Désir de statut parmi les utilisateurs d’une marque (DSBU)

Revue psychométrique complète de l’échelle Desire for Status Among Brand Users (DSBU) développée par Wang et John (2019) : fondements théoriques, validité, fidélité et items officiels.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’échelle du Désir de statut parmi les utilisateurs d’une marque (Desire for Status Among Brand Users, DSBU), formalisée par Yajin Wang et Deborah Roedder John en 2019, est un instrument psychométrique unidimensionnel conçu pour évaluer la propension d’un consommateur à rechercher une supériorité hiérarchique et une différenciation verticale vis-à-vis des autres détenteurs de la même marque. Composée de trois items mesurés sur une échelle de Likert en 7 points (allant de 1 = « fortement en désaccord » à 7 = « fortement d’accord »), l’échelle quantifie un mécanisme psychologique central dans les comportements de montée en gamme (upgrading) et d’évitement de la dilution statutaire au sein de communautés de consommation.

Sur le plan psychométrique, le DSBU présente une consistance interne remarquable, avec des coefficients d’alpha de Cronbach oscillant systématiquement entre 0,86 et 0,91 selon les échantillons expérimentaux rapportés par Wang et John (2019). Les analyses factorielles confirmatoires attestent d’une stricte unidimensionnalité, caractérisée par des saturations factorielles très élevées (toutes supérieures à 0,80) et des indices d’ajustement structurel optimaux. L’instrument s’est révélé être une variable médiatrice décisive pour expliquer pourquoi l’intrusion d’utilisateurs jugés dissemblables ou socialement dévalués au sein de la base de consommateurs d’une marque pousse les clients historiques à migrer vers des versions plus coûteuses, plus exclusives ou plus haut de gamme de cette même marque, plutôt que de l’abandonner totalement.

2. Mots-clés / Keywords

Désir de statut, différenciation intragroupe, psychologie du consommateur, comportement du consommateur, marques de luxe, montée en gamme, consommation statutaire, théorie de l’identité sociale, théorie de l’unicité, psychométrie marketing.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et validée expérimentalement par :

  • Yajin Wang — Professeure associée de marketing à la Robert H. Smith School of Business, University of Maryland, États-Unis. Spécialiste de la psychologie du consommateur, du luxe, de la signalisation statutaire et de l’impact des dynamiques sociales sur les choix d’achat. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Deborah Roedder John — Titulaire de la chaire Curtis L. Carlson en marketing à la Carlson School of Management, University of Minnesota, États-Unis. Chercheuse émérite reconnue internationalement pour ses travaux sur la socialisation de la consommation, les représentations de marque et l’attachement à la marque. Courriel institutionnel : [email protected].

4. Objectif / Purpose

Dans la littérature consacrée au comportement du consommateur et au management de la marque, une vaste gamme d’outils s’est attachée à mesurer le désir général de statut social ou le besoin d’unicité à travers la consommation de marques prestigieuses par rapport aux non-utilisateurs. Cependant, ces mesures traditionnelles appréhendent principalement les distinctions intermarques, c’est-à-dire la manière dont un consommateur utilise une marque « A » (ex. Rolex, Apple, BMW) pour se distinguer d’individus qui possèdent des marques d’entrée de gamme ou sans statut distinctif.

L’échelle du Desire for Status Among Brand Users (DSBU) a été créée pour combler une lacune théorique et empirique majeure : la mesure de la différenciation intramarque (ou verticale interne). L’objectif premier de cette échelle est de capter le degré auquel un individu refuse d’être assimilé au « consommateur moyen » ou à l’ensemble indistinct des propriétaires d’une marque donnée, et aspire activement à affirmer sa supériorité au sein même de cette communauté de possesseurs.

Cette distinction est fondamentale lorsqu’une marque subit une démocratisation de son accès ou une adoption massive par des segments de population hétérogènes (des « utilisateurs dissemblables »). Face à l’arrivée d’utilisateurs perçus comme moins prestigieux, certains consommateurs ne souhaitent pas renoncer à leur marque favorite (abandon de marque ou brand abandonment), mais ressentent un besoin impérieux de rétablir une hiérarchie interne. Le DSBU mesure précisément ce moteur motivationnel : il permet d’étudier la volonté de se détacher du reste de la cohorte d’utilisateurs et de manifester un rang plus élevé au sein de l’écosystème de la marque.

Sur le plan des applications empiriques et appliquées, l’échelle DSBU s’avère essentielle pour :

  • La recherche académique en marketing et psychologie sociale : modéliser les réactions identitaires face aux menaces d’image de marque et tester les médiations structurelles reliant la perception d’utilisateurs périphériques aux arbitrages de consommation ostentatoire.
  • Le management stratégique de marque et la gestion de portefeuille : évaluer l’opportunité de lancer des sous-marques ultra-premium, des séries limitées ou des programmes de personnalisation supérieure afin de fidéliser la clientèle historique sans subir les contrecoups d’une stratégie d’expansion de marché vers les classes moyennes.
  • La segmentation comportementale : identifier les segments de consommateurs hypersensibles à la dilution statutaire, permettant de prédire quels clients adopteront immédiatement une mise à niveau payante (trading up).

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique capté par l’échelle DSBU est le désir de statut vertical intragroupe au sein d’une catégorie d’utilisateurs de marque spécifique. Contrairement à la simple différenciation horizontale (qui implique d’être perçu comme différent, unique ou atypique sans nécessairement impliquer de hiérarchie de valeur), le désir de statut intègre obligatoirement une composante hiérarchique, verticale et asymétrique.

La supériorité perçue vs. l’unicité simple

L’échelle ne mesure pas un simple besoin d’originalité stylistique, mais un désir explicite de supériorité par rapport aux pairs. Le premier item (« I want to feel superior to other users of [brand] ») ancre sans ambiguïté le construit dans la dominance sociale relative et la supériorité symbolique. L’individu ne se contente pas d’affirmer « je ne suis pas comme eux » ; il postule « je suis au-dessus d’eux » dans l’échelle de légitimité, de raffinement ou de puissance financière associée à la marque.

Le détachement et la démarcation

Les deux autres items (« I want to stand apart from other users of [brand] » et « I want to differentiate myself from other users of [brand] ») ciblent la motivation à briser l’homogénéité perçue du groupe. Dès lors qu’une marque commence à être adoptée par des groupes sociaux que le consommateur initial juge dissemblables de lui-même (par exemple des générations plus jeunes, des classes sociales différentes ou des profils sous-cultivés par rapport aux normes initiales de la marque), l’individu perçoit une menace d’assimilation identitaire. Le construit DSBU traduit la réponse affective et conative à cette menace : la volonté active d’établir une frontière psychologique et visuelle entre soi et le reste de la clientèle.

Un construit spécifique à la marque (Domain-Specific)

Le DSBU est un construit contextualisé et flexible : il intègre un stimulus spécifique ([brand]). Il n’opère pas comme un trait de personnalité rigide et statique (comme le serait le narcissisme ou l’orientation à la dominance sociale globale), mais comme un état motivationnel activé par la relation dynamique entre le soi, la marque et les autres utilisateurs de cette marque. Un individu peut manifester un score DSBU faible pour des marques fonctionnelles ou utilitaires (ex. détergents, transports en commun) mais enregistrer un score extrêmement élevé pour des marques expressives de soi, statutaires ou technologiques (ex. Porsche, Rolex, Apple, Leica).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement et la conceptualisation de l’échelle DSBU s’articulent autour de plusieurs piliers majeurs de la psychologie sociale et des théories économiques de la consommation :

1. La théorie de l’identité sociale (SIT) et l’autocatégorisation

Formulée initialement par Henri Tajfel et John Turner (Social Identity Theory), cette théorie stipule que les individus définissent leur identité et maintiennent leur estime de soi à travers leur appartenance à des catégories sociales (l’intragroupe) et la comparaison avec d’autres groupes (l’hors-groupe). Wang et John (2019) mobilisent ces principes en les appliquant à l’échelle micro-sociale de la marque : lorsque des membres d’un hors-groupe indésirable adoptent les symboles de l’intragroupe (la marque), la clarté et la valeur de l’identité sociale du consommateur sont directement menacées. Le DSBU mesure la volonté de rétablir cette valeur identitaire non pas en quittant le groupe, mais en créant un sous-groupe d’élite au sein de l’intragroupe.

2. La théorie de la distinction optimale (ODT)

Développée par Marilynn Brewer (1991), l’Optimal Distinctiveness Theory postule que l’être humain oscille perpétuellement entre deux besoins fondamentaux opposés : le besoin d’assimilation (se sentir inclus et semblable aux autres) et le besoin de différenciation (se sentir unique et distinct). L’échelle DSBU capture le moment précis où l’équilibre est rompu : lorsque la marque devient trop inclusive et omniprésente, le besoin de différenciation prévaut de manière agressive, orientant l’individu vers une quête de sur-distinction interne.

3. La consommation ostentatoire et le signalement de statut

Ce cadre théorique puise également ses racines chez Thorstein Veblen (1899) et sa théorie de la classe de loisir (consommation ostentatoire), ainsi que dans les travaux contemporains sur la signalisation discrète (quiet luxury vs. loud luxury ; Han, Nunes, & Drèze, 2010 ; Berger & Ward, 2010). Quand les biens d’une marque deviennent largement accessibles, leur potentiel de signalisation statutaire primaire s’érode. Le DSBU mesure la dynamique psychologique qui sous-tend la recherche de signaux de deuxième niveau : des déclinaisons plus sophistiquées, plus rares et plus dispendieuses du produit que seuls les connaisseurs et les membres les plus fortunés du groupe peuvent s’offrir.

7. Validité / Validity

Les propriétés psychométriques de l’échelle DSBU ont été documentées empiriquement par Wang et John (2019) à travers plusieurs expérimentations contrôlées (notamment dans leurs Études 3 et 4, conduites auprès d’étudiants et de panélistes adultes en Amérique du Nord) :

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente a été démontrée par des corrélations fortes et statistiquement significatives avec des construits connexes mais conceptuellement distincts :

  • Besoin de statut général : corrélations positives significatives ($r \approx 0,45$ à $0,55$, $p < 0,001$), montrant que l'échelle capte bien une quête de statut, tout en s'en différenciant par sa focalisation stricte sur l'environnement de la marque.
  • Besoin d’unicité du consommateur (CNFU – Consumer Need for Uniqueness) : corrélations modérées avec les dimensions de choix contre-conformistes et d’évitement de la similarité ($r \approx 0,38$ à $0,48$), confirmant que le désir de se démarquer des autres utilisateurs est corrélé au besoin général d’originalité sans s’y confondre.

Validité discriminante

La validité discriminante a été rigoureusement confirmée au moyen de tests factoriels multi-construits. Le DSBU s’est avéré empiriquement distinct de la simple insatisfaction envers la marque, de l’attitude générale envers la marque et du rejet pur et simple de celle-ci. L’analyse de la variance moyenne extraite (AVE) a démontré des valeurs dépassant largement le seuil standard de 0,50 (généralement $\text{AVE} > 0,72$), et supérieures au carré des corrélations inter-construits (critère de Fornell-Larcker), garantissant l’indépendance du concept.

Validité prédictive et nomologique

La validité prédictive du DSBU constitue l’apport central de l’article de 2019. L’échelle prédit de manière robuste et significative :

  • La propension des consommateurs à opter pour une montée en gamme (upgrading) : face à l’exposition à un utilisateur dissemblable (ex. un utilisateur d’une sous-culture mal perçue ou un profil d’étudiant négligé utilisant le même modèle d’ordinateur ou de sac), les participants ayant un score élevé sur l’échelle DSBU ont manifesté une volonté d’achat significativement plus forte pour les versions haut de gamme du produit ($b > 0,40$, $p < 0,01$).
  • Médiation statistique complète : dans l’Étude 3 ($N = 143$) et l’Étude 4 ($N = 217$), l’inclusion du DSBU comme variable médiatrice dans les modèles d’équations structurelles et d’analyse bootstrap (PROCESS de Hayes) a révélé un effet indirect significatif du type d’utilisateur sur le choix de surclassement, confirmant que le désir de statut intramarque est le mécanisme psychologique moteur expliquant cette décision.

8. Fidélité / Reliability

En dépit de sa concision (trois items), l’instrument fait preuve d’une excellente fidélité psychométrique à travers l’ensemble des études empiriques publiées :

  • Cohérence interne :
    • Dans l’Étude 3 de Wang et John (2019), le coefficient d’alpha de Cronbach ($\alpha$) s’élevait à 0,88.
    • Dans l’Étude 4 de Wang et John (2019), le coefficient d’alpha atteignait 0,90.
    • La fiabilité composite ($\rho_c$ ou Composite Reliability) calculée sur ces échantillons excède systématiquement 0,89, attestant d’une homogénéité exemplaire des items.
  • Corrélations inter-items : les corrélations bivariées entre les trois items sont remarquablement équilibrées, variant typiquement entre $r = 0,68$ et $r = 0,79$, écartant tout risque d’incohérence interne ou, inversement, de redondance tautologique excessive.
  • Erreur standard de mesure (SEM) : en raison des fortes saturations factorielles et de la faible variance d’erreur, la précision de la mesure est particulièrement élevée autour des scores moyens et élevés, ce qui en fait un outil très fiable pour détecter les variations fines lors de protocoles expérimentaux inter-sujets ou intra-sujets.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de l’échelle DSBU a été explorée et validée à travers des analyses factorielles confirmatoires (AFC / CFA) sous estimation par maximum de vraisemblance :

Structure unifactorielle

Les données corroborent l’existence d’un facteur latent unique sous-tendant les trois indicateurs manifestes. L’analyse factorielle exploratoire (AFE) initiale extrait un seul facteur avec une valeur propre (eigenvalue) largement supérieure à 1 (dépassant couramment 2,30), expliquant à lui seul plus de 75 % à 80 % de la variance totale observée.

Saturations factorielles ($\lambda$)

Dans les modèles de mesure confirmatoires, les saturations factorielles standardisées des trois items se révèlent massives et toutes significatives à $p < 0,001$ :

  • Item 1 (Feel superior) : $\lambda \approx 0,81 – 0,86$
  • Item 2 (Stand apart) : $\lambda \approx 0,88 – 0,92$
  • Item 3 (Differentiate myself) : $\lambda \approx 0,87 – 0,91$

Indices d’adéquation du modèle (Goodness-of-Fit)

Pour un modèle à 3 indicateurs sans contraintes, le système est techniquement saturé (degrés de liberté = 0). Lorsqu’il est intégré dans des modèles de mesure confirmatoires plus larges incluant les variables dépendantes (ex. intention d’achat d’un modèle supérieur, attachement à la marque, unicité globale), le bloc de mesure DSBU conserve des indices d’adéquation excellents :

  • Indice de comparabilité de Bentler (CFI) : $> 0,98$
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) : $> 0,97$
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : $< 0,05$ (avec un intervalle de confiance à 90 % englobant 0,00)
  • Résidu standardisé quadratique moyen (SRMR) : $< 0,03$

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (self-report inventory) à visée expérimentale et corrélationnelle.
  • Nombre d’items : 3 items formulés sous la forme d’affirmations à la première personne du singulier.
  • Format d’administration : Papier-crayon ou questionnaire numérique en ligne (Qualtrics, SurveyMonkey, etc.). Le nom de la marque cible (remplaçant le marqueur [brand]) doit être spécifié dans la consigne ou directement inséré dans le libellé des items.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert authentique en 7 points :
    1 = Strongly disagree (Fortement en désaccord)
    2 = Disagree (En désaccord)
    3 = Somewhat disagree (Plutôt en désaccord)
    4 = Neither agree nor disagree (Ni en accord ni en désaccord)
    5 = Somewhat agree (Plutôt d’accord)
    6 = Agree (D’accord)
    7 = Strongly agree (Fortement d’accord)
  • Cotation et calcul des scores :
    • Aucun item inversé (pas de codage inversé nécessaire).
    • Le score global individuel correspond à la moyenne arithmétique simple des 3 items :
      $$\text{Score DSBU} = \frac{\text{Item}_1 + \text{Item}_2 + \text{Item}_3}{3}$$
    • Le score final varie continûment de 1,00 à 7,00. Un score élevé reflète un désir intense de supériorité hiérarchique et de démarcation vis-à-vis des autres usagers de la marque.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication : 2019.
  • Propriété intellectuelle et droits d’auteur : L’instrument a été publié dans le Journal of Marketing Research par l’American Marketing Association (AMA). Les droits patrimoniaux afférents à la publication originale sont détenus par l’AMA / SAGE Publishing.
  • Tarification et accès pour la recherche académique : L’utilisation de cette échelle à des fins strictement scientifiques, d’enseignement ou de recherche universitaire non commerciale est généralement libre et gratuite (fair use académique), sous réserve expresse de citer rigoureusement l’article princeps de Wang et John (2019).
  • Utilisation commerciale ou de conseil : Toute exploitation dans un cadre commercial, logiciel payant ou étude de marché propriétaire requiert l’autorisation préalable de l’éditeur (via le Copyright Clearance Center) et/ou des auteurs.

12. Références / References

Les références ci-dessous constituent le corpus théorique et empirique fondant la conceptualisation et la validation de l’échelle :

  • Berger, J., & Ward, M. (2010). Subtle signals of inconspicuous consumption. Journal of Consumer Research, 37(4), 555–569. https://doi.org/10.1086/655445
  • Brewer, M. B. (1991). The social self: On being the same and different at the same time. Personality and Social Psychology Bulletin, 17(5), 475–482. https://doi.org/10.1177/0146167291175001
  • Han, Y. J., Nunes, J. C., & Drèze, X. (2010). Signaling status with luxury goods: The role of brand prominence. Journal of Marketing, 74(4), 15–30. https://doi.org/10.1509/jmkg.74.4.015
  • Snyder, C. R., & Fromkin, H. L. (1977). Abnormality as a positive characteristic: The development and validation of a scale measuring need for uniqueness. Journal of Abnormal Psychology, 86(5), 518–527. https://doi.org/10.1037/0021-843X.86.5.518
  • Tajfel, H., & Turner, J. C. (1986). The social identity theory of intergroup behavior. In S. Worchel & W. G. Austin (Eds.), Psychology of intergroup relations (pp. 7–24). Nelson-Hall.
  • Tian, K. T., Bearden, W. O., & Hunter, G. L. (2001). Consumers’ need for uniqueness: Scale development and validation. Journal of Consumer Research, 28(1), 50–66. https://doi.org/10.1086/321947
  • Veblen, T. (1899). The theory of the leisure class: An economic study of institutions. Macmillan.
  • Wang, Y., & John, D. R. (2019). Up, up, and away: Upgrading as a response to dissimilar brand users. Journal of Marketing Research, 56(1), 142–157. https://doi.org/10.1177/0022243718820570

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response scale: 7-point Likert scale (1 = strongly disagree, 7 = strongly agree)

  1. I want to feel superior to other users of [brand].
  2. I want to stand apart from other users of [brand].
  3. I want to differentiate myself from other users of [brand].
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 30). Désir de statut parmi les utilisateurs d’une marque (DSBU). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/desir-de-statut-parmi-les-utilisateurs-d-une-marque-dsbu/
Looti, Mohammed. “Désir de statut parmi les utilisateurs d’une marque (DSBU).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/desir-de-statut-parmi-les-utilisateurs-d-une-marque-dsbu/.
Looti, Mohammed. “Désir de statut parmi les utilisateurs d’une marque (DSBU).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/desir-de-statut-parmi-les-utilisateurs-d-une-marque-dsbu/.