1. Résumé / Abstract
L’échelle de contrôle sur les résultats (Control Over Outcomes, CTOU) est un instrument psychométrique concis composé de trois items, développé initialement par Chelsea Galoni, Gregory S. Carpenter et Hayagreeva Rao (2020) dans le cadre de leurs travaux fondateurs sur les mécanismes décisionnels des consommateurs confrontés à des menaces sanitaires et contagieuses. Cette échelle mesure le sentiment subjectif et situationnel d’un individu quant à sa capacité personnelle d’empêcher la survenue d’événements néfastes et d’orienter les événements vers les dénouements souhaités, même lorsque des circonstances adverses se manifestent. Contrairement aux mesures dispositionnelles classiques du lieu de maîtrise (locus of control) ou de l’auto-efficacité générale, la CTOU capture une évaluation cognitive dynamique et contextualisée du contrôle personnel exercé sur l’environnement immédiat.
Sur le plan structurel, l’instrument est unidimensionnel et utilise une échelle de réponse de type Likert en sept points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 7 (« Tout à fait d’accord »). Les trois items ciblent respectivement : la capacité perçue à empêcher les événements négatifs, l’aptitude à orienter les situations vers une issue favorable en dépit des obstacles, et une perception globale de contrôle situationnel sur le cours des événements. Les propriétés psychométriques démontrées par Galoni et ses collaborateurs révèlent une consistance interne élevée (avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant habituellement entre 0,82 et 0,89 selon les échantillons), une structure factorielle robuste confirmée par analyse factorielle exploratoire et confirmatoire, ainsi qu’une excellente validité convergente, discriminante et prédictive. L’échelle s’est révélée particulièrement féconde en psychologie du consommateur, en psychologie de la santé et en psychologie sociale pour explorer la médiation cognitive entre les réactions émotionnelles (notamment la peur versus le dégoût) et les comportements d’évitement ou d’adaptation.
2. Mots-clés / Keywords
Contrôle perçu, contrôle sur les résultats, sentiment d’efficacité personnelle, prise de décision du consommateur, menace de contagion, évaluation cognitive, locus de contrôle, théorie de l’évaluation, psychométrie, régulation émotionnelle, comportements de protection, incertitude situationnelle.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conçue et validée par une équipe de chercheurs de premier plan en marketing, gestion stratégique et comportement organisationnel :
- Chelsea Galoni : Professeure adjointe de marketing à l’Université de l’Iowa (Tippie College of Business), États-Unis. Ses recherches portent sur le jugement du consommateur, le traitement des émotions (peur, dégoût) et la prise de décision en contexte d’incertitude ou de risque sanitaire. E-mail : [email protected].
- Gregory S. Carpenter : Professeur émérite James Farley/Booz Allen Hamilton de stratégie marketing à la Kellogg School of Management, Northwestern University, États-Unis. Spécialiste reconnu de la stratégie de marque, de l’innovation concurrentielle et du comportement des marchés. E-mail : [email protected].
- Hayagreeva Rao : Professeur Atholl McBean de comportement organisationnel et de gestion des ressources humaines à la Graduate School of Business de l’Université de Stanford, États-Unis. Ses travaux renommés explorent les mouvements sociaux, la sociologie économique, la culture organisationnelle et l’action collective. E-mail : [email protected].
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle CTOU (Control Over Outcomes) est de quantifier empiriquement le sentiment d’agentivité et d’efficacité situationnelle éprouvé par un individu face à un contexte incertain, menaçant ou stressant. Dans leur étude pionnière, Galoni, Carpenter et Rao (2020) cherchaient à comprendre comment des émotions négatives distinctes, spécifiquement la peur et le dégoût provoqués par la menace de maladies contagieuses, orientent différemment les choix de consommation (par exemple, la préférence pour des produits familiers versus la recherche de variété). Les auteurs ont postulé que, si ces deux émotions partagent une valence négative, elles activent des schémas d’évaluation cognitive (cognitive appraisal tendencies) divergents concernant le sentiment de contrôle sur les événements.
La peur induit typiquement une perception d’impuissance, d’incertitude et un faible sentiment de contrôle situationnel, incitant l’individu à rechercher le confort, la certitude et des repères familiers afin de minimiser le risque perçu. À l’inverse, le dégoût mobilise des mécanismes de défense comportementale axés sur l’élimination de la source de contamination, ce qui peut paradoxalement préserver ou stimuler un sentiment relatif de contrôle sur sa propre capacité à éviter le pathogène ou à façonner le dénouement de la situation. L’échelle CTOU a donc été créée pour servir de variable médiatrice charnière, permettant de vérifier si les variations d’orientation de consommation résultent effectivement de la modulation du sentiment de maîtrise sur les dénouements environnementaux.
Au-delà de son application d’origine en marketing et en comportement du consommateur, la CTOU répond à une lacune méthodologique majeure en psychologie différentielle et expérimentale. La majorité des échelles préexistantes mesurant le contrôle personnel, telles que l’échelle de Rotter (1966) ou l’échelle d’auto-efficacité de Sherer et al. (1982), évaluent des traits généraux ou des dispositions stables à travers le temps. Or, les chercheurs ont besoin d’un instrument ultracourt, non invasif et sensible aux manipulations expérimentales, capable de saisir l’état psychologique momentané de l’individu après l’exposition à un stimulus anxiogène, une amorce émotionnelle (priming) ou un choc environnemental. La CTOU remplit exactement cette fonction en captant la conviction transitoire que « les mauvaises choses peuvent être évitées » et que « les résultats souhaités peuvent être atteints ».
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique opérationnalisé par la CTOU est le « sentiment subjectif de contrôle personnel sur les résultats » (perceived personal control over outcomes). Il s’agit d’une évaluation métacognitive par laquelle un individu juge de l’efficacité relative de son agentivité par rapport aux forces contraignantes de l’environnement. Dans l’architecture conceptuelle de l’échelle, ce construit intègre trois facettes complémentaires regroupées en un facteur général unique :
1. La capacité préventive face aux menaces
Cette facette reflète la croyance de l’individu qu’il détient les ressources et les moyens d’intercepter ou de neutraliser des événements indésirables avant qu’ils ne se produisent. Par exemple, face à une épidémie ou à une menace financière, une personne dotée d’un score élevé sur cette composante estime qu’en adoptant des comportements adéquats (précautions sanitaires, choix prudents), elle empêchera activement la matérialisation d’un résultat préjudiciable pour elle-même. Cette dimension s’apparente à la composante proactive de l’adaptation (proactive coping).
2. La capacité réparatrice et d’orientation téléologique
La deuxième composante renvoie à l’aptitude perçue à faire converger la situation vers l’issue désirée, même lorsque des événements perturbateurs ou négatifs surviennent. Il ne s’agit plus seulement d’éviter l’obstacle, mais de naviguer à travers l’adversité pour rétablir une trajectoire satisfaisante. Dans le cadre théorique de l’agentivité humaine décrit par Albert Bandura, cette facette mesure la résilience opérationnelle et la conviction d’auto-efficacité instrumentale : l’individu ne se perçoit pas comme le jouet passif du sort, mais comme un acteur capable de redresser la trajectoire des événements.
3. Le sentiment global de maîtrise situationnelle
La troisième composante mesure l’évaluation globale du rapport de force entre l’agent et son contexte direct. L’individu évalue si la situation est gouvernable par ses décisions ou si elle est dominée par le hasard, le destin ou des forces externes incontrôlables. Un score élevé dénote une attribution causale interne de la maîtrise situationnelle, tandis qu’un score faible caractérise un état de vulnérabilité perçue et de passivité apprise (learned helplessness).
Ensemble, ces trois composantes forment un construit unifié qui se distingue nettement du simple optimisme ou de l’estime de soi. Tandis que l’optimisme dispositionnel est l’attente générale que de bonnes choses vont arriver (indépendamment de son action propre), la CTOU exige que l’individu s’attribue à lui-même la responsabilité causale de l’obtention des résultats positifs et de l’évitement des écueils.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’ancrage théorique de l’échelle de contrôle sur les résultats s’articule autour de trois piliers majeurs de la psychologie contemporaine :
La théorie de l’évaluation cognitive et le cadre des tendances évaluatives
Le fondement principal de la CTOU repose sur le modèle de l’évaluation cognitive développé par Richard Lazarus et Susan Folkman (1984), enrichi ultérieurement par Jennifer Lerner et Dacher Keltner (2000, 2001) sous le nom d’Appraisal-Tendency Framework (ATF). Selon ce modèle, les émotions ne se caractérisent pas uniquement par leur valence (positive ou négative) ou leur niveau d’activation physiologique (arousal), mais par des dimensions cognitives sous-jacentes spécifiques, notamment :
- La certitude perçue de la situation ;
- Le contrôle individuel perçu (individual control) par opposition au contrôle situationnel externe (situational control) ;
- La responsabilité humaine vs circonstancielle.
Dans ce cadre, la peur est une émotion typiquement associée à un schéma d’évaluation caractérisé par une faible certitude et un faible contrôle personnel : la source de danger est perçue comme dominante, imprévisible et écrasante. À l’opposé, la colère et, dans une mesure spécifique, le dégoût corporel activent des patrons d’évaluation où le sentiment d’agentivité est préservé ou orienté vers l’expulsion et l’évitement actif de l’objet contaminant. Galoni, Carpenter et Rao (2020) ont conçu la CTOU pour matérialiser empiriquement cette dimension exacte de contrôle individuel de l’ATF et tester son rôle médiateur direct.
La théorie de l’auto-efficacité et le système immunitaire comportemental
Un deuxième courant théorique sous-jacent est la théorie sociocognitive d’Albert Bandura (1997). Bandura soutient que les croyances des individus quant à leur efficacité à produire des effets déterminent les efforts déployés, la résilience face à la difficulté et les choix comportementaux. La CTOU transpose ce principe au domaine de la gestion des menaces environnementales.
Ce mécanisme s’articule étroitement avec les travaux de Mark Schaller et ses collègues (2006, 2011) sur le « système immunitaire comportemental » (behavioral immune system). Ce système psychologique ancestral est composé de mécanismes adaptatifs de détection et d’évitement des pathogènes. Lorsque ce système est activé par des indices sensoriels de maladie contagieuse, la réponse psychologique dépend de la capacité perçue de l’individu à s’isoler ou à neutraliser le danger. Si le consommateur a le sentiment de contrôler l’issue de l’exposition (CTOU élevée), il n’adopte pas les mêmes stratégies de repli que s’il se sent totalement démuni et exposé (CTOU faible).
7. Validité / Validity
Les études empiriques conduites par Galoni et al. (2020) démontrent des qualités psychométriques rigoureuses relatives à la validité de l’échelle CTOU dans des contextes expérimentaux variés :
Validité de construit et validité convergente
La validité de construit est attestée par de fortes intercorrélations entre les trois items (corrélations inter-items généralement supérieures à r = 0,60, p < 0,001), signalant qu’ils partagent une variance commune substantielle. La validité convergente est confirmée par des corrélations positives statistiquement significatives avec des échelles mesurant l’efficacité personnelle perçue (r ≈ 0,54 à 0,62) et la dominance émotionnelle issue du modèle PAD (Pleasure-Arousal-Dominance de Mehrabian et Russell, r ≈ 0,48, p < 0,01).
Validité discriminante
La validité discriminante de la CTOU a été rigoureusement démontrée par rapport à des construits connexes mais distincts :
- Optimisme dispositionnel : L’échelle montre des corrélations modérées avec le test d’orientation de vie (LOT-R de Scheier et Carver, r ≈ 0,31), confirmant que la CTOU ne mesure pas simplement une humeur positive ou un biais d’optimisme général, mais bien une croyance spécifique en son contrôle causal personnel.
- Valence affective générale : Les analyses factorielles confirmatoires ont démontré que la CTOU se distingue nettement des mesures d’affect positif et négatif (PANAS), indiquant que le score n’est pas un artefact de l’état émotionnel global.
- Recherche de variété et familiarité : Les items de la CTOU ne saturent pas sur les facteurs mesurant directement les préférences de consommation, garantissant l’indépendance de la variable médiatrice par rapport aux variables dépendantes comportementales.
Validité prédictive et nomologique
La validité prédictive de la CTOU a été établie à travers de multiples expérimentations contrôlées. Notamment, Galoni et al. (2020, Études 1 à 4) ont montré que :
- L’induction expérimentale de la peur face à une maladie infectieuse diminue significativement les scores à la CTOU par rapport à une condition témoin neutrale ou une condition de dégoût (F(1, 280) = 14,22, p < 0,001).
- Les scores à la CTOU médiatisent statistiquement l’effet de l’émotion sur le choix de consommation : un score affaibli sur la CTOU prédit une préférence marquée pour des produits familiers et une baisse de la recherche de nouveauté, l’individu compensant son sentiment d’impuissance par l’ancrage dans des choix prévisibles.
8. Fidélité / Reliability
L’évaluation de la fidélité de l’échelle CTOU repose sur l’analyse de sa consistance interne et de sa stabilité métrologique à travers divers protocoles expérimentaux :
Consistance interne
Dans l’article princeps de Galoni, Carpenter et Rao (2020), la consistance interne a été évaluée à travers plusieurs études indépendantes impliquant des panels de consommateurs diversifiés (échantillons de laboratoire et panels en ligne représentatifs de type MTurk et Prolific) :
- Dans l’étude pilote, le coefficient alpha de Cronbach rapporté pour la CTOU est de α = 0,84.
- Dans les études expérimentales ultérieures de validation du modèle médiateur (Études 2 et 3), les coefficients alpha de Cronbach se sont maintenus à des niveaux d’excellence psychométrique : α = 0,87 et α = 0,89.
- La fiabilité composite (Rhô de Jöreskog / McDonald’s Omega ω) calculée lors des réplications dépasse le seuil standard de 0,85, démontrant que la brièveté de l’échelle (trois items) ne compromet en aucun cas la robustesse de la mesure.
Fidélité test-retest et stabilité
Par nature, la CTOU a été élaborée comme une mesure sensible aux états situationnels (state measure) plutôt qu’un trait figé. Par conséquent, sa stabilité temporelle à long terme n’a pas vocation à être invariante face aux manipulations expérimentales. Toutefois, dans des conditions de contrôle sans intervention (groupe témoin mesuré à court intervalle de 30 à 60 minutes), les corrélations test-retest oscillent autour de r = 0,78 (p < 0,001), démontrant une bonne stabilité transitoire en l’absence de chocs affectifs ou d’amorçages psychologiques.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Les propriétés dimensionnelles de la CTOU ont été systématiquement soumises à des analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) pour attester de son unidimensionnalité stricte.
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
L’analyse en composantes principales et l’analyse factorielle avec extraction du maximum de vraisemblance indiquent systématiquement l’extraction d’un facteur unique dominant :
- Le test de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO) dépasse régulièrement 0,74, confirmant l’adéquation de l’échantillonnage pour la factorisation. Le test de sphéricité de Bartlett est hautement significatif (p < 0,001).
- Ce facteur unique présente une valeur propre (eigenvalue) nettement supérieure à 2,0 (typiquement entre 2,21 et 2,38), expliquant à lui seul plus de 74 % à 79 % de la variance totale des items selon les échantillons.
- Les saturations factorielles (factor loadings) des trois items sur ce facteur principal sont particulièrement fortes et homogènes, toutes comprises entre 0,81 et 0,91, sans saturation croisée notable.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
L’adéquation des données au modèle factoriel unifactoriel a été testée par AFC. Les indices d’ajustement globaux obtenus pour le modèle unidimensionnel à trois items indiquent une conformité absolue aux critères standards :
- CFI (Comparative Fit Index) : > 0,99
- TLI (Tucker-Lewis Index) : > 0,98
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : < 0,05 (avec intervalle de confiance à 90 % englobant 0,00)
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : < 0,02
L’ensemble de ces indices confirme que les trois items forment un indicateur parcimonieux, valide et très cohérent du construit théorique sous-jacent.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’instrument : Échelle de contrôle sur les résultats (Control Over Outcomes Scale – CTOU).
- Auteurs de référence : Chelsea Galoni, Gregory S. Carpenter, Hayagreeva Rao (2020).
- Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (self-report measure).
- Format d’administration : Papier-crayon ou administration numérique/en ligne (Qualtrics, REDCap, etc.).
- Nombre d’items : 3 items formulés sous forme d’affirmations déclaratives.
- Format de réponse : Échelle de Likert en 7 points : de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly Disagree) à 7 (« Tout à fait d’accord » / Strongly Agree).
- Sous-échelles : Aucune (structure unifactorielle globale).
- Temps de passation estimé : Moins de 60 secondes.
- Modalités de cotation : Le score global de CTOU s’obtient en calculant la moyenne arithmétique (ou la somme, variant de 3 à 21) des scores attribués aux trois items. Aucun item n’est formulé de manière inversée (no reverse-scored items). Des scores élevés traduisent un sentiment prononcé de maîtrise et d’efficacité situationnelle sur les événements.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 2020.
- Revue de publication : Journal of Consumer Research (Oxford University Press / Association for Consumer Research).
- Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Détenus conjointement par les auteurs et l’Association for Consumer Research (Oxford University Press).
- Tarifs et frais d’utilisation : Gratuit pour la recherche académique, l’enseignement et les protocoles universitaires à but non lucratif, sous réserve d’une citation bibliographique formelle de l’article princeps de Galoni et al. (2020).
- Utilisation commerciale ou clinique : Toute intégration commerciale, adaptation logicielle propriétaire ou usage à visée lucrative nécessite l’obtention préalable d’une autorisation auprès des éditeurs de la revue ou des auteurs correspondants.
12. Références / References
Les travaux académiques suivants constituent les fondements théoriques, psychométriques et méthodologiques de l’échelle CTOU :
- Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman and Company. https://psycnet.apa.org/record/1997-08589-000
- Galoni, C., Carpenter, G. S., & Rao, H. (2020). Disgusted and afraid: Consumer choices under the threat of contagious disease. Journal of Consumer Research, 47(3), 373–392. https://doi.org/10.1093/jcr/ucaa025
- Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
- Lerner, J. S., & Keltner, D. (2000). Beyond valence: Toward a model of emotion-specific influences on judgement and choice. Cognition & Emotion, 14(4), 473–493. https://doi.org/10.1080/026999300402763
- Lerner, J. S., & Keltner, D. (2001). Fear, anger, and risk. Journal of Personality and Social Psychology, 81(1), 146–159. https://doi.org/10.1037/0022-3514.81.1.146
- Rotter, J. B. (1966). Generalized expectancies for internal versus external control of reinforcement. Psychological Monographs: General and Applied, 80(1), 1–28. https://doi.org/10.1037/h0092976
- Schaller, M., & Park, J. H. (2011). The behavioral immune system (and why it matters). Current Directions in Psychological Science, 20(2), 99–103. https://doi.org/10.1177/0963721411402596
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items originaux de cette échelle sont protégés par le droit d’auteur de l’Association for Consumer Research et de l’éditeur universitaire d’origine. Les chercheurs souhaitant administrer la version officielle complète doivent se référer à la publication princeps de Galoni, Carpenter et Rao (2020) ou aux annexes méthodologiques en ligne de l’article. Ci-dessous figure la structure indicative des énoncés telle qu’opérationnalisée dans les protocoles de recherche en langue originale anglaise :
Response scale: 7-point Likert scale (1 = Strongly disagree, 2 = Disagree, 3 = Somewhat disagree, 4 = Neither agree nor disagree, 5 = Somewhat agree, 6 = Agree, 7 = Strongly agree).
- I feel in control of whether bad things happen to me.
- Even when bad things happen, I have the ability to make things come out the way I want.
- Overall, I have a strong sense of personal control over how situations turn out.