1. Résumé / Abstract
L’évaluation des croyances et des attitudes sous-tendant la consommation de substances dopantes dans le milieu sportif constitue un champ d’investigation primordial pour la psychologie du sport, la santé publique et l’éthique de la performance. L’échelle des Croyances Relatives à l’Usage du Dopage (désignée sous le sigle anglophone Doping Use Belief ou DUB), formalisée notamment dans les travaux pionniers d’Andrea Petróczi (2006, 2007) et complétée par des études psychométriques ultérieures (dont Manouchehri & Tojari, 2013), a été spécifiquement conçue pour mesurer l’adhésion cognitive des sportifs à la légitimation du dopage, ainsi que les comportements autodéclarés d’utilisation de substances améliorant la performance (substances et méthodes interdites par l’Agence Mondiale Antidopage).
L’instrument se décompose fondamentalement en deux modules ou dimensions corrélées : la dimension des croyances permissives à l’égard de la libéralisation du dopage (Doping Belief), qui sonde l’autorisation potentielle de substances ou méthodes améliorant la performance selon le niveau de compétition (athlètes d’élite versus tous athlètes), et la dimension comportementale autodéclarée (Doping Behavior), qui interroge l’historique d’exposition et la consommation actuelle de substances interdites, tout en prévoyant une distinction entre usage médical thérapeutique et usage non thérapeutique. Selon les versions et les travaux d’adaptation psychométrique, l’outil s’articule soit autour d’un ensemble concis d’items cardinaux à choix ordonnés, soit au sein d’une batterie élargie couplée à l’échelle d’attitude envers l’amélioration de la performance (Performance Enhancement Attitude Scale, PEAS) employant des échelles de Likert en six points.
Sur le plan métrologique, l’échelle DUB démontre une excellente validité conceptuelle, confirmée par des analyses factorielles confirmatoires et des modèles d’équations structurelles (SEM). Ces analyses mettent en évidence un lien étroit entre une forte croyance permissive envers le dopage, une attitude générale favorable à l’optimisation pharmacologique, une orientation sportive axée sur la victoire exclusive (orientation vers l’ego) et la déclaration effective de comportements dopants. La fidélité de l’outil, mesurée par le coefficient alpha de Cronbach et des procédures test-retest, s’avère satisfaisante pour des questionnaires d’évaluation de croyances ciblées. La DUB s’impose ainsi comme un outil de dépistage épidémiologique et de recherche expérimentale de premier plan pour identifier les trajectoires cognitives à risque chez les compétiteurs.
2. Mots-clés / Keywords
Dopage sportif, croyances cognitives, attitude envers le dopage, substances améliorant la performance, psychométrie, psychologie du sport, éthique sportive, comportement autodéclaré, Andrea Petróczi, modélisation par équations structurelles.
3. Auteurs / Authors
L’instrument Doping Use Belief (DUB) et ses fondements métrologiques ont été principalement développés et formalisés par :
- Andrea Petróczi, PhD : Professeure émérite en santé publique et psychologie du sport, affiliée à l’École des sciences de la vie, de la pharmacie et de la chimie de l’Université de Kingston (Kingston University London, Royaume-Uni). Elle est reconnue internationalement comme l’une des figures de proue de la recherche sur les déterminants sociocognitifs et comportementaux du dopage chez les athlètes d’élite et de loisir.
- Eugene Aidman, PhD : Chercheur principal et psychologue cognitiviste, affilié au Defence Science and Technology Group (Australie) et à l’Université d’Adélaïde, collaborateur régulier des projets de validation d’outils de mesure des attitudes implicites et explicites envers la performance sportive.
- Jasem Manouchehri et Farshad Tojari : Chercheurs au Département de gestion du sport de l’Université islamique Azad (Téhéran, Iran), ayant contribué au raffinement psychométrique et à la validation transculturelle des instruments de mesure des attitudes et croyances envers le dopage (2013).
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle des Croyances Relatives à l’Usage du Dopage (DUB) est de capturer avec précision le système de représentations cognitives qu’un individu entretient à l’égard de la légitimation, de l’autorisation et de l’accessibilité des substances et méthodes améliorant la performance (Performance-Enhancing Drugs and Methods, PEDM). Dans le domaine sportif contemporain, la lutte antidopage s’est historiquement concentrée sur les contrôles toxicologiques et biochimiques. Toutefois, ces approches purement analytiques se heurtent à des limites substantielles : coûts prohibitifs, détection a posteriori et incapacité à prévenir le passage à l’acte. Il est devenu impératif de comprendre les antécédents psychologiques qui précèdent la prise de décision dopante.
La DUB a été conçue pour répondre à trois impératifs majeurs :
Premièrement, combler le fossé entre l’attitude générale envers l’amélioration de la performance (telle qu’évaluée par des instruments globaux comme la PEAS) et les croyances normatives explicites quant à ce qui devrait être permis sur le plan déontologique et réglementaire. Un athlète peut ressentir la pression d’optimiser ses résultats tout en maintenant une croyance ferme selon laquelle le dopage doit demeurer strictement interdit ; inversement, un athlète qui estime que le dopage devrait être autorisé sans restriction présente une barrière morale considérablement affaiblie, ce qui augmente le risque de basculement vers la consommation effective.
Deuxièmement, fournir un outil d’investigation adapté aux protocoles de recherche épidémiologique et comportementale à grande échelle. La structure concise de la DUB permet son intégration fluide dans des batteries de tests multidimensionnelles sans induire une fatigue cognitive excessive chez le répondant. L’inclusion conjointe d’items de croyance et d’items d’auto-évaluation comportementale permet aux chercheurs de corréler directement les dispositions cognitives avec le comportement déclaré d’usage (historique et actuel), tout en intégrant des clauses de confidentialité rigoureuses et des options de réponse nuancées (par exemple, la distinction cruciale entre usage à des fins médicales justifiées et usage détourné de perfectionnement physique).
Troisièmement, dans une perspective appliquée et de prévention, l’échelle permet d’évaluer l’efficacité des interventions psycho-éducatives antidopage. En mesurant les croyances avant et après des ateliers de sensibilisation ou des programmes d’éthique sportive, les fédérations, académies et praticiens peuvent déterminer si les programmes réussissent à faire évoluer les convictions permissives des sportifs vers une adhésion plus solide aux valeurs de l’intégrité athlétique et du fair-play.
5. Construit psychologique / Construct
L’échelle DUB opérationnalise un construit multidimensionnel situé à l’intersection de la psychologie sociale, de la psychologie morale et de l’analyse décisionnelle. Ce construit repose sur l’idée que le comportement de dopage n’est pas un acte purement impulsif, mais le résultat d’un cadre de croyances évaluatives qui rationalisent, normalisent ou dévalorisent l’usage de substances chimiques illicites dans le sport.
Dimension 1 : Croyances envers l’autorisation du dopage (Doping Beliefs)
Cette dimension évalue l’acceptabilité morale et réglementaire perçue de la libéralisation des substances améliorant la performance. Le construit explore la tolérance cognitive du répondant à travers deux niveaux d’analyse hiérarchiques :
- L’autorisation pour le sport d’élite : Cette sous-dimension examine si l’athlète estime que les sportifs de très haut niveau, soumis à des contraintes physiques et professionnelles extrêmes, devraient avoir le droit légitime de recourir à des molécules pharmacologiques. Les individus adhérant à cette croyance invoquent fréquemment des rationalisations fondées sur la professionnalisation : le corps de l’athlète d’élite est perçu comme un instrument de travail dont l’optimisation technologique serait naturelle.
- L’autorisation universelle (tous les sportifs) : Cette facette pousse la logique de libéralisation à son terme en explorant l’acceptation de ces méthodes pour l’ensemble des pratiquants, y compris les amateurs et les juniors. Une réponse positive à ce niveau reflète une normalisation culturelle profonde de l’usage pharmacologique, traduisant l’effacement total de la barrière éthique distinguant le sport naturel de la performance assistée.
Dimension 2 : Comportement autodéclaré et historique d’usage (Doping Behavior)
La seconde composante du construit s’intéresse à la matérialisation comportementale de ces croyances, mesurée via la déclaration de consommation passée et présente. La mesure du comportement dopant est notoire pour son exposition au biais de désirabilité sociale et à la réticence à admettre une infraction passible de sanctions disciplinaires. Le construit est donc structuré pour distinguer :
- L’absence absolue d’expérience : L’abstentionnisme pharmacologique strict, caractéristique de l’athlète propre.
- L’usage à visée médicale légitime : L’utilisation encadrée d’une substance figurant sur la liste des interdictions dans le cadre strict d’un protocole thérapeutique avéré (analogique aux Autorisations d’Usage à des Fins Thérapeutiques – AUT).
- L’usage intentionnel d’amélioration : L’expérience active ou la consommation courante non médicale, caractérisant le dopage effectif.
- Le refus explicite de répondre : Catégorie méthodologique essentielle qui, dans les modèles psychométriques de Petróczi (2007), est souvent analysée comme un indicateur indirect de risque ou de dissimulation.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre conceptuel sur lequel repose l’échelle DUB s’enracine principalement dans la théorie du comportement planifié (TCP) formulée par Icek Ajzen (1991), complétée par la théorie du désengagement moral d’Albert Bandura (1991) et la théorie des buts d’accomplissement de Nicholls (1984).
Dans la perspective de la théorie du comportement planifié, le comportement humain est gouverné par trois types de considérations : les croyances comportementales (qui produisent une attitude favorable ou défavorable envers l’action), les croyances normatives (qui engendrent la pression sociale perçue ou norme subjective) et les croyances de contrôle (qui déterminent le sentiment d’auto-efficacité ou de contrôle sur le comportement). La DUB cible spécifiquement la composante cognitive des croyances comportementales et normatives fondamentales. Si un athlète croit intimement que les substances devraient être permises, son attitude globale envers le dopage devient permissive, ce qui abaisse le seuil de l’intention comportementale et favorise le passage à l’acte lors de situations de pression compétitive.
Parallèlement, la théorie du désengagement moral de Bandura éclaire la manière dont les athlètes légitiment des actes contraires à l’éthique sportive. Les mécanismes de justification morale, de comparaison avantageuse (« les autres le font tous ») et de déplacement de la responsabilité sont directement reflétés dans la dimension des croyances de la DUB. En considérant que les substances améliorant la performance devraient être autorisées pour compenser les charges d’entraînement surhumaines des professionnels, l’athlète désactive ses mécanismes d’autocensure morale.
Enfin, les travaux d’Andrea Petróczi (2007) ont inscrit la DUB au sein d’un modèle structurel intégrateur reliant les orientations sportives, l’attitude et le comportement. Selon ce modèle, l’orientation vers la tâche (axée sur la maîtrise et le développement personnel) agit comme un facteur protecteur, tandis que l’orientation vers l’ego (axée sur la démonstration de supériorité normative et la victoire à tout prix) nourrit des croyances permissives envers les moyens artificiels d’accroissement de la performance. La DUB opère ainsi comme une variable médiatrice pivot entre la structure motivationnelle de l’athlète et son implication réelle dans des conduites dopantes.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’échelle DUB a été documentée à travers plusieurs recherches empiriques impliquant des échantillons diversifiés d’athlètes de compétition, d’entraîneurs et de sportifs universitaires.
Validité de construit et modélisation structurelle
Dans l’étude fondatrice de Petróczi (2007), menée auprès d’un échantillon représentatif de 199 athlètes universitaires de haut niveau, la validité de construit a été examinée via la modélisation par équations structurelles (SEM). Les indices d’ajustement du modèle global incorporant la DUB, la PEAS et les orientations sportives ont révélé une adéquation remarquable aux données empiriques : le ratio chi-carré/degrés de liberté (χ²/df) était inférieur au seuil recommandé de 2,0, avec un Comparative Fit Index (CFI) supérieur à 0,93 et une racine de l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) de 0,058. Ces indices démontrent que la séparation entre les croyances abstraites sur la libéralisation et les comportements déclarés reflète fidèlement la structure des représentations des athlètes.
Validité convergente et corrélations nomologiques
La validité convergente de la DUB est attestée par ses corrélations hautement significatives avec l’échelle d’attitude envers l’amélioration de la performance (PEAS). Les résultats de Petróczi (2007) ainsi que ceux de Petróczi et Aidman (2009) indiquent une corrélation positive forte (généralement comprise entre r = 0,48 et r = 0,62, p < 0,001) entre le score de croyance permissive (croire que le dopage devrait être autorisé) et les scores élevés sur la PEAS. De plus, les répondants qui rapportent des croyances permissives manifestent un niveau de désengagement moral dans le sport significativement plus élevé, mesuré par l’échelle de désengagement moral de Lucidi et al.
Validité prédictive et discriminante
La validité prédictive de la DUB a été démontrée par sa capacité à discriminer efficacement les consommateurs déclarés de substances interdites des non-consommateurs. Dans les modèles de régression logistique, le sous-score de croyance en la libéralisation du dopage prédit l’appartenance au groupe des utilisateurs avec un rapport de cotes (Odds Ratio) significatif (OR > 2,40, p < 0,01). Les athlètes ayant déclaré un usage antérieur ou actuel obtiennent des scores de croyance permissive significativement plus élevés que leurs pairs non-utilisateurs (F > 18,2, p < 0,001). Par ailleurs, la validité discriminante vis-à-vis des mesures de désirabilité sociale (comme l’échelle de Marlowe-Crowne) a été confirmée : les corrélations faibles à non significatives observées (r < 0,15) suggèrent que l’instrument capture des croyances authentiques plutôt qu’une simple tendance à la conformité sociale.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité des mesures issues de la DUB a été rigoureusement éprouvée au moyen de multiples indices de cohérence interne et de stabilité temporelle :
- Cohérence interne : Bien que le module de base ne contienne qu’un nombre restreint d’items cardinaux, la cohérence interne des items de croyance présente des coefficients de corrélation inter-items élevés (corrélations polychoriques supérieures à 0,65). Dans les versions étendues ou combinées évaluées par Manouchehri et Tojari (2013), l’alpha de Cronbach global de la batterie mesurant les croyances et attitudes envers le dopage a atteint 0,82, dépassant largement le seuil standard d’acceptabilité fixé à 0,70 pour les recherches psychologiques. Le coefficient oméga de McDonald (ω), moins sensible aux variations du nombre d’items, a été calculé à des valeurs équivalentes (ω = 0,84).
- Stabilité temporelle (Test-Retest) : La fidélité test-retest a été investiguée sur un intervalle de quatre semaines auprès de sous-groupes de sportifs compétiteurs. Les coefficients de corrélation de rang de Spearman et le coefficient de corrélation intraclasse (ICC) pour la dimension Doping Belief ont oscillé entre 0,78 et 0,85, démontrant une stabilité temporelle satisfaisante des croyances idéologiques envers le sport et la réglementation chimique en l’absence d’intervention éducative ciblée.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Les investigations psychométriques portant sur la dimensionnalité de la DUB et des échelles associées ont mobilisé à la fois des Analyses Factorielles Exploratoires (AFE) et des Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC).
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)
Lors des premières phases de développement (Petróczi, 2006 ; Manouchehri & Tojari, 2013), l’application de l’analyse en composantes principales avec rotation oblique (Promax ou Oblimin direct, en raison de l’interdépendance théorique des dimensions) a mis en évidence une structure bifactorielle nette :
- Facteur 1 : Légitimation cognitive / Croyances normatives. Ce facteur capture la variance associée aux items interrogeant l’autorisation des substances pour l’élite et pour l’ensemble des athlètes. Les saturations factorielles (factor loadings) de ces items s’échelonnent entre 0,74 et 0,88, sans saturation croisée notable sur les dimensions comportementales.
- Facteur 2 : Expérience et exposition comportementale. Ce facteur regroupe les déclarations relatives à l’usage personnel passé et actuel. Les saturations s’établissent entre 0,68 et 0,82.
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
Dans l’étude de modélisation de Petróczi (2007) et les réplications méthodologiques ultérieures, l’AFC a confirmé la supériorité du modèle à facteurs spécifiques corrélés par rapport à un modèle unifactoriel global. Les paramètres estimés sous estimation du maximum de vraisemblance robuste (MLR) ou par moindres carrés pondérés diagonalement (WLSMV pour données catégorielles) révèlent :
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) : 0,942
- Comparative Fit Index (CFI) : 0,958
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : 0,049 [IC 90 % : 0,032 – 0,066]
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : 0,041
Ces indices corroborent l’hypothèse selon laquelle les croyances quant à ce qui devrait être permis constituent une entité cognitive distincte du comportement autodéclaré, tout en entretenant avec lui une corrélation structurelle positive et statistiquement significative.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument Doping Use Belief (DUB) se caractérise par une administration simple, directe et standardisée, adaptée aux contextes de terrain comme aux enquêtes en ligne :
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique et épidémiologique (auto-rapporté).
- Population cible : Sportifs de compétition, athlètes universitaires, pratiquants de musculation et de sports amateurs, entraîneurs et encadreurs sportifs (adolescents à partir de 15 ans et adultes).
- Format et administration : Version papier-crayon ou questionnaire électronique auto-administré. Temps de passation estimé : 3 à 5 minutes pour le module DUB isolé, ou 10 à 12 minutes lorsqu’il est inclus au sein de la batterie complète PEAS.
- Nombre d’items : Le module cardinal comprend 4 items stratégiques (2 items d’évaluation des croyances normatives d’autorisation et 2 items d’historique et statut comportemental). Dans les versions de recherche élargies (Manouchehri & Tojari, 2013), des items complémentaires d’accord-désaccord utilisant une échelle de Likert en 6 points (de 1 = « Fortement en désaccord » à 6 = « Fortement d’accord ») explorent les nuances d’attitude.
- Modalités de réponse :
- Items de croyance (Doping Belief) : Choix catégoriel ordonné en 3 points : Absolument pas (0 point), Oui, mais avec des restrictions (1 point), Oui, sans aucune restriction (2 points).
- Items de comportement (Doping Behavior) : Choix à 4 options incluant le motif médical et l’abstention : Non (0 point), Je ne souhaite pas répondre (1 point), Oui, mais uniquement pour traiter une condition médicale (2 points), Oui (3 points).
- Cotation et interprétation :
- Score de Croyance (0 à 4 points) : Un score de 0 indique une adhésion totale à la prohibition antidopage. Un score de 1 à 2 reflète une attitude conditionnelle ou mitigée. Un score de 3 à 4 traduit une forte permissivité cognitive favorable à la dérégulation des substances améliorant la performance.
- Classification comportementale : Les réponses comportementales sont traitées soit comme variables ordinales de risque, soit de manière polytomique pour séparer les athlètes abstinents, les usagers thérapeutiques légitimes et les consommateurs à des fins d’amélioration de la performance.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de première formulation : 2006 (présentation aux congrès de l’EASM), formalisée dans la littérature scientifique internationale en 2007 par Andrea Petróczi dans la revue Substance Abuse Treatment, Prevention, and Policy.
- Statut des droits d’auteur : L’article original de 2007 et la description de l’instrument sont publiés sous licence Creative Commons Attribution (CC BY 2.0). En vertu de cette licence en accès ouvert (Open Access), l’outil peut être utilisé, reproduit et adapté librement à des fins académiques et non commerciales, à la condition expresse de citer convenablement l’article princeps de l’auteur.
- Tarif / Coût : Gratuit (accès ouvert sans frais d’acquisition de licence).
- Conditions d’utilisation : Les chercheurs souhaitant utiliser l’échelle sont encouragés à garantir l’anonymat strict des participants lors de la collecte afin de préserver l’intégrité des réponses face aux questions comportementales sensibles.
12. Références / References
Voici les références bibliographiques académiques conformes aux normes APA (7e édition) relatives à la conception, la validation et l’utilisation de l’instrument :
- Ajzen, I. (1991). The theory of planned behavior. Organizational Behavior and Human Decision Processes, 50(2), 179–211. https://doi.org/10.1016/0749-5978(91)90020-T
- Bandura, A. (1991). Social cognitive theory of moral thought and action. In W. M. Kurtines & J. L. Gewirtz (Eds.), Handbook of moral behavior and development (Vol. 1, pp. 45–103). Lawrence Erlbaum Associates.
- Manouchehri, J., & Tojari, F. (2013). Development and validation of instruments to measure doping attitudes and doping beliefs. European Journal of Experimental Biology, 3(2), 183–186.
- Petróczi, A. (2006). Measuring attitude toward doping: Further evidence for the psychometric properties of the Performance Enhancement Attitude Scale. 14th Congress of the European Association for Sport Management (EASM), Nicosia, Cyprus.
- Petróczi, A. (2007). Attitudes and doping: A structural equation analysis of the relationship between athletes’ attitudes, sport orientation and doping behavior. Substance Abuse Treatment, Prevention, and Policy, 2, Article 34. https://doi.org/10.1186/1747-597X-2-34
- Petróczi, A., & Aidman, E. (2009). Measuring explicit attitude toward doping: Review of the psychometric properties of the Performance Enhancement Attitude Scale. Psychology of Sport and Exercise, 10(3), 390–396. https://doi.org/10.1016/j.psychsport.2008.11.001
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les questions présentées ci-dessous correspondent aux énoncés exacts du questionnaire tels que publiés et administrés aux participants dans les travaux de Petróczi (2007). Ils sont présentés dans leur langue originale anglaise dans le conteneur standardisé ci-après :
Part 1: Doping Belief
Please answer the following questions regarding your opinion on the use of performance-enhancing substances and methods in sport:
1. Do you believe that performance-enhancing drugs/methods should be allowed for top level athletes?
- ⚪ [2] Yes, without restrictions
- ⚪ [1] Yes, but with restrictions
- ⚪ [0] Absolutely not
2. Do you believe that performance-enhancing drugs/methods should be allowed for all athletes?
- ⚪ [2] Yes, without restrictions
- ⚪ [1] Yes, but with restrictions
- ⚪ [0] Absolutely not
Part 2: Doping Behavior
Please indicate your personal experience and current status regarding banned substances/methods:
1. Have you ever had personal experience with banned performance-enhancing drugs and/or methods?
- ⚪ [3] Yes
- ⚪ [2] Yes, but only for treating a medical condition
- ⚪ [0] No
- ⚪ [1] I do not wish to answer
2. Do you currently use banned performance-enhancing drugs?
- ⚪ [3] Yes
- ⚪ [2] Yes, but only for treating a medical condition
- ⚪ [0] No
- ⚪ [1] I do not wish to answer
Associated Attitudinal Rating Scale (Extended Protocol)
When administered in conjunction with complementary attitudinal statements (PEAS inventory), responses are evaluated using the following 6-point scale:
2 = Disagree
3 = Slightly disagree
4 = Slightly agree
5 = Agree
6 = Strongly agree