1. Résumé / Abstract
L’échelle de Crédibilité (Expertise), communément désignée sous l’acronyme CREDEXP, constitue l’une des deux sous-échelles fondamentales de l’instrument d’évaluation de la crédibilité organisationnelle perçue (perceived corporate credibility) développé par Stephen J. Newell et Ronald E. Goldsmith en 2001. Dans le champ de la psychologie sociale, du comportement du consommateur et de la communication persuasive, la crédibilité de la source est traditionnellement conceptualisée à travers deux composantes majeures : l’expertise perçue et l’intégrité ou confiance perçue (trustworthiness). La sous-échelle CREDEXP se concentre de manière spécifique et rigoureuse sur la dimension cognitive de l’expertise, mesurant la mesure dans laquelle une organisation ou une entité commerciale est perçue par ses parties prenantes comme compétente, qualifiée, expérimentée et dotée d’un savoir-faire technique prééminent dans son domaine d’activité.
Composée de quatre items auto-rapportés formulés sous forme d’affirmations fermées, l’échelle utilise généralement une modalité de réponse de type Likert en 7 points (allant de « Pas du tout d’accord » à « Tout à fait d’accord »). Du point de vue des propriétés psychométriques, l’instrument se caractérise par une fidélité interne remarquable, attestée par des coefficients alpha de Cronbach excédant de manière constante le seuil de 0,85 dans les études de validation initiales et ultérieures. La validité de construit a été solidement établie au moyen de techniques d’analyse factorielle exploratoire (AFE) et d’analyse factorielle confirmatoire (AFC), démontrant une unidimensionnalité robuste pour cette sous-échelle, ainsi qu’une excellente validité discriminante par rapport à la dimension d’intégrité (trustworthiness). En pratique, l’échelle CREDEXP offre aux chercheurs en gestion, en marketing et en psychologie organisationnelle un outil parcimonieux, valide et fidèle pour sonder l’impact de l’expertise institutionnelle sur les attitudes envers la marque, l’évaluation publicitaire et les intentions comportementales.
2. Mots-clés / Keywords
Crédibilité organisationnelle, expertise perçue, CREDEXP, psychométrie, psychologie du consommateur, communication persuasive, crédibilité de la source, réputation d’entreprise, modèle de probabilité d’élaboration, fidélité interne, validité factorielle, comportement du consommateur, attitudes organisationnelles.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été développée et formalisée par :
- Stephen J. Newell, Ph.D. — Professeur émérite de marketing, Haworth College of Business, Western Michigan University, Kalamazoo, Michigan, États-Unis. Ses recherches couvrent la communication marketing intégrée, la crédibilité perçue des firmes et les stratégies de persuasion commerciale.
- Ronald E. Goldsmith, Ph.D. — Professeur émérite de marketing, College of Business, Florida State University, Tallahassee, Floride, États-Unis. Chercheur influent dans le domaine du comportement du consommateur, des traits de personnalité (notamment l’innovativité) et des méthodologies psychométriques appliquées à la mercatique.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’instrument CREDEXP est d’isoler et de quantifier empiriquement l’expertise perçue d’une organisation telle qu’elle est évaluée par des récepteurs individuels (consommateurs, investisseurs, grand public ou employés). Si les travaux classiques sur la crédibilité de la source initiés par Carl Hovland et ses collaborateurs s’intéressaient principalement aux individus agissant comme porte-parole ou communicateurs interpersonnels (par exemple, des experts scientifiques ou des célébrités), les contextes contemporains de communication imposent fréquemment aux entreprises d’agir en tant qu’émetteurs directs de messages institutionnels ou publicitaires. La sous-échelle CREDEXP répond à cette nécessité théorique en transposant le construit d’expertise du niveau individuel au niveau macro-organisationnel.
Dans les applications de recherche fondamentale, la mesure vise à éclairer les mécanismes par lesquels la perception des capacités techniques, de l’expérience opérationnelle et du savoir-faire cumulé d’une entreprise module l’acceptation de ses revendications. Dans le cadre de la psychologie de la persuasion, l’expertise est perçue comme un signal cognitif puissant pouvant fonctionner soit comme un indice périphérique simplificateur de décision dans des conditions de faible implication, soit comme un argument central rigoureusement examiné lorsque les individus sont fortement motivés et capables d’élaborer l’information.
Dans les applications pratiques, marketing et organisationnelles, CREDEXP est employée pour diagnostiquer la réputation technique d’une entreprise avant et après le lancement de campagnes publicitaires, en situation de gestion de crise industrielle (par exemple, suite à un rappel de produit technique ou à un incident environnemental), ou encore dans l’évaluation de partenariats inter-entreprises (B2B). En quantifiant précisément la façon dont le public perçoit l’expérience et l’habileté d’une firme, l’échelle permet aux praticiens d’ajuster leur communication de marque, de consolider leur légitimité sur des marchés concurrentiels hautement technologiques et de prédire avec exactitude les réactions cognitives et affectives des clients potentiels.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par la sous-échelle CREDEXP est l’expertise organisationnelle perçue (perceived corporate expertise). Dans la théorie psychométrique et la psychologie des attitudes, ce construit s’ancre dans le concept général de la crédibilité de la source, qui fait référence aux prédispositions cognitives et affectives favorables qu’un récepteur attribue à une entité émettrice. Newell et Goldsmith (2001) définissent l’expertise organisationnelle comme l’étendue perçue selon laquelle une entreprise possède les compétences, l’apprentissage accumulé, les ressources intellectuelles et la qualification technique nécessaires pour concevoir, manufacturer ou délivrer ses produits et services.
Il est crucial de dissocier conceptuellement l’expertise objective (données mesurables telles que le nombre de brevets déposés, les accréditations ISO ou les années d’existence sur le marché) de l’expertise perçue. CREDEXP mesure exclusivement la dimension subjective et phénoménologique, c’est-à-dire l’évaluation cognitive formée dans l’esprit du répondant à travers son exposition aux messages publicitaires, au bouche-à-oreille, aux expériences de consommation antérieures et à la visibilité médiatique de la firme. Ce construit s’articule autour de plusieurs facettes indissociables :
- L’expérience opérationnelle cumulée : La reconnaissance du fait que l’entreprise opère depuis une durée suffisante ou a développé une profondeur pratique substantielle dans son secteur industriel.
- Le savoir-faire et l’habileté technique (skilled in what they do) : La croyance que l’organisation maîtrise parfaitement les processus de production, la logistique et les standards de qualité relatifs à son offre.
- L’autorité épistémique et le statut d’expert : La perception que la firme dispose d’une compréhension de pointe des dynamiques de son marché et de la technologie sous-jacente, surpassant le niveau de compétence d’une entité novice.
Contrairement à la dimension complémentaire de la crédibilité — à savoir l’intégrité perçue (trustworthiness), qui renvoie à la moralité, à l’honnêteté et à la bienveillance supposée de l’organisation —, l’expertise est strictement cantonnée au domaine de la capacité et de la puissance d’action technique. Une entreprise peut être jugée hautement compétente et experte tout en étant soupçonnée de froideur éthique ou de recherche exclusive de profit ; à l’inverse, une organisation peut être jugée moralement irréprochable mais dénuée d’expérience pratique. L’échelle CREDEXP isole précisément ce premier versant cognitif.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’ancrage théorique de CREDEXP s’inscrit au carrefour des travaux pionniers sur la communication persuasive et des modèles du double processus de traitement de l’information. Historiquement, le paradigme de l’école de Yale, conduit par Carl Hovland, Irving Janis et Harold Kelley dans les années 1950, a démontré que l’efficacité persuasive d’un message dépend non seulement du contenu de l’argumentaire, mais aussi des caractéristiques attribuées à l’émetteur. Hovland a isolé deux déterminants majeurs de la crédibilité : l’expertise (la capacité perçue de l’émetteur à connaître la vérité) et la confiance (la volonté perçue de l’émetteur de communiquer la vérité sans distorsion).
Dans le domaine de la psychologie cognitive et sociale appliquée au consommateur, cette taxonomie a été opérationnalisée au niveau individuel par des chercheurs comme Roobina Ohanian (1990) pour évaluer l’impact des ambassadeurs célèbres. Newell et Goldsmith (2001) ont étendu ce cadre théorique au concept de l’« entreprise en tant que source » (corporate source), s’appuyant sur la théorie de l’attribution d’Edward E. Jones et Keith Davis, ainsi que sur les travaux de Harold Kelley sur l’inférence causale. Selon cette perspective, les individus cherchent continuellement à attribuer des causes aux revendications des entreprises : si une firme vante les mérites de ses produits, le récepteur se demande si cette allégation résulte d’une maîtrise technologique authentique (attribution interne d’expertise) ou simplement d’une rhétorique publicitaire creuse.
De surcroît, le Modèle de Probabilité d’Élaboration (Elaboration Likelihood Model, ou ELM), formalisé par Richard Petty et John Cacioppo, éclaire la fonction psychologique de l’expertise mesurée par CREDEXP. Dans le cadre de l’ELM :
- Lorsque la motivation ou l’aptitude cognitive du récepteur est basse (voie périphérique), la perception d’une forte expertise organisationnelle sert d’heuristique rapide d’acceptation (« Cette marque est le leader expérimenté de son secteur, je peux donc me fier à son produit sans analyser en détail chaque spécification technique »).
- Lorsque le récepteur traite l’information avec une forte implication cognitive (voie centrale), l’expertise perçue oriente le biais d’évaluation : les arguments présentés par une entreprise jugée experte sont examinés avec un a priori favorable et génèrent un nombre significativement plus élevé de pensées cognitives positives (cognitive elaboration).
7. Validité / Validity
Les propriétés de validité de l’échelle CREDEXP ont fait l’objet d’examens statistiques méthodiques lors de son développement par Newell et Goldsmith (2001), puis à travers de multiples réplications internationales.
Validité de construit et de contenu
La validité de contenu a été garantie au cours de la phase initiale de génération des items : un pool exhaustif d’énoncés reflétant l’habileté technique, la réputation de savoir-faire et l’ancienneté a été soumis à des comités d’experts académiques pour éliminer les formulations ambiguës ou redondantes. L’analyse ultérieure a confirmé que les items retenus capturaient adéquatement l’ensemble du domaine sémantique de l’expertise organisationnelle sans empiéter sur les notions de sympathie ou de moralité.
Validité convergente et discriminante
La validité convergente a été démontrée par des corrélations statistiquement significatives et élevées entre les items de CREDEXP, ainsi qu’entre le score global de CREDEXP et d’autres mesures globales de réputation d’entreprise (coefficients de corrélation r oscillant généralement entre 0,60 et 0,78, p < 0,001). Dans le cadre de la modélisation en équations structurelles (SEM), la variance moyenne extraite (AVE — Average Variance Extracted) pour la dimension d’expertise dépasse systématiquement le seuil critique standard de 0,50, approchant fréquemment des valeurs de 0,65 à 0,72.
La validité discriminante, point particulièrement crucial dans les modèles multidimensionnels de crédibilité, a été rigoureusement prouvée par rapport à la dimension d’intégrité (trustworthiness). Newell et Goldsmith (2001) ont démontré que les corrélations inter-facteurs entre l’expertise et la confiance, bien que positives et significatives (témoignant du fait qu’elles appartiennent toutes deux au construit d’ordre supérieur de la crédibilité), demeurent distinctes (généralement r compris entre 0,45 et 0,65). De plus, le critère de Fornell-Larcker a été vérifié : la racine carrée de l’AVE de la dimension CREDEXP est systématiquement supérieure à sa corrélation avec la dimension d’intégrité, démontrant que CREDEXP capte un construit empiriquement distinct de l’honnêteté perçue.
Validité prédictive et nomologique
La validité prédictive de l’instrument est abondamment documentée dans la littérature. De multiples études expérimentales et corrélationnelles révèlent que des scores élevés à l’échelle CREDEXP prédisent significativement :
- Une attitude plus favorable envers la publicité diffusée par l’entreprise (A_ad).
- Une attitude plus positive envers la marque (A_b).
- Une intention d’achat accrue des produits ou services (Purchase Intentions), l’expertise agissant souvent comme médiateur direct entre la réputation perçue et la décision d’achat.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’échelle CREDEXP est l’une de ses forces méthodologiques les plus remarquables. Dans l’étude princeps de Newell et Goldsmith (2001), les auteurs ont évalué la consistance interne de l’échelle à travers divers échantillons et contextes publicitaires.
L’indicateur de cohérence interne le plus rapporté est le coefficient alpha de Cronbach (α). Lors des différentes étapes de validation empirique présentées par Newell et Goldsmith :
- Dans l’échantillon de calibration initial (visant la réduction des items), le coefficient alpha pour les quatre items d’expertise atteignait 0,89.
- Dans les études de réplication croisée impliquant des marques et entreprises fictives ou réelles, l’alpha de Cronbach s’est maintenu à des niveaux très élevés, s’échelonnant typiquement entre 0,86 et 0,93.
En matière de fidélité composite (Composite Reliability, CR) au sein des analyses confirmatoires, les valeurs observées dépassent couramment 0,88, attestant que la part de variance attribuable à l’erreur aléatoire de mesure est minime. La fidélité test-retest, bien que moins fréquemment évaluée dans les contextes de protocoles expérimentaux d’exposition unique, a été examinée dans des contextes longitudinaux de suivi de marque sur des intervalles de deux à quatre semaines ; elle démontre une stabilité temporelle satisfaisante (coefficients de stabilité r > 0,75 en l’absence d’interférence communicationnelle majeure ou d’événement de crise affectant la firme évaluée).
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Le processus de développement de l’échelle de crédibilité organisationnelle a reposé sur une démarche analytique rigoureuse combinant analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Durant la phase préliminaire d’épuration psychométrique menée par Newell et Goldsmith, les items candidats ont été soumis à une extraction en composantes principales (ou factorisation en axes principaux) suivie d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin), compte tenu de la corrélation théorique attendue entre les dimensions de la crédibilité. Deux facteurs primaires clairs ont émergé avec des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1,0 :
- Un premier facteur d’Intégrité / Confiance (Trustworthiness).
- Un second facteur distinct représentant l’Expertise (CREDEXP).
Les quatre items constituant l’échelle CREDEXP ont affiché des saturations factorielles primaires particulièrement élevées sur leur facteur assigné, variant de 0,74 à 0,88, tandis que leurs saturations croisées (cross-loadings) sur le facteur d’intégrité demeuraient négligeables (systématiquement inférieures à 0,25). Cette séparation nette a fourni la première preuve solide de la structure bidimensionnelle de la crédibilité d’entreprise.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Afin de valider définitivement la topologie du construit, une analyse factorielle confirmatoire a été conduite au moyen de logiciels d’équations structurelles (tels que LISREL ou AMOS). Le modèle à deux facteurs corrélés (Expertise vs Intégrité) a été systématiquement comparé à un modèle unidimensionnel concurrent dans lequel tous les items saturaient sur un unique facteur global de « crédibilité ».
Les indices d’ajustement du modèle ont confirmé de manière éclatante la supériorité du modèle bifactoriel :
- Le modèle unidimensionnel présentait un ajustement médiocre, avec un chi-deux significatif élevé et des indices tels que le RMSEA dépassant 0,12.
- Le modèle à deux facteurs comportant la sous-échelle CREDEXP a démontré des indices d’ajustement exceptionnels : Comparative Fit Index (CFI) > 0,96, Tucker-Lewis Index (TLI) > 0,95, et Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) < 0,06. Toutes les saturations factorielles standardisées (λ) des items de CREDEXP se sont révélées hautement significatives (p < 0,001), avec des valeurs oscillant entre 0,72 et 0,91, confirmant que chaque item est un indicateur robuste de l’expertise organisationnelle latente.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument de mesure CREDEXP se présente sous une structure compacte et directement administrable :
- Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique auto-rapporté (papier-crayon ou en ligne).
- Domaine mesuré : Expertise organisationnelle perçue (sous-dimension de la crédibilité d’entreprise).
- Nombre d’items : 4 items.
- Format d’échelle de réponse : Échelle de Likert à 7 points (pouvant être adaptée à 5 points selon les contextes de recherche), ancrée de manière générale comme suit : 1 = « Pas du tout d’accord » (Strongly Disagree) à 7 = « Tout à fait d’accord » (Strongly Agree).
- Sens des items : L’échelle originale contient trois items formulés positivement et un item formulé de manière négative (inversé) afin de limiter les biais de réponse d’acquiescement.
- Cotation et scoring : L’item inversé doit faire l’objet d’une inversion de cotation préalable (recodage : 1 devient 7, 2 devient 6, etc.). Le score d’expertise global s’obtient en calculant soit la moyenne arithmétique des 4 items (score compris entre 1 et 7), soit la somme brute des réponses (score compris entre 4 et 28). Un score plus élevé indique un niveau perçu d’expertise et de compétence organisationnelle plus important.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication originale : 2001.
- Auteurs : Stephen J. Newell et Ronald E. Goldsmith.
- Publication princeps : Journal of Business Research, Elsevier.
- Statut des droits d’auteur et permissions : L’article original et son contenu sont protégés par le droit d’auteur de l’éditeur (Elsevier Inc.). Toutefois, dans le cadre de la pratique académique conventionnelle, les items des échelles publiées dans les revues universitaires sont généralement accessibles gratuitement pour des recherches purement scientifiques et non commerciales, à condition de citer fidèlement la source originelle. Pour toute exploitation commerciale, intégration dans des progiciels d’évaluation payants ou réimpression dans des ouvrages commerciaux, une autorisation formelle doit être sollicitée auprès d’Elsevier via RightsLink ou le centre des autorisations de l’éditeur.
- Tarification : Aucun coût d’utilisation pour la recherche académique académique indépendante (accès public via abonnement universitaire à la revue).
12. Références / References
Les sources académiques suivantes constituent les fondements conceptuels, théoriques et méthodologiques de l’échelle CREDEXP :
- Hovland, C. I., Janis, I. L., & Kelley, H. H. (1953). Communication and persuasion: Psychological studies of opinion change. Yale University Press.
- Jones, E. E., & Davis, K. E. (1965). From acts to dispositions: The attribution process in person perception. In L. Berkowitz (Ed.), Advances in Experimental Social Psychology (Vol. 2, pp. 219–266). Academic Press. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60107-0
- Kelley, H. H. (1973). The processes of causal attribution. American Psychologist, 28(2), 107–128. https://doi.org/10.1037/h0034225
- Newell, S. J., & Goldsmith, R. E. (2001). The development of a scale to measure perceived corporate credibility. Journal of Business Research, 52(3), 235–247. https://doi.org/10.1016/S0148-2963(99)00104-6
- Ohanian, R. (1990). Construction and validation of a scale to measure celebrity endorsers’ perceived expertise, trustworthiness, and attractiveness. Journal of Advertising, 19(3), 39–52. https://doi.org/10.1080/00913367.1990.10673191
- Petty, R. E., & Cacioppo, J. T. (1986). The Elaboration Likelihood Model of persuasion. In L. Berkowitz (Ed.), Advances in Experimental Social Psychology (Vol. 19, pp. 123–205). Academic Press. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60214-2
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Voici les énoncés officiels de la sous-échelle d’expertise (CREDEXP) tels qu’établis dans l’étude originale de Newell et Goldsmith (2001). Les items originaux en langue anglaise sont présentés avec leur traduction descriptive en français. Le nom de l’organisation ou de la marque évaluée doit être inséré à la place de la mention « [L’entreprise] » ou « [Company] ».
Instructions to respondents:
Please indicate your level of agreement or disagreement with each of the following statements regarding [Company], using a 7-point scale where 1 = Strongly Disagree and 7 = Strongly Agree.
-
[Company] has a great amount of experience.
([L’entreprise] possède une grande expérience.)[1] Strongly Disagree | [2] Disagree | [3] Somewhat Disagree | [4] Neutral | [5] Somewhat Agree | [6] Agree | [7] Strongly Agree -
[Company] is skilled in what they do.
([L’entreprise] est compétente / qualifiée dans ce qu’elle fait.)[1] Strongly Disagree | [2] Disagree | [3] Somewhat Disagree | [4] Neutral | [5] Somewhat Agree | [6] Agree | [7] Strongly Agree -
[Company] has great expertise.
([L’entreprise] dispose d’une grande expertise.)[1] Strongly Disagree | [2] Disagree | [3] Somewhat Disagree | [4] Neutral | [5] Somewhat Agree | [6] Agree | [7] Strongly Agree -
[Company] does not have much experience. (Reverse scored item / Item inversé)
([L’entreprise] n’a pas beaucoup d’expérience.)[1] Strongly Disagree | [2] Disagree | [3] Somewhat Disagree | [4] Neutral | [5] Somewhat Agree | [6] Agree | [7] Strongly Agree