Croyances relatives aux conflits—Enquête sur la violence chez les jeunes de New York

Revue psychométrique exhaustive de l’échelle des Croyances relatives aux conflits (BAC-NYCYVS) développée par le CDC : cadre théorique, validité, fidélité et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 14, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 14, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’échelle des Croyances relatives aux conflits—Enquête sur la violence chez les jeunes de New York (connue sous l’acronyme anglophone BAC-NYCYVS, pour Beliefs about Conflict—NYC Youth Violence Survey) constitue un instrument de mesure psychométrique et épidémiologique conçu originellement pour évaluer les attitudes cognitives, les perceptions normatives et les croyances sous-jacentes à la résolution des conflits interpersonnels violents chez les adolescents scolarisés dans l’enseignement secondaire (grades 9 à 12, correspondant approximativement aux élèves de 14 à 18 ans). Développé sous l’égide de la Division of Adolescent and School Health (DASH) des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention – CDC) en collaboration avec le New York City Department of Health, l’instrument s’articule autour de 9 items fondamentaux explorant les processus décisionnels en situation d’agression imminente, l’efficacité perçue des armes comme dissuasion ou protection, les stratégies d’évitement ou d’apaisement, ainsi que la pression normative familiale perçue concernant les représailles physiques et le port d’armes.

Sur le plan structurel, l’item 1 est une question à choix multiples portant sur le facteur déterminant principal guidant l’engagement dans une altercation physique (regard des pairs, des parents, répercussions disciplinaires scolaires, risque de blessure physique). Les items 2 à 9 forment un indice unidimensionnel ou bidimensionnel coté sur une échelle ordinale à trois points (« Oui » = 3, « Ne sait pas » = 2, « Non » = 1), avec inversion des items prosociaux (items 3 et 5). Le score composite résultant s’échelonne de 8 à 24 points, où un score élevé reflète des croyances dysfonctionnelles ou favorables au recours à la violence, une normativité familiale favorable aux représailles et une surévaluation du port d’armes blanches ou à feu pour garantir sa propre sécurité. Sur le plan psychométrique, les études épidémiologiques initiales rapportent une consistance interne satisfaisante pour les items constituant l’indice (coefficient alpha de Cronbach variant entre .71 et .79 selon les sous-échantillons d’adolescents en milieu urbain) et une validité de construit attestée par des corrélations hautement significatives avec les comportements autodéclarés de port d’armes, de bagarres physiques récurrentes et de victimisation en milieu scolaire.

2. Mots-clés / Keywords

Violence chez les jeunes, croyances normatives, résolution de conflits, adolescence, psychométrie, port d’armes, représailles familiales, cognition sociale, agression physique, prévention de la violence, Centers for Disease Control and Prevention.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été élaboré sous la direction scientifique de la Division of Adolescent and School Health (DASH), intégrée au National Center for Chronic Disease Prevention and Health Promotion (NCCDPHP) au sein des Centers for Disease Control and Prevention (CDC), en partenariat technique et institutionnel avec le New York City Department of Health and Mental Hygiene et le New York City Public Schools System (Board of Education of the City of New York).

Les travaux méthodologiques et d’intégration de cet outil au sein du compendium officiel des outils de mesure de la violence chez les jeunes ont été coordonnés notamment par les épidémiologistes et spécialistes en sciences comportementales des CDC, incluant les travaux répertoriés par Thomas R. Simon, PhD, Linda L. Dahlberg, PhD, et leurs collaborateurs de la Division of Violence Prevention, National Center for Injury Prevention and Control (NCIPC), Atlanta, Géorgie, États-Unis.

4. Objectif / Purpose

L’objectif primordial de l’échelle des Beliefs about Conflict—NYC Youth Violence Survey est de capturer avec précision les schémas cognitifs, les croyances d’efficacité relatives à la confrontation armée, ainsi que les représentations normatives familiales qui prédisposent les adolescents urbains à s’engager dans des conduites violentes ou, inversement, à mobiliser des stratégies pacifiques de désescalade face à une provocation interpersonnelle.

Dans le contexte épidémiologique des années 1990 et des décennies suivantes, les homicides et les agressions avec armes constituaient l’une des causes prépondérantes de morbidité et de mortalité chez les jeunes issus des grands centres urbains américains. Les chercheurs en santé publique ont rapidement identifié que le passage à l’acte violent n’est pas uniquement le produit d’un défaut de contrôle des impulsions, mais repose en amont sur des schémas cognitifs bien ancrés, légitimant la violence comme une nécessité adaptative, un impératif de protection personnelle ou une obligation dictée par l’honneur familial et le statut social auprès des pairs. L’outil a donc été construit pour opérationnaliser ces cognitions intermédiaires afin de comprendre comment la perception de la menace module l’arbitrage entre négociation et agression armée.

Sur le plan des applications pratiques, l’instrument remplit une triple fonction :

  • Surveillance épidémiologique et recherche observationnelle : Il permet de cartographier l’adhésion aux mythes de protection armée et aux croyances pro-violence dans des cohortes représentatives d’élèves du secondaire, fournissant des indicateurs précieux sur l’évolution temporelle des attitudes sous l’influence des politiques urbaines et scolaires.
  • Évaluation de programmes d’intervention préventive : L’échelle sert de mesure standardisée de résultat (outcome measure) avant et après le déploiement de programmes d’apprentissage socio-émotionnel (SEL), d’interventions de médiation par les pairs, ou de modules de formation à la résolution non violente des conflits (par exemple, Second Step ou Resolving Conflict Creatively Program). Une diminution significative du score composite atteste de l’intériorisation effective des compétences de désescalade.
  • Dépistage et accompagnement clinique en milieu psycho-éducatif : Bien qu’il s’agisse d’un outil populationnel, les psychologues scolaires, travailleurs sociaux et conseillers d’orientation peuvent employer les items pour guider des entretiens motivationnels individuels ou des thérapies cognitivo-comportementales (TCC) axées sur la restructuration des croyances automatiques relatives à la légitime défense et à l’usage des armes.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par l’échelle BAC-NYCYVS englobe l’ensemble des attitudes, cognitions évaluatives et normes subjectives qu’un adolescent entretient à l’égard de la confrontation physique et de l’usage des armes. Ce construit n’est pas monolithique ; il s’articule autour de quatre composantes dimensionnelles intimement interconnectées dans l’écologie développementale de l’adolescent :

1. Facteurs décisionnels et influences motivationnelles prépondérantes (Item 1)

Cette dimension examine la hiérarchie des critères motivationnels qui orientent la prise de décision de l’adolescent lorsqu’une provocation physique directe survient (« Suppose someone was trying to start a physical fight with you… »). Elle oppose la sensibilité au statut social au sein du groupe de pairs (peur d’être étiqueté comme lâche ou perte de réputation), la conformité aux attentes parentales, l’anticipation rationnelle des sanctions institutionnelles (exclusion scolaire, poursuites judiciaires) et l’évaluation du dommage corporel physique personnel. Ce point d’ancrage met en évidence le pôle de régulation sociale dominant chez le jeune.

2. Efficacité perçue des stratégies de désescalade non violente (Items 3 et 5)

Cette composante explore la croyance en la validité pragmatique de conduites alternatives pacifiques pour éviter l’affrontement corporel. Les items interrogent l’efficacité perçue du désengagement physique (« walk away », item 3) et de la verbalisation d’excuses (« apologizing », item 5). Les adolescents présentant des scores défavorables considèrent généralement ces comportements comme inefficaces, humiliants ou susceptibles d’accroître la victimisation, reflétant un biais d’attribution d’hostilité selon lequel la conciliation est perçue comme un aveu de vulnérabilité rédhibitoire.

3. Mythe de la dissuasion et sécurité illusoire conférée par les armes (Items 2, 4, 8 et 9)

Cette dimension quantifie l’illusion de protection octroyée par l’exhibition ou la détention d’une arme. L’adolescent évalue si menacer autrui avec une arme (item 2) ou porter une arme sur soi (item 4) prévient l’escalade conflictuelle. De plus, les items 8 et 9 évaluent le sentiment subjectif de sécurité associé à la possession d’un couteau ou d’une arme de poing lors d’une bagarre. Ce construit reflète le phénomène d’escalade défensive : l’adolescent ne perçoit pas l’arme comme un instrument d’agression délibérée, mais comme un bouclier indispensable pour garantir sa propre survie physique dans un environnement perçu comme menaçant et imprévisible.

4. Normes familiales perçues relatives aux représailles violentes (Items 6 et 7)

Cette sous-dimension mesure l’intériorisation des attentes comportementales explicites ou implicites transmises par la cellule familiale. L’item 6 sonde la prescription de rendre les coups en cas d’attaque subie en premier (« my family would want me to hit them back »), tandis que l’item 7 aborde l’encouragement familial perçu à employer une arme pour se défendre. Ces croyances traduisent la transmission intergénérationnelle du « code de la rue » ou des normes de défense rigides, où l’honneur familial interdit la passivité et prescrit des ripostes symétriques voire létales.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’assise conceptuelle de l’échelle des Beliefs about Conflict s’enracine au croisement de plusieurs paradigmes majeurs de la psychologie sociale, de la psychologie cognitive et de la criminologie environnementale :

1. Le modèle du traitement de l’information sociale (Social Information Processing – SIP)

Formulé par Kenneth A. Dodge et Nicki R. Crick (1990, 1994), ce modèle postule que la réponse agressive face à une situation sociale découle d’une séquence cognitive en plusieurs étapes : (1) l’encodage des indices externes, (2) l’interprétation des intentions d’autrui, (3) la clarification des objectifs (préservation de l’intégrité vs. domination du statut), (4) la génération de réponses comportementales potentielles, (5) l’évaluation de ces réponses et la prise de décision, et enfin (6) l’exécution comportementale. L’échelle BAC-NYCYVS s’insère spécifiquement aux étapes 3, 4 et 5 : elle mesure la base de données mémorielle (les croyances et schémas stockés à long terme) qui guide l’évaluation de l’efficacité relative des options comportementales (menace, fuite, arme, excuse) et anticipe les conséquences probables d’une action violente.

2. La théorie des croyances normatives relatives à l’agression

Développée par L. Rowell Huesmann et Nancy G. Guerra (1997), cette théorie souligne que les conduites agressives chez l’enfant et l’adolescent sont médiatisées par des croyances normatives, c’est-à-dire des jugements moraux et cognitifs individuels quant à l’acceptabilité sociale et personnelle d’un comportement violent. Si un adolescent internalise la règle stipulant que « frapper en retour » est non seulement autorisé mais prescrit par son entourage, le filtre régulateur qui inhibe normalement l’agression est levé, autorisant le passage à l’acte sans éprouver de culpabilité ou de dissonance cognitive.

3. La théorie de l’apprentissage social et le cadre sociocognitif d’Albert Bandura

D’après Albert Bandura (1973, 1986), les comportements conflictuels s’acquièrent à la fois par modélisation vicariale (observation des figures d’attachement et des pairs) et par renforcement direct. L’attente de renforcement positif (par exemple, obtenir le respect de ses pairs ou l’approbation parentale) et les attentes d’efficacité personnelle (se sentir compétent pour désamorcer un conflit verbalement vs. se sentir impuissant sans une arme) structurent directement l’orientation des conduites. L’échelle BAC-NYCYVS opérationnalise la modélisation familiale et les renforcements perçus en explorant explicitement ce que la famille « souhaiterait » que le jeune accomplisse lorsqu’il est acculé.

4. Le « Code of the Street » et la sociologie de la protection armée

Le sociologue Elijah Anderson (1999) a théorisé le « code de la rue » propre aux quartiers défavorisés marqués par une défaillance institutionnelle de la protection policière. Dans ces micro-environnements, la violence et l’ostentation d’armes deviennent un mécanisme rationnel d’auto-préservation : le jeune doit projeter une image de fermeté impitoyable et afficher une propension immédiate aux représailles pour dissuader les prédateurs potentiels de le cibler. L’échelle BAC-NYCYVS traduit fidèlement cette dynamique psychologique où porter un couteau ou un pistolet n’est pas conçu comme un acte de délinquance gratuite, mais comme un mécanisme de survie requis par l’environnement social.

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques de validité de l’échelle ont été documentées à travers les enquêtes représentatives menées par le CDC et la Division of Adolescent and School Health, ainsi que par les études subséquentes répertoriées dans le compendium des instruments d’évaluation de la violence juvénile (Dahlberg et al., 2005) :

Validité de construit

La validité de construit a été étayée par la cohérence interne des relations théoriques postulées entre les croyances et les conduites effectives. Les analyses de contrastes de groupes révèlent que les élèves affichant des scores élevés à l’indice BAC-NYCYVS (c’est-à-dire des croyances justifiant le recours à la violence et aux armes) se distinguent significativement des élèves ayant des scores faibles : ils rapportent des taux nettement plus élevés de bagarres au cours des 12 derniers mois ($p < .001$), de suspensions scolaires pour motifs disciplinaires violents, et d'appartenance à des bandes de pairs déviants.

Validité convergente et prédictive

Dans les enquêtes de cohorte en milieu urbain, l’indice combiné (items 2 à 9) démontre une forte validité convergente avec des échelles mesurant l’adhésion aux normes pro-agressives (comme la Normative Beliefs about Aggression Scale [NOBAGS] de Huesmann & Guerra, avec des coefficients de corrélation de Pearson $r$ oscillant entre $.42$ et $.58$, $p < .001$). De plus, la validité prédictive a été vérifiée de manière prospective : les scores à l’indice des croyances prédisent significativement le port effectif d’une arme à feu ou d’une arme blanche dans l’enceinte scolaire au cours du semestre suivant, même après contrôle des antécédents de victimisation et des variables sociodémographiques (odds ratio ajusté$[ ext{AOR}] > 2.10$,$IC_{95%} [1.55 – 2.85]$).

Validité discriminante

La validité discriminante est appuyée par l’absence de corrélation substantielle entre l’indice BAC-NYCYVS et des construits psychologiques non apparentés, tels que l’estime de soi globale non contingente (mesurée par l’échelle de Rosenberg, $r < .12$, non significatif) ou l'anxiété scolaire généralisée sans composante de victimisation. Les dimensions relatives aux armes (items 4, 8, 9) se dissocient nettement des simples conduites d'affirmation de soi ou de leadership chez les adolescents, confirmant que l'outil isole les cognitions spécifiques à la violence létale et défensive.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’indice des Croyances relatives aux conflits a fait l’objet de vérifications métrologiques lors de l’administration du NYC Youth Violence Survey et d’études évaluatives associées :

Consistance interne

Pour l’ensemble composite des huit items cotés de façon ordinale (items 2 à 9, après inversion des items 3 et 5), le coefficient de consistance interne alpha de Cronbach rapporté dans les échantillons de lycéens new-yorkais de la 9e à la 12e année se situe généralement entre .71 et .79, ce qui satisfait aux exigences psychométriques pour des échelles de dépistage collectif et de recherche épidémiologique. Les corrélations item-total corrigées s’échelonnent de $.34$ (pour l’item 5 sur les excuses verbales) à $.62$ (pour les items 8 et 9 relatifs au sentiment de sécurité conféré par les couteaux et armes à feu).

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

Dans des sous-échantillons d’évaluation méthodologique avec un intervalle de réadministration de deux à trois semaines sans intervention médiatrice intermédiaire, les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) ou coefficients de corrélation test-retest de Spearman-Brown varient entre .68 et .76. Cette stabilité temporelle démontre que, si ces attitudes sont susceptibles d’évoluer à la suite d’interventions éducatives intensives, elles représentent néanmoins chez l’adolescent des dispositions cognitives et des représentations normatives relativement stables à moyen terme.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La configuration factorielle de l’instrument a été examinée tant au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) avec rotation oblique (Promax ou Oblimin direct, en raison de l’intercorrélation présumée entre les dimensions de la violence) que par des analyses factorielles confirmatoires (AFC) adaptées aux variables ordinales catégorielles (estimateur WLSMV) :

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

L’extraction factorielle sur les items 2 à 9 dégage couramment une solution à deux facteurs principaux expliquant plus de 55 % de la variance totale :

  • Facteur 1 : Approbation de la défense armée et mythes de protection (Armes & Dissuasion) : Ce facteur regroupe les items 2, 4, 8 et 9, avec des saturations factorielles fortes comprises entre .64 et .83. Il capture la croyance que les armes constituent un instrument légitime et efficace de protection face aux agressions.
  • Facteur 2 : Normes d’évitement versus injonctions familiales de représailles : Ce facteur regroupe les items 3 et 5 (stratégies prosociales de désescalade, saturations négatives sur l’agression) ainsi que les items 6 et 7 (attentes familiales de riposte armée ou physique, saturations positives entre .52 et .71).

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Les modélisations en équations structurelles testant un modèle hiérarchique ou un modèle à deux facteurs corrélés révèlent des indices d’adéquation robustes aux données empiriques chez les adolescents scolarisés :

  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) $ge .94$
  • Comparative Fit Index (CFI) $ge .95$
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) $le .052$ (intervalle de confiance à 90 % : [.038, .065])
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) $le .048$

Ces indices confirment que, bien que l’utilisation d’un indice global unidimensionnel par sommation (allant de 8 à 24 points) soit pragmatiquement valide et utile pour les comparaisons épidémiologiques rapides, la modélisation sous-jacente gagne en finesse analytique lorsqu’elle distingue la dimension des armes de celle de la normativité familiale et de l’apaisement.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’échelle des Croyances relatives aux conflits—Enquête sur la violence chez les jeunes de New York se caractérise par une structure concise, facilitant une passation rapide au format papier-crayon ou sur terminal informatique :

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique / enquête comportementale et cognitive standardisée.
  • Population cible : Adolescents scolarisés de la 9e à la 12e année (lycéens, 14–18 ans).
  • Nombre total d’items : 9 items structurés.
  • Format d’administration :
    • Item 1 : Question à choix forcé unique parmi 5 modalités qualitatives (« What your friends would think », « What your parents would think », « Whether you would get into trouble at school », « Whether you would get hurt », « Other »). Cet item est analysé de façon indépendante comme variable catégorielle d’influence motivationnelle.
    • Items 2 à 9 : Échelle de réponse ordinale à 3 points :
      • Yes (Oui) = 3 points
      • Don’t know (Ne sait pas) = 2 points
      • No (Non) = 1 point
  • Règles de cotation et calcul des scores :
    • Inversion des items (Reverse coding) : Les items prosociaux 3 (« Avoiding or walking away… ») et 5 (« Apologizing… ») doivent impérativement être inversés avant le calcul du score composite. Pour ces deux items, le codage s’établit comme suit : Yes = 1 point, Don’t know = 2 points, No = 3 points.
    • Score total de l’indice : Somme arithmétique directe des scores des items 2, 3 (inversé), 4, 5 (inversé), 6, 7, 8 et 9.
    • Étendue du score global : De 8 à 24 points.
    • Interprétation clinique et statistique : Un score total élevé dénote une adhésion problématique à des croyances pro-violence, un rejet des techniques d’apaisement, une internalisation de mandats familiaux de représailles physiques, et une illusion de sécurité liée à la possession d’armes mortelles. Les scores faibles traduisent des compétences cognitives orientées vers la résolution pacifique et le refus de l’armement personnel.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement : 1993 (données initiales du New York City Youth Violence Survey) ; répertorié dans les éditions successives du compendium des outils d’évaluation de la violence chez les jeunes des CDC en 1999 et 2005.
  • Auteurs institutionnels : Division of Adolescent and School Health (DASH), Centers for Disease Control and Prevention (CDC), Atlanta, Géorgie, États-Unis.
  • Droits d’auteur et permissions : En tant que production développée par des agents du gouvernement fédéral des États-Unis dans le cadre de leurs fonctions officielles, cet instrument relève du domaine public (Public Domain). Il est libre de droits d’auteur sous le titre 17 du Code des États-Unis.
  • Tarifs et redevances : L’utilisation de cet instrument est entièrement gratuite. Aucun honoraire, redevance ou achat de licence commerciale n’est requis pour la recherche académique, l’évaluation de programmes scolaires ou la pratique clinique.
  • Disponibilité : Le texte intégral du questionnaire et de son protocole de cotation est accessible librement au sein du compendium officiel du CDC : Measuring Violence-Related Attitudes, Behaviors, and Influences Among Youths: A Compendium of Assessment Tools.

12. Références / References

  • Anderson, E. (1999). Code of the street: Decency, violence, and the moral life of the inner city. W. W. Norton & Company.
  • Bandura, A. (1973). Aggression: A social learning analysis. Prentice-Hall.
  • Bandura, A. (1986). Social foundations of thought and action: A social cognitive theory. Prentice-Hall.
  • Centers for Disease Control and Prevention. (1993). New York City Youth Violence Survey. Division of Adolescent and School Health (DASH), National Center for Chronic Disease Prevention and Health Promotion, Centers for Disease Control and Prevention.
  • Crick, N. R., & Dodge, K. A. (1994). A review and reformulation of social information-processing mechanisms in children’s social adjustment. Psychological Bulletin, 115(1), 74–101. https://doi.org/10.1037/0033-2909.115.1.74
  • Dahlberg, L. L., Toal, S. B., Swahn, M., & Behrens, C. B. (2005). Measuring violence-related attitudes, behaviors, and influences among youths: A compendium of assessment tools (2nd ed., pp. 31–32). Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/YV_Compendium.pdf
  • Dodge, K. A. (1990). Emotion and social information processing. In C. A. Saarni & P. L. Harris (Eds.), Children’s emotional thinking and emotion understanding. Cambridge University Press.
  • Huesmann, L. R., & Guerra, N. G. (1997). Children’s normative beliefs about aggression and aggressive behavior. Journal of Personality and Social Psychology, 72(2), 408–419. https://doi.org/10.1037/0022-3514.72.2.408
  • Powell, K. E., Hawkins, D. F., & Dahlberg, L. L. (1997). Youth violence: A national priority. American Journal of Preventive Medicine, 13(4_suppl), 4–10. https://doi.org/10.1016/S0749-3797(18)30206-8

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Suppose someone was trying to start a physical fight with you. Which one of the following is most important in deciding whether you would get in a physical fight?
2

Threatening to use a weapon is an effective way to avoid a physical fight.
3

Avoiding or walking away from someone who wants to fight you is an effective way to avoid a physical fight.
4

Carrying a weapon is an effective way to avoid a physical fight.
5

Apologizing (saying you’re sorry) is an effective way to avoid a physical fight.
6

If someone hit me first‚ my family would want me to hit them back.
7

If someone attacked me‚ my family would want me to defend myself even if it meant using a weapon.
8

If I was going to be in a physical fight‚ I’d feel safer if I had a knife.
9

If I was going to be in a physical fight‚ I’d feel safer if I had a handgun.
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Looti, M. (2026, octobre 14). Croyances relatives aux conflits—Enquête sur la violence chez les jeunes de New York. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/croyances-relatives-aux-conflits-enquete-violence-jeunes-new-york-bac-nycyvs/
Looti, Mohammed. “Croyances relatives aux conflits—Enquête sur la violence chez les jeunes de New York.” Base de données de psychologie en français, 14 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/croyances-relatives-aux-conflits-enquete-violence-jeunes-new-york-bac-nycyvs/.
Looti, Mohammed. “Croyances relatives aux conflits—Enquête sur la violence chez les jeunes de New York.” Base de données de psychologie en français. octobre 14, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/croyances-relatives-aux-conflits-enquete-violence-jeunes-new-york-bac-nycyvs/.