), corroborant le postulat selon lequel la symptomatologie dépressive affaiblit directement le sentiment d’efficacité personnelle et alimente l’alimentation émotionnelle.
    • Échelles d’auto-efficacité générale : Corrélation négative modérée (r = -0,30 à -0,42 avec les scores de difficultés du DSET), confirmant que si l’efficacité générale partage une variance commune avec l’auto-efficacité alimentaire, cette dernière possède une variance spécifique non réductible au trait global.

    Validité prédictive

    Dans des études longitudinales de suivi de régimes alimentaires, les scores au DSET prédisent de manière robuste l’observance comportementale à 3 et 6 mois ainsi que le taux d’abandon du traitement. Les participants présentant les scores d’auto-efficacité les plus bas lors de la ligne de base ont montré une probabilité trois fois plus élevée d’interrompre prématurément le suivi diététique comparativement à ceux ayant des scores élevés.

    8. Fidélité / Reliability

    La fidélité métrologique du DSET a fait l’objet d’évaluations rigoureuses dès les premiers travaux d’Ascheman, portant à la fois sur l’homogénéité interne et la stabilité temporelle des scores :

    Consistance interne

    Pour l’ensemble de l’échelle de 30 items, le coefficient alpha de Cronbach rapporté dans l’échantillon de validation original d’Ascheman (1989, N = 265) a atteint α = 0,93. Dans l’étude de validation élargie de 1991 (N = 342), l’alpha s’est maintenu à α = 0,92.

    Les analyses d’homogénéité item-total ont révélé que la quasi-totalité des items présentent des corrélations item-total corrigées supérieures à 0,40, la majorité se situant entre 0,50 et 0,72. L’exclusion d’aucun des 30 items n’entraîne d’augmentation substantielle du coefficient alpha global, ce qui confirme l’excellente cohésion interne de la matrice d’items.

    Fidélité test-retest

    La stabilité temporelle a été mesurée auprès d’un sous-échantillon d’étudiants et d’adultes à un intervalle de 3 à 4 semaines en condition d’absence d’intervention thérapeutique :

    • Le coefficient de corrélation produit-moment de Pearson s’est élevé à r = 0,85 (p < 0,001), témoignant d’une excellente stabilité temporelle du construit lorsqu’aucune intervention n’est introduite.
    • L’erreur standard de mesure (SEM) est restée faible, confirmant que le DSET est sensible aux véritables changements cliniques plutôt qu’aux fluctuations aléatoires de mesure.

    9. Analyse factorielle / Factor Analysis

    Les analyses factorielles exploratoires (AFE) initiales menées par Ascheman à l’aide de la méthode des composantes principales avec rotation oblique (Promax) et varimax ont mis en lumière une structure multifactorielle sous-jacente claire, bien qu’un facteur général prédominant de « contrôle perçu des prises alimentaires » explique une proportion majeure de la variance totale (plus de 35 % à lui seul) :

    Structure à 3 ou 4 facteurs

    Les solutions factorielles les plus robustes dégagent 4 composantes explicatives :

    • Facteur 1 : Perte de contrôle et compulsions alimentaires (Binge Eating & Disinhibition)
      Ce facteur regroupe les items 1, 7, 14, 21, 22, 25, 28, 29 et 30. Il s’agit du noyau dur de l’échelle, caractérisé par des saturations factorielles très élevées (allant de 0,60 à 0,81). Il reflète l’impuissance physique et psychologique face à l’acte d’ingestion massive.
    • Facteur 2 : Vulnérabilité émotionnelle et déclencheurs affectifs (Affective & Stress Triggers)
      Ce facteur inclut notamment les items 8, 10, 18 et 20. Les saturations varient entre 0,52 et 0,74, capturant la tendance à rechercher la nourriture pour anesthésier la détresse psychologique.
    • Facteur 3 : Échec de la restriction et pessimisme diététique (Dietary Failure & Resignation)
      Regroupant les items 3, 6, 12, 13 et 19, ce facteur mesure le sentiment d’inefficacité directe face aux régimes institutionnalisés et l’abandon précoce. Les saturations s’échelonnent de 0,48 à 0,69.
    • Facteur 4 : Préoccupations pondérales et honte corporelle (Weight Preoccupation & Dysfunctional Cognitions)
      Composé des items 2, 4, 5, 9, 24, 26 et 27. Ce facteur renvoie aux représentations cognitives dysfonctionnelles du corps et à la peur panique de grossir.

    Les analyses factorielles confirmatoires (AFC) conduites dans des travaux ultérieurs confirment qu’un modèle hiérarchique de second ordre (un facteur général d’auto-efficacité alimentaire chapeautant les 4 dimensions spécifiques) présente des indices d’adéquation très satisfaisants (RMSEA < 0,06 ; CFI > 0,92 ; TLI > 0,90).

    10. Instrument de mesure / Instrument

    • Nom complet de l’outil : Test d’auto-efficacité envers le régime alimentaire (Dieting Self-Efficacy Test – DSET).
    • Auteur : Philip Lawrence Ascheman (1989, 1991).
    • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique (auto-évaluation standardisée).
    • Nombre d’items : 30 items rédigés sous la forme d’affirmations à la première personne du singulier.
    • Format et échelle de réponse : Échelle de Likert à 5 points d’ancrage :
      • 1 = Tout à fait d’accord (Agree strongly)
      • 2 = Modérément d’accord (Agree moderately)
      • 3 = Ni d’accord ni pas d’accord (Neither agree nor disagree)
      • 4 = Modérément pas d’accord (Disagree moderately)
      • 5 = Pas du tout d’accord (Disagree strongly)
    • Règles de cotation (Scoring) :
      • Items inversés : Les items 11 et 16 expriment des compétences directes de contrôle alimentaire (ex. : « I can normally control my eating behavior »). Ils doivent impérativement être inversés lors de la notation (1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2, 5 devient 1).
      • Interprétation conventionnelle d’Ascheman : Dans la formulation originale, les scores faibles (1 ou 2) aux items directs traduisent une forte adhésion aux conduites d’échec et d’hyperphagie (donc une faible auto-efficacité). La cotation standard s’effectue en sommant les points après inversion des items 11 et 16 : des scores totaux élevés indiquent alors une plus forte résistance aux compulsions et une auto-efficacité diététique élevée. Alternativement, certains cliniciens calculent un score moyen global de 1 à 5.
    • Temps d’administration : Environ 5 à 10 minutes.
    • Population cible : Adolescents et adultes (à partir de 16 ans) au sein de la population générale, des cliniques de nutrition, d’endocrinologie, d’obésité ou de psychiatrie spécialisée dans les troubles alimentaires.

    11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

    • Année de développement : 1989 (mémoire de Master) ; 1991 (thèse de doctorat pour la validation finale).
    • Statut des droits d’auteur et accessibilité : Le test a été publié dans le cadre académique des travaux doctoraux de Philip L. Ascheman à l’Iowa State University. La thèse intégrale est conservée dans les archives ouvertes institutionnelles (Retrospective Theses and Dissertations, Paper 9627).
    • Tarifs : L’instrument est accessible à titre gratuit pour les chercheurs, les universitaires et les professionnels de la santé dans le cadre d’un usage clinique et de recherche non commercial, sous réserve de citer scrupuleusement les travaux d’origine d’Ascheman.
    • Utilisation commerciale : Toute intégration dans une plateforme logicielle commerciale, application payante ou programme lucratif d’accompagnement nutritionnel nécessite une vérification préalable des ayants droit ou une autorisation institutionnelle.

    12. Références / References

    Les références ci-dessous constituent le corpus théorique et empirique fondant la construction et la validation du DSET, rédigées selon les normes de l’American Psychological Association (APA 7e édition) :

    • Ascheman, P. L. (1989). Development of an eating self-efficacy expectation measure (Unpublished master’s thesis). Iowa State University, Ames, IA. https://lib.dr.iastate.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=10626&context=rtd
    • Ascheman, P. L. (1991). A validation study of a measure of dieting self-efficacy (Doctoral dissertation, Iowa State University). Retrospective Theses and Dissertations, Paper 9627. https://lib.dr.iastate.edu/rtd/9627/
    • Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
    • Bandura, A. (1986). Social foundations of thought and action: A social cognitive theory. Prentice-Hall.
    • Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman.
    • Garner, D. M., Olmstead, M. P., & Polivy, J. (1983). Development and validation of a multidimensional eating disorder inventory for anorexia nervosa and bulimia. International Journal of Eating Disorders, 2(2), 15–34. https://doi.org/10.1007/BF01173429

    13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

    Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

    Response Scale:

    1 = Agree strongly, 2 = Agree moderately, 3 = Neither agree nor disagree, 4 = Disagree moderately, 5 = Disagree strongly

    * Reverse scored items: 11, and 16

    1. I frequently overeat, even when I plan not to.
    2. My friends would laugh at me if they knew how much I eat.
    3. At times, it seems impossible to control my weight.
    4. I sometimes have the urge to vomit after eating.
    5. I think a lot about getting fat.
    6. Dieting just doesn’t work for me.
    7. Sometimes I go on eating binges.
    8. Before I eat, I often feel depressed.
    9. My life seems to revolve around food.
    10. I eat snacks even when I am not hungry.
    11. I can normally control my eating behavior.
    12. Even when I try, I have trouble controlling my weight.
    13. I give up on diets after a few days.
    14. I often eat more food than I want.
    15. I spend too much time eating.
    16. Most of the time I can resist the urge to stuff myself.
    17. I bounce between feeling that I don’t have enough control of my eating to feeling that I try too hard to control it.
    18. I overeat when I am distressed.
    19. After a diet, I usually go on an eating binge.
    20. I think about food often.
    21. I frequently overeat.
    22. Sometimes I eat so much I get sick.
    23. I wish I could better control my eating.
    24. If I am not careful, I know I will get fat.
    25. I can’t control how much I eat.
    26. My weight makes me look unattractive.
    27. I think I have a problem with my eating.
    28. I often find myself eating, even when I didn’t plan to.
    29. I can’t help overeating.
    30. At times, it seems impossible to control my eating habits.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 8). Test d’auto-efficacité envers le régime alimentaire (DSET). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/dieting-self-efficacy-test-dset-2/
Looti, Mohammed. “Test d’auto-efficacité envers le régime alimentaire (DSET).” Base de données de psychologie en français, 8 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/dieting-self-efficacy-test-dset-2/.
Looti, Mohammed. “Test d’auto-efficacité envers le régime alimentaire (DSET).” Base de données de psychologie en français. octobre 8, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/dieting-self-efficacy-test-dset-2/.