1. Résumé
L’échelle de Créativité (couramment désignée sous l’acronyme CRTV dans la littérature psychométrique et managériale) est un instrument de mesure psychométrique concis développé initialement par Donna L. Hoffman, Praveen K. Kopalle et Thomas P. Novak en 2010. Conçue à l’origine dans le cadre d’un programme de recherche novateur sur l’identification des consommateurs dotés d’une « nature émergente » (emergent nature) capables d’optimiser le développement et l’évaluation de concepts de nouveaux produits, cette échelle quantifie le concept de soi créatif (creative self-concept) d’un individu.
L’instrument repose sur une structure strictement unidimensionnelle composée de trois items formulés de manière directe et positive. Ces énoncés mesurent trois facettes indissociables de l’identité créative perçue : l’auto-évaluation globale de sa propre créativité, la reconnaissance sociale de ce trait par le réseau de pairs ou les amis proches, et l’intégration effective d’activités créatives dans la routine quotidienne du sujet. Les répondants se positionnent au moyen d’une échelle de réponse de type Likert en 7 points, s’étendant de 1 (« Fortement en désaccord » / Strongly Disagree) à 7 (« Fortement d’accord » / Strongly Agree).
Sur le plan métrologique, l’échelle CRTV présente d’excellentes qualités psychométriques en dépit de son extrême brièveté. Les études empiriques rapportent de façon consistante une cohérence interne élevée, caractérisée par un coefficient alpha de Cronbach généralement supérieur à 0,84, ainsi qu’une fiabilité composite (CR) et une variance moyenne extraite (AVE) satisfaisant amplement aux critères de Fornell et Larcker. Les analyses factorielles confirmatoires attestent d’une adéquation exemplaire au modèle unidimensionnel. Grâce à son format ultra-court, l’échelle limite significativement la fatigue cognitive des participants tout en offrant une validité prédictive remarquable pour les recherches en psychologie de la créativité, en comportement du consommateur et en innovation organisationnelle.
2. Mots-clés
Créativité, concept de soi créatif, échelle CRTV, psychométrie, comportement du consommateur, innovation de produit, auto-évaluation créative, validation par les pairs, nature émergente, évaluation psychologique, fidélité psychométrique, analyse factorielle confirmatoire.
3. Auteurs
L’échelle de créativité CRTV a été formalisée et validée par une équipe de chercheurs de premier plan dans les domaines du marketing quantitatif, de l’innovation technologique et de la psychologie du consommateur :
- Donna L. Hoffman, Ph.D. : Professeure émérite de marketing et titulaire de la chaire Louis Rosenfeld au sein de la School of Business de l’Université George Washington (Washington, D.C., États-Unis). Pionnière de l’étude des interactions homme-machine, du marketing digital et des environnements virtuels. Contact institutionnel : [email protected].
- Praveen K. Kopalle, Ph.D. : Professeur titulaire de la chaire Signal Companies en gestion et professeur de marketing à la Tuck School of Business du Dartmouth College (Hanover, New Hampshire, États-Unis). Spécialiste reconnu de la modélisation économétrique appliquée aux comportements d’achat, de l’intelligence artificielle et du développement de nouveaux produits. Contact institutionnel : [email protected].
- Thomas P. Novak, Ph.D. : Professeur émérite de marketing et titulaire de la chaire Denit à la School of Business de l’Université George Washington. Expert internationalement reconnu dans l’analyse de l’expérience optimale (expérience de flux), des environnements en ligne complexes et de la psychologie des usagers face aux technologies de rupture. Contact institutionnel : [email protected].
4. Objectif
Le développement de l’échelle de Créativité (CRTV) s’inscrit au cœur d’un questionnement théorique et pragmatique fondamental : comment identifier, au sein d’une population générale ou d’un panel d’utilisateurs, les individus les plus aptes à collaborer efficacement avec les équipes de recherche et développement (R&D) pour concevoir et évaluer des concepts de rupture ? Alors que le paradigme traditionnel de l’innovation ouverte s’est longuement focalisé sur la figure de l’« utilisateur-pilote » (lead user d’Eric von Hippel), Hoffman, Kopalle et Novak (2010) ont théorisé la notion de consommateurs à nature émergente (emergent nature consumers). Ces individus possèdent une constellation de traits psychologiques spécifiques leur permettant d’envisager des usages futurs pour des technologies qui n’existent pas encore sous leur forme définitive.
Au sein de cette constellation, la créativité constitue un prérequis incontournable. Les auteurs ont conçu l’échelle CRTV avec pour finalité d’isoler une mesure épurée, robuste et rapide à administrer qui capte la force avec laquelle un répondant intègre la créativité dans sa structure identitaire profonde. Plus spécifiquement, l’instrument ne prétend pas évaluer directement la performance cognitive maximale à des tests de pensée divergente (tels que le test de Torrance ou le test des associations distantes de Mednick), mais plutôt la disposition créative perçue et son actualisation dans le cours de la vie quotidienne.
Dans le domaine de la recherche fondamentale et appliquée, les applications de l’échelle CRTV couvrent plusieurs champs disciplinaires majeurs :
- Marketing et co-création d’innovations : Filtrage et sélection de consommateurs à fort potentiel créatif lors des phases de prototypage rapide, de remue-méninges (brainstorming) ou d’ateliers de design thinking. L’échelle permet de prédire la capacité des participants à fournir des retours diagnostiques nuancés sur des concepts émergents.
- Psychologie différentielle et organisationnelle : Évaluation de l’auto-efficacité créative au travail, prédiction des comportements proactifs et d’innovation dans les équipes multidisciplinaires, et compréhension des relations entre personnalité et engagement dans des projets innovants.
- Psychologie de l’éducation : Mesure de l’impact des dispositifs pédagogiques centrés sur la créativité artistique ou scientifique, en examinant comment les apprenants internalisent le rôle de « créateur » tout au long de leur cursus.
La justification théorique sous-tendant cette échelle repose sur l’idée que les conduites créatives effectives sont largement modulées par la croyance qu’un individu a en son propre potentiel créatif. En demandant au participant non seulement de s’auto-évaluer, mais également de refléter le regard d’autrui significatif et la place des actions créatives dans sa vie, l’échelle CRTV capte un construit ancré dans le comportemental et le social plutôt qu’une simple illusion de compétence passagère.
5. Construit psychologique
Le construit psychologique opérationnalisé par l’échelle CRTV est le concept de soi créatif (creative self-concept). Ce macro-construit, théorisé notamment par des chercheurs comme Maciej Karwowski et James C. Kaufman, englobe l’ensemble des perceptions, croyances, jugements et sentiments qu’un individu entretient à l’égard de sa propre capacité et de son identité créatives. L’échelle CRTV condense ce macro-construit en trois dimensions imbriquées de façon unifiée :
1. L’auto-évaluation de la créativité (Creative Self-Identity)
Mesurée par l’énoncé « I consider myself to be creative », cette dimension explore l’adhésion personnelle et explicite au qualificatif créatif. Sur le plan de la psychologie du soi, il s’agit d’une composante d’auto-étiquetage où l’individu intègre la dimension de l’inventivité, de l’originalité et de la pensée non conventionnelle dans son schéma de soi central. Selon la théorie des schémas de soi (Markus, 1977), les individus schématiques pour la créativité traitent l’information relative aux défis d’une manière radicalement différente : ils sont plus alertes face aux opportunités d’exploration, valorisent la nouveauté et acceptent l’ambiguïté inhérente à la génération d’idées originales.
2. La reconnaissance sociale et la réputation perçue (Social Reflection of Creativity)
L’item « My friends would describe me as creative » ancre le concept de soi dans la dynamique interpersonnelle. Inspirée du concept sociologique du « soi-miroir » (looking-glass self) proposé par Charles Horton Cooley, cette facette postule que la perception de nos propres compétences découle pour partie des retours implicites ou explicites formulés par notre entourage. Lorsqu’un individu affirme avec conviction que ses pairs le décriraient comme créatif, cette affirmation dépasse la simple projection narcissique : elle signale que la personne a émis, à de multiples reprises dans des interactions sociales concrètes, des comportements manifestes que son cercle relationnel a qualifiés de créatifs (ex. : résolution ingénieuse de problèmes du quotidien, production artistique, humour décalé, réagencements esthétiques). Cette réputation partagée confère au construit une forte validité écologique.
3. La centralité comportementale dans le mode de vie (Lifestyle Centrality & Behavioral Engagement)
L’item « Creative activities are an important part of my everyday life » operationalise l’actualisation comportementale de l’identité créative. Il ne suffit pas d’aspirer à être créatif ou de se considérer doué dans l’abstrait ; l’expression de la créativité exige un engagement pragmatique régulier. Qu’il s’agisse de la pratique de loisirs créatifs (peinture, écriture, programmation informatique, cuisine imaginative) ou d’une approche inventive des tâches professionnelles et ménagères, l’intégration de telles activités dans le cours de la journée démontre que la créativité est vécue comme une motivation intrinsèque fonctionnelle. Cette facette protège l’échelle contre le biais de simple désirabilité sociale en exigeant du répondant une affirmation sur la réalité de son investissement temporel.
6. Cadre théorique
L’assise conceptuelle de l’échelle CRTV puise ses fondements à l’intersection de plusieurs courants théoriques majeurs de la psychologie contemporaine :
La théorie componantielle de la créativité d’Amabile
Dans son modèle componantiel révisé, Teresa Amabile postule que la production créative repose sur trois composantes intra-individuelles fondamentales : les compétences relatives au domaine (savoirs techniques), les processus relatifs à la créativité (flexibilité cognitive, styles de travail) et la motivation intrinsèque pour la tâche. L’échelle CRTV mesure principalement la prédisposition psychologique qui alimente la motivation intrinsèque et les processus créatifs. Un individu dont le mode de vie accorde une place centrale aux activités créatives est mu par un intérêt direct pour l’activité elle-même, condition sine qua non pour dépasser les solutions algorithmiques et générer des réponses véritablement heuristiques.
La théorie sociocognitive et l’auto-efficacité créative de Bandura
Selon la théorie sociocognitive d’Albert Bandura, les croyances d’efficacité personnelle (self-efficacy) déterminent l’effort déployé, la persévérance face aux obstacles et les schémas de pensée émotionnels adoptés face à des défis complexes. Dérivée de cette théorie, l’auto-efficacité créative (Tierney & Farmer, 2002) renvoie à la croyance d’un acteur en ses capacités à produire des résultats créatifs. L’échelle CRTV mesure précisément ce sentiment d’efficacité, renforcé par l’expérience vécue (implication quotidienne) et la persuasion sociale (reconnaissance par les amis).
La théorie de l’identité de rôle (Identity Theory)
Formulée par des sociologues et psychologues sociaux tels que Sheldon Stryker et Peter Burke, la théorie de l’identité stipule que le soi est une structure organisée de multiples identités de rôle. La saillance d’une identité dépend de sa centralité psychologique et de l’engagement relationnel lié à ce rôle. L’échelle de Hoffman et al. mesure la saillance de l’identité de « créateur » : en évaluant si le rôle est soutenu par autrui (les amis) et s’il structure le quotidien, elle capture le degré auquel cette identité guide l’action et façonne le traitement de l’information environnementale.
Le modèle des croyances de soi créatives de Karwowski
Les travaux de Maciej Karwowski et ses collègues soulignent que les croyances de soi créatives se divisent en deux piliers : l’auto-efficacité créative (confiance situationnelle dans sa capacité à être créatif) et l’identité personnelle créative (degré de fusion entre le soi et la créativité). L’échelle CRTV réunit de façon condensée ces deux dimensions, constituant un baromètre synthétique du positionnement métacognitif du sujet face à son potentiel créatif.
7. Validité
Les travaux méthodologiques menés lors du développement de l’échelle par Hoffman, Kopalle et Novak (2010), ainsi que les études ultérieures ayant réutilisé ou adapté l’instrument, fournissent un ensemble robuste de preuves empiriques quant à ses propriétés de validité :
Validité de construit et validité convergente
La validité convergente de l’échelle CRTV a été établie par l’examen de ses corrélations avec d’autres échelles mesurant des construits théoriquement apparentés :
- Corrélation avec la « Nature émergente » (Emergent Nature) : Dans l’étude princeps (Hoffman et al., 2010), la créativité (CRTV) corrèle positivement et significativement avec l’échelle globale de nature émergente (coefficients r oscillant typiquement entre 0,40 et 0,55, p < 0,001). Cela démontre que si la créativité est un ingrédient clé de la disposition à l’innovation émergente, elle n’en constitue pas la totalité, confirmant son statut d’antécédent distinct.
- Ouverture à l’expérience : L’échelle montre des corrélations modérées à fortes (r > 0,45) avec la dimension « Ouverture » du modèle des Big Five (modèle des cinq grands facteurs de Costa et McCrae), connue pour être le prédicteur dispositionnel le plus puissant de la créativité.
- Imagerie visuelle et verbale : Des associations positives significatives sont observées avec le style de traitement cognitif imagé (Style of Processing de Childers et al.), attestant que les scores élevés sur CRTV reflètent une propension accrue à manipuler mentalement des concepts visuels et symboliques originaux.
Validité discriminante
La validité discriminante a été testée rigoureusement par le critère de Fornell et Larcker (1981). Pour l’échelle CRTV, la variance moyenne extraite (AVE) dépasse systématiquement le seuil recommandé de 0,50 (se situant fréquemment au-delà de 0,65). En outre, la racine carrée de l’AVE pour la dimension Créativité est strictement supérieure aux corrélations inter-construits partagées avec des variables connexes telles que :
- L’optimisme dispositionnel (échelle LOT-R) ;
- L’expertise informationnelle subjective ;
- La tendance générale au leadership d’opinion.
Ces données démontrent que l’échelle ne se contente pas de mesurer une positivité générale envers soi-même ou un enthousiasme non ciblé, mais isole précisément le domaine de l’ingéniosité créative.
Validité prédictive et de critère
Dans l’expérimentation de concept marketing menée par Hoffman et ses collaborateurs, les scores obtenus à l’échelle CRTV ont démontré une capacité prédictive remarquable. Les participants présentant des scores élevés ont été significativement plus aptes à générer des améliorations qualitatives sur de nouveaux concepts d’innovations de rupture (notamment dans le domaine automobile et des technologies de communication), et leurs évaluations convergeaient plus étroitement avec celles de panels d’experts en prospective que celles des consommateurs moyens.
8. Fidélité
En psychométrie, les échelles ultra-courtes (3 items) sont fréquemment vulnérables à des baisses de consistance interne. L’échelle CRTV se distingue par un profil de fidélité particulièrement solide :
Cohérence interne
Dans l’échantillon initial de validation comprenant des centaines de répondants représentatifs, les analyses ont mis en évidence les indices suivants :
- Alpha de Cronbach ($lpha$) : Les valeurs publiées se situent généralement entre 0,84 et 0,89, ce qui dépasse largement le standard minimal usuel de 0,70 requis pour la recherche en sciences sociales. Une telle valeur pour seulement trois items indique une forte homogénéité sans redondance sémantique excessive.
- Fiabilité composite (Composite Reliability – CR / coefficient $\omega$) : Les valeurs de fiabilité composite issues de la modélisation en équations structurelles s’établissent de manière consistante entre 0,85 et 0,90.
- Corrélations item-total corrigées : Chacun des trois items présente une corrélation item-total largement supérieure au seuil critique de 0,40, oscillant généralement entre 0,68 et 0,78, ce qui confirme que chaque énoncé apporte une contribution substantielle et équilibrée au score composite global.
Fidélité temporelle (Test-Retest)
Bien que l’article de 2010 mette l’accent sur les propriétés transversales, des réplications indépendantes évaluant la stabilité temporelle des échelles d’identité créative dérivées de ce paradigme indiquent des coefficients de corrélation test-retest compris entre 0,75 et 0,82 sur des intervalles de deux à six semaines. Cette stabilité confirme que l’échelle saisit un trait d’identité relativement durable plutôt qu’un état émotionnel transitoire, tout en conservant une sensibilité aux interventions de développement personnel prolongées.
9. Analyse factorielle
La structure dimensionnelle de l’échelle CRTV a été investiguée à l’aide d’analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmée par l’analyse factorielle confirmatoire (AFC) :
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors des phases préliminaires, l’analyse en composantes principales avec rotation orthogonale ou oblique extrait systématiquement un facteur unique dont la valeur propre (eigenvalue) dépasse largement 2,0, expliquant à elle seule entre 68 % et 76 % de la variance totale des réponses. Aucun second facteur n’émerge avec une valeur propre supérieure à 1,0 (critère de Kaiser), confirmant sans ambiguïté la nature unidimensionnelle de l’instrument.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Dans le cadre de modèles de mesure plus vastes intégrant les multiples dimensions du comportement innovant, l’évaluation du modèle de mesure pour le facteur Créativité démontre des saturations factorielles standardisées ($lambda$) très élevées :
- Item 1 (I consider myself to be creative) : $lambda pprox 0,82 – 0,88$
- Item 2 (My friends would describe me as creative) : $lambda pprox 0,78 – 0,85$
- Item 3 (Creative activities are an important part of my everyday life) : $lambda pprox 0,76 – 0,82$
Toutes les saturations factorielles sont statistiquement significatives à $p < 0,001$. Les indices d’ajustement global du modèle de mesure (lorsque l’échelle est modélisée dans un modèle structurel complet conjointement avec l’échelle de nature émergente) respectent rigoureusement les standards de Hu et Bentler (1999) :
- CFI (Comparative Fit Index) : > 0,96
- TLI (Tucker-Lewis Index) : > 0,95
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : < 0,05 (avec intervalle de confiance à 90 % inférieur à 0,08)
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : < 0,04
Les résidus d’erreur standardisés ne révèlent aucune corrélation anormale entre les résidus d’items, ce qui atteste qu’il n’est pas nécessaire d’ajouter des paramètres de covariance d’erreur ad hoc pour obtenir un ajustement optimal.
10. Instrument de mesure
L’échelle de Créativité (CRTV) est un outil standardisé d’auto-évaluation. Voici la fiche technique détaillée de l’instrument :
- Nom complet de l’instrument : Échelle de Créativité (Creativity Scale – CRTV).
- Type de passation : Auto-questionnaire (auto-évaluation en passation individuelle). Administration possible sur support papier ou via plateforme numérique (ordinateur, tablette, smartphone).
- Temps de passation estimé : Moins de 60 secondes (généralement 30 à 45 secondes pour un adulte alphabétisé).
- Population cible : Adultes et adolescents (dès 14 ans) dans le cadre de recherches académiques, d’études de marché ou d’audits organisationnels.
- Nombre d’items : 3 items formulés sous la forme d’affirmations positives.
- Format et échelle de réponse : Échelle de type Likert en 7 points :
1 = Fortement en désaccord (Strongly Disagree)
2 = En désaccord (Disagree)
3 = Légèrement en désaccord (Somewhat Disagree)
4 = Neutre / Ni en désaccord ni d’accord (Neither Agree nor Disagree)
5 = Légèrement d’accord (Somewhat Agree)
6 = D’accord (Agree)
7 = Fortement d’accord (Strongly Agree) - Règles de cotation (Scoring) :
- Tous les items étant orientés positivement, aucun recodage inversé n’est nécessaire.
- Score moyen : Faire la moyenne arithmétique des scores des 3 items (somme divisée par 3). Le score résultant s’étend de 1,00 à 7,00.
- Score total (somme) : Alternativement, sommer les réponses aux 3 items. Le score total varie de 3 à 21 points.
- Interprétation des scores moyens :
- Score de 1,00 à 3,00 : Faible identification créative ; la personne ne perçoit pas la créativité comme un aspect de son identité et y consacre peu ou pas de place au quotidien.
- Score de 3,01 à 4,99 : Niveau modéré ou indifférencié d’auto-concept créatif.
- Score de 5,00 à 7,00 : Fort concept de soi créatif ; créativité centrale dans le mode de vie, reconnue socialement et revendiquée sur le plan personnel.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication : 2010.
- Cadre originel : Publiée dans le Journal of Marketing Research par l’American Marketing Association (AMA).
- Permissions et droits d’utilisation : L’échelle est disponible pour une utilisation à des fins de recherche académique, scientifique et non commerciale sous les principes du fair use et de la citation bibliographique correcte. Les chercheurs souhaitant intégrer l’échelle dans leurs protocoles scientifiques sont tenus de citer explicitement l’article princeps de Hoffman, Kopalle et Novak (2010).
- Tarifs : L’instrument est totalement gratuit (aucun coût d’acquisition ou de licence de passation) pour les usages universitaires et pédagogiques.
- Usage commercial : Toute utilisation commerciale à grande échelle, intégration dans des plateformes logicielles propriétaires de recrutement ou exploitation lucrative peut nécessiter l’autorisation formelle préalable des auteurs ou de la maison d’édition gérant les droits de l’American Marketing Association.
12. Références
Les sources bibliographiques suivantes constituent les références théoriques et empiriques associées à la conceptualisation et à la validation de l’échelle :
- Amabile, T. M. (1983). The social psychology of creativity: A componential conceptualization. Journal of Personality and Social Psychology, 45(2), 357–376. https://doi.org/10.1037/0022-3514.45.2.357
- Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman and Company.
- Cooley, C. H. (1902). Human nature and the social order. Charles Scribner’s Sons.
- Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
- Hoffman, D. L., Kopalle, P. K., & Novak, T. P. (2010). The « right » consumers for better concepts: Identifying consumers high in emergent nature to develop new product concepts. Journal of Marketing Research, 47(5), 854–865. https://doi.org/10.1509/jmkr.47.5.854
- Hu, L., & Bentler, P. M. (1999). Cutoff criteria for fit indexes in covariance structure analysis: Conventional criteria versus new alternatives. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 6(1), 1–55. https://doi.org/10.1080/10705519909540118
- Karwowski, M., Lebuda, I., & Wiśniewska, E. (2018). Measuring creative self-efficacy and creative personal identity. Psychology of Aesthetics, Creativity, and the Arts, 12(1), 101–114. https://doi.org/10.1037/aca0000102
- Tierney, P., & Farmer, S. M. (2002). Creative self-efficacy: Its potential antecedents and relationship to creative performance. Academy of Management Journal, 45(6), 1137–1148. https://doi.org/10.5465/3069429
- von Hippel, E. (1986). Lead users: A source of novel product concepts. Management Science, 32(7), 791–805. https://doi.org/10.1287/mnsc.32.7.791
13. Questions et items du questionnaire
Response Format: 7-point Likert scale (1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree)
- I consider myself to be creative.
- My friends would describe me as creative.
- Creative activities are an important part of my everyday life.