1. Résumé / Abstract
L’échelle du contrôle sur les décisions d’achat (Control Over Shopping Decisions, CTSD) est un instrument psychométrique bref composé de quatre items, conçu pour quantifier le sentiment subjectif d’autonomie, d’auto-détermination et de maîtrise cognitive et financière éprouvé par un consommateur au cours d’un épisode d’achat particulier. Élaborée dans le champ du comportement du consommateur et du marketing expérientiel en point de vente physique et digital (Grewal et al., 2020), cette mesure évalue la façon dont les individus perçoivent leur capacité à réguler leurs actes d’achat face aux sollicitations environnementales, promotionnelles et technologiques.
Sur le plan structurel, l’échelle opérationnalise une structure unidimensionnelle captant quatre facettes complémentaires : la confiance dans la qualité des arbitrages décisionnels, l’auto-détermination relative au choix des articles, la perception de contrôle direct sur l’acte d’achat et le sentiment d’auto-régulation financière. Les items sont administrés via une échelle de réponse de type Likert en 7 points (allant de 1 = « Pas du tout d’accord » à 7 = « Tout à fait d’accord »), assurant une finesse d’évaluation optimale tout en limitant la fatigue cognitive du répondant lors d’enquêtes post-visite en contexte de magasinage.
Les propriétés psychométriques de l’échelle CTSD attestent d’une excellente consistance interne, avec des coefficients alpha de Cronbach excédant régulièrement le seuil standard de 0,85 dans les investigations empiriques (souvent compris entre 0,86 et 0,91), ainsi qu’une fiabilité composite supérieure à 0,88. La validité convergente et la validité discriminante sont solidement étayées face à des construits connexes tels que l’impulsivité d’achat, le sentiment d’efficacité personnelle générale et la surcharge cognitive. L’analyse factorielle confirmatoire démontre un ajustement rigoureux aux données de terrain. En résumé, la CTSD s’impose comme un outil méthodologique robuste et économe, indispensable pour modéliser le sentiment d’agentivité du chaland confronté aux architectures de choix contemporaines.
2. Mots-clés / Keywords
Contrôle sur les décisions d’achat, psychométrie du consommateur, autonomie perçue, auto-régulation financière, comportement d’achat, environnement de vente au détail, prise de décision, théorie de l’autodétermination, expérience client, impulsivité d’achat, sentiment d’efficacité personnelle.
3. Auteurs / Authors
L’échelle CTSD découle des travaux pionniers menés sur l’expérience en magasin et l’interface technologique de vente au détail sous la direction de Dhruv Grewal et ses collaborateurs universitaires :
- Dhruv Grewal, Ph.D. — Titulaire de la chaire Toyota en commerce de détail et commerce électronique, professeur de marketing au Babson College (Babson Park, Massachusetts, États-Unis). Spécialiste mondialement reconnu de la psychologie de la distribution, de la tarification et de l’expérience client. Courriel institutionnel :
[email protected]. - Co-auteurs et chercheurs associés (Grewal et al., 2020) — Chercheurs affiliés aux départements de marketing de grandes institutions académiques internationales collaborant sur les programmes de recherche du Journal of the Academy of Marketing Science, s’intéressant à l’impact des technologies de pointe (écrans interactifs, self-checkout, intelligence artificielle en magasin) sur la liberté de choix perçue par l’acheteur.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle de Contrôle sur les décisions d’achat est de cerner avec précision l’état psychologique interne de l’acheteur lorsqu’il évalue dans quelle mesure il demeure le pilote souverain de ses transactions commerciales. Alors que les environnements marchands modernes déploient des stratégies de plus en plus sophistiquées de stimulation sensorielle, de « nudge » comportemental, de personnalisation algorithmique et d’incitations financières immédiates, les consommateurs peuvent voir leur sentiment d’agentivité érodé ou, à l’inverse, renforcé par certains dispositifs d’assistance à la vente.
Sur le plan de la recherche fondamentale, la CTSD a été mise au point pour comprendre comment les technologies déployées en point de vente (bornes interactives, caisses automatiques, étiquettes électroniques intelligentes, assistants virtuels) modulent l’expérience psychologique du client. Un des postulats centraux des chercheurs en marketing est que l’autonomie perçue est un déterminant clé de la satisfaction globale, de la fidélité à l’enseigne et du bien-être subjectif du consommateur. Lorsque les chalands ont l’impression que leurs décisions résultent de pressions indues ou de mécanismes de manipulation marketing, leur niveau de réactance psychologique s’élève, entraînant de la frustration, des regrets post-achat et une dégradation de l’image de marque.
Sur le plan appliqué et managérial, l’utilisation de la CTSD permet d’auditer l’ergonomie cognitive et psychologique des espaces de vente, qu’ils soient physiques ou en ligne. Par exemple, un distributeur introduisant un nouveau parcours d’achat sans friction (frictionless checkout) peut mesurer si cette automatisation amplifie le sentiment de maîtrise des utilisateurs ou si elle génère au contraire une impression de désorientation et de perte de contrôle budgétaire. De même, les praticiens du conseil financier, de l’éducation budgétaire et de la protection des consommateurs peuvent employer cette échelle pour évaluer la vulnérabilité de populations spécifiques (personnes âgées, acheteurs compulsifs) face à des contextes d’achat sous pression temporelle ou informationnelle.
Enfin, en psychologie économique, l’outil sert à tester des modèles de médiation où le contrôle subjectif s’interpose entre les caractéristiques de l’atmosphère du magasin (musique, encombrement, interactions avec les vendeurs) et les comportements effectifs (montant total dépensé, achats non planifiés, intentions de revisite). L’échelle répond donc à un besoin théorique et méthodologique pressant : disposer d’un indicateur parcimonieux, valide et facilement intégrable dans de vastes protocoles empiriques sans imposer une charge cognitive disproportionnée aux répondants.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par la CTSD relève de la psychologie de l’agentivité et de l’auto-régulation appliquée au comportement économique. Bien que l’instrument soit opérationnalisé de manière unidimensionnelle au plan factoriel, le construit intègre quatre facettes cognitives et affectives étroitement imbriquées, qui définissent conjointement la phénoménologie du « contrôle décisionnel en magasin » :
5.1. La confiance dans la qualité de la décision (Decision Quality Confidence)
Cette facette reflète l’auto-évaluation par le consommateur de sa compétence cognitive à opérer des choix optimaux ou satisfaisants durant sa visite. Elle ne renvoie pas à une compétence absolue ou objective, mais au sentiment de sécurité intellectuelle éprouvé : le client estime qu’il a pris les bonnes décisions d’achat, qu’il n’a pas commis d’erreurs manifestes de jugement et qu’il a été capable de trier efficacement les options disponibles. Par exemple, face à une multiplicité de marques concurrentes, un individu doté d’un contrôle élevé estime avoir identifié le produit qui répondait le mieux à son ratio qualité/prix, sans succomber au doute paralysant caractéristique du paradoxe du choix.
5.2. L’auto-détermination du choix des produits (Self-Determination of Item Selection)
Directement dérivée des principes de l’auto-détermination, cette composante traduit le sentiment d’être à l’origine causale de ses préférences et de ses paniers d’achat. Le consommateur perçoit que les articles déposés dans son panier physique ou virtuel émanent de sa propre volonté délibérée et de ses besoins réels, et non de suggestions insistantes d’un vendeur, d’un agencement invasif des rayons ou d’algorithmes de recommandation intrusifs. À titre d’illustration, un client qui cède à une offre groupée simplement parce qu’elle était placée en tête de gondole sans répondre à un besoin préalable éprouvera un faible score sur cette composante.
5.3. Le sentiment d’emprise sur l’acte d’achat (Purchasing Control)
Cette dimension renvoie à la maîtrise situationnelle immédiate du processus transactionnel. Elle englobe le sentiment de pouvoir interrompre, différer ou valider un achat en toute liberté, sans contrainte temporelle excessive, sans pression sociale ni blocage technologique. Par exemple, lors de l’utilisation d’une caisse en libre-service, si l’interface est confuse et impose des validations répétées non souhaitées, le consommateur ressent une baisse de son emprise transactionnelle. Le contrôle d’achat signifie ici que le chaland se sent maître du rythme et de la finalisation de sa transaction.
5.4. L’auto-régulation financière (Financial Self-Control)
Cette dernière facette concerne la capacité perçue à maintenir ses dépenses dans les limites des plafonds budgétaires implicites ou explicites que l’individu s’était assignés avant l’acte d’achat. Elle s’oppose frontalement au comportement d’achat impulsif ou compulsif caractérisé par une rupture du frein inhibiteur face aux gratifications immédiates. Un consommateur témoignant d’un fort contrôle financier déclare avoir dépensé uniquement ce qu’il jugeait approprié, sans se laisser entraîner dans des dépenses superflues ou excessives sous l’effet de rabais illusoires.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’architecture conceptuelle de l’échelle CTSD s’ancre à la croisée de trois courants majeurs de la psychologie contemporaine : la théorie de l’autodétermination, la théorie de l’auto-efficacité et les modèles de traitement de l’information en psychologie cognitive de la consommation.
6.1. La théorie de l’autodétermination (Deci & Ryan)
La théorie de l’autodétermination formulée par Edward L. Deci et Richard M. Ryan (2000) postule que les êtres humains possèdent trois besoins psychologiques fondamentaux : le besoin de compétence, le besoin d’autonomie et le besoin d’appartenance sociale. Dans le contexte de la consommation marchande, le besoin d’autonomie (le sentiment d’être l’auteur de ses propres actions) et le besoin de compétence (se sentir efficace dans la maîtrise de son environnement) sont au cœur de la satisfaction.
L’échelle CTSD capte explicitement ces deux leviers psychologiques. Lorsque les distributeurs conçoivent des environnements de vente clairs, transparents et facilitants, ils soutiennent l’autonomie du consommateur. Inversement, les environnements hyper-stimulants qui recourent à des techniques de manipulation subtile peuvent induire une motivation extrinsèque contrainte ou un sentiment d’hétéronomie, sapant le bien-être du client et entraînant une dissonance cognitive post-décisionnelle.
6.2. La théorie de l’auto-efficacité (Bandura) et le locus de contrôle (Rotter)
Le construit s’appuie également sur la théorie socio-cognitive d’Albert Bandura (1997) relative au sentiment d’efficacité personnelle (self-efficacy). Appliqué au shopping, ce concept renvoie à la croyance du consommateur en ses capacités à exécuter les comportements nécessaires pour atteindre ses objectifs d’approvisionnement tout en préservant ses ressources financières et son équilibre psychologique.
Cette perspective dialogue avec la théorie du locus de contrôle de Julian Rotter (1966). Un individu opérant avec un locus de contrôle interne en magasin attribue le succès de ses achats à sa vigilance, ses compétences de comparaison et sa discipline personnelle. La CTSD mesure l’activation situationnelle de ce locus interne au cours d’un épisode d’achat spécifique, opposant un consommateur proactif et maître de sa trajectoire à un consommateur réactif guidé de manière passive par les stimuli externes.
6.3. Les modèles d’auto-régulation et d’épuisement de l’ego (Baumeister)
Enfin, les modèles d’autorégulation de Roy Baumeister sur l’épuisement des ressources attentionnelles et volitives (ego depletion) fournissent une grille d’analyse indispensable. Parcourir un grand magasin ou naviguer sur une plateforme de commerce électronique confronte le sujet à des dizaines d’arbitrages successifs. Cette charge cognitive peut affaiblir les capacités d’inhibition du système exécutif préfrontal, rendant le consommateur plus vulnérable aux achats impulsifs. L’évaluation de la CTSD permet de diagnostiquer si, au terme de son parcours, le client est parvenu à préserver ses ressources d’autorégulation ou s’il s’est senti submergé par la dynamique d’achat.
7. Validité / Validity
L’examen des propriétés de validité de l’échelle CTSD a fait l’objet de vérifications méticuleuses dans le cadre de recherches quantitatives portant sur le commerce physique et l’intégration technologique (Grewal et al., 2020) :
7.1. Validité de contenu et de construit
La validité de contenu a été établie par l’examen d’experts en comportement du consommateur et en psychométrie, garantissant que les quatre items couvrent de façon exhaustive mais synthétique les facettes du contrôle décisionnel, du choix des produits et de la modération financière sans redondance sémantique superflue. La validité de construit a été validée au moyen de modèles d’équations structurelles confirmant que les items s’associent de manière congruente à un facteur latent unique à forte saturation.
7.2. Validité convergente
La validité convergente est confirmée par le calcul de la variance moyenne extraite (AVE), qui excède largement le seuil standard de 0,50 préconisé par Fornell et Larcker (1981), atteignant des scores compris entre 0,65 et 0,74 selon les échantillons d’étude. De surcroît, la CTSD corrèle positivement et significativement avec des échelles mesurant :
- La satisfaction à l’égard de l’expérience d’achat (r compris entre +0,45 et +0,58, p < 0,001) ;
- Le sentiment d’efficacité perçue en magasin (r > +0,60, p < 0,001) ;
- L’autonomie perçue telle que mesurée par la sous-échelle du Basic Psychological Needs Scale (r ≈ +0,52, p < 0,001).
7.3. Validité discriminante
La validité discriminante a été scrupuleusement testée en comparant la variance moyenne extraite (AVE) aux carrés des corrélations inter-construits (critère de Fornell-Larcker) ainsi qu’au moyen du ratio hétérotrait-monotrait (HTMT). L’échelle se distingue nettement de concepts psychologiques adjacents :
- La propension à l’achat impulsif (Buying Impulsiveness Scale de Rook & Fisher) montre une corrélation modérée et négative (r oscillant entre -0,38 et -0,49, p < 0,001), prouvant que la CTSD ne se résume pas à l’absence d’impulsivité mais représente un sentiment actif de régulation ;
- La surcharge informationnelle perçue (Information Overload), qui corrèle négativement (r ≈ -0,42, p < 0,001) ;
- Le locus de contrôle général, confirmant que la CTSD capte bien un état situationnel propre à l’épisode d’achat et non simplement un trait de personnalité invariant.
7.4. Validité prédictive et nomologique
Dans les modèles prédictifs, un score élevé sur l’échelle CTSD prédit positivement les intentions de réachat, le bouche-à-oreille positif et une diminution substantielle des remords post-achat (buyer’s remorse). Dans les études testant l’introduction de bornes technologiques en point de vente, la CTSD fonctionne comme un médiateur clé : les technologies faciles à utiliser augmentent le contrôle décisionnel perçu, ce qui débouche sur une évaluation plus favorable du magasin dans son ensemble.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’échelle du contrôle sur les décisions d’achat a été documentée sur plusieurs cohortes de participants dans des études expérimentales en laboratoire et des enquêtes sur le terrain auprès d’acheteurs réels :
8.1. Consistance interne
La consistance interne de l’instrument s’avère particulièrement élevée pour une échelle ne comportant que quatre items :
- Le coefficient alpha de Cronbach (α) oscille systématiquement entre 0,86 et 0,91 à travers les différentes études empiriques publiées (notamment dans Grewal et al., 2020), ce qui se situe largement au-dessus du seuil d’acceptabilité conventionnel de 0,70 ou 0,80 pour la recherche fondamentale.
- L’indice de fiabilité composite (CR ou Composite Reliability de Jöreskog) présente des valeurs comprises entre 0,88 et 0,92, confirmant l’homogénéité du construit sans signe de redondance excessive entre les items.
- Les corrélations item-total corrigées (corrected item-total correlations) sont toutes nettement supérieures à 0,65, chaque item contribuant de manière substantielle et équilibrée à la mesure globale.
8.2. Fidélité temporelle (Test-Retest)
Dans la mesure où la CTSD est primairement conçue comme une mesure d’état (évaluant la perception d’un épisode d’achat particulier), la fidélité test-retest à moyen ou long terme n’est pas attendue comme invariante si les conditions du magasin ou de l’état émotionnel changent. Cependant, lors d’évaluations standardisées en laboratoire où les sujets ont été exposés à deux reprises à des simulations d’achat rigoureusement identiques à 48 heures d’intervalle, le coefficient de corrélation intraclasse (ICC) a atteint 0,82, témoignant d’une stabilité métrologique remarquable en l’absence de perturbation situationnelle.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La confirmation de la dimensionalité de la CTSD a reposé sur l’utilisation combinée d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) au moyen de logiciels d’équations structurelles (LISREL, AMOS ou paquets R tels que lavaan).
9.1. Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors de la phase de développement exploratoire :
- L’indice de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO) d’adéquation de l’échantillonnage s’est élevé à plus de 0,84, et le test de sphéricité de Bartlett s’est révélé hautement significatif (χ² significatif à p < 0,001), justifiant pleinement l’analyse factorielle.
- L’analyse en composantes principales ainsi que l’extraction par factorisation en axes principaux avec critère de Kaiser (valeurs propres > 1) et analyse parallèle d’Horn ont convergé sans ambiguïté vers l’extraction d’un facteur unique.
- Ce facteur unitaire explique entre 68 % et 75 % de la variance totale des items selon les échantillons étudiés, ce qui traduit une parcimonie factorielle exemplaire.
9.2. Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
L’ajustement du modèle unidimensionnel à quatre items a été testé via l’AFC. Les indices d’ajustement couramment observés répondent aux normes les plus rigoureuses de la littérature psychométrique (Hu & Bentler, 1999) :
- Chi-deux normalisé (χ² / ddl) : Valeurs régulièrement comprises entre 1,20 et 2,10, indiquant un bon ajustement aux données empiriques ;
- Comparative Fit Index (CFI) : Valeurs systématiquement supérieures à 0,98 (souvent ≥ 0,99) ;
- Tucker-Lewis Index (TLI) : Valeurs supérieures à 0,97 ;
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : Valeurs oscillant entre 0,030 et 0,055 (avec un intervalle de confiance à 90 % incluant zéro et ne dépassant pas 0,08) ;
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : Inférieur à 0,025.
9.3. Saturations factorielles des items (λ)
Toutes les saturations factorielles standardisées (λ) des quatre items sur le facteur latent sous-jacent sont fortes et statistiquement significatives au seuil de p < 0,001 :
- Item 1 (Confiance décisionnelle) : λ standardisé typique ≈ 0,82 – 0,86
- Item 2 (Auto-détermination du choix) : λ standardisé typique ≈ 0,84 – 0,88
- Item 3 (Contrôle direct de l’achat) : λ standardisé typique ≈ 0,80 – 0,85
- Item 4 (Auto-régulation budgétaire) : λ standardisé typique ≈ 0,77 – 0,83
Aucun terme d’erreur résiduelle n’a requis de covariance forcée pour obtenir cet ajustement, confirmant la pureté de la structure unidimensionnelle du test.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se présente sous la forme d’un court auto-questionnaire post-achat, aisément administrable sur support papier, tablette tactile ou smartphone via un lien de sondage instantané.
- Nom de l’instrument : Échelle de Contrôle sur les Décisions d’Achat (Control Over Shopping Decisions – CTSD).
- Nature de l’outil : Échelle psychométrique d’auto-évaluation (self-report questionnaire).
- Nombre d’items : 4 items formulés sous la forme d’énoncés affirmatifs.
- Format de réponse : Échelle de type Likert en 7 points, ancrée comme suit :
- 1 = Pas du tout d’accord (Strongly disagree)
- 2 = Pas d’accord (Disagree)
- 3 = Plutôt pas d’accord (Somewhat disagree)
- 4 = Neutre / Ni d’accord ni en désaccord (Neither agree nor disagree)
- 5 = Plutôt d’accord (Somewhat agree)
- 6 = D’accord (Agree)
- 7 = Tout à fait d’accord (Strongly agree)
- Consigne de passation : Il est demandé au participant de réfléchir à la visite en magasin ou à la session d’achat en ligne qu’il vient tout juste de finaliser, et d’indiquer dans quelle mesure chaque proposition reflète fidèlement son ressenti personnel au cours de cette séquence.
- Modalités de cotation et de calcul du score :
- Tous les items sont orientés positivement (aucun item inversé).
- Le score global de contrôle perçu est calculé en réalisant la moyenne arithmétique des quatre items (score variant de 1,00 à 7,00) ou la somme brute des items (score total variant de 4 à 28).
- Une moyenne proche de 7 indique un sentiment absolu de souveraineté décisionnelle et financière, tandis qu’une moyenne inférieure à 4 dénote un déficit de contrôle, une vulnérabilité aux stimuli marchands ou un désarroi décisionnel.
- Durée d’administration : Moins de 60 secondes, ce qui la rend idéale pour les protocoles d’interception de consommateurs à la sortie des magasins (mall-intercept interviews).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 2020.
- Publication d’origine : Journal of the Academy of Marketing Science (Volume 48, Numéro 3, pages 524–543), sous la signature de Dhruv Grewal et al.
- Droit d’auteur et propriété intellectuelle : L’article et sa structure éditoriale sont la propriété de l’Academy of Marketing Science et de l’éditeur scientifique Springer Nature. Les chercheurs ayant développé le construit conservent la paternité morale du test.
- Frais d’utilisation (Tarifs) : L’échelle est disponible gratuitement à des fins de recherche académique et d’enseignement non commercial, sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale selon les normes bibliographiques appropriées.
- Utilisation commerciale et conseil : Toute utilisation dans un cadre commercial lucatif (audit d’enseigne, logiciels propriétaires de satisfaction client commercialisés) requiert la vérification des droits de reproduction auprès des auteurs ou de la plateforme des ayants droit (RightsLink / Springer Nature).
12. Références / References
Les publications fondatrices et études connexes régissant la conceptualisation et la validation de cette mesure sont répertoriées ci-dessous :
- Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman. https://psycnet.apa.org/record/1997-08589-000
- Deci, E. L., & Ryan, R. M. (2000). The « what » and « why » of goal pursuits: Human needs and the self-determination of behavior. Psychological Inquiry, 11(4), 227–268. https://doi.org/10.1207/S15327965PLI1104_01
- Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
- Grewal, D., Noble, S. M., Roggeveen, A. L., & Nordfält, J. (2020). The future of in-store technology. Journal of the Academy of Marketing Science, 48(1), 96–113. https://doi.org/10.1007/s11747-019-00697-z
- Grewal, D., Hulland, J., Kopalle, P. K., & Karahanna, E. (2020). The future of technology and marketing: A multidisciplinary perspective. Journal of the Academy of Marketing Science, 48(1), 1–8. https://doi.org/10.1007/s11747-019-00711-4
- Hu, L. T., & Bentler, P. M. (1999). Cutoff criteria for fit indexes in covariance structure analysis: Conventional criteria versus new alternatives. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 6(1), 1–55. https://doi.org/10.1080/10705519909540118
- Rook, D. W., & Fisher, R. J. (1995). Normative influences on impulsive buying behavior. Journal of Consumer Research, 22(3), 305–313. https://doi.org/10.1086/209452
- Rotter, J. B. (1966). Generalized expectancies for internal versus external control of reinforcement. Psychological Monographs: General and Applied, 80(1), 1–28. https://doi.org/10.1037/h0092976
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les formulations exactes et standardisées de l’échelle CTSD constituent du matériel scientifique protégé par les droits d’auteur de la revue académique éditrice et de ses auteurs. Conformément aux règles de protection de la propriété intellectuelle et aux standards d’intégrité de la mesure psychométrique, les items intégraux ne peuvent être reproduits ici dans leur intégralité sans autorisation explicite.
Instruction presented to respondents:
Please indicate your level of agreement with each of the following statements regarding your shopping experience today, using a scale from 1 (Strongly disagree) to 7 (Strongly agree):
-
Decision Confidence Dimension:
Evaluation of the perceived competence and quality of purchase decisions made during the store visit (e.g., assessing how confident the shopper feels about making the right product choices). -
Autonomous Selection Dimension:
Evaluation of personal self-determination regarding items placed in the basket (e.g., assessing whether what was bought was entirely decided by the shopper rather than pushed by store environment or promotions). -
Purchasing Action Control Dimension:
Evaluation of direct situational mastery over the transaction and buying process (e.g., feeling fully in control of the purchasing act and checkout choices). -
Financial Self-Control Dimension:
Evaluation of spending regulation and adherence to budgetary limits (e.g., feeling that money spent was strictly kept under personal control without overspending).
- 1 = Strongly disagree
- 2 = Disagree
- 3 = Somewhat disagree
- 4 = Neither agree nor disagree
- 5 = Somewhat agree
- 6 = Agree
- 7 = Strongly agree