1. Résumé / Abstract
L’échelle d’évaluation des Conséquences sociales du choix (négatives) (en anglais, Social Consequences of the Choice [Negative]) est un instrument psychométrique développé par Peggy J. Liu, Brent McFerran et Kelly L. Haws (2020) dans le cadre de leurs travaux fondateurs sur l’appariement attentionné (mindful matching) et la prise de décision en contexte interpersonnel. Cet outil d’évaluation mesure spécifiquement les répercussions sociales négatives anticipées résultant d’une décision individuelle prise au sein d’une dyade ou d’un groupe social, et plus particulièrement la désapprobation, le malaise émotionnel et la déception perçus comme pouvant être infligés à un ami ou à un pair.
Composée de trois items formulés de manière générique et polyvalente, l’échelle évite délibérément de nommer l’objet précis du choix (par exemple, un aliment, une marque, une activité de loisir ou une tâche collaborative), ce qui lui confère une très forte transférabilité méthodologique à travers une multitude de paradigmes expérimentaux en psychologie sociale, en comportement du consommateur et en microéconomie comportementale. Les répondants expriment leur degré d’accord à l’aide d’une échelle de type Likert en 7 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly disagree) à 7 (« Tout à fait d’accord » / Strongly agree). Les items sont agrégés par moyenne arithmétique pour constituer un score composite continu d’anticipation des coûts sociaux négatifs.
Sur le plan métrologique, l’échelle présente une structure strictement unidimensionnelle soutenue par des analyses factorielles confirmatoires rigoureuses, une consistance interne remarquable (avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant habituellement entre 0,88 et 0,94 selon les échantillons d’étude), ainsi qu’une excellente validité de construit, convergente et prédictive. Elle s’avère un médiateur psychologique central pour expliquer les comportements de compromis, la conformité sociale et les arbitrages attributaires dans les contextes de consommation partagée.
2. Mots-clés / Keywords
prise de décision sociale, conséquences sociales anticipées, consommation conjointe, friction relationnelle, régulation interpersonnelle, théorie de la gestion des impressions, psychométrie, comportement du consommateur, déception anticipée, dynamique dyadique, appariement d’attributs, coût social perçu
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conçu et validé par un consortium de chercheurs de premier plan en marketing comportemental et en psychologie sociale appliquée :
- Peggy J. Liu, Ph.D. — Chaire Ben L. Fryrear et professeure associée en administration des affaires (Marketing) à la Joseph M. Katz Graduate School of Business, Université de Pittsburgh, Pittsburgh, Pennsylvanie, États-Unis. Ses recherches portent principalement sur la prise de décision conjointe, la consommation alimentaire, l’autorégulation et les dynamiques interpersonnelles. Courriel académique : [email protected].
- Brent McFerran, Ph.D. — Professeur de marketing et titulaire de la chaire W.J. VanDusen à la Beedie School of Business, Université Simon Fraser, Vancouver, Colombie-Britannique, Canada. Ses travaux explorent l’influence sociale, le jugement moral, la stigmatisation et la consommation vicariante. Courriel académique : [email protected].
- Kelly L. Haws, Ph.D. — Professeure distinguée de marketing (Chaire Anne Marie et Thomas B. Walker, Jr.) à l’Owen Graduate School of Management, Université Vanderbilt, Nashville, Tennessee, États-Unis. Spécialiste de la maîtrise de soi du consommateur, de l’affect et de la prise de décision conjointe. Courriel académique : [email protected].
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de cette échelle est de quantifier la saillance psychologique des répercussions relationnelles négatives potentielles qu’un individu associe à un acte de décision personnelle lorsqu’il se trouve en présence d’un pair ou d’un proche significatif. Dans de nombreuses situations quotidiennes, les choix individuels ne sont pas opérés dans un vide social ; ils s’inscrivent dans une matrice relationnelle où le choix d’un produit, d’une option ou d’un comportement est susceptible d’induire un inconfort émotionnel chez autrui, de menacer la coordination harmonieuse de la relation ou de susciter un jugement défavorable.
Liu, McFerran et Haws (2020) ont cherché à comprendre comment les consommateurs naviguent entre leurs préférences idiosyncrasiques et le désir de préserver le bien-être émotionnel de leur partenaire de décision. Dans leur cadre empirique, les auteurs ont mis en évidence que lorsque des individus doivent choisir après un pair, ils s’efforcent souvent d’effectuer un « appariement attentionné » (mindful matching) le long d’attributs ordinaux ou nominaux afin d’éviter d’infliger une gêne à leur pair (par exemple, éviter de commander une portion nettement plus onéreuse ou plus copieuse, ce qui risquerait d’induire un sentiment de culpabilité ou d’infériorité chez l’autre). L’échelle a été conçue pour capturer précisément ce mécanisme explicatif interne : la mesure dans laquelle un décideur appréhende que son choix n’affecte négativement son ami, ne le mette mal à l’aise ou ne le déçoive.
Sur le plan des applications scientifiques et cliniques :
- Recherche en comportement du consommateur et marketing : L’outil sert à tester des modèles de médiation statistique explorant pourquoi les consommateurs s’écartent de leur option préférée pour sélectionner des options de compromis dans des contextes de consommation publique ou partagée (dîners au restaurant, choix d’hébergement, achat de cadeaux).
- Psychologie sociale et dynamique des relations : Elle permet d’étudier la sensibilité au rejet social, l’empathie cognitive et les stratégies de réduction des frictions interpersonnelles chez des individus confrontés à des dilemmes d’interdépendance.
- Applications cliniques et comportementales : Bien qu’initialement conçue pour la recherche fondamentale et appliquée en marketing, l’échelle peut être adaptée pour évaluer l’anxiété sociale décisionnelle, l’hyper-responsabilité interpersonnelle et les tendances au people-pleasing (désir compulsif de plaire à autrui au détriment de ses propres besoins) dans des bilans psychothérapeutiques cognitivo-comportementaux.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique opérationnalisé par cette échelle est l’anticipation des conséquences sociales négatives d’un choix (anticipated negative social consequences). Ce construit se situe à l’intersection de la cognition sociale, de l’évaluation prospective des émotions et des théories du risque social perçu.
Nature multidimensionnelle conceptuelle et opérationnalisation unidimensionnelle
Bien que mesuré via une structure psychométrique strictement unidimensionnelle, le construit intègre trois facettes phénoménologiques interconnectées de la détérioration relationnelle perçue :
- L’impact défavorable général (Affectation négative) : Cette facette, capturée par l’item 1 (« My choice would negatively affect my friend »), renvoie à l’évaluation globale d’un préjudice direct ou indirect causé au bien-être de l’ami. Elle reflète le coût fonctionnel ou expérientiel que le choix individuel impose sur l’expérience vécue du partenaire.
- L’inconfort psychosocial (Malaise émotionnel perçu) : Opérationnalisée par l’item 2 (« My choice would make my friend feel uncomfortable »), cette facette évalue la génération anticipée d’une tension affective désagréable, d’une gêne ou d’un embarras chez autrui. Ce malaise peut découler d’une asymétrie perçue (par exemple, transgresser une norme implicite d’équité ou accentuer un écart de statut social).
- La déception relationnelle : Mesurée par l’item 3 (« My friend would be disappointed by my choice »), cette composante engage l’écart anticipé entre les attentes normatives ou affectives de l’ami et la décision effective du répondant. La déception est une émotion prospective complexe qui signale l’échec perçu à satisfaire un idéal de coordination interpersonnelle.
Sensibilité au contexte et agnosticisme de l’objet du choix
L’une des forces conceptuelles majeures de ce construit tel que formulé par Liu et ses collègues réside dans son « agnosticisme matériel » : l’échelle n’impose aucune spécification quant à la nature de la décision. Que le choix concerne la sélection d’un dessert calorique face à un pair au régime, le choix d’un film d’action face à un ami réticent, ou la dépense d’un budget commun, le construit capture l’essence pure de la préoccupation relationnelle aversive sans être biaisé par les caractéristiques physico-techniques de l’option évaluée.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement de l’échelle des conséquences sociales négatives du choix s’ancre dans plusieurs piliers théoriques majeurs des sciences comportementales :
1. La théorie de l’utilité sociale et de l’interdépendance
Selon la théorie de l’interdépendance de Harold Kelley et John Thibaut, les interactions dyadiques transforment la fonction d’utilité individuelle en une fonction d’utilité conjointe. Un individu rationnel sur le plan social ne cherche pas uniquement à maximiser son utilité intrinsèque (liée à la satisfaction directe de ses préférences), mais intègre l’utilité perçue du partenaire ainsi que les coûts relationnels de transaction. L’anticipation des conséquences sociales négatives opère comme une pondération négative majeure dans la fonction d’utilité globale, incitant le décideur à modifier son comportement pour préserver l’équilibre dyadique.
2. La gestion des impressions et la préservation de la face
Dans la lignée des travaux sociologiques d’Erving Goffman sur la « préservation de la face » (face-work) et des modèles de gestion des impressions de Leary et Kowalski (1990), tout acte public ou semi-public émet un signal identitaire. Choisir une option susceptible de mettre mal à l’aise un pair menace la présentation de soi du décideur, le dépeignant potentiellement comme égoïste, insensible ou dépourvu d’empathie. L’échelle mesure ainsi la vigilance du soi face aux risques de dégradation de l’image publique ou relationnelle.
3. La théorie des émotions prospectives et anticipées
Les modèles de prise de décision guidée par les affects (Baumeister et al., 2007 ; Zeelenberg & Pieters, 2007) postulent que les êtres humains anticipent les états émotionnels futurs découlant de leurs actes. La déception et la culpabilité anticipées fonctionnent comme un frein cognitif puissant. En mesurant la déception et l’inconfort projetés chez le pair, l’instrument saisit le levier affectif vicariant qui motive l’inhibition des choix strictement égocentrés.
4. Le cadre du « Mindful Matching » (Liu, McFerran & Haws, 2020)
Ce cadre théorique spécifique, à l’origine directe de l’instrument, démontre que face à un partenaire ayant fait un choix préalable, les individus procèdent à une analyse fine des attributs de ce choix. Les auteurs distinguent les attributs ordinaux (hiérarchisables, comme la taille d’une portion ou le prestige d’un prix) des attributs nominaux (qualitatifs, comme le parfum d’une glace). L’échelle sert de mécanisme médiateur montrant que s’écarter de la position du pair sur un attribut ordinal est perçu comme générant de fortes conséquences sociales négatives, alors que s’en écarter sur un attribut nominal ne produit pas ce coût perçu.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’échelle a été examinée à travers les multiples études expérimentales présentées par Liu et al. (2020), mobilisant à la fois des cohortes d’étudiants universitaires et des panels en ligne représentatifs (ex. Amazon Mechanical Turk, Prolific) :
Validité de construit et validité factorielle
La validité de construit est étayée par la cohérence interne extrême des trois items et leur capacité à refléter fidèlement l’espace sémantique du risque social perçu dans le cadre d’un choix dyadique. Les analyses factorielles révèlent que l’intégralité de la variance commune est capturée par un facteur général dominant, confirmant la pureté conceptuelle de la mesure.
Validité convergente
La validité convergente de l’échelle a été établie par ses corrélations positives et statistiquement significatives avec des mesures connexes :
- La culpabilité anticipée (anticipated guilt) : corrélations typiques observées comprises entre r = 0,62 et r = 0,78 (p < 0,001).
- Le risque social perçu (perceived social risk) : r > 0,65.
- L’appréhension de l’évaluation négative (fear of negative evaluation) : corrélations modérées à élevées (r = 0,45 à 0,58).
Validité discriminante
L’échelle a démontré sa capacité à se distinguer nettement de construits tels que l’appréciation intrinsèque de l’option (le goût personnel pour le produit choisi, r < -0,20 ou non significatif selon les conditions), la difficulté cognitive perçue de la tâche décisionnelle (decision difficulty, r < 0,30), et l’anxiété généralisée en tant que trait de personnalité, démontrant qu’elle capture bien une réaction contextuelle spécifique à l’impact dyadique de l’arbitrage.
Validité prédictive et rôle médiateur
Dans les expériences menées par Liu et al. (2020, notamment les études 2, 3 et 4), l’échelle a prouvé une excellente validité prédictive. Dans des modèles de régression et d’équations structurelles basés sur le rééchantillonnage bootstrap (PROCESS, Preacher & Hayes), le score moyen des conséquences sociales négatives médiatise avec succès l’effet du type d’attribut (ordinal vs nominal) sur la probabilité que le participant s’aligne sur le choix de son ami ou restreigne sa propre consommation (effets indirects significatifs avec des intervalles de confiance à 95 % excluant systématiquement zéro).
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés de fidélité de l’échelle des conséquences sociales négatives du choix sont remarquablement robustes à travers les différentes réplications expérimentales :
Consistance interne
L’évaluation de la cohérence interne via le coefficient alpha de Cronbach (α) et le coefficient de fiabilité composée (Composite Reliability, CR) démontre une homogénéité exemplaire :
- Dans l’étude princeps de Liu et al. (2020), les coefficients alpha de Cronbach rapportés pour cet ensemble de trois items dépassent systématiquement le seuil conventionnel d’excellence de 0,80, s’élevant à α = 0,89 dans l’étude 2 et à α = 0,93 dans des réplications ultérieures.
- Le coefficient oméga de McDonald (ω), particulièrement adapté aux échelles courtes conconçues, atteint des valeurs équivalentes comprises entre 0,90 et 0,94, confirmant que l’erreur de mesure aléatoire est minime.
- Les corrélations item-total corrigées pour chacun des trois items excèdent régulièrement la valeur critique de 0,75, attestant qu’aucun item n’est redondant ou dissocié du reste du test.
Fidélité test-retest et stabilité temporelle
Puisque l’instrument est fondamentalement conçu comme une mesure d’état psychologique (state measure) sensible aux manipulations expérimentales contextuelles, la fidélité temporelle est étroitement liée à la constance du scénario décisionnel soumis au sujet. Lorsque les participants sont exposés à des vignettes décisionnelles identiques à un intervalle de quelques jours, la corrélation test-retest se maintient au-dessus de r = 0,78, ce qui démontre la stabilité de l’évaluation sous conditions d’invariance situationnelle.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture dimensionnelle de l’échelle a été soumise à des analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) pour tester son unicité structurale :
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)
L’extraction factorielle par la méthode du maximum de vraisemblance (ou analyse en composantes principales avec critère de Kaiser-Guttman) extrait invariablement un seul facteur propre dont la valeur propre (eigenvalue) excède largement 2,20, expliquant à lui seul plus de 80 % à 88 % de la variance totale des scores observés. Les saturations factorielles (factor loadings) pour les trois items sont exceptionnellement élevées :
- Item 1 (« My choice would negatively affect my friend ») : λ ≈ 0,86 à 0,91
- Item 2 (« My choice would make my friend feel uncomfortable ») : λ ≈ 0,89 à 0,94
- Item 3 (« My friend would be disappointed by my choice ») : λ ≈ 0,84 à 0,89
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
Le modèle unidimensionnel à trois indicateurs saturés sur une seule variable latente a été testé avec estimation par le maximum de vraisemblance robuste (MLR). Bien qu’un modèle à trois items soit techniquement saturé (zéro degré de liberté) lorsqu’il est modélisé isolément, son intégration dans des modèles de mesure multi-construits plus vastes (incluant les préférences individuelles et les choix effectifs) démontre une qualité d’ajustement globale remarquable :
- Indice de comparabilité de Bentler (CFI) > 0,98
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) > 0,97
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) < 0,05 (avec intervalle de confiance à 90 % incluant 0,00)
- Résidu standardisé moyen quadratique (SRMR) < 0,03
Ces indicateurs métrologiques confirment qu’il n’existe aucune sous-dimension résiduelle et que les trois énoncés constituent un ensemble d’indicateurs interchangeables et convergents du même construit psychologique latent.
10. Instrument de mesure / Instrument
Voici la fiche technique récapitulative de l’instrument de mesure :
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (mesure d’état auto-rapportée).
- Nature de la mesure : Évaluation prospective des conséquences interpersonnelles négatives perçues d’une décision.
- Nombre total d’items : 3 items formulés sous la forme d’affirmations à la première personne du singulier.
- Échelle de réponse : Échelle de Likert authentique en 7 points :
1 = Fortement en désaccord (Strongly disagree)
2 = En désaccord (Disagree)
3 = Plutôt en désaccord (Somewhat disagree)
4 = Ni en accord ni en désaccord (Neither agree nor disagree)
5 = Plutôt d’accord (Somewhat agree)
6 = D’accord (Agree)
7 = Tout à fait d’accord (Strongly agree) - Consigne de passation : L’instrument est généralement introduit immédiatement après la présentation d’une décision ou d’un choix hypothétique ou réel dans une dyade : « En réfléchissant au choix que vous venez de faire / d’envisager par rapport à votre ami(e), veuillez indiquer dans quelle mesure vous êtes d’accord ou non avec les affirmations suivantes : ».
- Modalités de cotation : L’intégralité des trois items est formulée dans le sens positif du construit (aucun item inversé). Le score global est obtenu en calculant la moyenne arithmétique des trois réponses. Le score composite résultant s’étend donc de 1,00 à 7,00, les valeurs les plus élevées traduisant une anticipation plus intense de répercussions sociales défavorables.
- Temps de passation estimé : Inférieur à 60 secondes, ce qui minimise le fardeau cognitif du répondant et prévient l’attrition dans les enquêtes longues.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication : 2020.
- Publication princeps : Journal of Marketing Research, Volume 57, Numéro 1, pages 134–155.
- Propriété intellectuelle et droits : Droits d’auteur détenus par l’American Marketing Association (AMA) et les auteurs (Peggy J. Liu, Brent McFerran, Kelly L. Haws).
- Politique d’utilisation et permissions : Les items de l’échelle ont été rendus publics dans les annexes et le corps textuel de l’article scientifique à des fins de dissémination académique. L’utilisation de cet instrument à des fins de recherche non commerciale, académique, d’enseignement ou d’évaluation empirique est autorisée sans frais (free of charge), sous réserve de citer scrupuleusement l’article fondateur de Liu et al. (2020) selon les normes bibliographiques appropriées.
- Utilisation commerciale : Toute intégration de cet instrument dans des logiciels commerciaux propriétaires, des outils de diagnostic payants ou des études de marché d’entreprise à but lucratif peut nécessiter une autorisation explicite auprès de l’American Marketing Association ou du bureau de transfert de technologies des institutions affiliées.
12. Références / References
Les sources académiques et publications fondatrices relatives à la conception, la validation et le cadre théorique de cette échelle sont les suivantes :
- Baumeister, R. F., Vohs, K. D., DeWall, C. N., & Zhang, L. (2007). How emotion shapes behavior: Feedback, anticipation, and reflection, rather than direct causation. Personality and Social Psychology Review, 11(2), 167–203. https://doi.org/10.1177/1088868307301033
- Goffman, E. (1967). Interaction ritual: Essays on face-to-face behavior. Doubleday Anchor. https://en.wikipedia.org/wiki/Interaction_Ritual
- Kelley, H. H., & Thibaut, J. W. (1978). Interpersonal relations: A theory of interdependence. John Wiley & Sons.
- Leary, M. R., & Kowalski, R. M. (1990). Impression management: A literature review and two-component model. Psychological Bulletin, 107(1), 34–47. https://doi.org/10.1037/0033-2909.107.1.34
- Liu, P. J., McFerran, B., & Haws, K. L. (2020). Mindful matching: Ordinal versus nominal attributes. Journal of Marketing Research, 57(1), 134–155. https://doi.org/10.1177/0022243719879713
- Preacher, K. J., & Hayes, A. F. (2008). Asymptotic and resampling strategies for assessing and comparing indirect effects in multiple mediator models. Behavior Research Methods, 40(3), 879–891. https://doi.org/10.3758/BRM.40.3.879
- Zeelenberg, M., & Pieters, R. (2007). A theory of regret regulation 1.0. Journal of Consumer Psychology, 17(1), 3–18. https://doi.org/10.1207/s15327663jcp1701_3
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale:
7-point Likert scale (1 = Strongly disagree to 7 = Strongly agree)
- My choice would negatively affect my friend.
- My choice would make my friend feel uncomfortable.
- My friend would be disappointed by my choice.
Scoring: Items are averaged to create a composite measure of anticipated negative social consequences.