1. Résumé / Abstract
Le modèle et questionnaire de culture organisationnelle de Denison (Denison Organizational Culture Survey, DOCS), développé initialement par le professeur Daniel R. Denison et ses collaborateurs, constitue l’un des instruments psychométriques et diagnostiques les plus rigoureusement validés dans le champ de la psychologie du travail et des organisations ainsi que du management stratégique. Conçu pour évaluer les pratiques, croyances et comportements culturels ayant un impact direct sur la performance organisationnelle, le DOCS comprend 60 items répartis de manière équilibrée au sein d’une structure factorielle hiérarchique à deux niveaux. L’échelle opérationnalise quatre grands traits culturels fondamentaux : l’Implication (Involvement), la Cohérence (Consistency), l’Adaptabilité (Adaptability) et la Mission (Mission). Chacun de ces quatre macro-domaines est subdivisé en trois sous-échelles spécifiques de cinq items chacune, totalisant ainsi 12 indices comportementaux distincts (tels que l’autonomie, l’orientation d’équipe, les valeurs fondamentales, la coordination, l’orientation client, l’apprentissage organisationnel, et la vision stratégique).
Les réponses sont recueillies sur une échelle de mesure de type Likert en 5 points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »), intégrant des énoncés inversés pour neutraliser les biais d’acquiescement. Sur le plan psychométrique, le modèle de Denison présente une cohérence interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,70 et 0,90 pour les douze indices, et dépassant 0,85 pour les quatre macro-dimensions. Les analyses factorielles confirmatoires de second ordre démontrent un ajustement satisfaisant aux données empiriques issues d’échantillons multisectoriels internationaux (RMSEA < 0,06 ; CFI > 0,90). De surcroît, l’outil se distingue par une validité prédictive exceptionnelle, reliant directement les profils culturels à des indicateurs tangibles de performance économique (rendement des actifs, croissance des ventes, retour sur investissement), de qualité de service, de rétention du personnel et de capacité d’innovation.
2. Mots-clés / Keywords
Culture organisationnelle, Enquête de Denison, Psychométrie organisationnelle, Diagnostic d’entreprise, Implication, Cohérence, Adaptabilité, Mission stratégique, Performance organisationnelle, Modèle des valeurs concurrentes, Efficacité organisationnelle, Climat de travail, Comportement organisationnel.
3. Auteurs / Authors
Le modèle et le questionnaire de culture organisationnelle ont été conçus et validés par une équipe de chercheurs de premier plan en sciences de gestion et psychologie organisationnelle :
- Daniel R. Denison, Ph.D. : Professeur émérite de développement organisationnel à l’International Institute for Management Development (IMD) à Lausanne, Suisse, et ancien professeur associé à la Ross School of Business de l’Université du Michigan. Il est le fondateur de Denison Consulting (Ann Arbor, Michigan, États-Unis). Contact institutionnel / académique : [email protected] / Denison Consulting.
- Aneil K. Mishra, Ph.D. : Professeur et chercheur spécialisé dans la confiance organisationnelle et le leadership, ayant activement collaboré avec Denison sur les études fondatrices liant la culture d’entreprise à la performance financière.
- Stephanie J. Neale et William S. Neale : Co-développeurs des outils d’évaluation diagnostique, de la plateforme normative et des applications de conseil chez Denison Consulting.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental du modèle de culture organisationnelle de Denison est de combler le fossé historique séparant la conceptualisation anthropologique et qualitative de la culture d’entreprise (portée notamment par Edgar Schein) de la mesure quantitative et opérationnelle requise par le management et la psychométrie contemporaine. Si les théoriciens ont longtemps considéré la culture comme un ensemble tacite d’hypothèses fondamentales difficilement quantifiable, Denison a postulé que la culture se manifeste par des pratiques observables, des normes partagées et des systèmes comportementaux qui exercent une influence causale sur l’efficacité des institutions.
Dans le domaine de la recherche académique, le DOCS permet d’explorer les interactions complexes entre les systèmes organisationnels, le bien-être des collaborateurs, la résilience collective et la performance d’affaires. Il fournit une métrique standardisée permettant des comparaisons transsectorielles, interorganisationnelles et transnationales, tout en limitant les biais d’évaluation idiosyncrasiques grâce à l’agrégation statistique au niveau de l’unité ou de la firme (calcul des coefficients de corrélation intraclasse ICC et des indices d’accord inter-évaluateurs $r_{wg}$).
Dans la pratique du conseil et du diagnostic organisationnel, l’échelle poursuit plusieurs visées appliquées majeures :
- Diagnostic culturel global : Identifier les forces et les vulnérabilités culturelles perçues par les collaborateurs à tous les échelons hiérarchiques.
- Gestion des fusions et acquisitions (M&A) : Comparer les profils culturels de deux entités en fusion pour anticiper les chocs culturels, identifier les zones d’incompatibilité opérationnelle et guider l’intégration post-fusion.
- Accompagnement de la transformation stratégique : Aligner les comportements quotidiens sur les impératifs stratégiques de l’entreprise (par exemple, stimuler l’orientation client ou l’innovation dans un marché dérégulé).
- Développement du leadership : Permettre aux comités de direction d’évaluer la cohérence entre leur discours managérial et les pratiques réelles vécues sur le terrain.
5. Construit psychologique / Construct
Le modèle de Denison s’articule autour de quatre grands domaines culturels (traits), chacun composé de trois facettes comportementales opérationnalisées par cinq items chacune. Ce modèle forme un circumplex équilibrant des tensions organisationnelles dynamiques.
1. Implication (Involvement)
Ce trait mesure le degré auquel une organisation développe les capacités humaines, favorise l’engagement intrinsèque et structure le travail autour de l’autonomie et de la collaboration. Les organisations à forte implication créent un sentiment d’appartenance et de responsabilité partagée. Il comprend :
- Autonomie et Responsabilisation (Empowerment) : Évalue si les individus disposent de l’autorité, de l’initiative et de la liberté nécessaires pour gérer leur travail et prendre des décisions au niveau où l’information est disponible.
- Orientation vers le travail d’équipe (Team Orientation) : Mesure la valorisation du travail coopératif par rapport aux silos hiérarchiques, encourageant la synergie collective pour atteindre les objectifs communs.
- Développement des compétences (Capability Development) : Évalue l’investissement continu dans les compétences, la formation continue et l’amélioration du vivier de talents (bench strength) comme source de différenciation concurrentielle.
2. Cohérence (Consistency)
La cohérence représente le ciment normatif interne de l’organisation. Elle définit les systèmes partagés, les croyances fondamentales et les méthodes de coordination qui garantissent la prévisibilité et l’alignement éthique. Elle regroupe :
- Valeurs fondamentales (Core Values) : Présence d’un ensemble clair de principes éthiques et de valeurs partagées guidant la conduite des affaires et obligeant les dirigeants à incarner leurs paroles (« practice what they preach »).
- Accord et Consensus (Agreement) : Capacité des membres de l’organisation à dialoguer de façon constructive lors des différends, à trouver des compromis gagnant-gagnant et à converger rapidement vers un consensus fonctionnel.
- Coordination et Intégration (Coordination & Integration) : Degré de fluidité et de partage de perspectives entre les différents départements ou fonctions, éliminant les rivalités interservices et alignant les objectifs transversaux.
3. Adaptabilité (Adaptability)
Ce trait reflète la capacité de l’organisation à percevoir, décoder et réagir aux signaux de son environnement externe, qu’il s’agisse des clients, des concurrents ou des mutations technologiques. L’adaptabilité prévient l’ossification bureaucratique. Elle comprend :
- Création du changement (Creating Change) : Agilité structurelle, propension à adopter continuellement de nouvelles méthodes de travail et ouverture aux transformations proactives face aux turbulences sectorielles.
- Orientation client (Customer Focus) : Degré d’écoute et d’assimilation des besoins, recommandations et critiques des clients pour orienter directement la prise de décision et le développement des services.
- Apprentissage organisationnel (Organizational Learning) : Climat psychologique favorisant la tolérance à l’erreur considérée comme opportunité pédagogique, la prise de risques calculée et le partage institutionnalisé des connaissances.
4. Mission (Mission)
La mission correspond à la boussole stratégique de l’organisation. Elle formalise sa raison d’être, ses finalités à long terme et sa trajectoire future, conférant ainsi du sens au travail quotidien des employés. Elle se décompose en :
- Orientation et Intention stratégiques (Strategic Direction & Intent) : Clarté de la stratégie à long terme et capacité de l’organisation à établir une position concurrentielle distinctive qui redéfinit son secteur.
- Buts et Objectifs (Goals & Objectives) : Fixation d’objectifs ambitieux mais réalistes, publiquement assumés par le leadership et accompagnés d’indicateurs de progrès rigoureusement suivis.
- Vision partagée (Vision) : Définition inspirante de l’état futur désiré de l’entreprise, stimulant l’enthousiasme et l’adhésion des équipes sans compromettre le cap face aux pressions à court terme.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le modèle de Denison s’enracine théoriquement dans la sociologie des organisations, la théorie des systèmes ouverts et, plus spécifiquement, dans le Modèle des Valeurs Concurrentes (Competing Values Framework – CVF) initié par Robert E. Quinn et John Rohrbaugh (1983). Le CVF postule que l’efficacité organisationnelle repose sur la résolution paradoxale de tensions fondamentales selon deux axes orthogonaux majeurs :
- L’axe Focalisation Interne versus Focalisation Externe : Une organisation doit constamment arbitrer entre l’optimisation de son fonctionnement interne (systèmes, cohésion des équipes, intégration) et son orientation vers l’environnement externe (marché, clients, concurrents, opportunités stratégiques).
- L’axe Flexibilité versus Stabilité / Contrôle : Une organisation doit maintenir un niveau suffisant d’agilité, de décentralisation et d’adaptation spontanée tout en établissant une stabilité structurelle, des règles prévisibles et une vision ordonnée garantissant la continuité opérationnelle.
Denison a croisé ces deux tensions pour concevoir une matrice à quatre quadrants distincts :
- Flexibilité + Focalisation Interne = Implication : Privilégie le développement humain, l’esprit d’équipe et la participation ascendante pour susciter l’engagement.
- Stabilité + Focalisation Interne = Cohérence : Établit le contrôle normatif, la standardisation éthique et la coordination transversale garantissant l’efficience interne.
- Flexibilité + Focalisation Externe = Adaptabilité : Oriente les ressources vers la réactivité au marché, la restructuration flexible et la satisfaction client.
- Stabilité + Focalisation Externe = Mission : Définit le cap stratégique clair, les objectifs mesurables et la gouvernance orientée vers des résultats durables.
La contribution théorique décisive de Denison réside dans l’hypothèse de l’équilibre paradoxal : les organisations les plus performantes et résilientes ne maximisent pas un quadrant au détriment des autres ; elles développent au contraire une compétence dialectique leur permettant de conjuguer simultanément stabilité et flexibilité, orientation interne et externe. Une sur-spécification de la cohérence sans adaptabilité mène à la rigidité bureaucratique, tandis qu’une adaptabilité excessive sans cohérence engendre le chaos et l’anarchie opérationnelle.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique du DOCS a fait l’objet d’études empiriques approfondies publiées dans les revues majeures du domaine (ex. Organization Science, Academy of Management Journal).
Validité de construit
La validité de construit a été examinée par des modélisations en équations structurelles (SEM) et des analyses factorielles confirmatoires sur des bases de données internationales regroupant plusieurs centaines d’entreprises et plusieurs dizaines de milliers de répondants. Les indices d’ajustement globaux pour le modèle théorique à 4 facteurs de second ordre et 12 facteurs de premier ordre corroborent l’architecture théorique : l’indice de Tucker-Lewis (TLI) et le Comparative Fit Index (CFI) dépassent fréquemment le seuil de 0,90, tandis que la racine carrée de l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) se situe sous la valeur critique de 0,05 à 0,06.
Validité prédictive et critériée
L’apport le plus robuste de Denison et ses collaborateurs (notamment Denison & Mishra, 1995 ; Fey & Denison, 2003 ; Denison, Haaland, & Goelzer, 2004) concerne la validité prédictive vis-à-vis des indicateurs financiers et opérationnels mesurés de façon longitudinale :
- Rentabilité financière (ROA, ROE, ROI) : Les traits de Cohérence et de Mission démontrent les corrélations les plus élevées et significatives avec le rendement des actifs ($p < 0,01$) et le rendement des capitaux propres, illustrant l’impact du contrôle interne et du cap stratégique sur la rentabilité du capital.
- Croissance du chiffre d’affaires : Les traits d’Adaptabilité et de Mission prédisent de manière robuste la croissance des ventes sur 3 à 5 ans ($r = 0,25$ à $0,38$, $p < 0,01$), confirmant que les entreprises tournées vers l’extérieur captent plus efficacement les opportunités de marché.
- Innovation et développement de nouveaux produits : L’Adaptabilité et l’Implication affichent de fortes associations positives avec la vitesse de mise sur le marché et le taux de brevets ou d’innovations incrémentales.
- Satisfaction des employés et fidélisation : L’Implication présente une corrélation substantielle ($r > 0,50$) avec les enquêtes de climat de travail, l’engagement affectif et la réduction du taux de roulement volontaire (turnover).
Validité transculturelle et d’invariance de mesure
Des recherches transnationales menées en Amérique du Nord, en Europe occidentale et orientale, en Asie (Chine, Japon) et en Amérique latine (Denison et al., 2004) ont attesté l’invariance métrique et scalaire de l’instrument, prouvant que les quatre dimensions conservent une signification conceptuelle et des relations prédictives comparables au-delà des contextes nationaux spécifiques.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’inventaire de culture organisationnelle de Denison a été documentée au niveau individuel et au niveau agrégé (organisationnel) :
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Les estimations de la cohérence interne calculées à travers de vastes échantillons trans-organisationnels révèlent une homogénéité des items hautement satisfaisante :
- Implication : $\alpha$ généralement compris entre 0,83 et 0,89 (Autonomie : $\approx 0,72$–$0,78$ ; Orientation d’équipe : $\approx 0,77$–$0,82$ ; Développement des compétences : $\approx 0,73$–$0,80$).
- Cohérence : $\alpha$ oscillant entre 0,82 et 0,88 (Valeurs fondamentales : $\approx 0,75$–$0,81$ ; Accord : $\approx 0,70$–$0,76$ ; Coordination et intégration : $\approx 0,74$–$0,80$).
- Adaptabilité : $\alpha$ variant de 0,81 à 0,87 (Création du changement : $\approx 0,71$–$0,77$ ; Orientation client : $\approx 0,73$–$0,79$ ; Apprentissage organisationnel : $\approx 0,72$–$0,78$).
- Mission : $\alpha$ situé entre 0,86 et 0,92 (Orientation stratégique : $\approx 0,79$–$0,84$ ; Buts et objectifs : $\approx 0,80$–$0,85$ ; Vision : $\approx 0,80$–$0,86$).
Agrégation au niveau organisationnel
Puisque la culture d’entreprise est une propriété collective émergente, les psychométriciens évaluant le DOCS examinent obligatoirement la fiabilité de l’agrégation de groupe :
- Indices d’accord inter-évaluateurs ($r_{wg(j)}$) : Les médianes obtenues au sein des unités fonctionnelles se situent régulièrement au-dessus de 0,75, justifiant statistiquement la mise en commun des données individuelles.
- Coefficients de corrélation intraclasse : L’$ICC(1)$ se situe généralement entre 0,10 et 0,22, indiquant qu’une part substantielle de la variance des réponses est imputable à l’appartenance à l’organisation, tandis que l’$ICC(2)$ (fiabilité des moyennes de groupe) dépasse couramment 0,80 dans les échantillons comprenant au moins 30 répondants par entreprise.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Le développement structurel du DOCS s’est appuyé sur une succession d’analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmatoires (AFC) pour tester son modèle théorique hiérarchique.
Structure Factorielle Confirmatoire (AFC)
Dans les études de spécification factorielle (Denison et al., 2004 ; Cho, 2000), plusieurs modèles concurrents ont été comparés :
- Un modèle unidimensionnel à facteur général (écarté en raison d’un mauvais ajustement, $\chi^2/df > 8,5$, $RMSEA > 0,12$).
- Un modèle à 4 facteurs corrélés (les quatre traits généraux).
- Un modèle à 12 facteurs de premier ordre indépendants.
- Le modèle théorique hiérarchique : 60 items saturant sur 12 facteurs de premier ordre (les 12 indices), eux-mêmes sous-tendus par 4 facteurs de second ordre (Implication, Cohérence, Adaptabilité, Mission).
Le modèle hiérarchique de second ordre a présenté le meilleur compromis statistique et conceptuel. Les saturations factorielles standardisées ($lambda$) de chacun des items sur leur facteur de premier ordre respectif sont statistiquement significatives ($p < 0,001$) et s’échelonnent majoritairement entre 0,55 et 0,85. Les saturations des 12 facteurs de premier ordre sur les 4 macro-traits de second ordre dépassent fréquemment 0,70, confirmant que chaque indice comportemental contribue vigoureusement à sa dimension chapeau.
Les corrélations inter-facteurs de second ordre (par exemple entre Implication et Adaptabilité ou entre Cohérence et Mission) se situent dans une plage modérée à élevée (généralement entre 0,45 et 0,70), ce qui reflète l’interdépendance systémique des dimensions tout en préservant la validité discriminante indispensable à l’établissement de profils organisationnels distincts.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’instrument : Denison Organizational Culture Survey (DOCS) / Enquête de culture organisationnelle de Denison.
- Type de test : Questionnaire psychométrique d’évaluation diagnostique du climat et de la culture d’entreprise basé sur le signalement individuel agrégé au niveau organisationnel.
- Nombre d’items : 60 items au total (5 items par sous-échelle).
- Structure des sous-échelles (12 indices répartis en 4 macro-dimensions) :
- Implication (15 items) : Empowerment (items 1–5), Team Orientation (items 6–10), Capability Development (items 11–15).
- Cohérence (15 items) : Core Values (items 16–20), Agreement (items 21–25), Coordination and Integration (items 26–30).
- Adaptabilité (15 items) : Creating Change (items 31–35), Customer Focus (items 36–40), Organizational Learning (items 41–45).
- Mission (15 items) : Strategic Direction & Intent (items 46–50), Goals & Objectives (items 51–55), Vision (items 56–60).
- Format des réponses : Échelle de Likert à 5 points ordonnée de la manière suivante :
- 1 = Strongly Disagree (Pas du tout d’accord)
- 2 = Disagree (Pas d’accord)
- 3 = Neutral (Neutre / Ni en désaccord ni d’accord)
- 4 = Agree (D’accord)
- 5 = Strongly Agree (Tout à fait d’accord)
- Items inversés : L’instrument comporte 9 items formulés négativement qui nécessitent une inversion de score ($6 – \text{Score}$) avant tout calcul : items 15, 24, 29, 34, 39, 43, 50, 58, et le cas échéant l’item d’alignement.
- Cotation et Interprétation : Les scores bruts moyens sont calculés pour chaque sous-échelle et macro-dimension (valeurs de 1 à 5). Dans la pratique commerciale et normative de Denison Consulting, ces scores bruts sont convertis en rangs centiles (percentiles de 1 à 99) par étalonnage contre une base de données comparative mondiale de plusieurs milliers d’organisations. Un graphique circulaire (circumpôle) coloré en vert (scores élevés) et rouge (scores faibles) est généré pour identifier immédiatement les asymétries culturelles.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : L’instrument a été officialisé sous sa forme stabilisée au milieu des années 1990 (publications pionnières de 1995 par Denison et Mishra), avec des révisions psychométriques et normatives publiées en 2000 et 2004.
- Droits d’auteur et Propriété intellectuelle : Le modèle, la marque déposée, les 60 items standardisés et la base normative mondiale sont la propriété exclusive de Denison Consulting LLC (Ann Arbor, MI, États-Unis / Suisse).
- Conditions d’utilisation et Tarifs :
- Usage commercial et consulting : L’administration de l’outil auprès d’entreprises, l’accès à la plateforme de diagnostic en ligne, le traitement des centiles comparatifs et les rapports graphiques sont soumis à une tarification par répondant ou par projet forfaitaire administré par Denison Consulting ou ses consultants certifiés.
- Usage académique et recherche scientifique : Des licences d’utilisation sans frais ou à tarif préférentiel sont régulièrement concédées aux doctorants, chercheurs universitaires et institutions académiques menant des thèses ou des études empiriques non commerciales, sous réserve d’un accord formel préalable auprès de Denison Consulting.
12. Références / References
Les publications fondatrices et validations psychométriques de référence sont répertoriées ci-dessous :
- Cho, T. S. (2000). The relationship between organizational culture and organizational performance: A test of Denison’s culture model in Korea (Doctoral dissertation). Korea University, Seoul.
- Denison, D. R. (1990). Corporate culture and organizational effectiveness. John Wiley & Sons.
- Denison, D. R., & Mishra, A. K. (1995). Toward a theory of organizational culture and effectiveness. Organization Science, 6(2), 204–223. https://doi.org/10.1287/orsc.6.2.204
- Denison, D. R., Haaland, S., & Goelzer, P. (2004). Corporate culture and organizational effectiveness: Is Asia different from the rest of the world? Organizational Dynamics, 33(1), 98–109. https://doi.org/10.1016/j.orgdyn.2003.11.008
- Denison, D. R., Janovics, J., Young, J., & Cho, H. J. (2006). Diagnosing organizational cultures: Validating a model and method. Denison Consulting Working Paper.
- Fey, C. F., & Denison, D. R. (2003). Organizational culture and effectiveness: Can American theory be applied in Russia? Organization Science, 14(6), 686–706. https://doi.org/10.1287/orsc.14.6.686.24868
- Quinn, R. E., & Rohrbaugh, J. (1983). A spatial model of effectiveness criteria: Towards a competing values approach to organizational analysis. Management Science, 29(3), 363–377. https://doi.org/10.1287/mnsc.29.3.363
- Schein, E. H. (2010). Organizational culture and leadership (4th ed.). Jossey-Bass.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale: 1 = Strongly Disagree, 2 = Disagree, 3 = Neutral, 4 = Agree, 5 = Strongly Agree
*Items in italics/marked with an asterisk are worded negatively and are reverse-scored.
Involvement
Empowerment
- Most employees are highly involved in their work.
- Decisions are usually made at the level where the best information is available.
- Information is widely shared so that everyone can get the information he or she needs when it’s needed.
- Everyone believes that he or she can have a positive impact.
- Business planning is ongoing and involves everyone in the process to some degree.
Team Orientation
- Cooperation across different parts of the organization is actively encouraged.
- People work like they are part of a team.
- Teamwork is used to get work done‚ rather than hierarchy.
- Teams are our primary building blocks.
- Work is organized so that each person can see the relationship between his or her job and the goals of the organization.
Capability Development
- Authority is delegated so that people can act on their own.
- The « bench strength » (capability of people) is constantly improving.
- There is continuous investment in the skills of employees.
- The capabilities of people are viewed as an important source of competitive advantage.
- Problems often arise because we do not have the skills necessary to do the job.*
Consistency
Core Values
- The leaders and managers « practice what they preach. »
- There is a characteristic management style and a distinct set of management practices.
- There is a clear and consistent set of values that governs the way we do business.
- Ignoring core values will get you in trouble.
- There is an ethical code that guides our behavior and tells us right from wrong.
Agreement
- When disagreements occur‚ we work hard to achieve « win-win » solutions.
- There is a « strong » culture.
- It is easy to reach consensus‚ even on difficult issues.
- We often have trouble reaching agreement on key issues.*
- There is a clear agreement about the right way and the wrong way to do things.
Coordination and Integration
- Our approach to doing business is very consistent and predictable.
- People from different parts of the organization share a common perspective.
- It is easy to coordinate projects across different parts of the organization.
- Working with someone from another part of this organization is like working with someone from a different organization*
- There is good alignment of goals across levels.
Adaptability
Creating Change
- The way things are done is very flexible and easy to change.
- We respond well to competitors and other changes in the business environment.
- New and improved ways to do work are continually adopted.
- Attempts to create change usually meet with resistance.*
- Different parts of the organization often cooperate to create change.
Customer Focus
- Customer comments and recommendations often lead to changes.
- Customer input directly influences our decisions.
- All members have a deep understanding of customer wants and needs.
- The interests of the customer often get ignored in our decisions.*
- We encourage direct contact with customers by our people.
Organizational Learning
- We view failure as an opportunity for learning and improvement.
- Innovation and risk taking are encouraged and rewarded.
- Lots of things « fall between the cracks ».*
- Learning is an important objective in our day-to-day work.
- We make certain that the « right hand knows what the left hand is doing. »
Mission
Strategic Direction & Intent
- There is a long-term purpose and direction.
- Our strategy leads other organizations to change the way they compete in the industry.
- There is a clear mission that gives meaning and direction to our work.
- There is a clear strategy for the future.
- Our strategic direction is unclear to me*
Goals & Objectives
- There is widespread agreement about goals.
- Leaders set goals that are ambitious‚ but realistic.
- The leadership has « gone on record » about the objectives we are trying to meet.
- We continuously track our progress against our stated goals.
- People understand what needs to be done for us to succeed in the long run.
Vision
- We have a shared vision of what the organization will be like in the future
- Leaders have a long-term viewpoint.
- Short-term thinking often compromises our long-term vision.*
- Our vision creates excitement and motivation for our employees.
- We are able to meet short-term demands without compromising our long-term vision.