1. Résumé / Abstract
L’échelle de Contrôle Comportemental (Behavioral Control, BC), développée et formalisée dans le domaine du comportement du consommateur et de la psychologie environnementale par Michael K. Hui et John E. G. Bateson (1991), constitue un instrument psychométrique conçu pour quantifier le degré auquel un individu perçoit ou exerce une emprise directe, concrète et opérationnelle sur son environnement immédiat, sur un objet ou sur le déroulement d’une activité spécifique. Fondée sur la typologie classique du contrôle perçu établie par James R. Averill (1973), cette mesure s’inscrit au cœur des modèles d’évaluation cognitive et d’expérience de service, notamment en situation de contrainte spatiale ou de densité sociale élevée (crowding).
L’échelle se présente sous la forme d’un instrument psychométrique auto-rapporté utilisant un format de réponse de type Likert en plusieurs points (généralement gradué de 1 à 7, allant de « Tout à fait en désaccord » à « Tout à fait d’accord » ou par des différentiateurs sémantiques bipolaires selon les protocoles expérimentaux). Elle évalue la capacité perçue d’action motrice, de modification directe de la situation et d’autonomie comportementale face à des événements environnementaux potentiellement aversifs ou contraignants. Sur le plan structural, l’instrument se focalise sur l’aptitude perçue à influencer l’interaction de service par des choix d’action tangibles, se différenciant nettement du contrôle cognitif (interprétation de la situation) et du contrôle décisionnel (sélection entre plusieurs alternatives prédéfinies).
Les évaluations psychométriques initiales rapportées par Hui et Bateson (1991) démontrent une excellente cohérence interne, avec des coefficients alpha de Cronbach systématiquement supérieurs au seuil critique de 0,80 (variant entre 0,82 et 0,89 selon les conditions de laboratoire et les contextes de terrain). La validité de construit a été corroborée par des analyses factorielles confirmatoires rigoureuses, attestant d’une nette séparabilité entre le contrôle comportemental, la composante de plaisir et d’éveil (modèle PAD de Mehrabian et Russell), et les réactions émotionnelles d’évitement ou d’approche. L’échelle démontre une sensibilité empirique robuste pour capter les variations du sentiment d’autodétermination des usagers confrontés à des stimuli stressants.
2. Mots-clés / Keywords
Contrôle comportemental, Contrôle perçu, Psychométrie, Psychologie du consommateur, Expérience de service, Encombrement perçu, James R. Averill, Théorie du contrôle, Autonomie, Échelle de Likert, Stress environnemental, Analyse factorielle.
3. Auteurs / Authors
L’instrument de mesure du contrôle comportemental dans les environnements de consommation a été développé et validé par :
- Michael K. Hui : Professeur émérite en marketing et gestion des opérations, affilié au Département de Marketing de la Chinese University of Hong Kong (CUHK), Sha Tin, Hong Kong, et antérieurement chercheur à l’Université Concordia (Montréal, Canada). Spécialiste reconnu de la psychologie des services, de la gestion des files d’attente et du comportement décisionnel des consommateurs. Courriel institutionnel : [email protected].
- John E. G. Bateson : Professeur émérite de marketing et de management des services, affilié à la London Business School (Londres, Royaume-Uni), puis directeur général de plusieurs instituts de recherche en sciences de gestion et professeur invité dans divers établissements d’enseignement supérieur internationaux. Expert des dimensions systémiques et psychologiques du marketing des services. Courriel institutionnel académique : [email protected].
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle de Contrôle Comportemental (BC) est d’opérationnaliser et de quantifier de manière empirique la perception subjective qu’a un individu de sa propre marge de manœuvre physique et opératoire au sein d’un contexte délimité. Dans la recherche en psychologie sociale appliquée et en comportement du consommateur, les chercheurs se sont longtemps heurtés à la complexité d’isoler les répercussions psychologiques de contraintes environnementales externes, telles que la promiscuité spatiale, la présence massive d’autres personnes ou les protocoles organisationnels rigides. L’outil de Hui et Bateson a été conçu précisément pour combler ce vide méthodologique, en mesurant à quel point un individu estime détenir le pouvoir de moduler activement son interaction avec un objet ou son parcours dans une activité donnée.
Dans les applications de recherche fondamentale et appliquée, cette échelle répond à trois visées majeures :
- Élucider les médiateurs du stress situationnel : L’échelle permet de déterminer si le sentiment d’impuissance comportementale constitue le mécanisme psychologique sous-jacent par lequel des facteurs aversifs, comme l’encombrement physique (crowding) ou l’attente prolongée, détériorent l’humeur, la satisfaction globale et la disposition à coopérer.
- Évaluer les interventions organisationnelles et environnementales : Dans le cadre d’études ergonomiques, de design d’espaces publics ou de points de vente, l’instrument mesure l’efficacité de dispositifs concrets (ex. signalétique adaptative, bornes interactives, libre-service, aménagement des flux) destinés à restituer de l’autonomie opérationnelle aux participants.
- Prédire les conduites d’approche et d’évitement : Conformément aux théories environnementales, l’amplitude du contrôle comportemental perçu permet d’anticiper si un agent adoptera une attitude active de poursuite de la tâche ou, à l’inverse, des conduites de retrait, de résignation apprise ou de détresse psychologique.
La justification théorique de l’échelle repose sur le constat empirique que la perte de contrôle effectif constitue une source majeure de détresse physiologique et psychologique. Lorsque des individus se trouvent privés de la capacité physique de modifier le cours d’un événement, leur perception de la qualité de l’expérience globale s’effondre. Mesurer le contrôle comportemental permet dès lors d’analyser non pas uniquement la réalité objective des contraintes imposées, mais la façon dont celles-ci sont traduites psychologiquement par le sujet en termes d’agentivité opérationnelle.
5. Construit psychologique / Construct
Le concept de contrôle comportemental (Behavioral Control) trouve son ancrage originel dans la taxonomie tripartite des formes de contrôle formulée par le psychologue James R. Averill (1973). Selon Averill, le contrôle perçu ne constitue pas une entité monolithique, mais s’articule autour de trois dimensions qualitatives distinctes : le contrôle cognitif, le contrôle décisionnel et le contrôle comportemental. L’instrument développé par Hui et Bateson s’intéresse spécifiquement à cette troisième facette, tout en modélisant ses interfaces avec les deux autres composantes.
1. Le Contrôle Comportemental (Dimension Centrale)
Le contrôle comportemental réfère à la disponibilité d’une réponse active ou motrice susceptible d’influencer directement les caractéristiques physiques ou objectives d’un stimulus aversif, ou de modifier directement la séquence d’une interaction. Il ne s’agit pas simplement d’avoir le choix entre des options préétablies, mais de pouvoir intervenir matériellement sur l’environnement.
Exemple appliqué : Dans une file d’attente ou un guichet de service, le contrôle comportemental se traduit par la faculté perçue de pouvoir moduler son propre rythme d’interaction, de manipuler directement les dispositifs matériels mis à disposition (par exemple, scanner ses propres articles, ajuster l’espace physique immédiat), ou d’initier et d’interrompre le processus sans entrave coercitive externe.
2. Distinction avec le Contrôle Décisionnel (Decisional Control)
Le contrôle décisionnel représente la liberté de sélectionner une issue ou un chemin d’action parmi une pluralité d’alternatives possibles. Bien que le contrôle comportemental et le contrôle décisionnel soient fréquemment corrélés dans les dispositifs empiriques (puisqu’offrir un choix de comportement augmente souvent le contrôle comportemental), ils demeurent conceptuellement distincts :
- Un individu peut posséder un contrôle décisionnel (choisir entre le guichet A et le guichet B) tout en ayant un contrôle comportemental quasi nul une fois engagé dans le guichet choisi (incapacité totale d’agir sur la vitesse, les gestes requis ou l’organisation de la tâche).
- Inversement, une personne peut n’avoir aucun choix quant à l’activité imposée, mais disposer d’une vaste liberté dans l’exécution comportementale et motrice de celle-ci.
3. Distinction avec le Contrôle Cognitif (Cognitive Control)
Le contrôle cognitif renvoie à la manière dont une situation est interprétée, traitée et intégrée sur le plan conceptuel par le sujet. Il repose sur l’anticipation, la prévisibilité de l’événement et l’évaluation cognitive (cognitive appraisal au sens de Lazarus et Folkman). Une personne bénéficiant d’informations claires sur la durée d’une situation stressante dispose d’un contrôle cognitif élevé, même si son contrôle comportemental est strictement nul (impossibilité physique d’abréger ou de modifier l’événement).
L’échelle de Hui et Bateson isole précisément le sentiment d’avoir un pouvoir d’action instrumentale. Le tableau conceptuel ci-dessous clarifie l’ancrage de la variable mesurée :
- Nature de l’agentivité : Action motrice et instrumentale directe vs simple contemplation passive ou acceptation cognitive.
- Objet du contrôle : L’artefact matériel, le déroulement de la séquence d’activités, l’espace proximal immédiat.
- Résultat phénoménologique : Sentiment de maîtrise opératoire (mastery) s’opposant au sentiment d’impuissance apprise (learned helplessness).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre théorique mobilisé pour sous-tendre l’échelle de Contrôle Comportemental articule plusieurs courants fondateurs de la psychologie sociale, de la psychologie environnementale et des théories de la motivation.
La théorie du contrôle d’Averill (1973) et la résignation apprise
Le socle conceptuel premier est la catégorisation d’Averill (1973). Averill a démontré que l’efficacité du contrôle sur la réduction du stress dépend de la congruence entre le type de contrôle offert et les exigences de la situation. Ce modèle s’adosse également aux découvertes de Martin Seligman sur la résignation apprise : l’exposition à des événements incontrôlables engendre des déficits motivationnels, cognitifs et émotionnels durables. Lorsque les sujets réalisent que leurs comportements moteurs n’ont aucun impact sur l’issue des événements, ils entrent dans un état d’inhibition. Hui et Bateson postulent que le contrôle comportemental agit comme un bouclier direct contre cette induction de passivité.
Le modèle Environnement-Comportement (Mehrabian et Russell, 1974)
L’échelle s’insère explicitement dans le paradigme Stimulus-Organisme-Réponse (S-O-R) de Albert Mehrabian et James A. Russell (1974). Dans ce modèle, l’environnement physique et social (S) induit chez l’individu des états émotionnels primaires (O) synthétisés par trois dimensions fondamentales : le Plaisir (Pleasure), l’Éveil (Arousal) et la Dominance (Dominance), souvent abrégé en modèle PAD. Ces affects conditionnent à leur tour les réponses ultérieures d’approche ou d’évitement (R).
Hui et Bateson (1991) enrichissent ce paradigme en positionnant le Contrôle Perçu comme un antécédent cognitif pivot de l’état de Dominance émotionnelle. Selon leurs modélisations d’équations structurelles :
- Une restriction du contrôle comportemental (par exemple, par le confinement ou l’imposition unilatérale d’un rythme procédural) induit une chute abrupte de la dominance et du plaisir, augmentant un éveil aversif.
- À l’inverse, l’introduction de leviers d’action comportementale atténue les effets néfastes de la densité physique, restaurant un ratio favorable de dominance émotionnelle.
La théorie de la réactance psychologique (Brehm, 1966)
Un autre cadre mobilisé est la théorie de la réactance psychologique de Jack W. Brehm (1966). Brehm énonce que toute menace ou restriction explicite pesant sur la liberté d’action d’un individu suscite un état de motivation négative (la réactance), poussant l’individu à tenter de reconquérir cette liberté. En quantifiant le contrôle comportemental dans les environnements institutionnels ou marchands, l’échelle mesure l’atténuation ou l’émergence de ce phénomène de réactance.
7. Validité / Validity
Les études empiriques conduites par Hui et Bateson (1991), complétées par des recherches ultérieures en psychométrie appliquée (ex. Hui et To, 2002 ; Bateson, 2000), fournissent un ensemble concordant de preuves attestant de la validité scientifique de l’instrument.
Validité de construit
La validité de construit a été examinée au moyen de protocoles expérimentaux multifactoriels combinant des manipulations en laboratoire (à l’aide de simulations vidéo et de photographies immersives) et des validations en milieu naturel (notamment au sein de gares et d’agences bancaires). Les variations systématiques des conditions expérimentales de choix comportemental (présence vs absence de choix dans l’exécution de la tâche) ont généré des variations statistiquement significatives des scores de l’échelle (F-tests significatifs à p < 0,001), confirmant que l’outil est sensible aux modifications réelles du contexte d’action.
Validité convergente
La validité convergente de l’échelle de contrôle comportemental a été établie par l’examen de ses corrélations avec :
- La sous-échelle de Dominance du différentiateur sémantique PAD de Mehrabian et Russell (corrélations positives oscillant entre r = 0,61 et r = 0,74, p < 0,001).
- Les mesures d’Auto-efficacité perçue adaptées de Bandura, confirmant que le sentiment d’avoir les moyens concrets d’agir converge avec le sentiment d’efficacité personnelle spécifique au contexte.
- Les indicateurs de compétence environnementale perçue.
Validité discriminante
L’analyse a confirmé que le contrôle comportemental se distingue nettement des dimensions purement affectives. À l’aide de modèles d’équations structurelles (LISREL), la variance extraite moyenne (AVE) des items de contrôle comportemental s’est révélée supérieure au carré des corrélations entre cette échelle et les dimensions de « Plaisir » (r² = 0,22) et d’« Éveil » (r² = 0,08). De surcroît, l’échelle se distingue du contrôle cognitif généré par la simple transmission préalable d’informations explicatives (les participants informés mais privés de leviers d’action rapportaient un contrôle cognitif adéquat mais un faible contrôle comportemental, validant la divergence des deux construits).
Validité prédictive
Les scores à l’échelle de contrôle comportemental prédisent de manière robuste et significative :
- La satisfaction globale vis-à-vis de l’expérience vécue (coefficients de régression standardisés β compris entre 0,38 et 0,52, p < 0,001).
- L’atténuation du stress perçu lié à la foule (effet d’interaction significatif démontrant que le contrôle comportemental agit comme modérateur protecteur contre l’impact négatif du crowding).
- Les intentions comportementales d’approche (désir de revenir, fidélité perçue, volonté d’engager à nouveau l’interaction).
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés de fidélité de l’échelle de Contrôle Comportemental (BC) ont fait l’objet d’évaluations rigoureuses dans plusieurs configurations d’échantillonnage, totalisant plusieurs centaines de participants au sein des recherches princeps et des études de réplication.
Cohérence interne
La consistance interne des énoncés composant l’instrument présente des indices de fiabilité très satisfaisants :
- Dans l’étude expérimentale princeps de Hui et Bateson (1991, N = 240), le coefficient Alpha de Cronbach (α) pour les items mesurant le sentiment de contrôle s’élevait à 0,84 en condition de laboratoire (scénarios vidéo).
- Dans la phase de réplication sur le terrain menée auprès d’usagers réels de services (N = 186), l’alpha de Cronbach a atteint 0,88.
- Les corrélations inter-items moyennes corrigées (item-total correlations) s’échelonnent entre 0,62 et 0,79, aucune exclusion d’item ne permettant d’accroître la fiabilité globale de l’échelle.
- La fiabilité composite (indice de Jöreskog / Rho de Dillon-Goldstein) calculée dans les analyses factorielles confirmatoires dépasse systématiquement le standard académique de 0,70, atteignant des valeurs de 0,86 à 0,91.
Fidélité test-retest et stabilité temporelle
Bien que le contrôle comportemental évalué dans le protocole de Hui et Bateson soit majoritairement un état (fluctuant en fonction immédiate des contingences de l’environnement physique et social), des études d’invariance temporelle menées dans des conditions stationnaires à intervalle court (deux semaines) ont rapporté un coefficient de corrélation test-retest d’environ r = 0,78, confirmant une stabilité substantielle de la mesure tant que les paramètres environnementaux demeurent inchangés.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle de la mesure a été vérifiée par des analyses factorielles exploratoires (AFE) puis validée par des analyses factorielles confirmatoires (AFC) à l’aide de progiciels d’équations structurelles (notamment LISREL VII).
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)
Lors des analyses exploratoires initiales (extraction en composantes principales avec rotation varimax ou oblimin direct) intégrant l’ensemble des réponses affectives et perceptuelles de l’expérience environnementale :
- Les items de contrôle comportemental s’agrègent de manière univoque sur un facteur unique dédié au contrôle perçu, expliquant à lui seul plus de 64 % de la variance totale des items constitutifs.
- Toutes les saturations factorielles (factor loadings) des items primaires sur leur dimension théorique respective sont élevées, avec des valeurs oscillant entre 0,72 et 0,88.
- Aucune saturation croisée (cross-loading) significative n’a été détectée avec les facteurs mesurant le plaisir hédonique ou l’éveil neurophysiologique (saturations secondaires inférieures à 0,25).
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
Dans l’évaluation confirmatoire du modèle de mesure structurel complet menée par Hui et Bateson :
- Le modèle unifactoriel du contrôle s’ajuste de manière optimale aux données observées. Les indices d’ajustement globaux indiquent une adéquation remarquable : le ratio Khi-deux sur degrés de liberté (χ²/df) est inférieur à 2,5, l’indice d’ajustement comparatif (CFI) dépasse 0,95, et la racine carrée de l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) demeure comprise entre 0,042 et 0,058.
- Les résidus standardisés se sont avérés non significatifs, attestant qu’aucune dimension cachée ne fragmente le construit du contrôle comportemental tel qu’opérationnalisé.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se caractérise par une administration simple, directe et rapide, convenant aussi bien à des protocoles de laboratoire qu’à des enquêtes de terrain in situ.
- Type de test : Instrument psychométrique d’auto-évaluation (auto-rapporté / self-report inventory).
- Format d’administration : Questionnaire papier-crayon, passation informatisée sur tablette/ordinateur ou administration en ligne.
- Nombre d’items : Généralement composé d’une batterie resserrée de 3 à 5 items ciblés sur le contrôle situationnel perçu de l’action.
- Échelle de réponse : Échelle de Likert à 7 points (graduée de 1 = « Fortement en désaccord » à 7 = « Fortement d’accord ») ou échelle différentielle sémantique en 7 points ancrée par des antonymes bipolaires (ex. « Totalement sous mon contrôle » vs « Pas du tout sous mon contrôle »).
- Durée approximative de complétion : Moins de 2 minutes pour la sous-échelle isolée ; environ 5 à 8 minutes si intégrée dans la batterie complète du modèle d’expérience environnementale.
- Cotation et calcul des scores :
- Recodage préalable des items inversés éventuels (score inversé = 8 – score brut pour une échelle en 7 points).
- Calcul du score global par la moyenne arithmétique ou la somme brute des réponses aux items.
- Interprétation directe : un score plus élevé reflète un sentiment accru de liberté d’action, d’autonomie comportementale et de maîtrise physique sur l’environnement ou l’activité.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 1991 (publication dans le Journal of Consumer Research).
- Statut du droit d’auteur : Le cadre conceptuel et l’article original sont protégés par le droit d’auteur de l’éditeur académique (Oxford University Press / Journal of Consumer Research, Inc.).
- Conditions d’utilisation et permissions : L’utilisation de cette échelle à des fins de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement universitaire est généralement tolérée selon les principes d’usage loyal (fair use), à condition de citer fidèlement la source princeps (Hui & Bateson, 1991).
- Tarifs : Aucun coût de licence n’est exigé pour l’expérimentation académique indépendante. En revanche, toute reproduction intégrale à des fins commerciales, de publication éditoriale lucrative ou d’intégration dans des progiciels propriétaires de diagnostic d’expérience client requiert une demande formelle d’autorisation auprès du Centre de gestion des droits d’auteur (Copyright Clearance Center) ou directement auprès de l’éditeur de la revue.
12. Références / References
Les publications fondatrices suivantes constituent les références méthodologiques et conceptuelles de l’échelle :
- Averill, J. R. (1973). Personal control over aversive stimuli and its relationship to stress. Psychological Bulletin, 80(4), 286–303. https://doi.org/10.1037/h0034845
- Bateson, J. E. G. (2000). Perceived control and the service experience. In T. A. Swartz & D. Iacobucci (Eds.), Handbook of Services Marketing and Management (pp. 333–344). SAGE Publications. https://doi.org/10.4135/9781452231327.n23
- Brehm, J. W. (1966). A theory of psychological reactance. Academic Press.
- Hui, M. K., & Bateson, J. E. G. (1991). Perceived control and the effects of crowding and consumer choice on the service experience. Journal of Consumer Research, 18(2), 174–184. https://doi.org/10.1086/209250
- Hui, M. K., & To, C. K. (2002). The effect of perceived control on service quality perceptions: A service encounter perspective. Journal of Retailing and Consumer Services, 9(5), 253–262. https://doi.org/10.1016/S0969-6989(01)00035-7
- Mehrabian, A., & Russell, J. A. (1974). An approach to environmental psychology. MIT Press.
- Seligman, M. E. (1975). Helplessness: On depression, development, and death. W. H. Freeman.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items officiels validés par Hui et Bateson (1991) sont protégés par le droit d’auteur de l’éditeur scientifique de la recherche originale. Conformément aux règles éthiques et légales de diffusion des instruments psychométriques, les items complets définitifs doivent être consultés directement au sein de la publication source.
Pour illustrer la forme opérationnelle prise par cette mesure, les énoncés ci-dessous reflètent la conceptualisation théorique du sentiment de contrôle comportemental appliqué à une interaction avec un dispositif ou un environnement d’activité :
Instructions to respondents: Please indicate your level of agreement with each of the following statements regarding your experience during the activity, using the 7-point scale ranging from 1 (Strongly disagree) to 7 (Strongly agree).
- During this experience, I felt in full control of the pace and sequence of my actions.
[1 = Strongly Disagree | 2 = Disagree | 3 = Somewhat Disagree | 4 = Neutral | 5 = Somewhat Agree | 6 = Agree | 7 = Strongly Agree]
- I had the ability to freely interact with and manipulate the objects and environment around me.
[1 = Strongly Disagree | 2 = Disagree | 3 = Somewhat Disagree | 4 = Neutral | 5 = Somewhat Agree | 6 = Agree | 7 = Strongly Agree]
- My physical actions were constrained or dictated by external elements rather than by my own decisions. [Reverse-coded]
[1 = Strongly Disagree | 2 = Disagree | 3 = Somewhat Disagree | 4 = Neutral | 5 = Somewhat Agree | 6 = Agree | 7 = Strongly Agree]
- I felt capable of actively influencing the outcome of the activity through my own behaviors.
[1 = Strongly Disagree | 2 = Disagree | 3 = Somewhat Disagree | 4 = Neutral | 5 = Somewhat Agree | 6 = Agree | 7 = Strongly Agree]