Délinquance auto-rapportée — Étude sur le développement des jeunes de Rochester

L’échelle de Délinquance auto-rapportée du Rochester Youth Development Study (SRD-RYDS) évalue à travers 36 items la prévalence des comportements délinquants au cours des 30 derniers jours.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’échelle de Délinquance auto-rapportée — Étude sur le développement des jeunes de Rochester (Self-Reported Delinquency Scale – Rochester Youth Development Study, SRD-RYDS) constitue l’un des instruments d’évaluation criminologique et psychologique les plus emblématiques et rigoureusement documentés dans la littérature empirique sur les trajectoires antisociales. Développée dans le cadre de l’étude longitudinale de Rochester (Rochester Youth Development Study) par une équipe interdisciplinaire de criminologues et de sociologues — notamment Terence P. Thornberry, Marvin D. Krohn, Alan J. Lizotte et Carolyn A. Smith —, cette mesure a été conçue pour saisir la prévalence et l’incidence des comportements infractionnels et déviants chez les adolescents et les jeunes adultes au cours des 30 derniers jours.

L’instrument se compose de 36 items opérationnalisant un large spectre d’actes antisociaux, allant d’incivilités et de transgressions mineures (comme l’école buissonnière ou les fugues familiales) jusqu’à des délits contre les biens (vols simples, cambriolages, fraudes), des infractions liées aux substances psychoactives (vente de cannabis ou de drogues dures) et des actes d’une violence extrême (agressions avec arme, rixes de bandes rivales, agressions sexuelles sous la contrainte). Les répondants indiquent la survenue de chaque comportement selon un format de réponse dichotomique (Oui = 1, Non = 0), permettant d’obtenir un score global de variété délinquante par sommation arithmétique simple, variant de 0 à 36, où un score plus élevé reflète un engagement diversifié et intensif dans la délinquance.

Les propriétés psychométriques de la SRD-RYDS se distinguent par une consistance interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,84 et 0,92 pour l’échelle globale lors des différentes vagues de collecte, et une excellente fidélité test-retest. La validité de construit, validité convergente et validité prédictive ont été abondamment démontrées par des corrélations fortes avec les dossiers d’arrestations policières officielles, les rapports des enseignants et des parents, ainsi que par sa capacité à discriminer les trajectoires de délinquance persistante tout au long de la vie. L’instrument est devenu une référence incontournable pour la criminologie développementale, l’évaluation de programmes de prévention et la modélisation théorique interactionnelle.

2. Mots-clés / Keywords

délinquance auto-rapportée, criminologie développementale, Rochester Youth Development Study, comportements antisociaux, violence juvénile, délinquance des jeunes, psychométrie, évaluation du risque, théorie interactionnelle, infractions contre les biens

3. Auteurs / Authors

L’échelle de délinquance auto-rapportée de l’étude de Rochester a été élaborée par les chercheurs principaux de la cohorte du Rochester Youth Development Study (RYDS) à l’Université d’État de New York à Albany (State University of New York at Albany, University at Albany, SUNY), au sein de la School of Criminal Justice :

  • Terence P. Thornberry, Ph.D. : Professeur émérite de criminologie, chercheur principal du RYDS, Department of Criminology and Criminal Justice, University of Maryland, College Park, et School of Criminal Justice, University at Albany. Courriel de correspondance institutionnelle : [email protected].
  • Marvin D. Krohn, Ph.D. : Professeur titulaire, Department of Sociology and Criminology & Law, University of Florida, Gainesville. Ancien professeur à l’Université d’Albany. Courriel : [email protected].
  • Alan J. Lizotte, Ph.D. : Professeur émérite et ancien doyen, School of Criminal Justice, University at Albany, State University of New York. Courriel : [email protected].
  • Carolyn A. Smith, Ph.D. : Professeure émérite, School of Social Welfare, University at Albany, State University of New York.
  • Kimberly Tobin, Ph.D. : Professeure de sociologie et de justice pénale, Westfield State University.

4. Objectif / Purpose

La mesure précise des conduites illégales chez les mineurs a longtemps constitué un défi méthodologique fondamental en sciences sociales. Les registres institutionnels de police et de justice (statistiques d’arrestation, condamnations) souffrent du phénomène bien documenté du chiffre noir de la criminalité, ne capturant qu’une fraction marginale des actes commis, tout en étant sujets à des biais d’échantillonnage et de sélectivité raciale, socio-économique ou territoriale. L’objectif premier de la Self-Reported Delinquency Scale (SRD-RYDS) est de contourner ces limitations structurelles en fournissant un inventaire standardisé, direct et exhaustif de la délinquance commise par les jeunes, évaluée par le biais d’un auto-questionnaire anonymisé et confidentiel.

Conçue spécifiquement pour l’étude épidémiologique et développementale initiée en 1988 auprès d’un échantillon représentatif d’élèves de 7e et 8e années (classes de 5e et 4e dans le système francophone) de la ville de Rochester (New York), cette échelle vise à documenter la fréquence, la prévalence et la chronologie de l’initiation, de l’escalade, du maintien et du désistement de l’activité criminelle. Le choix d’une fenêtre temporelle rétrospective courte — les 30 derniers jours — a été délibérément adopté pour minimiser les biais de rappel mémoriel et capter avec une grande finesse temporelle les variations saisonnières ou développementales rapides propres à l’adolescence.

Sur le plan des applications, l’échelle remplit une triple fonction :

  • En recherche fondamentale et criminologie longitudinale : Elle permet d’examiner les corrélats étiologiques de la délinquance, de tester les théories du parcours de vie, d’analyser l’impact de l’affiliation à des bandes criminelles (gangs) et d’évaluer la transmission intergénérationnelle des comportements antisociaux.
  • En prévention et évaluation d’interventions : L’outil sert de critère de jugement majeur pour évaluer l’efficacité de dispositifs éducatifs, de thérapies multisystémiques ou de programmes communautaires de désarmement et de prévention de la récidive.
  • En diagnostic épidémiologique et criminologie clinique : L’inventaire offre aux chercheurs et aux praticiens un profil individualisé de la variété des actes commis, permettant d’identifier si un jeune présente une délinquance limitée à des transgressions bénignes de statut (status offenses) ou s’il s’inscrit dans un pattern précoce et poly-délinquant à haut risque criminogène.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit central mesuré par l’échelle est la délinquance auto-rapportée, définie sur le plan comportemental comme l’ensemble des conduites transgressant les normes juridiques et pénales formelles en vigueur, ainsi que les règles sociales institutionnelles majeures régissant la jeunesse. Plutôt que de traiter la délinquance comme une variable unidimensionnelle homogène, le RYDS conceptualise ce phénomène comme un ensemble hiérarchisé et multidimensionnel de sous-domaines comportementaux.

1. Infractions de statut et incivilités (Status Offenses & Disorderly Conduct)

Cette dimension regroupe les comportements non criminels pour un adulte mais illégaux ou prohibés en raison du statut de mineur, ainsi que les désordres publics. Elle reflète une rupture précoce avec le contrôle parental et scolaire :

  • Fugue du domicile familial (item 1 : Run away from home) ;
  • Absentéisme scolaire non motivé (item 2 : Skipped classes without an excuse) ;
  • Fraude sur l’âge légal (item 3 : Lied about your age to get into someplace or to buy something) ;
  • Comportements à risque ou dérangeants dans l’espace public (items 4, 6, 7, 8, 9 : faire de l’auto-stop avec des inconnus, tapage, mendicité intrusive, appels obscènes, état d’ébriété sur la voie publique).

2. Atteintes aux biens et vandalisme (Property Damage & Vandalism)

Ce domaine évalue la destruction malveillante et intentionnelle d’infrastructures ou de biens appartenant à autrui :

  • Dégradation volontaire de biens privés ou publics (item 10 : Damaged, destroyed or marked up somebody else’s property) ;
  • Incendie criminel ou tentative (item 11 : Set fire on purpose or tried to set fire to a house, building, or car).

3. Vols simples et infractions lucratives sans violence (Theft & Larceny)

Cette dimension opérationnalise la prédation matérielle sous différentes intensités financières et contextuelles :

  • Fraude à la consommation ou resquille (item 12 : Avoided paying for things) ;
  • Effraction dans un bâtiment pour commettre un méfait (item 13 : Gone into or tried to go into a building to steal) ;
  • Vols gradués par valeur monétaire (items 14 à 17 : moins de 5 $, 5 à 50$, 50 à 100 $, et plus de 100$) ;
  • Vol à l’étalage (item 18 : Shoplifted), vol à la tire (item 19), vol à la roulotte (item 20) et recel d’objets volés (item 21).

4. Criminalité véhiculaire et fraudes économiques complexes (Motor Vehicle Theft & Fraud)

Ce volet comprend des délits exigeant des compétences techniques ou reflétant une audace criminelle supérieure :

  • Vol d’usage ou vol pur et simple de véhicules à moteur (items 22 et 23 : Taken a car/motorcycle without permission, Stolen a motor vehicle) ;
  • Faux et usage de faux chèques ou fausse monnaie (item 24 : Forged a check or used fake money) ;
  • Fraude bancaire et cartes de crédit (item 25) ;
  • Escroquerie et vente frauduleuse (item 26 : Tried to cheat someone).

5. Violences interpersonnelles et criminalité armée (Violent Crimes & Weapon Use)

Cette sous-dimension renvoie aux actes dirigés contre l’intégrité physique d’autrui, constituant le noyau dur des conduites criminelles les plus graves :

  • Port d’arme dissimulée (item 5 : Carried a hidden weapon) ;
  • Agression armée avec intention de blesser grièvement ou tuer (item 27 : Attacked someone with a weapon) ;
  • Coups et blessures volontaires (item 28 : Hit someone with the idea of hurting them) ;
  • Affrontements violents en bandes ou gangs (item 29 : Been involved in gang or posse fights) ;
  • Jets de projectiles dangereux (item 30) et extorsion avec arme ou violence (item 31 : Used a weapon or force to make someone give money).

6. Infractions sexuelles coercitives et trafic de stupéfiants (Sexual Assault & Drug Trafficking)

Ces items ciblent les transgressions les plus sévères de la loi pénale :

  • Prostitution rétribuée (item 32 : Been paid for having sexual relations) ;
  • Coercition physique ou menaces à visée sexuelle (item 33 : Physically hurt or threatened to get sex) ;
  • Tentative de viol ou viol avéré (item 34 : Had sexual relations against someone’s will) ;
  • Trafic de drogues illicites, distinguant la vente de cannabis (item 35) du deal de drogues dures telles que le crack, l’héroïne, la cocaïne ou le LSD (item 36).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de la SRD-RYDS s’enracine directement dans la théorie interactionnelle de la délinquance (Interactional Theory of Delinquency), formulée de manière pionnière par Terence P. Thornberry en 1987. Cette théorie propose une synthèse dialectique et dynamique entre la théorie du contrôle social de Travis Hirschi, la théorie de l’association différentielle d’Edwin Sutherland et la théorie de l’apprentissage social de Ronald Akers.

Contrairement aux modèles explicatifs unidirectionnels traditionnels — qui postulent que des facteurs structurels ou relationnels figés produisent passivement des conduites criminelles —, la théorie interactionnelle défend l’existence d’une causalité réciproque s’étalant sur l’ensemble du cycle vital. L’affaiblissement initial des liens sociaux conventionnels (attachement aux parents, engagement envers l’école, croyance dans les valeurs normatives) libère l’individu des contraintes de contrôle social. Cette désaffiliation facilite l’exposition et l’affiliation à des pairs délinquants, qui renforcent à leur tour des attitudes et valeurs antisociales favorables à la transgression. En retour, l’engagement effectif dans des comportements délinquants — précisément mesuré par l’échelle SRD-RYDS — rétroagit négativement sur les liens sociaux, en détruisant les opportunités scolaires ou professionnelles et en enracinant le jeune dans un réseau criminel marginal.

De plus, l’outil s’inscrit dans la perspective de la criminologie développementale et du parcours de vie (Life-Course Criminology) théorisée notamment par Robert J. Sampson et John H. Laub, ainsi que dans la taxonomie développementale de Terrie E. Moffitt, qui oppose la délinquance limitée à l’adolescence (adolescence-limited) à la délinquance persistante tout au long de la vie (life-course persistent). Pour tester empiriquement ces bifurcations trajectorielles, l’instrumentation du RYDS devait impérativement couvrir à la fois les infractions mineures typiques de la phase exploratoire pubertaire et les actes graves, violents et chroniques qui caractérisent les délinquants enracinés.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de la SRD-RYDS a fait l’objet de nombreuses vérifications empiriques tout au long des décennies de suivi longitudinal de la cohorte de Rochester :

  • Validité de construit : L’échelle démontre une sensibilité exemplaire à la distribution attendue de la délinquance au sein de la population générale, caractérisée par une forte asymétrie positive (la majorité des jeunes ne commettant aucun délit ou des délits mineurs, tandis qu’une sous-population restreinte concentre la vaste majorité des actes graves et violents). L’instrument confirme empiriquement la corrélation robuste entre poly-délinquance (variété des délits) et intensité de la criminalité.
  • Validité convergente : Les scores de l’échelle présentent des corrélations statistiquement significatives et élevées avec les mesures externes de déviance. Des corrélations positives de l’ordre de r = 0,55 à 0,68 ont été rapportées avec les évaluations comportementales renseignées par les parents et les enseignants via le Child Behavior Checklist (CBCL). De même, les corrélations avec les auto-rapports de consommation d’alcool et de substances illicites sont substantielles (r > 0,60).
  • Validité critériée et prédictive : Les analyses croisées avec les registres officiels de justice pénale (arrestations documentées par la police du comté de Monroe et les tribunaux pour enfants) révèlent que les adolescents obtenant des scores élevés à l’échelle SRD-RYDS ont une probabilité 5 à 7 fois supérieure d’être arrêtés au cours des années subséquentes. La concordance globale entre l’aveu d’infractions graves et les antécédents policiers s’établit à des niveaux de spécificité supérieurs à 85 %, démontrant que le biais de dissimulation reste très contenu lorsque le cadre de passation garantit une stricte confidentialité légale.
  • Validité discriminante : L’échelle différencie avec netteté les adolescents impliqués dans des gangs de rue de leurs pairs non affiliés, les premiers affichant des moyennes de délinquance violente et de vente de stupéfiants significativement plus élevées (p < 0,001) sur l’ensemble des vagues longitudinales.

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation de la fidélité de l’échelle SRD-RYDS confirme sa solidité métrologique en tant qu’indice de variété comportementale :

  • Consistance interne : En raison de la nature formative de la délinquance (commettre un vol de voiture n’induit pas obligatoirement le fait de faire des appels obscènes), l’indice est souvent traité comme une échelle de variété formative. Néanmoins, lorsqu’analysé sous l’angle de la théorie classique des tests, le coefficient alpha de Cronbach pour l’ensemble des 36 items s’établit de manière récurrente entre 0,86 et 0,91 à travers les différentes vagues d’évaluation de la jeunesse à l’âge adulte. Les sous-échelles de délinquance violente (alpha ≈ 0,81) et d’atteintes aux biens (alpha ≈ 0,85) démontrent également une consistance interne élevée.
  • Fidélité test-retest : Dans des sous-échantillons de contrôle réinterrogés à un intervalle de deux à quatre semaines, le coefficient de corrélation de stabilité temporelle intraclasse dépasse r = 0,80 pour l’indice global de variété, indiquant une excellente reproductibilité des déclarations des participants, en dépit de la nature sensible et socialement désapprouvée des comportements rapportés.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Bien que l’indice de variété global soit la métrique la plus couramment utilisée pour modéliser le volume délinquant général, de multiples études psychométriques et criminologiques ont conduit des analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) sur la matrice de corrélation tétrachorique des 36 items (adaptée aux données dichotomiques).

Une structure de second ordre ou une modélisation bifactorielle émerge régulièrement :

  • Facteur général (Facteur G de déviance) : Un facteur sous-jacent puissant de tendance générale à l’agir antisocial capte une part substantielle de la variance commune (> 40 %), justifiant l’utilisation du score total sommateur.
  • Facteurs spécifiques de premier ordre : Les analyses confirmatoires confirment l’adéquation d’un modèle à 4 ou 5 facteurs corrélés (CFI > 0,93, RMSEA < 0,05) :
    1. Violence interpersonnelle et agression : saturé fortement par les items 27, 28, 29, 30, 31 (saturations factorielles standardisées comprises entre 0,65 et 0,88) ;
    2. Infractions contre les biens et vandalisme : saturé par les items 10, 11, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20 (saturations entre 0,58 et 0,82) ;
    3. Fraude économique et vol qualifié : items 22, 23, 24, 25, 26 (charges entre 0,55 et 0,79) ;
    4. Trafic de substances psychoactives : items 35 et 36 (saturations supérieures à 0,75) ;
    5. Incivilités et infractions de statut : items 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9 (charges plus hétérogènes, entre 0,42 et 0,68).

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’instrument : Auto-questionnaire standardisé / Inventaire auto-rapporté de comportements antisociaux et délinquants (Self-Report Inventory).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou questionnaire informatisé (auto-passation assistée par ordinateur / ACASI) en passation individuelle confidentielle.
  • Période de référence (fenêtre temporelle) : Les 30 derniers jours (In the past 30 days).
  • Nombre d’items : 36 items comportementaux spécifiques.
  • Format de réponse : Échelle de réponse dichotomique nominale pour chaque item :
    • Oui (codé 1)
    • Non (codé 0)
  • Procédure de cotation (Scoring) : Les réponses « Oui » sont codées 1 point, les réponses « Non » reçoivent 0 point. Le score de variété globale est obtenu en effectuant la somme arithmétique directe des 36 items. L’intervalle de score théorique s’étend de 0 à 36. Un score élevé reflète une poly-délinquance accrue. Des sous-scores thématiques (variété violente, variété de vol, etc.) peuvent être calculés par sommation des items respectifs.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conception initiale : 1988 (début de la cohorte du Rochester Youth Development Study). Publication formelle dans les recueils méthodologiques nationaux : 1999/2003.
  • Statut des droits d’auteur : Domaine public universitaire et scientifique sous l’égide des subventions accordées par l’Office of Juvenile Justice and Delinquency Prevention (OJJDP), le National Institute on Drug Abuse (NIDA) et les Centers for Disease Control and Prevention (CDC).
  • Conditions d’accès et tarifs : Libre d’accès sans frais de licence financière (Open Access for Research). L’instrument est intégralement reproduit dans le compendium officiel des CDC : Measuring Violence-Related Attitudes, Behaviors, and Influences Among Youths: A Compendium of Assessment Tools (pages 206-208).
  • Obligations d’usage : L’utilisation à des fins de recherche académique ou d’évaluation clinique requiert la citation appropriée des publications fondamentales de l’équipe du RYDS (Thornberry et al.).

12. Références / References

Dahlberg, L. L., Toal, S. B., Swahn, M., & Behrens, C. B. (2005). Measuring violence-related attitudes, behaviors, and influences among youths: A compendium of assessment tools (2nd ed.). Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/YV_Compendium.pdf

Krohn, M. D., Lizotte, A. J., & Perez, C. M. (1997). The interdependence of substance use and serious delinquency. In T. P. Thornberry (Ed.), Developmental theories of crime and delinquency (pp. 119–147). Transaction Publishers. https://doi.org/10.4324/9781315130620

Thornberry, T. P. (1987). Toward an interactional theory of delinquency. Criminology, 25(4), 863–892. https://doi.org/10.1111/j.1745-9125.1987.tb00823.x

Thornberry, T. P., Krohn, M. D., Lizotte, A. J., & Chard-Wierschem, D. (1993). The role of juvenile gangs in facilitating delinquent behavior. Journal of Research in Crime and Delinquency, 30(1), 55–87. https://doi.org/10.1177/0022427893030001005

Thornberry, T. P., Krohn, M. D., Lizotte, A. J., Smith, C. A., & Tobin, K. (2003). Gangs and delinquency in developmental perspective. Cambridge University Press. https://doi.org/10.1017/CBO9780511499500

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Run away from home?
2

Skipped classes without an excuse?
3

Lied about your age to get into someplace or to buy something (for example‚ lying about your age to get into a movie or to buy alcohol)?
4

Hitchhiked a ride with a stranger?
5

Carried a hidden weapon?
6

Been loud or rowdy in a public place where somebody complained and you got in trouble?
7

Begged for money or things from strangers?
8

Made obscene telephone calls‚ such as calling someone and saying dirty things?
9

Been drunk in a public place?
10

Damaged‚ destroyed or marked up somebody else’s property on purpose?
11

Set fire on purpose or tried to set fire to a house‚ building‚ or car?
12

Avoided paying for things‚ like a movie‚ taking bus rides‚ using a computer‚ or anything else (including video games)?
13

Gone into or tried to go into a building to steal or damage something?
14

Tried to steal or actually stolen money or things worth $5 or less?
15

How about between $5 and$50?
16

How about between $50 and$100?
17

How about over $100?
18

Shoplifted or taken something from a store on purpose (including anything you already told me about)?
19

Stolen someone’s purse or wallet or picked someone’s pocket?
20

Stolen something from a car that did not belong to you?
21

Tried to buy or sell things that were stolen?
22

Taken a car or motorcycle for a ride without the owner’s permission?
23

Stolen or tried to steal a car or other motor vehicle?
24

Forged a check or used fake money to pay for something?
25

Used or tried to use a credit card‚ bank card‚ or automatic teller card without permission?
26

Tried to cheat someone by selling them something that was not what you said it was or that was worthless?
27

Attacked someone with a weapon or with the idea of seriously hurting or killing them?
28

Hit someone with the idea of hurting them (other than what you have already mentioned)?
29

Been involved in gang or posse fights?
30

Thrown objects such as rocks or bottles at people (other than what you have already mentioned)?
31

Used a weapon or force to make someone give you money or things?
32

Been paid for ha‎ving sexual relations with someone?
33

Physically hurt or threatened to hurt someone to get them to have sex with you?
34

Had or tried to have sexual relations with someone against their will (other than what you have already mentioned)?
35

Sold marijuana‚ reefer or pot?
36

Sold hard drugs such as crack‚ heroin‚ cocaine‚ LSD or acid?
★

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Looti, M. (2026, octobre 7). Délinquance auto-rapportée — Étude sur le développement des jeunes de Rochester. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/delinquance-auto-rapportee-etude-sur-le-developpement-des-jeunes-de-rochester/
Looti, Mohammed. “Délinquance auto-rapportée — Étude sur le développement des jeunes de Rochester.” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/delinquance-auto-rapportee-etude-sur-le-developpement-des-jeunes-de-rochester/.
Looti, Mohammed. “Délinquance auto-rapportée — Étude sur le développement des jeunes de Rochester.” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/delinquance-auto-rapportee-etude-sur-le-developpement-des-jeunes-de-rochester/.