Conflit avec la famille

Analyse psychométrique détaillée de l’échelle des tactiques de conflit intrafamilial (Conflict Tactics Scale – Family/Sibling Version) de Murray A. Straus, mesurant les modes de résolution de conflit, l’agression verbale et la violence physique entre membres de la famille.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’échelle des tactiques de conflit intrafamilial – version familiale et fraternelle (Conflict Tactics Scale – Family/Sibling Version, issue des travaux fondateurs du Conflict Tactics Scale [CTS] développé par Murray A. Straus) constitue un instrument psychométrique de référence internationale conçu pour évaluer quantitativement et qualitativement les stratégies employées par les membres d’une cellule familiale lors de différends interpersonnels. Initialement élaboré pour explorer les dynamiques relationnelles conjugales et parent-enfant, le dispositif a été adapté pour opérationnaliser les conduites interactives au sein de la fratrie et entre adolescents et parents. L’outil investigue un continuum de conduites s’étendant des résolutions rationnelles et non violentes jusqu’aux agressions physiques sévères, en passant par des formes graduées de maltraitance psychologique et verbale.

Dans sa forme abrégée et opérationnelle consacrée aux relations fraternelles et familiales, l’inventaire comporte 14 items centraux explorant trois dimensions psychométriques distinctes : le raisonnement cognitif ou négociation rationnelle (Reasoning / Negotiation, items 1 à 4), l’agression verbale et psychologique (Verbal / Psychological Aggression, items 5 à 8) et la violence physique ou corporelle (Physical Violence / Aggression, items 9 à 14). Les participants évaluent la fréquence d’apparition de chaque comportement au cours des douze derniers mois sur une échelle de fréquence ordinale standardisée à 7 points, allant de 0 (« Jamais ») à 6 (« Plus de 20 fois »). Les propriétés métrologiques de l’échelle mettent en évidence une consistance interne satisfaisante avec des coefficients alpha de Cronbach variant généralement de 0,70 à 0,88 selon les sous-échelles et les populations cibles. La validité de construit, démontrée par analyses factorielles confirmatoires et modélisations en équations structurelles, confirme la pertinence d’une distinction hiérarchique entre modes constructifs et modes destructeurs de gestion des tensions domestiques.

2. Mots-clés / Keywords

Conflict Tactics Scale, dynamique familiale, conflits fraternels, violence intrafamiliale, agression verbale, violence physique, psychométrie, évaluation comportementale, négociation de conflit, relations parents-enfants, victimologie familiale, résolution de conflit.

3. Auteurs / Authors

L’instrumentation théorique et méthodologique de la Conflict Tactics Scale (CTS) a été conceptualisée et développée par le sociologue et psychologue américain Murray Arnold Straus (1926–2016), en collaboration avec les chercheurs du Family Research Laboratory de l’Université du New Hampshire (Durham, NH, États-Unis). D’éminents coauteurs et spécialistes de la violence familiale ont contribué à ses adaptations et révisions psychométriques successives, notamment le professeur Richard J. Gelles (School of Social Policy & Practice, University of Pennsylvania), le docteur David Finkelhor (Crimes Against Children Research Center, University of New Hampshire) et la professeure Sherry L. Hamby (Department of Psychology, Sewanee: The University of the South).

4. Objectif / Purpose

L’échelle a pour objectif premier de quantifier de manière standardisée et empirique les tactiques comportementales mobilisées par un individu lorsqu’il traverse une situation de conflit ou de désaccord aigu avec un membre de sa famille proche (un frère, une sœur ou un parent). La prémisse scientifique de l’instrument repose sur le constat fondamental que le conflit interpersonnel est inévitable et inhérent à toute vie de groupe social et particulièrement au micro-système familial. L’enjeu métrologique ne réside donc pas dans la mesure de la simple présence ou absence d’un désaccord, mais dans l’identification précise des mécanismes d’adaptation et des tactiques comportementales déployées pour résoudre ou escalader la crise.

Sur le plan de la recherche fondamentale et appliquée, l’instrument permet aux cliniciens, travailleurs sociaux et chercheurs en psychologie du développement d’étudier les trajectoires de socialisation de l’agressivité. Les conflits entre frères et sœurs représentent souvent la première arène sociale où s’expérimentent la négociation, le compromis, mais également la coercition et l’abus de pouvoir. L’échelle permet ainsi de mesurer :

  • La prévalence et la chronicité des conduites de négociation collaborative face aux conduites d’intimidation ;
  • Les profils de transmission intergénérationnelle de la violence (comment les tactiques parentales sont répliquées au niveau du sous-système de la fratrie) ;
  • L’impact des violences psychologiques et physiques fraternelles sur la genèse des troubles internalisés (dépression, anxiété, faible estime de soi) et externalisés (trouble des conduites, délinquance juvénile) ;
  • L’efficacité des programmes d’intervention psychoéducative et de thérapie systémique familiale axés sur l’apprentissage de la résolution non violente des différends.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par l’échelle des tactiques de conflit intrafamilial s’articule autour d’une conceptualisation tripartite des comportements interactifs en contexte de tension émotionnelle. Chacune de ces dimensions reflète un degré croissant de rupture avec les normes de civilité et d’intégrité personnelle.

1. Le Raisonnement cognitif et la négociation (Reasoning / Cognitive Negotiation)

Cette dimension capture l’utilisation de stratégies communicationnelles constructives, intellectuelles et rationnelles destinées à traiter le différend sans recourir à la contrainte affective ou physique. Elle inclut l’expression verbale calme des points de vue divergents (items 1 et 2), la recherche et la présentation d’informations probantes pour étayer son argumentation (item 3), ainsi que l’appel volontaire à un tiers médiateur (parent, pair, arbitre) pour faciliter un accord équitable (item 4). Ce construit reflète des compétences sophistiquées de régulation émotionnelle, d’empathie cognitive et d’affirmation de soi assertive.

2. L’Agression verbale et psychologique (Verbal / Psychological Aggression)

Cette sous-échelle mesure l’emploi de communications verbales et non verbales hostiles visant à dévaloriser, intimider, punir ou déstabiliser psychologiquement l’autre membre de la famille. Les conduites varient de la dispute véhémente sans hurlements (item 5) aux cris directs, insultes et dénigrements explicites (item 6). Elle intègre également des conduites de rétorsion passive-agressive hautement destructrices pour le lien familial, telles que le fait de bouder et refuser obstinément le dialogue (item 7) ou de quitter violemment la pièce en claquant des pieds ou des portes (item 8). Sur le plan psychologique, cette dimension mesure la désorganisation du contrôle inhibiteur et le passage d’une visée de résolution à une visée d’attaque de l’estime de l’autre.

3. La Violence physique et corporelle (Physical Violence / Aggression)

Ce sous-construit quantifie l’irruption de la force physique dirigée contre l’environnement immédiat ou directement contre le corps d’autrui dans le but de lui infliger un préjudice, une douleur ou une contrainte physique. L’instrument opère une graduation comportementale fine :

  • Manifestations physiques indirectes ou menaces : lancer un objet au sol, fracasser un bien matériel (item 9), ou formuler une menace explicite de frapper ou de jeter un projectile (item 10) ;
  • Violence physique mineure / modérée : projeter un objet sur autrui (item 11), bousculer, empoigner ou repousser vigoureusement le frère, la sœur ou le parent (item 12) ;
  • Violence physique sévère : frapper ou tenter de frapper à mains nues (item 13), et frapper ou tenter de frapper avec un objet dur ou contondant (item 14).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La conception de l’échelle des tactiques de conflit intrafamilial s’ancre principalement dans la théorie du conflit social appliquée à l’institution familiale, développée magistralement par Murray A. Straus (1974, 1979). Contrairement aux postulats fonctionnalistes et idéalistes qui envisageaient la famille comme une unité harmonieuse naturellement dénuée de luttes intestines, la perspective de Straus soutient que le groupe familial constitue l’un des contextes sociaux les plus intrinsèquement conflictuels en raison de la forte proximité temporelle et spatiale, de la multitude d’intérêts divergents, de l’asymétrie d’âge et de pouvoir, ainsi que de l’intensité des investissements affectifs.

Deux corpus théoriques majeurs complètent ce modèle structurel :

  • La théorie de l’apprentissage social d’Albert Bandura : Les conduites agressives au sein de la fratrie ou envers les parents ne sont pas de simples décharges pulsionnelles, mais des comportements modelés et renforcés par l’environnement vicariant. L’observation de figures parentales recourant à des tactiques coercitives transmet aux enfants le schéma cognitif selon lequel la violence physique ou l’insulte constitue une modalité légitime de contrôle relationnel.
  • La théorie des systèmes familiaux de Salvador Minuchin : Le sous-système fraternel fonctionne comme un laboratoire d’expérimentation des frontières, du pouvoir et des coalitions. L’escalade vers des tactiques de conflit non régulées témoigne souvent d’un dysfonctionnement des frontières hiérarchiques et d’un manque de clarté dans les règles de rétroaction au sein du système familial global.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique des échelles de tactiques de conflit (CTS et ses déclinaisons intrafamiliales) a fait l’objet d’un examen empirique approfondi documenté dans plus de trois décennies de littérature scientifique internationale (Straus, 1979, 1990 ; Straus et al., 1996).

Validité de contenu et de construit

La validité de contenu repose sur une recension exhaustive des répertoires d’actions observés en clinique familiale et dans les enquêtes sociologiques à grande échelle. L’opérationnalisation par paliers de gravité comportementale évite les biais de désirabilité sociale en ancrant les énoncés dans des actes factuels précis plutôt que dans des jugements subjectifs (« Avez-vous été violent ? » vs « Avez-vous poussé ou empoigné ? »). Les analyses factorielles confirment invariablement l’orthogonalité ou la corrélation modérée attendue entre les dimensions prosociales (Raisonnement) et hostiles (Agression psychologique et physique).

Validité convergente et discriminante

La validité convergente est étayée par des corrélations hautement significatives entre les scores d’agression physique de la CTS familiale et d’autres mesures standardisées telles que la Child Behavior Checklist (CBCL de Thomas Achenbach) pour les troubles externalisés, le Buss-Perry Aggression Questionnaire, ainsi que les registres institutionnels de protection de l’enfance. Sur le plan de la validité discriminante, les sous-échelles d’agression physique se distinguent nettement des traits de personnalité généraux (comme le névrosisme ou l’extraversion de l’inventaire NEO-PI), prouvant que l’instrument capture des dynamiques interactionnelles spécifiques plutôt qu’une disposition affective globale.

Validité prédictive

Les études longitudinales démontrent que des scores élevés à la sous-échelle d’agression corporelle et psychologique au sein de la fratrie durant l’adolescence prédisent significativement, à l’âge adulte, la perpétration de violences conjugales, la précarité relationnelle et la survenue de troubles de l’attachement, confirmant une validité prédictive robuste.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’inventaire a été établie par l’analyse de la consistance interne et de la stabilité temporelle sur de larges cohortes représentatives (Straus & Gelles, 1990).

  • Consistance interne : Le coefficient alpha de Cronbach pour la sous-échelle de Raisonnement oscille entre 0,72 et 0,78 selon les échantillons. Pour l’Agression verbale/psychologique, l’alpha s’établit généralement entre 0,77 et 0,83. La sous-échelle de Violence physique présente des alphas particulièrement solides, compris entre 0,81 et 0,88, reflétant une forte homogénéité des items de passage à l’acte corporel.
  • Stabilité test-retest : Les coefficients de corrélation intraclasse évalués sur des intervalles de deux à quatre semaines mettent en évidence une fidélité temporelle oscillant entre r = 0,74 et r = 0,85 pour les sous-échelles d’agression. La stabilité est légèrement inférieure pour le raisonnement (r ≈ 0,68), ce qui concorde avec la sensibilité de la négociation aux fluctuations conjoncturelles du climat familial.
  • Accord inter-juges : Dans les protocoles dyadiques comparant les déclarations croisées de deux membres de la fratrie (victimisation rapportée par l’un versus perpétration admise par l’autre), les corrélations de concordance oscillent entre 0,45 et 0,65, ce qui est considéré comme tout à fait probant dans l’évaluation de conduites socialement stigmatisées.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les investigations psychométriques fondées sur l’analyse factorielle exploratoire (AFE) avec rotation oblique (Promax ou Oblimin) et l’analyse factorielle confirmatoire (AFC) soutiennent fermement une organisation multidimensionnelle sous-jacente.

Les études factorielles menées par Straus (1979, 1990) et répliquées ultérieurement révèlent une structure robuste à trois facteurs principaux :

  • Facteur I (Raisonnement / Négociation) : Regroupe les items 1, 2, 3 et 4, avec des saturations factorielles généralement supérieures à 0,62 (atteignant 0,81 pour l’item 2 « Did discuss the issue relatively calmly »).
  • Facteur II (Agression verbale et psychologique) : Sature principalement les items 5, 6, 7 et 8, avec des poids factoriels compris entre 0,55 et 0,79. L’item 6 (« Yelled and/or insulted ») constitue le marqueur le plus saturé de cette composante d’hostilité affective directe.
  • Facteur III (Agressivité physique / Passage à l’acte violent) : Regroupe les items 9 à 14, avec des saturations factorielles élevées comprises entre 0,65 et 0,86. Ce facteur s’isole nettement, montrant une frontière empirique claire entre le conflit verbalisé et la rupture de l’intégrité physique.

Les indices d’ajustement en AFC rapportés dans la littérature moderne indiquent une adéquation remarquable du modèle à trois facteurs aux données empiriques (RMSEA < 0,05 ; CFI > 0,94 ; TLI > 0,93), confirmant la non-réductibilité du construit à un facteur général unique de « tension familiale ».

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom du test : Échelle des tactiques de conflit – Version familiale / fratrie (Conflict Tactics Scale – Family/Sibling Version [CTS]).
  • Auteurs principaux : Murray A. Straus, Ph.D. & Family Research Laboratory (University of New Hampshire).
  • Format d’administration : Auto-questionnaire papier-crayon ou passation informatisée en ligne ; possibilité d’administration en entretien semi-directif standardisé.
  • Population cible : Adolescents (à partir de 11-12 ans) et adultes évaluant les interactions conflictuelles avec un frère, une sœur ou un parent.
  • Durée de passation : Environ 5 à 10 minutes.
  • Nombre d’items : 14 items standardisés (+ item d’ouverture descriptive optionnel).
  • Échelle de réponse : Échelle ordinale à 7 niveaux de fréquence (comportements survenus au cours de l’année écoulée) :
    • 0 = Jamais (Never)
    • 1 = Une fois (Once)
    • 2 = Deux fois (Twice)
    • 3 = 3 à 5 fois (3-5 times)
    • 4 = 6 à 10 fois (6-10 times)
    • 5 = 11 à 20 fois (11-20 times)
    • 6 = Plus de 20 fois (More than 20 times)
  • Modalités de cotation (Scoring) :
    • Score de prévalence : Variable dichotomique (0 = aucun épisode ; 1 = au moins un épisode au cours de l’année).
    • Score de chronicité / fréquence : Sommation brute des scores ordinaux (0 à 6) ou conversion des catégories en points médians annuels réels (0=0, 1=1, 2=2, 3=4, 4=8, 5=15, 6=25) afin de calculer une fréquence brute estimée par sous-échelle.
    • Sous-échelles : Raisonnement (items 1 à 4) ; Agression verbale/psychologique (items 5 à 8) ; Violence physique (items 9 à 14).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1979 (développement initial de la CTS par Murray A. Straus), avec formalisations spécifiques pour les sous-systèmes familiaux en 1990 et 1995.
  • Statut des droits d’auteur : Droits d’auteur détenus initialement par Murray A. Straus et le Family Research Laboratory de l’Université du New Hampshire.
  • Conditions d’utilisation et tarification : L’instrument original CTS et ses adaptations pour la recherche académique ont été historiquement mis à disposition gratuitement par l’auteur aux chercheurs universitaires et étudiants pour des usages scientifiques non commerciaux, sous réserve de citation formelle des publications sources. L’utilisation clinique commerciale ou l’intégration dans des batteries éditées requiert l’autorisation préalable du détenteur des droits ou des maisons d’édition associées.

12. Références / References

Les sources académiques fondamentales étayant cet instrument incluent :

  • Fischer, J., & Corcoran, K. J. (2007). Measures for clinical practice and research: A sourcebook (4e éd., Vol. 1, p. 227-231). Oxford University Press.
  • Straus, M. A. (1974). Leveling, civility, and violence in the family. Journal of Marriage and the Family, 36(1), 13–29. https://doi.org/10.2307/351141
  • Straus, M. A. (1979). Measuring intrafamily conflict and violence: The Conflict Tactics (CT) Scales. Journal of Marriage and Family, 41(1), 75–88. https://doi.org/10.2307/351733
  • Straus, M. A. (1990). The Conflict Tactics Scale and its critics: An evaluation and new data on validity and reliability. Dans M. A. Straus & R. J. Gelles (Dir.), Physical violence in American families: Risk factors and adaptations to violence in 8,145 families (p. 49–73). Transaction Publishers.
  • Straus, M. A., & Douglas, E. M. (2004). A short form of the Revised Conflict Tactics Scales, and typologies for severity and mutuality. Violence and Victims, 19(5), 507–520. https://doi.org/10.1891/vivi.19.5.507.63686
  • Straus, M. A., & Gelles, R. J. (1990). Physical violence in American families: Risk factors and adaptations to violence in 8,145 families. Transaction Publishers.
  • Straus, M. A., & Hamby, S. L. (1997). Measuring physical and psychological maltreatment of children with the Conflict Tactics Scales. Dans G. K. Kantor & J. L. Jasinski (Dir.), Out of the darkness: Contemporary research perspectives on family violence (p. 119–135). SAGE Publications. https://doi.org/10.4135/9781483328010.n10
  • Straus, M. A., Hamby, S. L., Boney-McCoy, S., & Sugarman, D. B. (1996). The Revised Conflict Tactics Scales (CTS2): Development and preliminary psychometric data. Journal of Family Issues, 17(3), 283–316. https://doi.org/10.1177/019251396017003001
  • Straus, M. A., Hamby, S. L., Finkelhor, D., Moore, D. W., & Runyan, D. (1998). Identification of child maltreatment with the Parent-Child Conflict Tactics Scales: Development and psychometric data for a national sample of American parents. Child Abuse & Neglect, 22(4), 249–270. https://doi.org/10.1016/S0145-2134(97)00174-9

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: No matter how well a family gets along, there are times when they disagree or get in fights. Below is a list of things that people might do when they have an argument or conflict. Please indicate how often you (or the family member) did each of these things in the past year when having a conflict or disagreement.
Response Scale: 0 = Never, 1 = Once, 2 = Twice, 3 = 3-5 times, 4 = 6-10 times, 5 = 11-20 times, 6 = More than 20 times
Scoring / Reverse Items: Subscales typically include: Reasoning (Items 1-3/4), Verbal Aggression / Psychological Aggression (Items 5-8), and Physical Violence / Aggression (Items 9-14). Item scores are usually summed directly or converted to midpoints representing frequency counts across the past year.
1

Tried to discuss the issue relatively calmly
2

Did discuss the issue relatively calmly
3

Got information to back up his/her side of things
4

Brought in someone else to help settle things (or tried to)
5

Argued heatedly but short of yelling
6

Yelled and/or insulted
7

Sulked and/or refused to talk about it
8

Stomped out of the room
9

Threw something (but not at the other) or smashed something
10

Threatened to hit or throw something at the other
11

Threw something at the other
12

Pushed, grabbed, or shoved the other
13

Hit (or tried to hit) the other person but not with anything
14

Hit (or tried to hit) the other person with something hard
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Looti, M. (2026, octobre 7). Conflit avec la famille. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/conflit-avec-la-famille/
Looti, Mohammed. “Conflit avec la famille.” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/conflit-avec-la-famille/.
Looti, Mohammed. “Conflit avec la famille.” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/conflit-avec-la-famille/.