Confiance dans le système sociopolitique (CSPS)

Découvrez l’Échelle de confiance dans le système sociopolitique (CSPS) développée par Kay et Jost : propriétés psychométriques, fondements théoriques en justification du système et items complets.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de confiance dans le système sociopolitique (couramment désignée sous l’acronyme anglophone CSPS pour Confidence in the Socio-Political System, et étroitement articulée avec l’échelle générale de justification du système) est un instrument psychométrique élaboré pour évaluer quantitativement la mesure dans laquelle un individu perçoit l’architecture sociopolitique, institutionnelle et économique de son pays comme étant intrinsèquement juste, légitime, fonctionnelle et digne de confiance. Développée et formalisée dans le sillage des travaux fondateurs d’Aaron C. Kay et de John T. Jost (notamment leurs recherches majeures de 2003 publiées dans le Journal of Personality and Social Psychology), cette échelle brève comprend huit items mesurant une structure unidimensionnelle sous-jacente.

Les items sondent les croyances relatives à l’équité distributive et procédurale de la société, à l’efficacité opérationnelle des institutions gouvernementales, à la fierté nationale systémique, à la bienveillance des politiques publiques et à la correspondance perçue entre l’effort individuel et les rétributions sociales (méritocratie). Deux des huit items font l’objet d’une cotation inversée afin de limiter les biais d’acquiescement. Les répondants expriment leur degré d’accord à l’aide d’une échelle de réponse de type Likert en plusieurs points (généralement graduée de 1 à 7 ou de 1 à 9 selon les protocoles expérimentaux). D’un point de vue psychométrique, l’instrument démontre une excellente cohérence interne (alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,81 et 0,89) et une validité factorielle robuste confirmée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires. Au-delà de la psychologie politique et sociale, l’échelle a trouvé des applications remarquables en comportement du consommateur, où la motivation à légitimer le système oriente les préférences pour les marques traditionnelles et déclenche des comportements compensatoires.

2. Mots-clés / Keywords

Confiance institutionnelle, justification du système, légitimité sociopolitique, justice sociale, croyance en un monde juste, méritocratie, psychométrie, psychologie politique, comportement du consommateur, idéologie, statut quo, attitudes politiques.

3. Auteurs / Authors

L’instrument et son socle opérationnel ont été conçus et diffusés au premier chef par deux figures majeures de la psychologie sociale contemporaine :

  • Aaron C. Kay : Professeur titulaire à la Fuqua School of Business et au Département de psychologie et de neurosciences de la Duke University (Durham, Caroline du Nord, États-Unis). Spécialiste reconnu des motivations compensatoires, des idéologies légitimatrices et des processus cognitifs présidant au maintien de l’ordre social.
  • John T. Jost : Professeur de psychologie et de politique à l’Université de New York (New York University – NYU, États-Unis), codirecteur du Center for Social and Political Behavior. Fondateur et principal théoricien de la Théorie de la Justification du Système (System Justification Theory).

4. Objectif / Purpose

L’objectif épistémologique et appliqué de l’échelle CSPS est de quantifier avec fidélité la disposition psychologique d’un individu à approuver, défendre et rationaliser l’ordre établi au sein de sa structure sociopolitique nationale. La question de savoir pourquoi les citoyens acceptent, tolèrent et parfois défendent ardemment des institutions qui génèrent des disparités matérielles patentes ou des inefficiences structurelles représente une énigme centrale en psychologie politique. L’échelle CSPS a été calibrée pour capturer directement cette motivation psychologique fondamentale : le besoin d’investir de la foi, de la crédibilité et une valeur morale positive dans le système sociétal global dont dépend l’individu.

Dans le domaine de la recherche fondamentale, l’instrument est mobilisé pour évaluer l’impact des menaces systémiques (telles que les crises macroéconomiques, les scandales politiques ou les instabilités géopolitiques) sur les réactions défensives des populations. Il sert à opérationnaliser la variable médiatrice ou modératrice centrale expliquant comment des stéréotypes complémentaires — par exemple les tropes culturels associant la pauvreté au bonheur (« pauvre mais heureux ») ou à l’honnêteté (« pauvre mais honnête ») — apaisent le sentiment d’injustice et consolident l’attachement au statu quo.

Dans la recherche appliquée en marketing et en sociologie de la consommation, la CSPS permet d’étudier comment l’adhésion au système oriente les choix d’achat. Lorsque la confiance dans le système est menacée, les individus activent des mécanismes d’affrontement compensatoires, manifestant une préférence accrue pour des marques établies emblématiques de l’ordre national, ou rejetant des produits disruptifs. Sur le plan civique et sociologique, la mesure offre un indicateur fin de la cohésion sociale, du cynisme politique et de la propension des citoyens à participer à des mobilisations collectives contestataires versus à se résigner face aux défaillances institutionnelles.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par la CSPS est la légitimité perçue et la fiabilité affective et cognitive accordée au système sociopolitique. Bien que l’échelle fonctionne comme une mesure globale unidimensionnelle de justification générale du système, ce construit intègre plusieurs dimensions théoriques interconnectées :

L’équité procédurale et distributive perçue

Cette composante renvoie à la croyance fondamentale selon laquelle les règles du jeu sociétal sont équitables et appliquées sans favoritisme abusif. L’individu croit que les opportunités ne sont pas confisquées par des oligarchies et que les procédures institutionnelles garantissent à chacun une place juste. À titre d’illustration, une personne affichant un score élevé considérera que les tribunaux et les lois protègent adéquatement l’ensemble des citoyens, tandis qu’un score bas traduira le sentiment que le système est partial et corrompu.

La performance et la viabilité des institutions

Il s’agit du jugement d’efficience opérationnelle porté sur les rouages politiques et administratifs du pays. Le répondant évalue si la société progresse dans une direction positive ou si elle est en déclin. Une confiance élevée se traduit par l’affirmation que les institutions gouvernementales et économiques fonctionnent de manière satisfaisante et ne nécessitent aucune transformation radicale.

La réciprocité méritocratique (effort versus récompense)

Proche de la notion de croyance en un monde juste, cette dimension mesure la certitude que dans la société en question, le travail acharné, les compétences et les mérites individuels sont inévitablement rétribués. Les répondants adhérant à cette vision estiment que la réussite ou l’échec personnel relève de la responsabilité exclusive de l’agent individuel et non des barrières systémiques ou des privilèges hérités.

La bienveillance des politiques publiques

Ce volet postule que les lois et les décisions des gouvernants sont formulées dans l’intérêt supérieur du bien commun (« the greater good ») plutôt que pour assouvir des intérêts corporatistes ou partisans. Les citoyens ayant un niveau élevé de confiance perçoivent les choix de politique publique comme guidés par une volonté sincère d’optimiser le bien-être collectif.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La CSPS s’inscrit au cœur de la Théorie de la Justification du Système (System Justification Theory – SJT), formulée initialement par John T. Jost et Mahzarin R. Banaji en 1994, puis étendue en collaboration avec Aaron Kay et de nombreux théoriciens de l’esprit social. La SJT postule que les êtres humains possèdent une motivation psychologique autonome et universelle à percevoir les arrangements sociaux, économiques et politiques existants comme justes, légitimes et inévitables, même lorsque ces arrangements se révèlent objectivement défavorables à leurs propres intérêts personnels ou aux intérêts de leur endogroupe.

La théorie opère une distinction conceptuelle fondamentale entre trois grandes motivations d’évaluation :

  • La justification de l’ego : le besoin de préserver une estime de soi positive et de se valoriser en tant qu’individu.
  • La justification du groupe : le besoin de valoriser son propre groupe d’appartenance (endogroupe) aux dépens des exogroupes, conformément aux postulats de la théorie de l’identité sociale de Tajfel et Turner.
  • La justification du système : le besoin de défendre et de valoriser le statu quo sociopolitique supra-ordonné, qui surplombe l’ego et le groupe.

Chez les membres de groupes socio-économiquement dominants, ces trois motivations convergent harmonieusement : justifier le système conforte simultanément l’ego et le statut privilégié du groupe. En revanche, chez les membres de groupes historiquement dominés ou marginalisés, une tension conflictuelle profonde émerge entre la justification du groupe et la justification du système. La SJT démontre que pour réduire la dissonance cognitive et l’anxiété existentielle générées par le sentiment de vivre dans un univers arbitraire ou chaotique, les individus dominés adoptent fréquemment des idéologies légitimatrices du système, intériorisant ainsi des stéréotypes infériorisants ou acceptant les hiérarchies existantes.

Dans l’article princeps de Kay et Jost (2003), la CSPS a été utilisée pour démontrer l’impact des stéréotypes compensatoires. Lorsque les individus sont exposés à des représentations compensatoires idéalisant les groupes défavorisés (« ils sont pauvres mais beaucoup plus heureux et chaleureux que les riches »), la motivation de justice est implicitement apaisée, ce qui entraîne une hausse immédiate des scores de confiance dans le système sociopolitique global.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de la CSPS a été documentée à travers un large éventail d’études empiriques, corrélationnelles et expérimentales :

Validité de construit

La validité de construit est étayée par la sensibilité de l’échelle aux manipulations expérimentales de la menace systémique. Dans les paradigmes expérimentaux standardisés où les participants sont exposés à un texte décrivant l’effondrement économique, politique ou éducatif de leur pays (manipulation de forte menace), les scores à la CSPS augmentent de manière compensatoire parmi les sujets non critiques, ou diminuent significativement selon le contexte d’évaluation, démontrant la sensibilité directe de l’outil aux variations de la perception de l’intégrité systémique.

Validité convergente

L’échelle présente des corrélations positives statistiquement significatives avec des instruments mesurant des construits théoriquement affiliés :

  • La Croyance en un monde juste (Global Belief in a Just World de Lipkus, 1991), avec des coefficients de corrélation modérés à élevés (r variant de 0,45 à 0,62, p < 0,001).
  • L’Orientation vers la dominance sociale (SDO de Pratto et al., 1994), avec des corrélations positives oscillant entre r = 0,30 et r = 0,48.
  • L’Autoritarisme de droite (RWA d’Altemeyer, 1996), affichant des coefficients compris entre r = 0,38 et r = 0,55.
  • Le patriotisme aveugle et le conservatisme politique autodéclaré.

Validité discriminante

La CSPS se distingue nettement de l’estime de soi personnelle (évaluée par l’échelle de Rosenberg), avec des corrélations faibles (généralement r < 0,20), confirmant que la valorisation du macro-système ne se confond pas avec l’auto-évaluation individuelle. De plus, les analyses factorielles confirmatoires multi-instruments démontrent que les items de la CSPS saturent sur un facteur distinct de l’optimisme dispositionnel (LOT-R) et de l’affectivité positive générale (PANAS).

Validité prédictive

L’échelle prédit de manière fiable des comportements réels et des prises de position sociopolitiques. Des scores élevés à la CSPS prédisent une moindre intention de participer à des actions collectives protestataires (manifestations, grèves, pétitions radicales), une résistance accrue aux réformes fiscales redistributives et une propension accrue à culpabiliser les victimes d’injustices socio-économiques.

8. Fidélité / Reliability

Les études quantitatives attestent de la remarquable fidélité psychométrique de l’échelle :

Cohérence interne

Dans l’étude originelle de Kay et Jost (2003, Étude 1 et Étude 2), l’indice alpha de Cronbach (α) de l’instrument composé de 8 items atteignait 0,87. Les réplications empiriques ultérieures menées auprès d’échantillons universitaires et grand public (par exemple via des panels représentatifs ou MTurk/Prolific) rapportent systématiquement des coefficients alpha robustes :

  • Échantillons étudiants américains : α compris entre 0,82 et 0,88.
  • Échantillons représentatifs d’adultes : α compris entre 0,84 et 0,89.
  • Versions adaptées dans d’autres démocraties occidentales : α généralement supérieur à 0,80.
  • L’indice de fidélité composite (omega de McDonald, ω) dépasse couramment 0,85, démontrant que la fidélité n’est pas artificiellement gonflée par les limitations computationnelles de l’alpha classique.

Fidélité test-retest

Les investigations longitudinales évaluant la stabilité temporelle de la mesure sur un intervalle de 4 à 6 semaines en conditions de contrôle (sans intervention ni choc contextuel majeur) ont révélé des corrélations de stabilité test-retest oscillant entre r = 0,74 et r = 0,82. Ces données confirment que si la confiance dans le système possède une composante dynamique sensible aux événements d’actualité, elle repose néanmoins sur un socle dispositionnel attitudinal relativement stable chez l’adulte.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de l’instrument a fait l’objet d’examens statistiques approfondis :

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Les premières AFE menées avec extraction en composantes principales ou factorisation en axes principaux suivie d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin) ont systématiquement révélé la présence d’un facteur dominant unique. Le premier facteur explique généralement entre 45 % et 58 % de la variance totale des scores, respectant largement le critère de Kaiser-Guttman (valeur propre supérieure à 3,5 pour le premier axe, tandis que le second axe présente une valeur propre inférieure ou proche de 1,0). L’examen du graphique des éboulis (scree plot) de Cattell confirme une rupture nette après la première composante.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Les modèles d’équations structurelles testant l’adéquation d’un modèle unidimensionnel à 8 items ont montré des indices d’ajustement très satisfaisants :

  • Chi-deux normé : $\chi^2 / dl < 2,5$.
  • CFI (Comparative Fit Index) : valeurs situées entre 0,94 et 0,98.
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : valeurs situées entre 0,92 et 0,97.
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : valeurs comprises entre 0,042 et 0,065 avec un intervalle de confiance à 90 % étroit.
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : valeurs systématiquement inférieures à 0,05.

Les saturations factorielles standardisées ($lambda$) pour les six items libellés de façon positive s’échelonnent généralement de 0,60 à 0,82. Pour les deux items inversés (portant sur la nécessité d’une restructuration radicale et sur la détérioration continue de la société), les saturations factorielles standardisées sont légèrement plus faibles mais demeurent substantielles, oscillant typiquement entre 0,48 et 0,68. La modélisation autorisant un léger facteur de méthode résiduel pour les items inversés optimise marginalement les indices d’ajustement sans remettre en cause la structure conceptuelle unidimensionnelle.

10. Instrument de mesure / Instrument

Les caractéristiques opérationnelles de passation et d’exploitation de l’échelle sont structurées comme suit :

  • Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (self-report inventory).
  • Nombre d’items : 8 items courts et univoques.
  • Format de réponse : Échelle de type Likert ordinale. Dans la formulation standard de Kay et Jost (2003), une échelle en 9 points est employée (1 = Pas du tout d’accord / Fortement en désaccord à 9 = Tout à fait d’accord / Fortement d’accord). De nombreuses recherches ultérieures adaptent ce format à une échelle en 7 points (1 à 7) sans altérer les propriétés métriques fondamentales.
  • Durée de passation : Environ 2 à 3 minutes.
  • Modalité d’administration : Papier-crayon ou questionnaire numérique informatisé (compatible plateformes de recherche en ligne telles que Qualtrics, Gorilla ou LimeSurvey).
  • Procédure de cotation (Scoring) :
    • Inverser préalablement les scores des deux items formulés négativement (Items 3 et 7 selon l’ordre standard). Pour une échelle en 9 points, la règle de transformation est : $Score_{inversé} = 10 – Score_{brut}$. Pour une échelle en 7 points : $Score_{inversé} = 8 – Score_{brut}$.
    • Calculer la moyenne arithmétique globale des 8 items (ou la somme totale).
    • Un score composite plus élevé traduit un niveau supérieur de confiance, de légitimation et de soutien accordé au système sociopolitique. Un score faible reflète un cynisme politique, un sentiment d’injustice systémique et un désir de transformation structurelle.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 2003 (intégrée dans l’article de recherche expérimentale de Kay & Jost, JPSP).
  • Statut des droits et propriété intellectuelle : L’article original est sous le droit d’auteur de l’American Psychological Association (APA). Cependant, les énoncés de l’échelle d’évaluation ont été diffusés à des fins académiques dans le corps de la publication scientifique.
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit pour la recherche scientifique fondamentale, l’enseignement universitaire et les travaux non commerciaux. L’utilisation ne nécessite pas le paiement de redevances aux auteurs sous réserve de citer scrupuleusement l’article princeps de 2003.
  • Autorisations pour usages commerciaux : Pour toute application industrielle, d’évaluation organisationnelle commerciale ou de sondage politique lucratif, il convient de se conformer aux conditions de reproduction de l’APA et de solliciter l’accord des auteurs.

12. Références / References

Voici les références scientifiques fondamentales documentant le développement, la validation et les applications empiriques de l’instrument, rédigées selon les normes APA (7e édition) :

  • Altemeyer, B. (1996). The authoritarian specter. Harvard University Press.
  • Jost, J. T., & Banaji, M. R. (1994). The role of stereotyping in system-justification and the production of false consciousness. British Journal of Social Psychology, 33(1), 1–27. https://doi.org/10.1111/j.2044-8309.1994.tb01008.x
  • Jost, J. T., Banaji, M. R., & Nosek, B. A. (2004). A decade of system justification theory: Accumulated evidence of conscious and unconscious bolstering of the status quo. Political Psychology, 25(6), 881–919. https://doi.org/10.1111/j.1467-9221.2004.00402.x
  • Kay, A. C., & Jost, J. T. (2003). Complementary justice: Effects of ‘poor but happy’ and ‘poor but honest’ stereotypes on system justification and implicit activation of the justice motive. Journal of Personality and Social Psychology, 85(5), 823–837. https://doi.org/10.1037/0022-3514.85.5.823
  • Kay, A. C., Jost, J. T., & Young, S. (2005). Victim derogation and victim enhancement as alternate routes to system justification. Psychological Science, 16(3), 240–246. https://doi.org/10.1111/j.0956-7976.2005.00810.x
  • Lipkus, I. (1991). The construction and preliminary validation of a global belief in a just world scale and the exploratory analysis of the multidimensional belief in a just world scale. Journal of Personality Assessment, 57(2), 260–275. https://doi.org/10.1207/s15327752jpa5702_8
  • Pratto, F., Sidanius, J., Stallworth, L. M., & Malle, B. F. (1994). Social dominance orientation: A personality variable predicting social and political attitudes. Journal of Personality and Social Psychology, 67(4), 741–763. https://doi.org/10.1037/0022-3514.67.4.741

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Instructions to respondents:

Please indicate your degree of agreement or disagreement with each of the following statements concerning society and the political system in our country. Use the rating scale from 1 (Strongly disagree) to 9 (Strongly agree).

Rating Scale:

1 = Strongly disagree
2
3
4
5 = Neutral / Neither agree nor disagree
6
7
8
9 = Strongly agree

  1. In general, you find society and the socio-political system to be fair.
    [En général, vous trouvez que la société et le système sociopolitique sont justes.]
  2. In general, the socio-political system operates as it should.
    [En général, le système sociopolitique fonctionne comme il le devrait.]
  3. Society needs to be radically restructured.
    [La société a besoin d’être radicalement restructurée.] — (Reverse-scored item / Item inversé)
  4. Our socio-political system is the best that can reasonably be expected.
    [Notre système sociopolitique est le meilleur que l’on puisse raisonnablement espérer.]
  5. Most policies and governmental actions serve the greater good.
    [La plupart des politiques et des actions gouvernementales servent le bien commun.]
  6. Everyone has a fair shot at wealth and happiness if they work hard enough.
    [Chacun a une chance équitable d’accéder à la richesse et au bonheur s’il travaille suffisamment dur.]
  7. Our society is getting worse every year.
    [Notre société empire d’année en année.] — (Reverse-scored item / Item inversé)
  8. Society is set up so that people usually get what they deserve.
    [La société est organisée de telle façon que les gens reçoivent généralement ce qu’ils méritent.]
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 3). Confiance dans le système sociopolitique (CSPS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/confiance-dans-le-systeme-sociopolitique-csps/
Looti, Mohammed. “Confiance dans le système sociopolitique (CSPS).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/confiance-dans-le-systeme-sociopolitique-csps/.
Looti, Mohammed. “Confiance dans le système sociopolitique (CSPS).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/confiance-dans-le-systeme-sociopolitique-csps/.