Cosmopolitisme (Consommation transcendant les frontières)

Découvrez l’échelle psychométrique de Cosmopolitisme (consommation transcendant les frontières) validée par Bartsch, Zeugner-Roth et Katsikeas. Analyse complète de ses propriétés psychométriques, fidélité, validité et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’échelle de mesure du cosmopolitisme axé sur la consommation transcendant les frontières (Cosmopolitanism: Consumption Transcending Borders) est un instrument psychométrique développé et validé pour opérationnaliser la propension des individus à rechercher, apprécier et adopter des biens, des services et des pratiques culturelles provenant de contextes géographiques et nationaux étrangers. Issue des travaux fondateurs sur l’ouverture culturelle et formalisée notamment par Bartsch, Zeugner-Roth et Katsikeas (2022) dans le cadre de l’analyse de la quête d’authenticité du consommateur (consumer authenticity seeking), puis remobilisée par Nie, Yang, Zhang et Janakiraman (2022) dans l’examen de l’identité globale-locale, cette échelle capture une facette comportementale et motivationnelle essentielle du cosmopolitisme contemporain.

L’instrument se compose de 4 items formulés de manière directe, évaluant les préférences déclarées relatives à l’expérimentation de produits consommés à travers le monde, l’achat de biens typiques d’autres pays, le port de vêtements reflétant des styles de mode étrangers et la consommation de mets issus de cultures culinaires allogènes. Les participants répondent à l’aide d’une échelle de Likert en 7 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly disagree) à 7 (« Tout à fait d’accord » / Strongly agree). La structure unidimensionnelle de cette sous-échelle permet de calculer un score composite global représentant l’intensité avec laquelle un individu transcende psychologiquement et matériellement les frontières nationales au moyen de ses actes de consommation quotidiens.

Sur le plan des propriétés psychométriques, l’échelle présente une cohérence interne élevée (avec des coefficients alpha de Cronbach systématiquement supérieurs à 0,80 et une fiabilité composite robuste), une validité convergente confirmée par des variances moyennes extraites (AVE) excédant les seuils conventionnels de 0,50, ainsi qu’une excellente validité discriminante face à des construits connexes tels que l’ethnocentrisme de la consommation, le patriotisme, l’ouverture à l’expérience générale et la recherche de variété. Sa validité nomologique et prédictive est établie par sa capacité à modérer ou à médier les effets des attitudes globales sur l’évaluation des marques mondiales et la valorisation de l’authenticité perçue.

2. Mots-clés / Keywords

Cosmopolitisme, consommation transcendant les frontières, comportement du consommateur, psychométrie, mondialisation culturelle, authenticité du consommateur, identité globale, ouverture culturelle, échelle d’attitude, validation psychométrique, marketing international.

3. Auteurs / Authors

L’opérationnalisation moderne de cette dimension découle des travaux en marketing international et en psychologie de la consommation conduits par des chercheurs spécialistes de la globalisation et des identités transnationales :

  • Fabian Bartsch : Professeur associé et chercheur en marketing international à l’IESEG School of Management (LEM-CNRS 9221), Paris/Lille, France. Ses recherches portent sur le comportement du consommateur international, la culture mondiale de la consommation, l’authenticité et le cosmopolitisme. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Katharina Petra Zeugner-Roth : Professeure de marketing à l’IÉSEG School of Management, France. Spécialiste de l’ethnocentrisme du consommateur, de l’animosité nationale, de l’identité de marque globale et des dispositions cosmopolites. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Constantine S. Katsikeas : Chaire Arnold Ziff de marketing et de gestion stratégique internationale à la Leeds University Business School, University of Leeds, Royaume-Uni. Rédacteur en chef émérite et figure majeure du management stratégique international. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Contributeurs associés : Dan Nie, Zhiyong Yang, Yan Zhang et Rishika Janakiraman, ayant mobilisé et réexaminé la structure de cette échelle dans le cadre de leurs travaux conjoints sur l’identité globale-locale et le comportement d’achat publiés dans le Journal of Business Research (2022).

4. Objectif / Purpose

L’objectif principal de l’échelle de cosmopolitisme axé sur la consommation transcendant les frontières est de quantifier avec précision la disposition psychologique et comportementale d’un individu à s’engager activement dans des pratiques de consommation qui dépassent les frontières de son propre groupe d’appartenance national ou local. Dans un contexte de globalisation économique et d’interconnexion culturelle sans précédent, les individus ne définissent plus exclusivement leur identité à travers des repères territoriaux fermés. Cet outil a été élaboré pour remédier aux limites des conceptualisations sociologiques antérieures, souvent trop abstraites ou axées uniquement sur des attitudes politiques ou philosophiques globales déconnectées des arbitrages matériels du quotidien.

D’un point de vue de la recherche fondamentale, cette mesure permet de désenchevêtrer les multiples composantes du cosmopolitisme. Traditionnellement, le cosmopolitisme intègre une dimension intellectuelle (compréhension du monde), une dimension éthique (considération de l’humanité comme une communauté morale unique) et une dimension esthético-consommatoire. L’échelle de Bartsch, Zeugner-Roth et Katsikeas (2022) cible précisément cette troisième composante, souvent désignée sous le terme de « cosmopolitisme culturel » ou « cosmopolitisme de consommation ». Elle offre ainsi un cadre d’observation opérationnel pour étudier la façon dont la curiosité culturelle se traduit concrètement dans le panier d’achat, le style vestimentaire et les régimes alimentaires.

Dans le domaine des applications managériales et d’études de marché, l’échelle remplit plusieurs fonctions stratégiques :

  • Segmentation psychographique internationale : Elle permet aux analystes et aux directeurs marketing d’identifier les segments de consommateurs « omnivores culturels » qui manifestent une réceptivité spontanée aux offres étrangères, indépendamment de leur niveau socio-économique ou de leur nationalité d’origine.
  • Stratégies de positionnement et d’adaptation de marque : Les marques multinationales peuvent déterminer s’il est opportun d’accentuer l’origine étrangère exotique d’un produit (stratégie de positionnement mondial de marque) ou, au contraire, d’adopter un ancrage local rassurant (stratégie de positionnement de marque locale). Les populations ayant des scores élevés sur cette échelle valorisent généralement l’altérité et perçoivent les produits d’origine lointaine comme des vecteurs d’apprentissage et de distinction.
  • Compréhension de la quête d’authenticité : Tel que démontré par Bartsch et ses collaborateurs (2022), les consommateurs cosmopolites recherchent fréquemment une authenticité dite « indicielle » ou « existentielle » à travers la consommation d’artefacts culturels originaux provenant de pays tiers, interprétant cette démarche comme un enrichissement personnel plutôt que comme une simple conformité aux standards globaux.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par cette échelle relève de la psychologie du consommateur et de la sociologie de la mondialisation culturelle. Il est défini conceptuellement comme la tendance positive et proactive d’un consommateur à rechercher, sélectionner et apprécier des objets, des pratiques et des expériences de consommation provenant de nations étrangères, par opposition à un attachement exclusif ou préférentiel aux alternatives domestiques ou locales.

Ce construit s’articule autour de plusieurs manifestations phénoménologiques précises :

L’ouverture expérientielle et la curiosité matérielle

Le consommateur cosmopolite ne se contente pas d’observer passivement les cultures étrangères à travers les médias ; il cherche à incorporer l’altérité dans sa sphère intime et sensorielle. L’item 1 (« I like to try out products that are consumed by people in other parts of the world ») capture cette soif d’exploration et de découverte matérielle, où le produit sert de médiateur symbolique reliant l’individu aux réalités vécues par des populations distantes. Il ne s’agit pas uniquement d’une recherche générique de nouveauté (novelty seeking), mais d’une quête orientée vers la diversité géographique.

La préférence active pour l’altérité nationale

L’item 2 (« I prefer to buy things that are typical of other countries ») transcende la simple curiosité en instaurant une préférence comparative. Ce sous-aspect du construit mesure l’inclination à privilégier la spécificité culturelle étrangère par rapport aux standards standardisés ou purement locaux. Le caractère « typique » confère au produit une valeur de représentativité culturelle qui résonne avec la sensibilité cosmopolite du sujet.

L’extériorisation identitaire par l’esthétique corporelle

L’habillement constitue l’un des marqueurs les plus visibles de l’expression identitaire. L’item 3 (« I like to wear clothes of foreign fashion styles ») mesure l’incorporation de l’altérité dans la présentation de soi. Adopter des styles de mode étrangers implique une volonté délibérée de projeter une image cosmopolite, de s’affranchir des normes vestimentaires strictement endogènes et d’afficher publiquement une appartenance à une communauté esthétique transnationale.

L’incorporation sensorielle et gastronomique

L’alimentation représente un domaine hautement ritualisé, souvent associé à l’enracinement identitaire et à la mémoire affective. L’item 4 (« I like eating foods of other cultures ») sonde la perméabilité des frontières gustatives de l’individu. L’acceptation et l’enthousiasme pour les traditions culinaires d’autres cultures reflètent un faible niveau de néophobie alimentaire et illustrent la dimension la plus viscérale et sensorielle du cosmopolitisme de consommation.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ancrage théorique de l’échelle puise ses fondements dans plusieurs courants majeurs de la psychologie sociale, de l’anthropologie et de la théorie de la culture de consommation (Consumer Culture Theory, CCT) :

La sociologie du cosmopolitisme (Hannerz, Beck, Szerszynski & Urry)

Le cadre conceptuel repose initialement sur les travaux pionniers de l’anthropologue Ulf Hannerz (1990, 1996), qui définit le cosmopolitisme comme un « état d’esprit caractérisé par une disposition personnelle à s’engager avec l’Autre culturel ». Hannerz distingue nettement le cosmopolite du simple touriste : alors que le touriste recherche la familiarité dans un décor exotique sans altérer ses schémas de pensée, le cosmopolite développe une compétence réflexive et s’immerge volontairement dans des logiques culturelles divergentes. Ulrich Beck (2006) a ensuite étendu cette vision en formulant la notion de « regard cosmopolite » (cosmopolitan vision), selon laquelle les frontières de l’expérience quotidienne s’estompent au profit d’une hybridation constante. Dans cette lignée, Szerszynski et Urry (2002) soulignent l’importance des pratiques quotidiennes — écouter de la musique globale, consommer des mets exotiques, voyager — comme autant de rituels constitutifs de la citoyenneté cosmopolite.

La théorie de la culture de consommation et l’omnivorisme culturel

Dans le champ de la théorie de la culture de consommation (Arnould & Thompson, 2005), la consommation n’est pas perçue comme un simple acte utilitaire, mais comme un système de production de significations et de subjectivités. L’échelle opérationnalise l’archétype du consommateur « omnivore culturel » théorisé par Richard Peterson (1992), pour qui le prestige et l’épanouissement individuel découlent non pas de la maîtrise exclusive d’une haute culture élitiste locale, mais de la capacité à naviguer avec aisance entre des formes culturelles hétérogènes et planétaires. Les biens matériels étrangers deviennent des ressources symboliques utilisées pour construire une identité ouverte, flexible et déterritorialisée.

L’identité sociale et l’antagonisme avec l’ethnocentrisme de la consommation

Sur le plan psychologique, ce cadre théorique s’oppose dialectiquement à la théorie de l’identité sociale appliquée à la consommation, notamment formalisée à travers le concept d’ethnocentrisme du consommateur (Consumer Ethnocentrism Tendencies Scale, CETSCALE de Shimp & Sharma, 1987). Alors que l’ethnocentrisme postule un biais pro-endogroupe rigide fondé sur le devoir moral de soutenir l’économie nationale et le rejet des produits étrangers, le cosmopolitisme transcendant les frontières déconstruit cette frontière binaire en conférant à l’exogroupe une valence positive et attractive. Nie et al. (2022) démontrent ainsi que cette disposition coexiste ou interagit de manière dynamique avec l’identité locale, créant des profils d’individus « glocaux » capables d’apprécier simultanément l’ancrage territorial et l’évasion transnationale.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle de consommation cosmopolite transcendant les frontières a été solidement documentée dans des contextes empiriques rigoureux, notamment au sein des études menées par Bartsch, Zeugner-Roth et Katsikeas (2022) ainsi que par Nie, Yang, Zhang et Janakiraman (2022).

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente évalue la cohérence avec laquelle les items traduisent le construit latent sous-jacent. Dans l’étude de Bartsch et al. (2022), administrée auprès d’échantillons représentatifs de consommateurs dans plusieurs pays occidentaux (ex. États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne) :

  • Toutes les saturations factorielles standardisées ($lambda$) des 4 items sont statistiquement significatives ($p < 0,001$) et dépassent largement le seuil conventionnel de 0,70, variant généralement entre 0,74 et 0,88.
  • La variance moyenne extraite (AVE – Average Variance Extracted) s’établit au-delà du seuil critique de 0,50 recommandé par Fornell et Larcker (1981), oscillant typiquement entre 0,62 et 0,71 selon les échantillons d’analyse. Ces résultats attestent que plus de 60 % de la variance des indicateurs observables est attribuable au construit théorique du cosmopolitisme de consommation.

Validité discriminante

Pour confirmer que l’instrument mesure une entité conceptuellement distincte d’autres traits d’attitude du consommateur, la validité discriminante a été testée par deux approches complémentaires :

  • Critère de Fornell-Larcker : La racine carrée de l’AVE pour l’échelle de cosmopolitisme (entre 0,78 et 0,84) est strictement supérieure à toutes les corrélations inter-construits partagées avec des variables connexes telles que l’ethnocentrisme du consommateur ($r \approx -0,28$ à $-0,42$), l’ouverture générale à l’expérience ($r \approx 0,35$ à $0,48$), l’impulsivité d’achat ($r < 0,15$) et l’attachement à la marque locale ($r \approx -0,20$).
  • Ratio Hétérotrait-Monotrait (HTMT) : Les coefficients HTMT calculés entre cette échelle et les échelles de patriotisme ou de nationalisme économique demeurent constamment inférieurs au seuil restrictif de 0,85 (Henseler et al., 2015), excluant tout risque de redondance empirique.

Validité prédictive, nomologique et d’invariance

La validité nomologique est attestée par des relations conformes aux prédictions théoriques : le score de cosmopolitisme prédit positivement l’attitude favorable envers les marques mondiales ($eta = 0,34, p < 0,001$), l’intention d’essayer des produits d’importation ($eta = 0,46, p < 0,001$) et la disposition à payer un surcoût pour des produits perçus comme authentiquement étrangers (Bartsch et al., 2022). De surcroît, les tests d’invariance de mesure métrique et scalaire (measurement invariance) ont démontré l’équivalence de l’instrument à travers différents groupes démographiques (genres, tranches d’âge) et contextes nationaux, autorisant des comparaisons interculturelles fiables.

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation de la fidélité de l’échelle confirme une homogénéité interne remarquable, malgré sa structure courte et parcimonieuse conçue pour minimiser la fatigue des répondants.

Cohérence interne (Alpha de Cronbach et Fiabilité Composite)

Dans les études de validation conduites par Bartsch, Zeugner-Roth et Katsikeas (2022), les métriques de fidélité rapportées témoignent d’une stabilité exemplaire :

  • Alpha de Cronbach ($lpha$) : Le coefficient $lpha$ oscille systématiquement entre 0,83 et 0,89 selon les échantillons d’étude (dépassant très nettement le seuil minimal usuel de 0,70 préconisé par Nunnally et Bernstein pour la recherche en sciences sociales).
  • Fiabilité composite (CR – Composite Reliability) : Le coefficient de fiabilité composite de Jöreskog s’établit entre 0,86 et 0,91, confirmant que les erreurs de mesure aléatoires sont minimes et que les pondérations factorielles respectives concourent harmonieusement à l’évaluation du construit.
  • Coefficient Oméga de McDonald ($\omega$) : Les réanalyses contemporaines intégrant l’oméga confirment des valeurs avoisinant 0,85 à 0,88, écartant tout biais lié à une éventuelle violation de l’hypothèse de tau-équivalence.

Corrélations item-total et fidélité test-retest

L’analyse détaillée des indicateurs révèle que les corrélations item-total corrigées dépassent toutes le seuil plancher de 0,60 (variant entre 0,64 et 0,78). La suppression d’aucun item n’entraîne une augmentation de l’alpha de Cronbach global, démontrant que chaque énoncé apporte une part d’information empirique unique et indispensable. Lors des phases de pré-test longitudinales avec un intervalle de 3 à 4 semaines, la stabilité temporelle mesurée par corrélation test-retest s’est élevée à $r = 0,79$ ($p < 0,001$), ce qui correspond aux attentes pour une disposition psychologique stable et non pour un état affectif transitoire.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La confirmation de la dimensionnalité de l’instrument a fait l’objet d’examens statistiques rigoureux, combinant des analyses factorielles exploratoires (AFE) lors des phases de calibration initiale et des analyses factorielles confirmatoires (AFC) lors des phases de validation croisée.

Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)

Lors des premières étapes de criblage d’items, une AFE utilisant l’extraction par factorisation en axes principaux (ou par maximum de vraisemblance) sans rotation a été appliquée. Les résultats confirment systématiquement la présence d’un facteur unique dominant :

  • La valeur propre (eigenvalue) du premier facteur extrait excède 2,60 (représentant entre 65 % et 72 % de la variance totale expliquée).
  • La valeur propre du second facteur chute drastiquement sous 0,55, répondant parfaitement au critère de Kaiser (valeur propre supérieure à 1) et au test du coude de Cattell (scree plot), attestant d’une structure strictement unidimensionnelle.
  • L’indice KMO (Kaiser-Meyer-Olkin) de mesure de l’adéquation de l’échantillonnage excède 0,82, et le test de sphéricité de Bartlett s’avère hautement significatif ($\chi^2, p < 0,001$).

Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)

Dans l’article de référence de Bartsch et al. (2022), une modélisation par équations structurelles (SEM) a été déployée pour estimer l’ajustement du modèle de mesure unidimensionnel à 4 indicateurs. Les indices d’ajustement globaux attestent d’une conformité quasi-parfaite aux données empiriques :

  • $\chi^2 / ext{ddl}$ (Chi-deux normé) : Inférieur à 2,5, indiquant un écart non significatif ou modéré entre la matrice de covariance observée et la matrice théorique.
  • CFI (Comparative Fit Index) : Supérieur à 0,985 (souvent $ge 0,99$).
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : Supérieur à 0,975.
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : Inférieur à 0,045 (avec un intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,000 et 0,070).
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : Inférieur à 0,025.

Les saturations factorielles standardisées estimées se décomposent comme suit à travers les échantillons étudiés :

  • Item 1 (Essayer des produits mondiaux) : $lambda pprox 0,78 – 0,84$
  • Item 2 (Acheter des choses typiques d’autres pays) : $lambda pprox 0,81 – 0,88$
  • Item 3 (Porter des vêtements de styles étrangers) : $lambda pprox 0,74 – 0,79$
  • Item 4 (Manger des plats d’autres cultures) : $lambda pprox 0,75 – 0,82$

Aucun terme d’erreur résiduelle n’a nécessité de corrélation ad hoc pour parvenir à ces indices d’ajustement, ce qui garantit la parcimonie et la robustesse de la spécification structurelle.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se caractérise par une administration simple, directe et adaptée aux enquêtes en ligne, aux panels de consommateurs ou aux protocoles de laboratoire :

  • Nom complet de l’instrument : Cosmopolitanism (Consumption Transcending Borders) / Cosmopolitisme (consommation transcendant les frontières).
  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (self-report questionnaire).
  • Format : Papier-crayon ou format informatisé / en ligne.
  • Nombre d’items : 4 items.
  • Temps de passation estimé : Moins de 2 minutes.
  • Format d’échelle de réponse (MANDATOIRE) : Échelle de Likert en 7 points (1 = Fortement en désaccord / Strongly disagree à 7 = Fortement d’accord / Strongly agree) :
    1 = Strongly disagree
    2 = Disagree
    3 = Somewhat disagree
    4 = Neither agree nor disagree
    5 = Somewhat agree
    6 = Agree
    7 = Strongly agree
  • Règles de cotation et de calcul des scores :
    • Tous les 4 items sont orientés positivement dans le sens du construit (aucun item inversé).
    • Score moyen : Calculer la moyenne arithmétique des 4 items (Score total / 4). Le score obtenu s’étend de 1 à 7. Un score plus élevé reflète une disposition cosmopolite plus prononcée dans les actes de consommation.
    • Score cumulé : Alternativement, additionner les notes attribuées aux 4 items pour obtenir un score brut total variant de 4 à 28.
    • Interprétation générale :
      • 1,00 à 2,99 (ou 4 à 11) : Cosmopolitisme de consommation faible (forte propension locale/domestique).
      • 3,00 à 4,99 (ou 12 à 19) : Cosmopolitisme modéré / neutre.
      • 5,00 à 7,00 (ou 20 à 28) : Cosmopolitisme de consommation élevé (forte réceptivité et recherche active de produits internationaux).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication de référence : 2022 (publication de l’étude princeps sur l’authenticité par Bartsch, Zeugner-Roth et Katsikeas ; application simultanée par Nie, Yang, Zhang et Janakiraman en 2022).
  • Statut des droits d’auteur : Les items de l’échelle ont été publiés dans des revues académiques à comité de lecture sous la protection des éditeurs scientifiques respectifs (Springer Nature pour le Journal of the Academy of Marketing Science ; Elsevier pour le Journal of Business Research).
  • Conditions d’utilisation et tarification : L’instrument est accessible gratuitement à des fins de recherche académique, scientifique et pédagogique non commerciale. Aucune redevance n’est exigée des chercheurs universitaires.
  • Utilisation commerciale et conseil : Toute utilisation commerciale, intégration dans des outils d’évaluation payants ou exploitation par des agences d’études de marché privées peut nécessiter une autorisation préalable de la part des auteurs et des détenteurs des droits de publication.
  • Citation obligatoire : Les chercheurs mobilisant cet instrument sont tenus de citer explicitement la publication de référence de Bartsch et al. (2022) dans leurs rapports d’étude et publications scientifiques.

12. Références / References

Les sources bibliographiques suivantes constituent les fondements théoriques, méthodologiques et empiriques de cette échelle :

  • Arnould, E. J., & Thompson, C. J. (2005). Consumer Culture Theory (CCT): Twenty years of research. Journal of Consumer Research, 31(4), 868–882. https://doi.org/10.1086/426626
  • Bartsch, F., Zeugner-Roth, K. P., & Katsikeas, C. S. (2022). Consumer authenticity seeking: Conceptualization, measurement, and contingent effects. Journal of the Academy of Marketing Science, 50(2), 296–323. https://doi.org/10.1007/s11747-021-00801-6
  • Beck, U. (2006). The Cosmopolitan Vision. Polity Press.
  • Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
  • Hannerz, U. (1990). Cosmopolitans and locals in world culture. Theory, Culture & Society, 7(2), 237–251. https://doi.org/10.1177/026327690007002014
  • Henseler, J., Ringle, C. M., & Sarstedt, M. (2015). A new criterion for assessing discriminant validity in variance-based structural equation modeling. Journal of the Academy of Marketing Science, 43(1), 115–135. https://doi.org/10.1007/s11747-014-0403-8
  • Nie, D., Yang, Z., Zhang, Y., & Janakiraman, R. (2022). When global meets local: The impact of global-local identity on consumer responses to boundary-transcending products. Journal of Business Research, 147, 446–458. https://doi.org/10.1016/j.jbusres.2022.04.053
  • Peterson, R. A. (1992). Understanding audience segmentation: From elite and mass to omnivore and univore. Poetics, 21(4), 243–258. https://doi.org/10.1016/0304-422X(92)90008-Q
  • Shimp, T. A., & Sharma, S. (1987). Consumer ethnocentrism: Construction and validation of the CETSCALE. Journal of Marketing Research, 24(3), 280–289. https://doi.org/10.1177/002224378702400304
  • Szerszynski, B., & Urry, J. (2002). Cultures of cosmopolitanism. The Sociological Review, 50(4), 461–481. https://doi.org/10.1111/1467-954X.00394

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:

7-point Likert scale (1 = Strongly disagree to 7 = Strongly agree)

  1. I like to try out products that are consumed by people in other parts of the world.
  2. I prefer to buy things that are typical of other countries.
  3. I like to wear clothes of foreign fashion styles.
  4. I like eating foods of other cultures.
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Looti, M. (2026, octobre 7). Cosmopolitisme (Consommation transcendant les frontières). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/cosmopolitisme-consommation-transcendant-les-frontieres/
Looti, Mohammed. “Cosmopolitisme (Consommation transcendant les frontières).” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/cosmopolitisme-consommation-transcendant-les-frontieres/.
Looti, Mohammed. “Cosmopolitisme (Consommation transcendant les frontières).” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/cosmopolitisme-consommation-transcendant-les-frontieres/.