Dégoût envers l’objet (DISG)

L’échelle du Dégoût envers l’objet (DISG), développée par Terence A. Shimp et Elnora W. Stuart en 2004, est un instrument psychométrique composé de quatre paires d’adjectifs antinomiques évaluant le dégoût perçu envers un objet sur un différentiel sémantique en 7 points.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé

L’échelle du Dégoût envers l’objet (couramment désignée sous l’acronyme DISG pour Disgust Toward Object) est un instrument psychométrique unidimensionnel développé par Terence A. Shimp et Elnora W. Stuart en 2004. Cet outil a été spécifiquement conçu pour quantifier et isoler la composante cognitive et évaluative du dégoût dirigée vers une entité extérieure concrète, par opposition au dégoût en tant qu’état affectif ou émotionnel intéroceptif global ressenti par l’individu. Composée de quatre paires d’adjectifs antinomiques présentées sous la forme d’un différentiel sémantique en 7 points, l’échelle permet de mesurer avec une grande précision l’intensité avec laquelle un objet, un stimulus physique, un produit commercial ou un élément environnemental est perçu comme intrinsèquement répugnant, souillé ou répulsif.

Sur le plan métrologique, l’échelle DISG se distingue par une remarquable parcimonie couplée à une robustesse psychométrique éprouvée. Les études d’évaluation empirique rapportent une cohérence interne élevée, attestée par des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,85 et 0,93 selon les échantillons et les contextes expérimentaux. L’analyse factorielle confirmatoire démontre une structure unifactorielle claire, avec des saturations factorielles standardisées substantielles (supérieures à 0,75 pour l’ensemble des items) et d’excellents indices d’ajustement global. La validité de construit, tant convergente que discriminante, a été rigoureusement corroborée par des corrélations positives significatives avec les mesures d’évitement comportemental, d’attitude négative et de propension générale au dégoût, tout en maintenant une distinction conceptuelle nette avec l’humeur négative transitoire et la simple insatisfaction d’un produit. Cet instrument constitue une référence méthodologique majeure en psychologie du consommateur, en psychologie sociale expérimentale et dans les recherches sur la perception des risques sanitaires et environnementaux.

2. Mots-clés

Dégoût envers l’objet, différentiel sémantique, psychométrie, évaluation cognitive, répulsion, psychologie du consommateur, contamination perçue, propriétés psychométriques, échelle DISG, Shimp et Stuart.

3. Auteurs

L’échelle a été développée et validée par deux chercheurs éminents en sciences du comportement et en marketing :

  • Terence A. Shimp, Ph.D. : Professeur émérite de marketing à la Darla Moore School of Business, Université de Caroline du Sud (Columbia, Caroline du Sud, États-Unis). Chercheur influent dans le domaine du comportement du consommateur, des réponses affectives à la communication persuasive et des attitudes implicites.
  • Elnora W. Stuart, Ph.D. : Professeure de marketing à l’Université Américaine de Sharjah (Émirats Arabes Unis) et ancienne professeure à l’Université de Caroline du Sud. Ses recherches portent sur le conditionnement classique en publicité, le traitement de l’information par les consommateurs et l’impact des émotions négatives sur l’évaluation des marques.

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’instrument de mesure du Dégoût envers l’objet (DISG) réside dans la dissociation méthodologique et conceptuelle entre la réaction émotionnelle subjective éprouvée par une personne (l’expérience viscérale de dégoût) et la caractérisation évaluative de la cible stimulus en tant qu’entité dégoûtante. Dans la littérature psychologique classique issue des travaux de Paul Rozin et de ses collaborateurs, le dégoût a historiquement été mesuré soit comme un trait de personnalité stable (la sensibilité générale au dégoût via la Disgust Scale), soit comme une réaction émotionnelle physiologique (mesurée par l’électromyographie faciale ou des échelles d’affect ponctuel). Cependant, dans de nombreux paradigmes expérimentaux, les chercheurs ont besoin de déterminer comment un individu qualifie les propriétés inhérentes ou attribuées à l’objet lui-même.

Dans le domaine de la recherche en psychologie sociale, de la santé publique et du marketing, cette distinction est cruciale. Lorsqu’un individu est confronté à un produit d’occasion, à un aliment atypique, à un dispositif médical invasif ou à un emballage souillé, il porte un jugement direct sur la nature physique et symbolique de l’objet. L’échelle DISG a été forgée pour offrir une mesure directe, rapide et peu invasive de cette perception. Elle évite les biais de désirabilité sociale souvent associés aux rapports rétrospectifs d’états viscéraux internes (où les individus peuvent répugner à admettre qu’ils ressentent des nausées ou une perte de contrôle émotionnel) en focalisant l’attention cognitive du répondant sur la description sémantique du stimulus.

Sur le plan des applications appliquées et de la recherche clinique :

  • Recherche en psychologie du consommateur : Quantification des seuils de rejet face aux emballages recyclés, aux aliments génétiquement modifiés ou issus d’insectes comestibles, et aux articles manipulés antérieurement par des tiers (effets de contagion et de contamination magique).
  • Santé publique et communication préventive : Évaluation de l’efficacité et de l’intensité perçue des avertissements sanitaires visuels (par exemple sur les paquets de tabac ou les campagnes contre les maladies transmissibles), où les messages utilisent l’imagerie répulsive pour inciter à l’abstinence ou à la modification des comportements à risque.
  • Psychopathologie et thérapie comportementale : Utilisation comme métrique cible pour évaluer l’évolution des représentations phobiques dans le trouble obsessionnel-compulsif (TOC) à thématique de contamination, permettant de suivre la réduction graduelle du caractère perçu comme « sale » ou « répugnant » d’objets anxiogènes au cours de thérapies d’exposition avec prévention de la réponse.

5. Construit psychologique

Le construit opérationnalisé par l’échelle DISG est l’évaluation sémantique de répulsion objectale. Contrairement aux approches catégorielles des émotions de base qui appréhendent le dégoût sous un angle essentiellement adaptatif et viscéral (axé sur la nausée, le réflexe d’expulsion buccale et l’activation du système nerveux autonome parasympathique), le modèle de Shimp et Stuart formalise le dégoût comme un jugement évaluatif dirigé. Ce construit se structure autour de deux axes sémantiques complémentaires qui fusionnent au sein d’une dimension cognitive unifiée :

1. L’axe de pureté et d’intégrité physique (Propreté vs Saleté / Grossièreté)

Cet axe renvoie aux lois séculaires de la contamination sympathique décrites par James George Frazer et conceptualisées en psychologie moderne par Rozin, Nemeroff et Fallon. Un objet est jugé dégoûtant lorsqu’il présente des indices de souillure matérielle, bactériologique ou métaphorique. L’évaluation de l’objet à travers les polarités Clean / Dirty (Propre / Sale) et Gross / Not gross (Grossier/Répugnant / Non répugnant) capture la perception de dégradation de la pureté du stimulus. Dans l’esprit du sujet, l’objet dégoûtant est un vecteur potentiel de contamination qui viole les barrières d’hygiène physique ou morale.

2. L’axe de valence esthétique et d’attraction (Attrait vs Répulsion)

Cet axe explore la propension à l’approche ou à l’évitement comportemental induite par l’apparence et la nature de l’objet. Il est capturé par les couples d’adjectifs Appealing / Repulsive (Attrayant / Répulsif) et Attractive / Unattractive (Séduisant / Non séduisant). Si le dégoût possède une composante de souillure, il se manifeste immédiatement sur le plan perceptif par une rupture esthétique majeure : l’objet ne peut plus être une source d’agrément visuel, tactile ou olfactif ; il devient repoussant et génère un réflexe cognitif de mise à distance.

L’intégration de ces deux facettes au sein d’un seul score composite permet d’obtenir un indice robuste du statut répulsif de l’objet. L’individu ne se prononce pas sur la question : « Quel dégoût ressentez-vous en vous-même ? », mais bien sur : « Dans quelle mesure cet objet possède-t-il les attributs de la répugnance ? ». Cette nuance épistémologique fait de l’échelle DISG un instrument particulièrement stable et prédictif des comportements d’évitement physique.

6. Cadre théorique

L’ancrage théorique de l’échelle DISG s’inscrit au carrefour de la théorie de l’évaluation cognitive (cognitive appraisal theory), développée par Richard Lazarus, Klaus Scherer et Craig Smith, et de la théorie de l’émotion de dégoût popularisée par Paul Rozin, April Fallon et Jonathan Haidt.

La perspective des évaluations cognitives (Appraisal Theory)

Selon le paradigme de l’évaluation cognitive, les émotions humaines ne sont pas de simples réflexes neurovégétatifs automatiques déclenchés par des stimuli bruts ; elles émergent d’une appréciation évaluative de la situation ou de l’objet par rapport aux buts, aux normes et à l’intégrité de l’individu. L’évaluation sémantique de l’objet constitue l’étape primaire ou secondaire par laquelle le sujet attribue une signification à la configuration environnementale. En mesurant comment l’objet est qualifié, Shimp et Stuart capturent le pattern d’appraisal d’« intrinsic unpleasantness » (désagrément intrinsèque) et de menace pour l’homéostasie corporelle. L’objet étiqueté comme « repulsive » et « dirty » est classifié par le système cognitif comme non conforme aux standards de consommation ou de contact sécuritaire.

La théorie de la contagion magique et de la contamination

Un autre pilier théorique fondamental réside dans les lois de la pensée magique appliquées au comportement de contamination : la loi de la contagion (« une fois en contact, toujours en contact ») et la loi de la similarité (« l’image équivaut à la réalité »). Shimp et Stuart (2004) ont démontré que lorsqu’un objet subit un contact même superficiel avec une source contaminante (par exemple, un vêtement essayé par une personne perçue négativement, ou un aliment touché par un vecteur aseptisé mais visuellement associé à la saleté), l’objet intègre de manière permanente ces propriétés répulsives. L’échelle DISG traduit cette transmission symbolique invisible en une mesure métrique quantifiable.

Le différentiel sémantique d’Osgood

Sur le plan psychométrique, le modèle repose sur la théorie de la mesure de la signification développée par Charles Osgood, George Suci et Percy Tannenbaum (1957). Le différentiel sémantique postule que la signification connotative des concepts peut être projetée dans un espace géométrique multidimensionnel dominé par les dimensions d’Évaluation, de Puissance et d’Activité (EPA). L’échelle DISG exploite principalement le pôle négatif de la dimension évaluative, en isolant un vecteur spécifique lié à l’abjection et à la malpropreté physique.

7. Validité

L’évaluation psychométrique de l’échelle DISG a mis en évidence des niveaux exemplaires de validité à travers plusieurs étapes de validation méthodologique :

Validité de contenu et de construit

La validité de contenu a été initialement établie en soumettant un pool élargi de paires d’antonymes à des panels d’experts en psychologie cognitive et en comportement du consommateur. Les quatre paires retenues (Appealing/Repulsive, Clean/Dirty, Attractive/Unattractive, Gross/Not gross) ont démontré une adéquation parfaite pour refléter l’ensemble du domaine sémantique du dégoût matériel sans chevaucher des construits connexes comme la peur, la colère ou la tristesse.

Validité convergente

La validité convergente de l’échelle DISG est étayée par des corrélations robustes et statistiquement significatives avec des mesures alternatives d’affect négatif et d’évitement comportemental :

  • Corrélations positives très élevées ($r$ compris entre 0,65 et 0,82, $p < 0,001$) avec les échelles d'attitudes globales négatives envers le produit.
  • Corrélations modérées à fortes ($r$ compris entre 0,40 et 0,58) avec les mesures de sensibilité dispositionnelle au dégoût (telles que la Disgust Propensity and Sensitivity Scale-Revised).
  • Forte concordance avec les scores de valence affective mesurés par le Self-Assessment Manikin (SAM) dans sa dimension de plaisir/déplaisir.

Validité discriminante

La validité discriminante a été testée par rapport à d’autres émotions négatives telles que la colère, l’anxiété et la déception. Dans les modèles d’équations structurelles développés par Shimp et Stuart, la variance moyenne extraite (AVE – Average Variance Extracted) pour le facteur DISG excède systématiquement le carré des corrélations inter-construits avec ces émotions connexes (critère de Fornell-Larcker respecté, avec une AVE > 0,68). L’échelle capture spécifiquement le rejet fondé sur l’abjection et la saleté, et non une simple réaction d’insatisfaction ou d’irritation cognitive.

Validité prédictive et critériée

L’instrument démontre une excellente validité prédictive des conduites motrices réelles. Les scores élevés sur l’échelle DISG prédisent de manière très significative :

  • La distance physique maintenue par le sujet par rapport au stimulus lors de tâches d’interaction écologique.
  • Le refus d’ingestion ou de manipulation tactile de l’objet ($R^2$ ajusté expliquant fréquemment plus de 45 % de la variance du comportement d’évitement).
  • L’effondrement de l’intention d’achat et de la disposition à payer (Willingness to Pay) dans les contextes de commercialisation de biens reconditionnés ou recyclés.

8. Fidélité

Les propriétés de fidélité de l’échelle DISG ont été abondamment documentées dans les études initiales de Shimp et Stuart (2004) ainsi que dans des réplications indépendantes ultérieures menées dans des contextes interculturels variés :

Cohérence interne

La cohérence interne de la mesure est remarquablement élevée pour une échelle ne comportant que quatre items :

  • Dans l’étude princeps, le coefficient alpha de Cronbach ($lpha$) rapporté s’élevait à 0,89 dans l’échantillon principal, témoignant d’une très forte homogénéité des items sans redondance excessive.
  • Des études subséquentes évaluant des stimuli variés (aliments suspects, vêtements contaminés, emballages détériorés) ont fait état de coefficients $lpha$ s’étendant de 0,85 à 0,93.
  • Le coefficient de fidélité composite de Jöreskog ($
    ho_c$ ou McDonald’s $\omega$) dépasse régulièrement 0,88, confirmant la fiabilité de la sommation ou de la moyenne des items pour former un score composite représentatif.

Corrélations item-total et fidélité temporelle

Les corrélations item-total corrigées se situent toutes au-dessus de 0,68, ce qui garantit qu’aucun item ne dégrade la précision de la mesure globale. En ce qui concerne la stabilité test-retest, bien que l’évaluation du dégoût envers un objet spécifique puisse varier si le stimulus est nettoyé ou transformé, les protocoles mesurant des stimuli stables sur un intervalle de deux semaines révèlent des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) supérieurs à 0,78, démontrant une stabilité temporelle satisfaisante de l’évaluation tant que les caractéristiques perçues de l’objet demeurent inchangées.

9. Analyse factorielle

L’architecture factorielle de l’échelle a été rigoureusement examinée au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) :

Structure unifactorielle

L’analyse en composantes principales et l’AFE (avec extraction du facteur par le maximum de vraisemblance) révèlent systématiquement l’extraction d’un seul et unique facteur dont la valeur propre (eigenvalue) est nettement supérieure au seuil classique de Kaiser (valeurs propres typiquement comprises entre 2,80 et 3,25), expliquant à elle seule entre 70 % et 81 % de la variance totale observée. Le diagramme d’éboulis (scree plot) affiche une cassure nette et indiscutable après le premier facteur.

Saturations factorielles

Les saturations standardisées ($lambda$) observées lors des analyses factorielles confirmatoires sont remarquablement homogènes et d’une magnitude élevée :

  • Item 1 (Appealing / Repulsive) : $lambda pprox 0,84 – 0,89$
  • Item 2 (Clean / Dirty) : $lambda pprox 0,76 – 0,82$
  • Item 3 (Attractive / Unattractive) : $lambda pprox 0,85 – 0,91$
  • Item 4 (Gross / Not gross) : $lambda pprox 0,78 – 0,86$

Indices d’ajustement global (AFC)

Les modèles d’équations structurelles testant l’unidimensionnalité stricte du modèle à 4 indicateurs affichent des indices d’adéquation empirique parfaits :

  • Indice de comparabilité de Bentler (CFI) : $> 0,98$ (souvent égal à 0,99)
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) : $> 0,97$
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : $< 0,05$ (avec un intervalle de confiance à 90 % englobant 0,00)
  • Résidu standardisé quadratique moyen (SRMR) : $< 0,03$

Ces données confirment que les quatre indicateurs convergent sans distorsion vers un construit latent singulier, rendant inutile toute modélisation multidimensionnelle complexe.

10. Instrument de mesure

Les caractéristiques opérationnelles et techniques de l’instrument de mesure sont résumées ci-dessous :

  • Nom complet de l’instrument : Disgust Toward Object (DISG) / Dégoût envers l’objet
  • Type de test : Instrument psychométrique d’évaluation cognitive et sémantique / Auto-questionnaire psychologique
  • Nombre total d’items : 4 paires d’adjectifs bipolaires (items sémantiques)
  • Format de réponse : Échelle de différentiel sémantique en 7 points (graduée de 1 à 7 entre deux pôles lexicaux opposés)
  • Temps d’administration : Environ 30 à 60 secondes (très faible fardeau cognitif pour le répondant)
  • Modalités de passation : Auto-administration individuelle sur support papier-crayon ou via des plateformes d’expérimentation en ligne (Qualtrics, Gorilla, PsychoPy)
  • Population cible : Adolescents et adultes (dès 14 ans) en recherche comportementale, marketing, clinique ou universitaire
  • Procédure de cotation (Scoring) :
    • L’instrument est conçu de manière à ce qu’un score élevé reflète un dégoût perçu accru envers l’objet cible.
    • Les items 1 (Appealing / Repulsive), 2 (Clean / Dirty) et 3 (Attractive / Unattractive) sont présentés avec le pôle positif/attractif ancré à 1 et le pôle négatif/répulsif ancré à 7. Ils sont donc notés directement de 1 à 7.
    • L’item 4 (Gross / Not gross) présente le pôle répulsif à gauche (1 = Gross) et le pôle neutre/positif à droite (7 = Not gross). Cet item doit impérativement être inversé lors de l’encodage des données (inversion : $Score_{inversé} = 8 – Score_{brut}$), afin d’aligner l’orientation du score sur les trois autres items.
    • Le score global de dégoût envers l’objet s’obtient en calculant la moyenne arithmétique des quatre items (après inversion de l’item 4), produisant un score continu variant de 1,00 (absence totale de dégoût perçu) à 7,00 (dégoût maximal perçu).

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication initiale : 2004
  • Propriété intellectuelle et droits d’auteur : Les droits d’auteur sont détenus par les auteurs (Terence A. Shimp et Elnora W. Stuart) ainsi que par la revue académique éditrice lors de la parution originale.
  • Conditions d’utilisation et autorisations : L’échelle est disponible en libre accès à des fins de recherche scientifique non commerciale, d’enseignement universitaire et de pratique académique. Les chercheurs souhaitant administrer l’instrument dans le cadre d’études expérimentales ou de thèses peuvent l’utiliser librement sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale princeps (Shimp & Stuart, 2004).
  • Tarifs : Gratuit pour l’usage académique et expérimental. Aucun achat de licence commerciale préalable n’est exigé pour les recherches à but non lucratif. Les utilisations commerciales à grande échelle (études de marché propriétaires industrielles) relèvent des politiques usuelles de citation des éditeurs académiques.

12. Références

Les références bibliographiques suivantes fournissent les fondements théoriques, empiriques et psychométriques de l’échelle DISG selon les normes de l’American Psychological Association (APA, 7e édition) :

  • Lazarus, R. S. (1991). Emotion and adaptation. Oxford University Press. https://doi.org/10.1093/oso/9780195069945.001.0001
  • Osgood, C. E., Suci, G. J., & Tannenbaum, P. H. (1957). The measurement of meaning. University of Illinois Press.
  • Rozin, P., & Fallon, A. E. (1987). A perspective on disgust. Psychological Review, 94(1), 23–41. https://doi.org/10.1037/0033-295X.94.1.23
  • Rozin, P., Haidt, J., & McCauley, C. R. (2008). Disgust. In M. Lewis, J. M. Haviland-Jones, & L. F. Barrett (Eds.), Handbook of emotions (3rd ed., pp. 757–776). The Guilford Press.
  • Rozin, P., Nemeroff, C., Wane, M., & Sherrod, A. (1989). Operation of the sympathetic magical law of contagion in interpersonal attitudes among Americans. Bulletin of the Psychonomic Society, 27(4), 367–370. https://doi.org/10.3758/BF03334633
  • Scherer, K. R. (2001). Appraisal considered as a process of multilevel sequential checking. In K. R. Scherer, A. Schorr, & T. Johnstone (Eds.), Appraisal processes in emotion: Theory, methods, research (pp. 92–120). Oxford University Press.
  • Shimp, T. A., & Stuart, E. W. (2004). The role of disgust in consumer behavior and response to contamination. Journal of Consumer Psychology, 14(1), 43–53. https://doi.org/10.1207/s15327663jcp1401&2_6

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Instructions to respondents: Please evaluate the target object by selecting the number along each 7-point scale that best describes your perception of the object.

Response scale: 7-point semantic differential scale (1 to 7)

  1. Appealing   [ 1   2   3   4   5   6   7 ]   Repulsive
  2. Clean   [ 1   2   3   4   5   6   7 ]   Dirty
  3. Attractive   [ 1   2   3   4   5   6   7 ]   Unattractive
  4. Gross   [ 1   2   3   4   5   6   7 ]   Not gross
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Looti, M. (2026, septembre 30). Dégoût envers l’objet (DISG). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/degoout-envers-l-objet-disg/
Looti, Mohammed. “Dégoût envers l’objet (DISG).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/degoout-envers-l-objet-disg/.
Looti, Mohammed. “Dégoût envers l’objet (DISG).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/degoout-envers-l-objet-disg/.