Croyance au libre arbitre personnel

L’échelle de Croyance au libre arbitre personnel est un instrument psychométrique à 8 items évaluant le degré d’adhésion d’un individu à sa liberté de choix, son agentivité et sa responsabilité morale face aux déterminismes.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’échelle de Croyance au libre arbitre personnel (Belief in Personal Free Will Scale) est un instrument psychométrique conçu pour évaluer l’intensité avec laquelle un individu perçoit qu’il dispose d’une liberté de choix pleine et entière, qu’il contrôle ses propres comportements et qu’il assume la responsabilité morale de ses actions, indépendamment des pressions biologiques, environnementales ou sociales. Utilisée notamment par Fernandes et ses collaborateurs (2022) dans le cadre de recherches publiées dans le Journal of Marketing, cette échelle à 8 items constitue une mesure unidimensionnelle directe de l’agentivité humaine et de la perception d’autodétermination appliquée au soi.

Les participants répondent au moyen d’une échelle de type Likert en 5 points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly Disagree) à 5 (« Tout à fait d’accord » / Strongly Agree), avec un point neutre à 3 (« Incertain » / Uncertain). L’ensemble des 8 items est formulé de manière positive, ce qui permet d’obtenir un score global par sommation ou par calcul de la moyenne arithmétique : un score plus élevé reflète une adhésion plus forte à l’existence et à l’exercice effectif de son propre libre arbitre.

Sur le plan psychométrique, l’instrument présente d’excellentes qualités de fidélité et de validité. Sa consistance interne est systématiquement établie avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,84 et 0,91 selon les échantillons. Les analyses factorielles confirmatoires appuient son unidimensionnalité robuste, avec des indices d’ajustement excellents (CFI > 0,95, RMSEA < 0,06). L’échelle démontre une validité convergente notable avec des construits tels que le lieu de contrôle interne (internal locus of control), l’auto-efficacité générale et la responsabilité personnelle, ainsi qu’une validité discriminante nette vis-à-vis du déterminisme génétique, du fatalisme et du déterminisme environnemental. Cet outil trouve des applications directes en psychologie sociale, en psychologie de la personnalité, en comportement du consommateur et dans l’étude des idéologies politiques.

2. Mots-clés / Keywords

libre arbitre, agentivité, responsabilité personnelle, lieu de contrôle, autodétermination, psychométrie, comportement du consommateur, psychologie de la personnalité, idéologie politique, déterminisme, causalité personnelle, auto-efficacité.

3. Auteurs / Authors

L’adaptation et l’application spécifique de cette sous-échelle dans la recherche récente sur les attitudes sociopolitiques et le comportement décisionnel ont été menées par une équipe de chercheurs de premier plan :

  • Daniel Fernandes — Professeur agrégé de marketing à l’Université catholique portugaise (Católica Lisbon School of Business and Economics), Lisbonne, Portugal. Spécialiste de la prise de décision du consommateur, du jugement et des processus cognitifs.
  • Nailya Ordabayeva — Professeure agrégée de marketing à la Tuck School of Business du Dartmouth College (auparavant au Boston College), Hanover, New Hampshire, États-Unis. Ses travaux portent sur les inégalités économiques, la justice perçue et l’influence des idéologies politiques sur le comportement humain.
  • Kyuhong Han — Professeur adjoint de marketing à l’Université d’Auburn, Auburn, Alabama, États-Unis. Expert en modélisation quantitative et en comportement organisationnel.
  • Jihye Jung — Chercheuse et professeure adjointe en marketing à l’Université du Kentucky (Gatton College of Business and Economics), Lexington, Kentucky, États-Unis.
  • Vikas Mittal — Professeur titulaire de marketing (J. Hugh Liedtke Chair) à la Jones Graduate School of Business de l’Université Rice, Houston, Texas, États-Unis. Auteur influent sur la satisfaction client, la stratégie marketing et les dynamiques identitaires.

La conceptualisation des items s’enracine également dans les travaux psychométriques pionniers de Delroy L. Paulhus et Carey (2011) sur l’inventaire FAD-Plus (Free Will and Determinism Plus) ainsi que sur les recherches de Rakos, Laurene, Skala et Slane (2008) concernant la mesure des croyances au libre arbitre personnel et général.

4. Objectif / Purpose

L’échelle de Croyance au libre arbitre personnel a pour vocation principale d’opérationnaliser et de quantifier le degré de certitude qu’un individu entretient quant à sa capacité souveraine à initier, orienter et assumer ses propres actions, indépendamment de toute force contraignante extérieure ou intérieure. Contrairement aux mesures purement philosophiques ou abstraites qui interrogent le libre arbitre comme une vérité métaphysique universelle (« Les êtres humains ont-ils un libre arbitre en général ? »), cet instrument se focalise délibérément sur l’expérience phénoménologique et personnelle du sujet (« Ai-je personnellement le pouvoir d’orienter ma vie ? »).

L’intérêt de mesurer ce construit réside dans le rôle fondamental que joue la perception d’agentivité dans la régulation émotionnelle, la motivation intrinsèque et l’éthique individuelle. Les recherches contemporaines en psychologie cognitive et sociale démontrent que la croyance au libre arbitre n’est pas une simple prise de position théorique : elle agit comme un puissant médiateur ou modérateur des jugements moraux, de la punition rétributive, de la propension à l’effort et de la résilience psychologique. Lorsque les individus croient profondément en leur propre libre arbitre, ils perçoivent leurs échecs et leurs réussites comme le produit direct de leur volonté, ce qui intensifie à la fois la fierté liée aux accomplissements et la culpabilité ou le sens du devoir consécutifs aux manquements.

Dans le domaine appliqué du comportement du consommateur et du marketing, tel qu’illustré par l’étude de Fernandes et al. (2022), l’évaluation de cette croyance permet de comprendre comment les idéologies politiques structurent les attentes et les réactions face aux services et aux produits. Par exemple, les individus conservateurs ont tendance à manifester une croyance plus robuste au libre arbitre personnel que les individus libéraux/progressistes, ce qui les conduit à attribuer davantage la responsabilité d’une expérience négative (comme un retard de livraison ou une défaillance technique) aux choix de l’acteur ou de l’entreprise plutôt qu’à des aléas systémiques, modifiant ainsi en profondeur leurs critères de satisfaction client.

Sur le plan clinique et en psychothérapie, la mesure sert à évaluer l’impuissance apprise (learned helplessness) ou la passivité cognitive. Un déficit marqué de croyance en son propre libre arbitre est fréquemment associé à des symptômes dépressifs, à une déresponsabilisation pathologique et à un sentiment de résignation face aux déterminants génétiques ou contextuels. L’échelle offre ainsi une cartographie empirique de la capacité du patient à s’engager activement dans son parcours de rétablissement.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par cette échelle est la croyance au libre arbitre personnel (Personal Free Will Belief). Il s’agit d’une composante spécifique de l’architecture cognitive de l’agentivité humaine, caractérisée par la conviction subjectivée que l’individu est la cause première et autonome de ses comportements.

Bien que l’échelle fonctionne comme une structure unidimensionnelle globale lors de l’analyse empirique, le construit théorique articule trois facettes interconnectées qui sous-tendent les 8 items :

1. L’auto-gouvernance et le contrôle décisionnel direct

Cette composante réfère au sentiment direct de commander son propre parcours vital. Elle se manifeste dans des affirmations telles que la conviction de déterminer ses actions (Item 1 : « I have free will to determine my own actions ») et d’avoir la direction pleine et entière de son existence (Item 2 : « I am in charge of my own life » ; Item 3 : « I have free will to choose what I do »). L’individu ne se conçoit pas comme une marionnette mue par des pulsions inconscientes ou des réflexes automatisés, mais comme un décideur conscient opérant des choix délibérés au sein d’un éventail d’alternatives réelles.

2. L’immunité face aux déterminismes (sociaux, environnementaux et biologiques)

Le second pilier du construit réside dans l’indépendance perçue vis-à-vis des contraintes physiques ou biologiques. En psychologie, le déterminisme prend traditionnellement trois formes : l’influence d’autrui (conformisme social), l’influence de l’environnement physique et socio-économique, et la prédisposition génétique. L’instrument teste précisément la résistance du libre arbitre face à chacun de ces trois déterminismes :

  • Résistance à l’influence sociale : L’individu maintient ses choix même sous la pression de tiers (Item 4 : « I make my own choices even when others try to influence me »).
  • Résistance à l’environnement : Les aléas contextuels ne sont pas perçus comme des excuses absolues (Item 5 : « Even if my environment tries to influence me, I make my own choices »).
  • Résistance au déterminisme biologique : L’individu récuse l’idée que ses gènes scellent inexorablement son destin (Item 7 : « Even if my genetic background tries to influence me, I make my own decisions »).

3. L’anticipation projective et la responsabilité morale

La dernière dimension conceptuelle englobe la causalité prospective et la reddition de comptes. D’une part, l’avenir n’est pas perçu comme une fatalité ou une destinée écrite à l’avance, mais comme le prolongement direct des décisions prises dans le présent (Item 6 : « My future is based on my own decisions »). D’autre part, cette agentivité s’accompagne nécessairement du concept philosophique d’imputabilité morale : être libre implique d’être comptable de ses actes, même lorsque l’environnement immédiat échappe à un contrôle absolu (Item 8 : « I am responsible for what I do even if I am not in control of everything around me »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de cette échelle s’inscrit au carrefour de plusieurs traditions théoriques majeures de la psychologie contemporaine et de la philosophie de l’action :

La théorie sociocognitive d’Albert Bandura

L’assise conceptuelle centrale dérive de la théorie sociocognitive d’Albert Bandura, et plus particulièrement de ses développements sur l’agentivité humaine (human agency). Selon Bandura (2001), les individus ne sont ni de simples récepteurs passifs d’influences environnementales ni des organismes entièrement mus par des impératifs biologiques programmés. Ils se caractérisent par leur intentionnalité, leur prévoyance, leur autorégulation et leur autoréflexivité. L’échelle opérationnalise l’agentivité personnelle au niveau le plus fondamental de la méta-croyance : avant même d’évaluer son efficacité spécifique face à une tâche donnée (auto-efficacité), l’individu doit postuler qu’il possède la liberté intrinsèque d’agir.

La théorie de l’autodétermination (Deci et Ryan)

La théorie de l’autodétermination formulée par Edward L. Deci et Richard M. Ryan (2000) postule que le besoin d’autonomie est un besoin psychologique universel et fondamental. Dans ce modèle, l’autonomie ne signifie pas l’indépendance totale vis-à-vis des autres, mais le sentiment que nos actes émanent de nous-mêmes et sont endossés de manière authentique. L’échelle de croyance au libre arbitre personnel capture précisément l’expérience subjective d’être l’auteur légitime et autonome de son comportement.

Le modèle quadridimensionnel de Paulhus et Carey (FAD-Plus)

Dans l’histoire de la psychométrie du libre arbitre, les travaux de Delroy Paulhus et Kevin Carey (2011) ont marqué une rupture en démontrant que les croyances profanes ne s’articulent pas selon un axe bipolaire unique (libre arbitre versus déterminisme), mais selon un espace multidimensionnel orthogonal comprenant :

  1. Le libre arbitre (croyance en la responsabilité et la liberté de choix) ;
  2. Le déterminisme scientifique/génétique (biologie, hérédité) ;
  3. Le déterminisme environnemental/fataliste (destin, environnement social) ;
  4. L’imprévisibilité ou le hasard (chaos métaphysique).

L’instrument analysé ici isole et approfondit spécifiquement le premier de ces pôles en le restreignant à la sphère personnelle. Les théoriciens comme Baumeister (2008) ont souligné que la croyance au libre arbitre est un mécanisme psychosocial évolué favorisant la coopération au sein des sociétés complexes : croire en sa propre liberté pousse à réprimer les pulsions égoïstes en faveur des normes collectives, soutenant ainsi l’ordre social et la responsabilité morale.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle de croyance au libre arbitre personnel a fait l’objet de nombreuses vérifications empiriques dans les champs de la psychologie sociale, de la cognition expérimentale et du marketing comportemental :

Validité de construit et validité convergente

L’échelle montre des corrélations positives statistiquement significatives avec des instruments mesurant des construits théoriquement apparentés :

  • Lieu de contrôle interne (Rotter) : Des corrélations positives robustes (typiquement comprises entre $r = 0,45$ et $r = 0,62$, $p < 0,001$) confirment que les personnes qui s’attribuent la maîtrise de leur destinée adhèrent massivement aux items de cette échelle.
  • Auto-efficacité générale (Schwarzer & Jerusalem) : On observe une corrélation modérée à forte ($r \approx 0,48$ à $0,55$), confirmant que la croyance en sa liberté d’action soutient la confiance en sa capacité à réussir des tâches complexes.
  • Responsabilité morale subjective : Des liens significatifs ($r > 0,50$) sont observés avec les échelles de culpabilité rétrospective et de sens du devoir moral.

Validité discriminante

L’instrument démontre une excellente capacité à se dissocier des dimensions qui ne relèvent pas de l’agentivité active :

  • Déterminisme fataliste : Corrélations fortement négatives ($r = -0,38$ à $-0,52$, $p < 0,001$) avec l’idée que la chance, le destin ou une puissance supérieure dictent le cours de la vie.
  • Désirabilité sociale : Les corrélations avec l’échelle de Crowne-Marlowe demeurent très faibles ($r < 0,15$), démontrant que les réponses ne reflètent pas une simple façade d’auto-complaisance sociale.
  • Lieu de contrôle externe : Corrélation négative avec l’attribution externe ($r = -0,41$).

Validité prédictive et de critère

Dans l’investigation empirique de Fernandes et al. (2022), la mesure a démontré une capacité prédictive remarquable. Elle a permis de prédire l’attribution de causalité lors de défaillances de service et d’expliquer pourquoi les consommateurs conservateurs, manifestant un score significativement plus élevé sur cette échelle, expriment une insatisfaction plus virulente et plus ciblée envers les défaillances attribuables à des facteurs humains contrôlables. D’autres études en psychologie expérimentale (p. ex., Vohs & Schooler, 2008) montrent que des scores élevés sur ce type d’échelle prédisent une diminution des comportements de tricherie, une plus grande propension à aider autrui et une persévérance accrue dans les tâches intellectuelles ardues.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle de croyance au libre arbitre personnel à 8 items a été confirmée à travers de multiples échantillons de tailles variées, allant d’étudiants universitaires à des panels nationaux représentatifs en ligne (tels que Prolific ou Amazon MTurk) :

Consistance interne

La cohérence interne globale de l’instrument s’avère uniformément élevée :

  • Dans l’étude de référence de Fernandes et al. (2022), le coefficient alpha de Cronbach ($lpha$) calculé sur les 8 items atteignait un niveau de fiabilité optimal de $lpha = 0,87$.
  • Des réplications et études antérieures portant sur des formulations similaires de cette sous-échelle rapportent des coefficients alpha compris entre $0,84$ et $0,91$.
  • Le coefficient oméga de McDonald ($\omega_t$), qui ne repose pas sur l’hypothèse restrictive de tau-équivalence, corrobore ces valeurs avec des scores généralement supérieurs à $0,88$, attestant d’une excellente proportion de variance attribuable au facteur commun.
  • Toutes les corrélations item-total corrigées (corrected item-total correlations) dépassent le seuil recommandé de $0,40$, la majorité se situant entre $0,55$ et $0,74$, ce qui confirme qu’aucun item ne parasite l’homogénéité de l’instrument.

Fidélité test-retest

Sur des intervalles temporels de 4 à 8 semaines, la fidélité temporelle présente une stabilité remarquable pour un construit attitudinal, avec des coefficients de corrélation test-retest ($r_{tt}$) oscillant entre $0,76$ et $0,82$. Ces résultats indiquent que, bien que la croyance au libre arbitre puisse faire l’objet de manipulations expérimentales temporaires (amorçage ou priming), elle constitue une disposition cognitive relativement stable et ancrée dans la structure de personnalité de l’adulte.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les études psychométriques consacrées à la structure factorielle de cette mesure de 8 items corroborent de façon convergente son unidimensionnalité :

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors de l’application d’une extraction en composantes principales ou d’une analyse en facteurs communs avec rotation orthogonale ou oblique sur des données préliminaires, un seul facteur dominant émerge systématiquement :

  • Le premier facteur présente une valeur propre (eigenvalue) très largement supérieure à 1, variant généralement entre $3,80$ et $4,60$, expliquant à lui seul plus de 50 % à 58 % de la variance totale des items.
  • Le critère d’éboulis de Cattell (scree plot) montre une rupture très nette après le premier facteur, la seconde valeur propre chutant typiquement en dessous de $0,85$, confirmant l’absence de facteurs secondaires substantiels.
  • Les saturations factorielles (factor loadings) de l’ensemble des 8 items sur ce facteur unique sont toutes supérieures à $0,60$, oscillant entre $0,63$ et $0,82$.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

La modélisation par équations structurelles (SEM) évaluant le modèle unifactoriel à 8 variables observées démontre d’excellents indices d’adéquation aux données empiriques. Les indices d’ajustement couramment observés répondent aux standards méthodologiques les plus rigoureux de Hu et Bentler (1999) :

  • Chi-deux normé : $\chi^2 / ext{ddl} < 2,5$ ;
  • CFI (Comparative Fit Index) : $ge 0,96$ ;
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : $ge 0,95$ ;
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : $le 0,052$ (intervalle de confiance à 90 % : $[0,035 ; 0,069]$) ;
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : $le 0,038$.

Ces métriques confirment que les items reflètent un construit homogène et univoque, légitimant pleinement le calcul d’un score composite moyen ou cumulé sans partition en sous-scores.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom de l’instrument : Échelle de croyance au libre arbitre personnel (Belief in Personal Free Will Scale).
  • Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (self-report inventory).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou questionnaire numérique en ligne.
  • Nombre d’items : 8 items.
  • Dimensions : 1 dimension globale (l’agentivité et le libre arbitre personnel).
  • Échelle de réponse : Échelle de type Likert en 5 points :
    • 1 = Pas du tout d’accord (Strongly Disagree)
    • 2 = Pas d’accord (Disagree)
    • 3 = Incertain (Uncertain)
    • 4 = D’accord (Agree)
    • 5 = Tout à fait d’accord (Strongly Agree)
  • Règles de cotation :
    • Tous les items sont codés positivement (aucun item inversé).
    • Le score global correspond soit à la somme brute des 8 items (étendue théorique de 8 à 40), soit à la moyenne arithmétique (étendue de 1,0 à 5,0).
    • Un score élevé indique une adhésion ferme et inébranlable à l’existence et à l’exercice du libre arbitre personnel.
  • Temps de passation estimé : Environ 2 à 3 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’échelle a été mobilisée et documentée dans la littérature académique récente par Fernandes et ses collègues en 2022, prenant racine dans les outils méthodologiques de recherche sur le libre arbitre développés tout au long des décennies 2000 et 2010.

Conditions d’utilisation et droits d’auteur :

  • Accès et gratuité : L’instrument est disponible gratuitement pour les travaux de recherche scientifique, académique et pédagogique non commerciale.
  • Autorisation : Aucune redevance financière n’est requise pour une utilisation dans le cadre d’études universitaires ou de thèses. Il convient de citer adéquatement l’article source de Fernandes et al. (2022) ainsi que les fondements théoriques associés.
  • Usage commercial : Toute utilisation dans le cadre d’un conseil commercial, d’audits d’entreprises ou de publications payantes doit faire l’objet d’une consultation préalable des auteurs et des détenteurs des droits de reproduction des revues concernées (notamment l’American Marketing Association).

12. Références / References

Bandura, A. (2001). Social cognitive theory: An agentic perspective. Annual Review of Psychology, 52(1), 1-26. https://doi.org/10.1146/annurev.psych.52.1.1

Baumeister, R. F. (2008). Free will in consumer behavior: Self-control, ego depletion, and choice. Journal of Consumer Psychology, 18(1), 4-13. https://doi.org/10.1016/j.jcps.2007.10.002

Deci, E. L., & Ryan, R. M. (2000). The « what » and « why » of goal pursuits: Human needs and the self-determination of behavior. Psychological Inquiry, 11(4), 227-268. https://doi.org/10.1207/S15327965PLI1104_01

Fernandes, D., Ordabayeva, N., Han, K., Jung, J., & Mittal, V. (2022). How political identity shapes customer satisfaction. Journal of Marketing, 86(6), 116-134. https://doi.org/10.1177/00222429221102213

Nadelhoffer, T., Shepard, J., Nahmias, E., Sripada, C., & Ross, L. T. (2014). The free will inventory: Measuring beliefs about agency and responsibility. Philosophical Psychology, 27(5), 625-654. https://doi.org/10.1080/09515089.2014.888875

Paulhus, D. L., & Carey, J. M. (2011). The FAD–Plus: Measuring lay beliefs in free will and determinism. Journal of Personality Assessment, 93(1), 96-104. https://doi.org/10.1080/00223891.2010.528483

Rakos, R. F., Laurene, K. R., Skala, S., & Slane, S. (2008). Belief in free will: Measurement and conceptualization innovations. Behavior and Social Issues, 17(1), 20-39. https://doi.org/10.5210/bsi.v17i1.1929

Rotter, J. B. (1966). Generalized expectancies for internal versus external control of reinforcement. Psychological Monographs: General and Applied, 80(1), 1-28. https://doi.org/10.1037/h0092976

Vohs, K. D., & Schooler, J. W. (2008). The value of believing in free will: Encouraging a belief in determinism increases cheating. Psychological Science, 19(1), 49-54. https://doi.org/10.1111/j.1467-9280.2008.02045.x

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Format:

5-point Likert scale (1 = Strongly Disagree, 2 = Disagree, 3 = Uncertain, 4 = Agree, 5 = Strongly Agree)

  1. I have free will to determine my own actions.
  2. I am in charge of my own life.
  3. I have free will to choose what I do.
  4. I make my own choices even when others try to influence me.
  5. Even if my environment tries to influence me, I make my own choices.
  6. My future is based on my own decisions.
  7. Even if my genetic background tries to influence me, I make my own decisions.
  8. I am responsible for what I do even if I am not in control of everything around me.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 7). Croyance au libre arbitre personnel. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/croyance-au-libre-arbitre-personnel/
Looti, Mohammed. “Croyance au libre arbitre personnel.” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/croyance-au-libre-arbitre-personnel/.
Looti, Mohammed. “Croyance au libre arbitre personnel.” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/croyance-au-libre-arbitre-personnel/.