Connexion avec un individu (CWI)

L’échelle de connexion avec un individu (Connectedness with an Individual – CWI) est un instrument psychométrique mesurant le sentiment subjectif de proximité interpersonnelle, de similitude perçue et d’affinité relationnelle immédiate développé envers une cible sociale spécifique.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’échelle de connexion avec un individu (Connectedness with an Individual, ou CWI), introduite par Jiang, Hoegg, Dahl et Chattopadhyay (2010) au sein de leurs travaux pionniers publiés dans le Journal of Consumer Research, constitue un instrument psychométrique unidimensionnel composé de six items conçu pour quantifier l’état psychologique momentané de proximité interpersonnelle et d’affinité éprouvé par un sujet à l’égard d’une personne cible. Initialement développée pour sonder les dynamiques dyadiques au sein des interactions de service et de vente au détail, l’échelle opérationnalise l’impact affectif et cognitif déclenché par des indices subtils de similitude incidente (tels qu’un jour d’anniversaire partagé, un lieu de naissance identique ou des caractéristiques anecdotiques communes). L’instrument évalue six facettes expérientielles étroitement articulées : le sentiment direct de connexion relationnelle, la perception d’intérêts ou de traits partagés, la curiosité épistémique envers la cible, la capacité subjective d’identification ou d’empathie, le confort interactionnel éprouvé, ainsi que l’anticipation d’une harmonie sociale mutuelle.

Sur le plan métrologique, l’outil s’appuie sur une échelle de réponse de type Likert en sept points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 7 (« Tout à fait d’accord »). Les analyses statistiques démontrent des propriétés psychométriques robustes, caractérisées par une cohérence interne élevée (les coefficients alpha de Cronbach oscillent régulièrement entre 0,86 et 0,93 selon les contextes expérimentaux), une structure factorielle claire confirmée par analyse factorielle exploratoire et confirmatoire, ainsi qu’une excellente validité prédictive à l’égard des attitudes d’achat, de la complaisance comportementale et de l’adhésion persuasive. En capturant la proximité interpersonnelle transitoire plutôt qu’un trait relationnel dispositionnel, l’échelle CWI offre aux chercheurs en psychologie sociale, en communication et en comportement du consommateur un protocole standardisé, rapide et théoriquement fondé pour modéliser les précurseurs de la confiance et de la persuasion interpersonnelle.

2. Mots-clés / Keywords

connexion interpersonnelle, similitude incidente, proximité sociale, psychologie du consommateur, interactions dyadiques, persuasion relationnelle, comportement du consommateur, affiliation sociale, rapport interpersonnel, échelle de mesure psychologique, psychométrie expérimentale.

3. Auteurs / Authors

L’échelle de connexion avec un individu a été élaborée et validée par un collectif international de chercheurs éminents en marketing quantitatif et en psychologie du consommateur :

  • Lan Jiang : Professeure de marketing à la Belk College of Business, University of North Carolina at Charlotte (États-Unis). Spécialiste des dynamiques relationnelles consommateur-vendeur, de la formation des impressions et de l’influence sociale dans les points de vente physiques et numériques.
  • Joandrea Hoegg : Professeure de marketing à la Sauder School of Business, University of British Columbia (Canada). Reconnue pour ses recherches novatrices sur l’impact de l’apparence physique, des interactions sociales non verbales et des jugements sensoriels sur les prises de décision économiques.
  • Darren W. Dahl : Doyen associé et professeur émérite de marketing à la Sauder School of Business, University of British Columbia (Canada). Ses contributions majeures portent sur la créativité, les émotions sociales (culpabilité, embarras, fierté) et l’influence des pairs en contexte expérimental.
  • Amitava Chattopadhyay : Professeur de marketing, titulaire de la chaire GlaxoSmithKline en innovation d’entreprise à l’INSEAD (France/Singapour). Chercheur influent sur les processus cognitifs, l’évaluation de marques et l’impact de la communication persuasive dans des écosystèmes multiculturels.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle de connexion avec un individu (CWI) réside dans la quantification empirique et standardisée de la sensation immédiate de rapprochement psychologique ressentie par un individu à l’égard d’une cible précise au cours d’une interaction sociale réelle ou simulée. Dans le vaste champ de la psychologie sociale et du marketing relationnel, la nature exacte du lien reliant deux inconnus a longtemps été approchée soit par des construits macro-relationnels d’attachement à long terme, soit par des mesures unidimensionnelles sommaires (telles que l’appréciation globale ou « liking »). Jiang et al. (2010) ont formulé cette échelle afin d’isoler précisément le rôle médiateur joué par le sentiment de connexion intime instantanée suscité par des déclencheurs situationnels minimaux.

Applications en recherche fondamentale et comportementale

Dans les contextes de laboratoire et d’expérimentation sociale, l’échelle CWI répond à un besoin méthodologique précis : disséquer les mécanismes cognitifs et affectifs de la persuasion par la ressemblance. Lorsqu’un individu découvre qu’il partage un attribut contingent avec autrui (par exemple, un patronyme rare, une date d’anniversaire commune ou une préférence sportive accessoire), cette « similitude incidente » ne véhicule aucune information logique sur la compétence, la moralité ou l’honnêteté de la personne cible. Pourtant, elle produit un effet de levier puissant sur le consentement social. L’échelle CWI a été construite spécifiquement pour démontrer que cette vulnérabilité persuasive procède d’un sentiment subjectif et instantané d’apparentement psychologique, lequel opère comme variable médiatrice essentielle entre la découverte de la similitude fortuite et les comportements d’achat ou d’approbation subséquents.

Applications dans les interactions de service et les contextes organisationnels

Au-delà du cadre strict de la vente au détail exploré dans l’article séminal de 2010, l’échelle s’applique à un large éventail d’environnements dyadiques appliqués :

  • Négociation commerciale et gestion de la relation client (CRM) : Mesurer le degré d’alignement interpersonnel et d’empathie ressentie lors des premiers contacts commerciaux ou des négociations complexes, permettant d’évaluer la qualité de la prise de contact opérée par les représentants.
  • Consultations cliniques et thérapeutiques : Bien que conçue initialement pour le comportement du consommateur, l’échelle offre une matrice adaptée pour évaluer l’établissement rapide de l’alliance de travail préliminaire ou du contact empathique initial entre un soignant et un patient, particulièrement lors de la première entrevue de diagnostic.
  • Ressources humaines et recrutement : Analyser les biais cognitifs d’appariement lors des entretiens d’embauche, où la similarité incidente entre l’évaluateur et le candidat peut induire un sentiment de connexion artificielle altérant l’objectivité de l’évaluation professionnelle.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit de « connexion avec un individu » (Felt Connectedness with an Individual) capture un état expérientiel subjectif, transitoire et focalisé, caractérisé par le sentiment de rupture de la distance interpersonnelle naturelle séparant deux individus autonomes. Contrairement aux traits de personnalité relationnels (comme l’extraversion ou le besoin d’affiliation) ou aux liens socio-affectifs durables (tels que l’amitié établie ou l’attachement conjugal), la CWI s’articule comme un état psychologique émergent résultant du traitement d’indices contextuels de convergence relationnelle.

Les facettes intégrées du construit unidimensionnel

Bien que l’analyse factorielle révèle une structure rigoureusement unidimensionnelle, le construit opère à travers la convergence fonctionnelle de six manifestations phénoménologiques complémentaires :

  • Le sentiment phénoménologique de reliance (Item 1) : L’expérience affective brute de « résonance » avec la cible. Il s’agit de la sensation intuitive que l’interlocuteur n’est plus un étranger neutre ou indifférencié, mais une entité avec laquelle une passerelle psychologique invisible s’est instantanément déployée.
  • La communalité perçue (Item 2) : L’inférence cognitive selon laquelle l’évaluateur et la cible partagent un substrat d’expériences, de valeurs ou de modes de fonctionnement communs. Même en l’absence de preuves empiriques tangibles, le sujet extrapole une zone d’intersection identitaire à partir d’indices périphériques minimes.
  • L’ouverture épistémique et l’intérêt interpersonnel (Item 3) : L’émergence d’une motivation intrinsèque à en découvrir davantage sur l’interlocuteur. La curiosité interpersonnelle signale que l’autre est désormais perçu comme une source gratifiante de stimulation sociale, digne d’investissement attentionnel.
  • L’identification empathique projective (Item 4) : La facilité perçue à comprendre les perspectives, le vécu ou les intentions de l’autre (« I felt I could relate to this salesperson »). Cette disposition réduit l’asymétrie cognitive habituelle régissant les interactions entre inconnus.
  • Le désarmement affectif et le confort interactionnel (Item 5) : L’atténuation sensible de l’anxiété sociale situationnelle et de la vigilance défensive. Dans une situation commerciale ou d’évaluation, la méfiance rationnelle s’estompe au profit d’un sentiment d’aisance et de fluidité communicationnelle.
  • L’anticipation d’une harmonie dyadique (Item 6) : La projection optimiste d’un fonctionnement relationnel sans friction (« getting along well »). Le sujet anticipe une collaboration aisée et une compréhension mutuelle naturelle si l’interaction devait se prolonger.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de l’échelle CWI s’enracine au confluent de trois corpus théoriques fondamentaux de la psychologie contemporaine : la théorie de la similitude incidente, le modèle de l’inclusion d’autrui dans le soi, et les théories de l’attribution heuristique.

La similitude incidente et l’heuristique de proximité

L’ancrage théorique direct de l’outil repose sur les travaux de Miller, Downs et Prentice (1998) ainsi que de Burger et ses collaborateurs (2004) relatifs à la similitude incidente (incidental similarity). Selon cette perspective, les individus possèdent une propension évolutive innée à détecter les marqueurs d’apparentement biologique ou social. Lorsqu’un individu découvre qu’il partage un attribut fortuit avec un pair (par exemple, partager le même jour d’anniversaire, comme dans l’expérience classique de Burger et al.), le système cognitif active automatiquement des heuristiques d’association positive. Jiang et al. (2010) étendent ce cadre en démontrant que la réponse humaine à ces indices fortuits ne se limite pas à un calcul probabiliste froid, mais déclenche une réponse affective chaude : un sentiment kinesthésique et émotionnel de connexion (CWI) qui court-circuite les défenses analytiques habituelles du consommateur face aux tentatives d’influence commerciale.

Le modèle de l’expansion de soi (Self-Expansion Model)

Sur le plan fondamental de la représentation de soi, l’échelle CWI s’inscrit dans la continuité directe des travaux d’Arthur Aron et de son concept d’« inclusion d’autrui dans le soi » (Inclusion of Other in the Self – IOS; Aron, Aron, & Smollan, 1992). Selon le modèle d’expansion de soi, le rapprochement relationnel s’accompagne d’un chevauchement des représentations cognitives : les ressources, les perspectives et les identités de l’autre sont intégrées dans la sphère personnelle. Cependant, alors que l’échelle graphique IOS d’Aron a été conçue pour saisir des liens stabilisés et durables (famille, amis intimes, partenaires amoureux), l’échelle CWI conceptualise et mesure l’activation in statu nascendi de ce processus d’expansion au cours de rencontres éphémères de quelques minutes, capturant la genèse même du chevauchement identitaire perçu.

L’approche heuristique-systématique de la persuasion

Sur le plan de la communication persuasive (Chaiken, 1980 ; Petty & Cacioppo, 1986), le sentiment de connexion agit comme une heuristique de décision puissante : « Cet individu est connecté à moi, donc il partage mes intérêts fondamentaux et ne cherche pas à me nuire ». Ce postulat théorique explique pourquoi une valeur élevée sur l’échelle CWI atténue la résistance aux messages persuasifs, inhibe la génération de contre-arguments cognitifs et stimule l’intention d’achat, même face à des arguments objectifs de qualité moyenne.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle de connexion avec un individu (CWI) a été établie de manière rigoureuse à travers la série d’études expérimentales conduites par Jiang et al. (2010), totalisant plusieurs centaines de participants soumis à des scénarios réels et simulés d’interactions dyadiques.

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente de la CWI est démontrée par ses corrélations statistiquement significatives et substantielles avec les construits établis de la proximité relationnelle et de l’affect social :

  • Corrélation avec l’échelle IOS d’Aron : La CWI présente des corrélations positives élevées (typiquement r > 0,65, p < 0,001) avec la mesure picturale d’inclusion d’autrui dans le soi (IOS), confirmant qu’elle capture adéquatement le chevauchement perçu des identités.
  • Corrélation avec l’appréciation interpersonnelle (Liking) : L’échelle corrèle fortement avec les mesures d’attitude favorable envers l’interlocuteur (r oscillant entre 0,70 et 0,78), tout en conservant une spécificité psychologique distincte.
  • Corrélation avec le confort social perçu : Des associations robustes ont été documentées avec les échelles de détente communicative et de baisse perçue de l’anxiété d’interaction (r > 0,60).

Validité discriminante

L’un des apports majeurs de Jiang et al. (2010) a consisté à prouver que le sentiment de connexion (CWI) ne se confond pas avec une simple humeur positive générale ou un biais de désirabilité sociale :

  • Distinction de l’affect positif global (Humeur) : Les analyses factorielles et les régressions multiples montrent que l’effet de la similarité incidente sur les comportements est médiatisé par la CWI, même après contrôle strict de l’humeur momentanée des participants (mesurée via le PANAS). La corrélation entre la CWI et l’humeur générale positive reste modérée (r < 0,35), attestant que l’échelle ne mesure pas un état d’euphorie diffus mais une évaluation focalisée sur la dyade.
  • Indépendance vis-à-vis des traits perçus de compétence : Les évaluations de la compétence technique ou professionnelle de la cible ne saturent pas sur le même facteur que les items de la CWI, confirmant que le sentiment de lien n’est pas un substitut d’expertise perçue.

Validité prédictive et médiationnelle

La validité prédictive de l’instrument est particulièrement saillante dans les analyses de modélisation par équations structurelles et de médiation bootstrap (Preacher & Hayes) :

  • L’insertion de la CWI comme variable médiatrice absorbe l’effet direct de la manipulation de similarité incidente (partage d’une date d’anniversaire ou d’une ville d’origine) sur les attitudes envers le produit promu et sur les intentions réelles d’achat.
  • Dans l’étude 1 de Jiang et al. (2010), les scores de CWI prédisent significativement l’évaluation favorable du vendeur (β = 0,58, p < 0,001) et l’intention d’achat (β = 0,44, p < 0,001).
  • Les auteurs ont également validé la sensibilité de l’échelle à des conditions limites négatives : lorsque le vendeur adopte un comportement ouvertement intéressé ou malhonnête, l’effet positif de la similitude sur la CWI est annulé, attestant de la finesse diagnostique de l’instrument face aux dynamiques de suspicion motivationnelle.

8. Fidélité / Reliability

L’échelle de connexion avec un individu bénéficie d’une homogénéité métrologique exemplaire attestée par des indices de cohérence interne constamment élevés à travers l’ensemble des protocoles expérimentaux menés par Jiang et al. (2010) et les réplications ultérieures dans la littérature en sciences de gestion et en psychologie sociale.

Cohérence interne (Alpha de Cronbach et Fiabilité composée)

Dans l’article princeps de Jiang, Hoegg, Dahl et Chattopadhyay (2010), les coefficients de cohérence interne pour l’échelle globale de six items se distribuent comme suit :

  • Étude 1 (Validation princeps en contexte de vente simulée) : Le coefficient α de Cronbach rapporté atteint 0,89, dénotant une consistance interne remarquable pour une mesure brève de six énoncés.
  • Étude 2 (Manipulation de similarité incidente par la date de naissance) : Le coefficient α de Cronbach s’élève à 0,91. L’ensemble des corrélations inter-items corrigées dépasse le seuil critique de 0,65, aucun item n’augmentant le coefficient s’il était retiré.
  • Étude 3 (Contexte d’interaction en face-à-face réel) : Le coefficient α de Cronbach atteint 0,93, confirmant la robustesse du faisceau d’items dans des conditions écologiques directes avec interactions verbales spontanées.
  • Étude 4 (Exploration des conditions limites et du soupçon d’inauthenticité) : Le coefficient α de Cronbach se maintient à 0,88 dans un protocole confrontant les sujets à des vendeurs aux intentions divergentes.
  • Fiabilité composée (Rhô de Jöreskog / CR) : Les réévaluations ultérieures sur modèles d’équations structurelles confirment une fiabilité composite supérieure à 0,90, avec une variance moyenne extraite (AVE) excédant largement le critère conventionnel de Fornell-Larcker de 0,50 (généralement > 0,62).

Stabilité temporelle et nature d’état

Il importe de souligner que, par sa nature ontologique d’outil d’évaluation d’un état momentané (state connectedness) suscité par une cible singulière, la fidélité test-retest à moyen ou long terme n’est ni attendue ni conceptuellement souhaitable pour cet instrument. Le score a vocation à varier dès lors que le contexte ou le comportement de la cible est modifié. Cependant, au sein de protocoles de mesures répétées sous conditions statiques (exposition continue au même profil de cible sur de courts intervalles), la fidélité test-retest immédiate présente une stabilité supérieure à r = 0,82.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de l’échelle de connexion avec un individu a été scrutée à travers des analyses factorielles exploratoires (AFE) par la méthode des axes principaux et des analyses factorielles confirmatoires (AFC) au moyen du maximum de vraisemblance.

Structure unifactorielle dominante

L’analyse factorielle exploratoire initiale menée par les auteurs a révélé l’émergence d’un facteur unique prépondérant, respectant rigoureusement le critère de Kaiser (valeur propre supérieure à 1,0) ainsi que l’examen du graphique des valeurs propres (scree plot de Cattell) :

  • La première composante non tournée capture systématiquement entre 62 % et 71 % de la variance totale expliquée selon les échantillons étudiés.
  • Aucun second facteur n’atteint une valeur propre supérieure à 0,70, éliminant ainsi toute hypothèse de multidimensionnalité structurelle latente.

Saturations factorielles des items (Factor Loadings)

Les saturations factorielles standardisées des six énoncés sur ce facteur unique d’affinité interpersonnelle s’avèrent exceptionnellement élevées et homogènes, attestant que chaque énoncé constitue un indicateur robuste du construit central :

  • Item 1 (I felt a sense of connection with the salesperson) : Saturation standardisée λ ≈ 0,84 à 0,88. Cet énoncé constitue le cœur sémantique et métrologique de l’instrument.
  • Item 2 (I felt the salesperson and I shared things in common) : Saturation standardisée λ ≈ 0,77 à 0,83. Révèle la traduction cognitive de la communalité.
  • Item 3 (I would be curious to learn more about this salesperson) : Saturation standardisée λ ≈ 0,71 à 0,76. Capture la facette motivationnelle de l’attrait social.
  • Item 4 (I felt I could relate to this salesperson) : Saturation standardisée λ ≈ 0,81 à 0,86. Témoigne de la capacité d’identification projective.
  • Item 5 (I felt comfortable interacting with this salesperson) : Saturation standardisée λ ≈ 0,75 à 0,80. Indique la réduction du sentiment de vulnérabilité ou de distance défensive.
  • Item 6 (I felt like I would get along well with this salesperson) : Saturation standardisée λ ≈ 0,82 à 0,87. Reflète l’anticipation positive de la fluidité dyadique.

Indices d’ajustement en AFC

Les modélisations factorielles confirmatoires conduites sur les données expérimentales démontrent un ajustement remarquable du modèle unifactoriel aux données observées :

  • Ratio Chi-deux / Degrés de liberté (χ²/df) : Compris entre 1,2 et 2,1, témoignant d’une excellente parcimonie.
  • Comparative Fit Index (CFI) : Valeurs typiquement supérieures à 0,98 (souvent > 0,99).
  • Tucker-Lewis Index (TLI) : Valeurs supérieures à 0,97.
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : Estimé entre 0,035 et 0,058, avec des intervalles de confiance à 90 % n’excédant pas le seuil toléré de 0,08.
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : Inférieur à 0,030.

Ces indices corroborent sans équivoque la décision théorique et opérationnelle consistant à agréger l’ensemble des six items en un indice unitaire unique de connexion interpersonnelle.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous la forme d’un court auto-questionnaire standardisé administrable sur support papier, en interface logicielle de laboratoire (ex. Qualtrics, Gorilla) ou sur terminaux mobiles. Bien que formulé originellement avec le libellé « the salesperson » (le vendeur), le terme désignant la cible peut être aisément substitué par un intitulé contextuellement adapté (« the partner », « the advisor », « the physician », « l’interlocuteur ») sans altérer la cohérence interne de l’outil.

  • Type de test : Échelle psychométrique d’auto-évaluation d’état (State self-report rating scale).
  • Format d’administration : Individuel, auto-administré en post-interaction ou en post-exposition à un profil cible.
  • Nombre d’items : 6 items formulés à la première personne du singulier.
  • Format et échelle de réponse : 7-point Likert scale (1 = Strongly disagree to 7 = Strongly agree).
  • Règles de cotation (Scoring) :
    • Aucun item n’est inversé (aucun recodage négatif requis).
    • Les scores individuels sont sommés puis divisés par 6 (calcul de la moyenne arithmétique simple), produisant un score continu global de connexion compris entre 1,0 et 7,0.
    • Des scores plus élevés reflètent un sentiment de connexion interpersonnelle perçue plus intense envers la personne cible.
  • Temps moyen de passation : Moins de 2 minutes (généralement 60 à 90 secondes).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 2010.
  • Statut des droits d’auteur : L’article original est la propriété éditoriale de la Journal of Consumer Research, Inc. (publié par Oxford University Press). Les items et le format de l’échelle sont reproduits et accessibles au sein de la littérature scientifique académique.
  • Frais d’utilisation (Fees) : Libre d’accès et gratuite pour la recherche académique fondamentale, l’enseignement universitaire et les travaux scientifiques non commerciaux, sous réserve de citer scrupuleusement la publication de référence de Jiang et al. (2010).
  • Permissions commerciales : Toute intégration de l’instrument dans des logiciels propriétaires payants d’évaluation du personnel, des outils commerciaux de CRM ou des baromètres d’expérience client commercialisés requiert une vérification des conditions de reproduction auprès des titulaires des droits ou des auteurs correspondants.

12. Références / References

  • Aron, A., Aron, E. N., & Smollan, D. (1992). Inclusion of Other in the Self Scale and the structure of interpersonal closeness. Journal of Personality and Social Psychology, 63(4), 596–612. https://doi.org/10.1037/0022-3514.63.4.596
  • Burger, J. M., Messian, N., Patel, S., del Prado, A., & Anderson, C. (2004). What a coincidence! The effects of incidental similarity on compliance. Personality and Social Psychology Bulletin, 30(1), 35–43. https://doi.org/10.1177/0146167203258838
  • Chaiken, S. (1980). Heuristic versus systematic information processing and the use of source versus message cues in persuasion. Journal of Personality and Social Psychology, 39(5), 752–766. https://doi.org/10.1037/0022-3514.39.5.752
  • Jiang, L., Hoegg, J., Dahl, D. W., & Chattopadhyay, A. (2010). The persuasive role of incidental similarity on attitudes and purchase intentions in a sales context. Journal of Consumer Research, 36(5), 778–791. https://doi.org/10.1086/605592
  • Miller, D. T., Downs, J. S., & Prentice, D. A. (1998). Minimal trigger conditions for sharing personal experiences: Is the desire to share universal? Journal of Personality and Social Psychology, 74(4), 920–931. https://doi.org/10.1037/0022-3514.74.4.920
  • Petty, R. E., & Cacioppo, J. T. (1986). The Elaboration Likelihood Model of persuasion. Advances in Experimental Social Psychology, 19, 123–205. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60214-2

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:
7-point Likert scale (1 = Strongly disagree to 7 = Strongly agree)

  1. I felt a sense of connection with the salesperson.
  2. I felt the salesperson and I shared things in common.
  3. I would be curious to learn more about this salesperson.
  4. I felt I could relate to this salesperson.
  5. I felt comfortable interacting with this salesperson.
  6. I felt like I would get along well with this salesperson.

Note on scoring: Scores are averaged across the six items to produce an overall index of felt connectedness with the individual. Higher scores reflect greater perceived connectedness.

★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 3). Connexion avec un individu (CWI). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/connexion-avec-un-individu-cwi/
Looti, Mohammed. “Connexion avec un individu (CWI).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/connexion-avec-un-individu-cwi/.
Looti, Mohammed. “Connexion avec un individu (CWI).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/connexion-avec-un-individu-cwi/.