Échelles psychologiquesPsychologie existentiellePsychométrie

Profil d’attitudes envers la mort – Révisé (DAP-R)

Analyse psychométrique détaillée du Death Attitude Profile – Revised (DAP-R) développé par Wong, Reker et Gesser (1994) : dimensions, fidélité, validité, analyse factorielle et items originaux.

PUBLIÉ

1. Résumé / Abstract

Le Profil d’attitudes envers la mort – Révisé (Death Attitude Profile – Revised, DAP-R ; Wong, Reker, & Gesser, 1994) est un instrument d’évaluation psychométrique multidimensionnel de référence internationale conçu pour mesurer la diversité des attitudes individuelles à l’égard de la mort et du processus de fin de vie. Contrairement aux approches unidimensionnelles traditionnelles qui réduisent l’attitude face à la mort à la seule anxiété ou à la peur, le DAP-R opérationnalise une typologie complexe et nuancée issue des postulats de la psychologie existentielle et de la thanatologie contemporaine. Le questionnaire est composé de 32 items auto-rapportés, évalués à l’aide d’une échelle de Likert en 7 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 7 (« Tout à fait d’accord »).

L’instrument se structure autour de cinq sous-échelles distinctes : la Peur de la mort (Fear of Death, 7 items), l’Évitement de la mort (Death Avoidance, 5 items), l’Acceptation neutre (Neutral Acceptance, 5 items), l’Acceptation d’approche (Approach Acceptance, 10 items) et l’Acceptation d’échappatoire (Escape Acceptance, 5 items). Les analyses psychométriques initiales et les nombreuses réplications transculturelles démontrent une excellente cohérence interne, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,65 et 0,89 selon les dimensions, ainsi qu’une stabilité temporelle robuste (test-retest). L’analyse factorielle confirmatoire valide sa structure pentafactorielle dans divers contextes cliniques, gérontologiques, palliatifs et universitaires. Le DAP-R constitue à ce jour l’un des outils les plus rigoureux pour évaluer l’adaptation existentielle, la détresse thanatique et la recherche de sens face à la finitude humaine.

2. Mots-clés / Keywords

DAP-R, Death Attitude Profile-Revised, attitudes envers la mort, thanatologie, psychologie existentielle, anxiété de mort, acceptation de la mort, soins palliatifs, gérontologie, psychométrie, gestion du sens, Viktor Frankl, Paul T. P. Wong.

3. Auteurs / Authors

Le DAP-R a été développé et validé par une équipe de chercheurs de premier plan en psychologie du développement et en psychologie existentielle :

  • Paul T. P. Wong, Ph.D. — Professeur émérite à l’Université Trent (Ontario, Canada), président de l’International Network on Personal Meaning (INPM), fondateur de la thérapie axée sur le sens (Meaning-Centered Counseling and Therapy).
  • Gary T. Reker, Ph.D. — Professeur de psychologie à l’Université Trent (Peterborough, Ontario, Canada), spécialiste du vieillissement, de la gérontologie existentielle et des composantes du sens de la vie (Life Attitude Profile).
  • Gina Gesser, M.A. — Chercheuse clinicienne affiliée à l’Université Trent, co-auteure des premières versions exploratoires de l’échelle d’attitude envers la mort (DAP original en 1987-1988).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du DAP-R est de fournir une mesure multidimensionnelle exhaustive des attitudes humaines face à la mort. Pendant plusieurs décennies, la recherche en thanatologie a été dominée par des instruments unidimensionnels focalisés exclusivement sur l’angoisse de mort, tels que la Death Anxiety Scale (DAS) de Templer (1970). Or, les fondements cliniques et théoriques de la psychologie humaniste et existentielle soulignent qu’un individu n’éprouve pas seulement de l’anxiété face à sa disparition, mais peut également adopter des postures d’acceptation sereine, de déni défensif, d’intégration philosophique ou d’espérance transcendantale.

Le DAP-R a été conçu pour pallier les insuffisances méthodologiques du Death Attitude Profile original (Gesser, Wong, & Reker, 1987-1988) en affinant la distinction conceptuelle entre les différentes modalités d’acceptation de la mort et en éliminant les redondances factorielles. Les applications de cet instrument se déploient dans plusieurs domaines majeurs :

  • Soins palliatifs et oncologie : Évaluation des profils d’ajustement existentiel chez les patients atteints de pathologies incurables, permettant aux équipes soignantes et aux psycho-oncologues de repérer les blocages défensifs (évitement) ou la détresse spirituelle versus une intégration sereine de la fin de vie.
  • Gérontologie clinique et sociale : Compréhension des mécanismes adaptatifs liés à l’âge avancé et à la tâche développementale de l’intégrité du Moi (au sens d’Erik Erikson) face au déclin physique et à la proximité temporelle de la mort.
  • Suicidologie et psychiatrie : Analyse des attitudes d’acceptation d’échappatoire (Escape Acceptance), identifiées comme un facteur de vulnérabilité majeur prédisposant aux idéations suicidaires lorsque la mort est conceptualisée comme l’unique issue face à une souffrance intolérable.
  • Formation des professionnels de santé : Mesure des attitudes des médecins, infirmiers et psychologues face à la mort afin d’adapter les programmes de formation sur l’accompagnement de fin de vie et de prévenir le syndrome d’épuisement professionnel (burnout) lié au travail de deuil.
  • Recherche fondamentale en psychologie : Exploration des corrélats entre la personnalité, le bien-être subjectif, la spiritualité, la religiosité intrinsèque, l’auto-détermination et les constructions du sens de la vie (Meaning Management Theory).

5. Construit psychologique / Construct

Le DAP-R conceptualise l’attitude envers la mort non pas comme une simple variable continue bipolaire (peur versus sérénité), mais comme une structure factorielle orthogonale et multidimensionnelle composée de cinq construits distincts :

1. La Peur de la mort (Fear of Death)

Cette dimension quantifie l’angoisse affective consciente, la terreur existentielle et la détresse somatique suscitées par la perspective de sa propre finitude ou par le caractère inconnu du trépas. Elle inclut l’appréhension de la douleur physique associée à l’agonie (processus du mourir) ainsi que la terreur face au néant ou à la finalité irréversible de l’existence. Des scores élevés reflètent un sentiment d’insécurité existentielle prononcé et une vulnérabilité psychologique face aux rappels de mortalité.

2. L’Évitement de la mort (Death Avoidance)

L’évitement constitue un mécanisme de défense psychologique actif visant à tenir à distance les pensées, conversations ou représentations liées à la mort. Contrairement à la peur qui est une réponse émotionnelle directe, l’évitement est une stratégie cognitive et comportementale (refoulement, diversion attentionnelle, évitement des rituels funéraires). Les personnes présentant un score élevé tentent activement de ne jamais penser ni parler de leur mortalité afin de maintenir leur équilibre psychique.

3. L’Acceptation neutre (Neutral Acceptance)

L’acceptation neutre correspond à une reconnaissance rationnelle, dépassionnée et philosophique de la mort comme une composante universelle, naturelle et inévitable du cycle biologique de la vie. L’individu ne perçoit la mort ni comme une terreur à fuir, ni comme une délivrance bienheureuse, ni comme l’accès à un au-delà paradisiaque ; il l’intègre simplement comme un fait ontologique incontournable avec lequel il faut composer au quotidien.

4. L’Acceptation d’approche (Approach Acceptance)

Ancrée dans les croyances spirituelles, religieuses ou métaphysiques, l’acceptation d’approche définit la mort comme une porte d’entrée vers une existence post-mortem positive, qu’il s’agisse de l’accès au paradis, de la communion avec le divin ou de la réunion avec des êtres chers disparus. Pour les sujets présentant des scores élevés, la mort n’est pas une destruction définitive de la conscience mais une transition vers un état d’accomplissement transcendantal, conférant ainsi un sens profond à l’existence présente.

5. L’Acceptation d’échappatoire (Escape Acceptance)

Cette attitude conçoit la mort comme une libération ou une délivrance bienvenue face à une existence terrestre vécue comme un fardeau intolérable, marquée par la souffrance physique, la détresse psychologique, l’isolement ou la perte d’espoir. La mort n’est pas recherchée pour ses attraits spirituels (comme dans l’acceptation d’approche), mais comme le seul moyen d’interrompre une douleur existentielle insupportable.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le DAP-R s’enracine principalement dans la Théorie de la gestion du sens (Meaning Management Theory, MMT) formulée par Paul T. P. Wong, ainsi que dans les postulats de la logothérapie de Viktor Frankl et les théories du développement psychosocial tout au long de la vie (life-span developmental psychology).

La Théorie de la gestion du sens (Meaning Management Theory – MMT)

La MMT propose que la quête de sens constitue la motivation humaine fondamentale face à la finitude. Wong distingue deux voies d’adaptation face à la mort :

  • La gestion défensive de la peur : Proche des concepts de la Terror Management Theory (TMT ; Greenberg, Pyszczynski, & Solomon, 1986), cette dynamique repose sur des mécanismes de défense distaux et proximaux (évitement, renforcement de la vision culturelle du monde) pour endiguer l’anxiété de mort.
  • La gestion proactive de la croissance : Contrairement à la TMT qui envisage l’être humain comme perpétuellement en fuite devant la terreur de l’annihilation, la MMT affirme que la confrontation consciente avec la mort peut catalyser l’authenticité, la clarification des valeurs, la générativité et l’épanouissement personnel. L’acceptation neutre et l’acceptation d’approche illustrent cette capacité d’intégration positive.

La psychologie du développement d’Erikson

Le modèle intègre également le huitième stade psychosocial d’Erik Erikson : l’opposition entre l’intégrité personnelle et le désespoir. À la fin de la vie, l’acceptation sereine de la mort résulte d’un regard rétrospectif validant la cohérence et la valeur de sa propre trajectoire existentielle, tandis que l’échec de cette synthèse produit du dépit, de la terreur face au temps restant ou une aspiration à l’échappatoire.

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques du DAP-R ont fait l’objet de nombreuses validations empiriques documentées dans la littérature scientifique internationale :

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente a été démontrée par des corrélations hautement significatives et théoriquement cohérentes avec d’autres échelles standardisées :

  • La sous-échelle Peur de la mort présente des corrélations positives élevées ($r = 0,55$ à $0,73, p < 0,001$) avec la Death Anxiety Scale (Templer, 1970) et la sous-échelle d’anxiété du Threat Index (Krieger et al., 1979).
  • L’Acceptation d’approche montre de fortes corrélations positives ($r = 0,60$ à $0,82$) avec les mesures de religiosité intrinsèque (Intrinsic Religious Motivation Scale), de bien-être spirituel et de croyance en une vie après la mort.
  • L’Acceptation neutre est corrélée positivement avec le sentiment de cohérence interne (Sense of Coherence d’Antonovsky), l’actualisation de soi et la satisfaction de vie.
  • L’Acceptation d’échappatoire corrèle positivement avec l’échelle de désespoir de Beck (Beck Hopelessness Scale), la symptomatologie dépressive (BDI/CES-D) et l’idéation suicidaire, tout en corrélant négativement avec le bien-être subjectif.

Validité discriminante et prédictive

Les études de validation transculturelle (en langues espagnole, allemande, chinoise, persane et turque) confirment que les cinq dimensions mesurent des entités empiriques distinctes : les corrélations inter-facteurs restent faibles à modérées, évitant toute colinéarité excessive. Sur le plan prédictif, le DAP-R discrimine avec succès les profils d’attitudes entre différents groupes d’âge (les adultes âgés manifestant généralement moins de peur et plus d’acceptation neutre que les jeunes adultes) et entre les professionnels de santé formés aux soins palliatifs et les soignants non formés.

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation de la consistance interne et de la fidélité temporelle du DAP-R démontre d’excellentes qualités métrologiques tant dans l’échantillon princeps de Wong, Reker et Gesser (1994) que dans les réplications ultérieures :

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Les valeurs de consistance interne rapportées dans l’étude normative originelle ($N = 300$, incluant des jeunes adultes, des adultes d’âge mûr et des personnes âgées) sont les suivantes :

  • Peur de la mort : $\alpha = 0,86$
  • Évitement de la mort : $\alpha = 0,88$
  • Acceptation neutre : $\alpha = 0,65$
  • Acceptation d’approche : $\alpha = 0,89$
  • Acceptation d’échappatoire : $\alpha = 0,84$

Bien que l’indice de l’Acceptation neutre soit légèrement inférieur (0,65), ce résultat est jugé satisfaisant pour une échelle courte de 5 items mesurant un construit complexe et philosophique. Les méta-analyses et études de réplication rapportent régulièrement des alphas globaux supérieurs à 0,80 pour l’ensemble des dimensions.

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle mesurée sur un intervalle de quatre semaines auprès d’un sous-échantillon d’étudiants universitaires indique des coefficients de corrélation test-retest oscillant entre $r = 0,61$ et $r = 0,95$ ($p < 0,001$) : Peur ($r = 0,83$), Évitement ($r = 0,61$), Acceptation neutre ($r = 0,66$), Acceptation d’approche ($r = 0,95$) et Acceptation d’échappatoire ($r = 0,81$), attestant d’une robustesse temporelle remarquable.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle du DAP-R a été rigoureusement établie à l’aide d’analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmatoires (AFC) :

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Dans les travaux initiaux de Wong et ses collaborateurs (1994), une extraction en composantes principales suivie d’une rotation oblique (Oblimin) et varimax sur les 32 items a mis en évidence une solution claire en 5 facteurs expliquant une part substantielle de la variance totale (plus de 60 %). Chaque item s’est saturé de manière univoque sur son facteur théorique cible (saturations factorielles $lambda > 0,45$), sans saturation croisée majeure (< 0,30 sur les facteurs secondaires).

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Les modélisations par équations structurelles (SEM) conduites dans divers pays (notamment par Clements & Rooda, 2003 ; Maller et al., 2008) ont confirmé l’adéquation du modèle pentafactoriel théorique par rapport à des modèles alternatifs unidimensionnels ou trifactoriels. Les indices d’ajustement couramment observés attestent d’une bonne conformité aux standards psychométriques modernes :

  • Ratio Chi-deux / degrés de liberté ($\chi^2/dl$) < 2,5
  • Comparative Fit Index (CFI) $ge 0,91$
  • Tucker-Lewis Index (TLI) $ge 0,90$
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) $le 0,058$ (IC 90 % [0,051 – 0,065])
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) $le 0,062$

Ces résultats démontrent l’invariance structurelle de la mesure à travers différents groupes démographiques et cliniques.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom du test : Profil d’attitudes envers la mort – Révisé (Death Attitude Profile – Revised, DAP-R)
  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (papier-crayon ou informatisé)
  • Nombre total d’items : 32 items rédigés sous forme d’affirmations affirmatives
  • Format de réponse : Échelle de Likert en 7 points (1 = Fortement en désaccord [SD], 2 = Modérément en désaccord [MD], 3 = Légèrement en désaccord [D], 4 = Neutre [N], 5 = Légèrement d’accord [A], 6 = Modérément d’accord [MA], 7 = Fortement d’accord [SA])
  • Temps d’administration : Environ 10 à 15 minutes
  • Calcul des scores des sous-échelles : Les scores sont obtenus en calculant la moyenne arithmétique des items correspondant à chaque dimension (score compris entre 1,00 et 7,00 par sous-échelle). Aucun item n’est inversé (aucun recodage requis) :
  • Répartition des items par sous-échelle :
    • Peur de la mort (Fear of Death, 7 items) : Items 1, 2, 7, 18, 20, 21, 32
    • Évitement de la mort (Death Avoidance, 5 items) : Items 3, 10, 12, 19, 26
    • Acceptation neutre (Neutral Acceptance, 5 items) : Items 6, 14, 17, 24, 30
    • Acceptation d’approche (Approach Acceptance, 10 items) : Items 4, 8, 13, 15, 16, 22, 25, 27, 28, 31
    • Acceptation d’échappatoire (Escape Acceptance, 5 items) : Items 5, 9, 11, 23, 29

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1994 (dans l’ouvrage collectif dirigé par Robert A. Neimeyer).
  • Statut des droits d’auteur : Propriété intellectuelle de Paul T. P. Wong, Gary T. Reker, Gina Gesser et Taylor & Francis / Routledge.
  • Conditions d’utilisation et permissions : L’instrument est accessible gratuitement à des fins de recherche académique, scientifique et clinique non commerciale. Les chercheurs sont invités à citer la publication originale de référence. Pour une utilisation commerciale ou une intégration dans des dispositifs logiciels payants, une autorisation préalable doit être demandée auprès des ayants droit ou de l’éditeur.
  • Tarif : Gratuit dans le cadre universitaire et de recherche clinique.

12. Références / References

Voici les références scientifiques fondamentales relatives au développement, à la validation et aux applications théoriques du DAP-R en style APA 7e édition :

  • Clements, R., & Rooda, L. A. (2003). Factor structure, reliability, and validity of the Death Attitude Profile-Revised with a sample of registered nurses. Omega: Journal of Death and Dying, 47(4), 389–401. https://doi.org/10.2190/U8X7-31G9-C7XG-K7L3
  • Gesser, G., Wong, P. T. P., & Reker, G. T. (1987–1988). Death attitudes across the life-span: The development and validation of the Death Attitude Profile (DAP). Omega: Journal of Death and Dying, 18(2), 113–128. https://doi.org/10.2190/V574-TAY7-E682-G77G
  • Greenberg, J., Pyszczynski, T., & Solomon, S. (1986). The causes and consequences of a need for self-esteem: A terror management theory. In R. F. Baumeister (Ed.), Public self and private self (pp. 189–212). Springer. https://doi.org/10.1007/978-1-4613-9564-5_10
  • Maller, M. C., Moore, S. L., & Blower, S. (2008). Psychometric evaluation of the Death Attitude Profile-Revised in an Australian palliative care context. International Journal of Palliative Nursing, 14(9), 442–448. https://doi.org/10.12968/ijpn.2008.14.9.31114
  • Neimeyer, R. A. (Ed.). (1994). Death anxiety handbook: Research, instrumentation, and application. Taylor & Francis.
  • Templer, D. I. (1970). The construction and validation of a Death Anxiety Scale. The Journal of General Psychology, 82(2), 165–177. https://doi.org/10.1080/00221309.1970.9711286
  • Wong, P. T. P., Reker, G. T., & Gesser, G. (1994). Death Attitude Profile-Revised: A multidimensional measure of attitudes toward death. In R. A. Neimeyer (Ed.), Death anxiety handbook: Research, instrumentation, and application (pp. 121–148). Taylor & Francis.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:

7-point Likert scale: 1 = Strongly Disagree (SD), 2 = Moderately Disagree (MD), 3 = Slightly Disagree (D), 4 = Neutral (N), 5 = Slightly Agree (A), 6 = Moderately Agree (MA), 7 = Strongly Agree (SA)

  1. Death is no doubt an grim experience.
  2. The prospects of my own death arouses anxiety in me.
  3. I avoid death thoughts at all costs.
  4. I believe that I will be in Heaven after I die.
  5. Death will bring an end to all my troubles.
  6. Death should be viewed as a natural, undeniable, and unavoidable event.
  7. I am disturbed by the finality of death.
  8. Death is an entrance to a new and exciting life.
  9. I see death as a relief from the burden of this life.
  10. Death is a subject that I always try to avoid.
  11. Death is preferable to a life of unbearable misery.
  12. I try to put death out of my mind.
  13. I look forward with happiness to life after death.
  14. Death is simply a part of the process of life.
  15. I see death as a passage to an eternal and blessed place.
  16. I try to prepare myself for the life after death.
  17. I easily accept the fact that every living thing must die.
  18. The thought of death makes me nervous.
  19. I do not think about death at all.
  20. The uncertainty of what happens after death worries me.
  21. I am afraid of a long, painful death.
  22. I look forward to an afterlife that will be better than this one.
  23. Death provides an escape from this terrible world.
  24. Since death is an inevitable fact of life, I see no point in worrying about it.
  25. I believe that death is only a physical death, but the soul lives on.
  26. Whenever the thought of death comes to me, I try to brush it off.
  27. I view death as a union with God and loved ones.
  28. I look forward to being reunited with my loved ones after death.
  29. Death will bring an end to my pain and suffering.
  30. Death is a natural aspect of life which I accept without fear or regret.
  31. I believe that I will see God when I die.
  32. The process of dying scares me.

Citer cet article

memjavad (2026, septembre 4). Profil d’attitudes envers la mort – Révisé (DAP-R). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/death-attitude-profile-revised-dap-r-2/
memjavad. “Profil d’attitudes envers la mort – Révisé (DAP-R).” Base de données de psychologie en français, 4 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/death-attitude-profile-revised-dap-r-2/.
memjavad. “Profil d’attitudes envers la mort – Révisé (DAP-R).” Base de données de psychologie en français. septembre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/death-attitude-profile-revised-dap-r-2/.