Concept de soi académique

Le concept de soi académique mesure les auto-évaluations des élèves en mathématiques et en compétences verbales selon le modèle de Marsh/Shavelson. Analyse psychométrique complète, validité et items.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 8, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 8, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

Le concept de soi académique (en anglais, Academic Self-Concept) désigne l’ensemble des perceptions, représentations et évaluations subjectives qu’un individu entretient au sujet de ses propres compétences, aptitudes et réussites dans les contextes scolaires et universitaires. Issu des travaux séminaux menés sur la structure multidimensionnelle et hiérarchique du soi par Shavelson, Hubner et Stanton (1976), puis considérablement affiné par Herbert W. Marsh (1990) à travers le modèle de Marsh/Shavelson, cet instrument opérationnalise l’évaluation des auto-évaluations académiques spécifiques à des domaines disciplinaires distincts. La forme abrégée présentée ici, couramment mobilisée dans les programmes d’évaluation de la jeunesse et les études éducatives à large échelle, capture deux domaines cardinaux du fonctionnement scolaire : le domaine des mathématiques (Math Academic Self-Concept) et le domaine linguistique ou verbal (English Academic Self-Concept).

L’instrument est composé de 8 items répartis équitablement entre deux sous-échelles de 4 items chacune (Mathématiques et Anglais/Langue). Les participants indiquent leur degré d’accord à l’aide d’une échelle de réponse ordinale en six points allant de « Faux » (False) à « Vrai » (True) en passant par des ancrages intermédiaires (« Plutôt faux », « Plus faux que vrai », « Plus vrai que faux », « Plutôt vrai »). Cette métrique permet d’éviter l’ambiguïté du point neutre central et de contraindre le répondant à une prise de position nuancée. Les items inversés permettent de contrôler les biais de complaisance et d’acquiescement.

Sur le plan des propriétés psychométriques, l’échelle démontre une consistance interne robuste, attestée par un coefficient alpha de Cronbach global de .82, avec des indices comparables ou supérieurs observés au sein des sous-échelles individuelles dans la littérature empirique (souvent compris entre .80 et .92). Les analyses factorielles confirmatoires appuient vigoureusement une structure bidimensionnelle hautement différenciée, confirmant le paradoxe classique du modèle interne/externe (I/E) de Marsh selon lequel les concepts de soi en mathématiques et en compétences verbales ne sont que très faiblement corrélés, en dépit d’une corrélation substantielle entre les performances réelles dans ces mêmes matières. L’échelle présente une validité de construit remarquable, une invariance de mesure démontrée selon le genre et les cohortes d’âge, ainsi qu’une valeur prédictive fondamentale quant aux choix de filières, à la persévérance scolaire et au bien-être psychologique des apprenants.

2. Mots-clés

Concept de soi académique, évaluation psychométrique, modèle de Marsh-Shavelson, mathématiques, compétences verbales, sentiment de compétence, motivation scolaire, modèle I/E, psychologie de l’éducation, analyse factorielle confirmatoire, échelle de Likert, auto-évaluation cognitive.

3. Auteurs

L’opérationnalisation moderne et la théorisation sous-jacente de cette échelle reposent principalement sur les travaux de :

  • Herbert W. Marsh, Ph.D. — Professeur émérite en psychologie de l’éducation, affilié à l’Institute for Positive Psychology and Education de l’Australian Catholic University (Australie) et professeur émérite à l’Université d’Oxford (Royaume-Uni). Pionnier mondial de la recherche sur le concept de soi multidimensionnel et concepteur des questionnaires Self-Description Questionnaire (SDQ-I, SDQ-II, SDQ-III). Courriel : [email protected].
  • Richard J. Shavelson, Ph.D. — Professeur émérite en éducation et psychologie à la Stanford University Graduate School of Education (États-Unis), coauteur du modèle structural initial du concept de soi de 1976.
  • Adaptation et diffusion pour les programmes de jeunesse : Université du Wisconsin-Extension (UW-Extension / 4-H Youth Development), notamment documentée dans le recueil méthodologique Assessing Outcomes in Child and Youth Programs: A Practical Handbook sous la direction d’évaluateurs et chercheurs en développement psychosocial de l’enfant et de l’adolescent.

4. Objectif

Le concept de soi académique a été conçu pour mesurer avec précision, parcimonie et rigueur psychométrique la représentation subjective que les apprenants se font de leurs aptitudes intellectuelles et académiques dans des disciplines spécifiques. L’objectif fondamental de cet instrument est de dépasser les mesures globales et indifférenciées de l’estime de soi générale, souvent inaptes à prédire les comportements scolaires spécifiques, afin d’offrir une cartographie fine des perceptions de compétence par matière.

Applications en recherche psychologique et éducationnelle

Dans le domaine de la recherche fondamentale et appliquée en psychologie de l’éducation, l’échelle est mobilisée pour élucider les mécanismes transactionnels reliant les perceptions de soi, les accomplissements scolaires réels et les choix d’orientation. Elle permet d’étudier de manière systématique :

  • Le modèle des effets réciproques (Reciprocal Effects Model ou REM), qui postule que les réalisations scolaires antérieures améliorent le concept de soi, lequel, à son tour, favorise les performances scolaires ultérieures, instaurant un cercle vertueux de réussite.
  • Le phénomène d’illusion d’incompétence et d’écart d’auto-évaluation en fonction du genre, en particulier dans les filières STIM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques), où les filles rapportent fréquemment un concept de soi en mathématiques inférieur à celui des garçons en dépit de notes équivalentes voire supérieures.
  • L’effet du contexte de groupe de pairs, formalisé à travers le célèbre modèle du « grand poisson dans un petit étang » (Big-Fish-Little-Pond Effect ou BFLPE), qui démontre qu’à niveau individuel constant, fréquenter une classe ou un établissement à haute sélectivité académique déprime le concept de soi des apprenants en raison de processus de comparaison sociale ascendante défavorables.

Applications cliniques, scolaires et institutionnelles

Au sein des établissements scolaires, des centres de consultation psycho-éducative et des programmes extrascolaires pour la jeunesse, l’instrument remplit des fonctions diagnostiques et évaluatives déterminantes :

  • Dépistage précoce des blocages d’apprentissage : Identifier les élèves qui, malgré un potentiel cognitif suffisant, développent une aversion ou un sentiment d’impuissance acquise ciblant spécifiquement le calcul ou l’expression écrite.
  • Évaluation de programmes d’intervention : Mesurer l’efficacité de dispositifs de soutien scolaire, de mentorat ou de remédiation pédagogique sur la confiance intellectuelle des élèves, au-delà de la seule augmentation des notes académiques.
  • Orientation scolaire et conseil vocationnel : Aider les psychologues de l’orientation à comprendre pourquoi certains adolescents s’auto-censurent et rejettent des filières d’études supérieures pour lesquelles ils disposent pourtant de prédispositions objectives, en mettant au jour les décalages entre leurs performances et leur concept de soi académique.

5. Construit psychologique

Le construit de concept de soi académique renvoie au système organisé de croyances, d’attitudes et d’inférences cognitives qu’un élève formule quant à ses compétences scolaires. L’échelle décompose ce méta-construit en deux dimensions hautement discriminantes : le domaine des mathématiques et le domaine verbal (représenté ici par l’anglais en tant que langue de scolarisation ou première matière littéraire).

1. Le concept de soi en mathématiques (Math Academic Self-Concept)

Cette dimension évalue l’auto-jugement de l’individu quant à son aisance, sa rapidité de compréhension et ses réussites relatives dans l’univers de la pensée logico-mathématique, du calcul et de la résolution de problèmes. Elle intègre à la fois des aspects évaluatifs (« Je réussis bien en mathématiques », « J’ai de bonnes notes en mathématiques ») et des sentiments d’incompétence relative (« Les mathématiques ne font pas partie de mes meilleures matières », « Je réussis mal en mathématiques »).

Un score élevé dans cette dimension traduit non seulement une perception d’excellence académique objective, mais également une aisance psychologique face à la matière, diminuant les niveaux d’anxiété mathématique et renforçant la probabilité que l’apprenant s’engage dans des démarches de résolution exigeantes sans abandon prématuré.

2. Le concept de soi verbal / en langue (English Academic Self-Concept)

La sous-échelle verbale évalue l’évaluation cognitive que l’élève porte sur ses capacités d’assimilation linguistique, de communication écrite, de compréhension textuelle et d’analyse littéraire. Les items explorent la vitesse d’assimilation perçue (« J’apprends les choses rapidement en cours d’anglais »), la perception d’excellence comparative (« L’anglais est l’une de mes meilleures matières », « J’obtiens de bonnes notes en anglais ») ainsi que le désarroi ou le sentiment de découragement académique (« Je suis nul / sans espoir en cours d’anglais »).

Ce construit ne capture pas seulement une performance mesurable, mais le sentiment de légitimité de l’élève au sein de la culture discursive et littéraire de l’école. Les élèves dotés d’un concept de soi verbal élevé présentent généralement une plus grande disposition à la lecture autonome, une meilleure expression argumentative et une confiance accrue dans les tâches nécessitant des formulations conceptuelles complexes.

Spécificité et autonomie des sous-construits

Contrairement aux modèles unidimensionnels traditionnels de l’estime de soi, le construit psychologique mesuré ici repose sur le constat empirique d’une non-transférabilité directe des croyances d’efficacité d’une matière à l’autre. Un élève peut présenter un concept de soi exceptionnellement élevé en mathématiques tout en se percevant comme médiocre en langue, et réciproquement. C’est précisément cette séparation structurelle qui confère à l’instrument sa valeur explicative supérieure par rapport aux indices généraux d’auto-évaluation.

6. Cadre théorique

L’assise conceptuelle de l’instrument s’enracine principalement dans le modèle structural de Marsh/Shavelson (Marsh, 1990) et dans le modèle des cadres de référence interne/externe (Internal/External Frame of Reference Model, ou modèle I/E) développé par Herbert W. Marsh (1986).

L’évolution du modèle de Shavelson

En 1976, Shavelson, Hubner et Stanton proposèrent une théorie révolutionnaire considérant le concept de soi comme un construit hiérarchique et multifacette. Au sommet de la pyramide se trouvait le concept de soi général, lequel se subdivisait en concepts de soi non-académiques (physique, social, émotionnel) et en un concept de soi académique global. Selon cette vision première, le concept de soi académique global chapeautait de manière homogène les concepts de soi spécifiques aux matières (mathématiques, sciences, anglais, histoire).

Cependant, les investigations empiriques rigoureuses menées par Herbert W. Marsh à la fin des années 1980 ont infirmé l’existence d’un facteur académique général unique et puissant. Marsh a démontré que les concepts de soi dans les disciplines mathématiques et verbales étaient pratiquement non corrélés (corrélations observées gravitant souvent autour de r = .05 à .15), alors même que les résultats aux examens standardisés dans ces deux disciplines présentaient une corrélation positive substantielle (souvent r = .50 à .70). Ce constat empirique a conduit à la révision du modèle initial, désormais baptisé modèle de Marsh/Shavelson, qui postule deux dimensions académiques d’ordre supérieur distinctes et parallèles : le domaine académique mathématique/scientifique et le domaine académique verbal/littéraire.

Le modèle des cadres de référence interne/externe (I/E)

Pour expliquer comment deux dimensions de compétences réelles fortement corrélées aboutissent à des concepts de soi quasi-indépendants, Marsh (1986, 1990) a formulé la théorie des deux cadres de référence conjoints :

  • Le cadre de référence externe (comparaison sociale) : L’élève compare ses performances objectives dans une matière (notes, classements) avec celles de ses camarades de classe. Dans la mesure où les aptitudes cognitives générales font qu’un bon élève réussit souvent à la fois en mathématiques et en langue, ce processus engendre une corrélation positive entre les concepts de soi.
  • Le cadre de référence interne (comparaison ipsative intra-individuelle) : Simultanément, l’élève compare ses propres performances en mathématiques avec ses propres compétences en langue (« Suis-je meilleur en maths qu’en anglais ? »). Cette comparaison relative agit comme un contraste psychologique : une supériorité marquée dans une matière déprécie subjectivement le sentiment de compétence dans l’autre matière, créant une corrélation négative entre les domaines.

L’effet combiné et antagoniste de ces deux processus cognitifs (la comparaison externe positive et la comparaison interne négative) neutralise la corrélation globale, expliquant pourquoi les concepts de soi en mathématiques et en anglais se retrouvent quasi-orthogonaux. L’échelle opérationnalise directement ces deux pôles fondamentaux.

7. Validité

La validité psychométrique de l’instrument a fait l’objet de nombreuses validations empiriques documentées dans les travaux de Marsh (1990) et dans les rapports d’évaluation des compétences de jeunesse (UW-Extension, 2005).

Validité de construit et structure factorielle

La validité de construit est étayée par la séparation factorielle nette des items. Les études démontrent que les items assignés à l’échelle de mathématiques saturent exclusivement sur le facteur mathématique, sans interférences ou saturations croisées significatives sur le facteur linguistique. Les indices d’adéquation issus de l’analyse factorielle confirmatoire atteignent régulièrement des critères d’excellence (CFI > .95, TLI > .95, RMSEA < .06), validant l'architecture bidimensionnelle postulée.

Validité convergente et divergente

La validité convergente est confirmée par les corrélations hautement significatives observées entre le score à chaque sous-échelle et les indicateurs externes correspondants :

  • Le concept de soi en mathématiques est fortement corrélé avec les notes scolaires en mathématiques (r = .55 à .70), les scores aux tests standardisés de calcul et l’auto-efficacité en mathématiques mesurée par d’autres échelles (ex. MSES de Betz et Hackett).
  • Le concept de soi en anglais présente des corrélations analogues (r = .50 à .68) avec les résultats en compréhension écrite, grammaire et composition littéraire.

La validité discriminante ou divergente est mise en évidence par le fait que les corrélations croisées sont considérablement plus faibles : la corrélation entre le concept de soi en mathématiques et les notes réelles en anglais est généralement proche de zéro ou légèrement négative une fois le niveau scolaire global contrôlé statistiquement, vérifiant parfaitement les postulats théoriques du modèle I/E.

Validité prédictive

Au-delà de la simple concordance avec les performances immédiates, l’échelle possède une valeur prédictive longitudinale remarquable :

  • Elle prédit le choix futur des matières à option au lycée et des filières d’études supérieures (choix des cursus universitaires en sciences vs humanités), exerçant un effet incrémentiel statistiquement significatif par rapport à l’impact des notes antérieures seules.
  • Elle prédit les variables affectives et motivationnelles telles que l’anxiété spécifique aux examens, l’engagement dans les devoirs à la maison et la persévérance face aux échecs scolaires.

8. Fidélité

Les propriétés de fidélité de l’instrument garantissent une précision de mesure et une reproductibilité solides à travers divers échantillons d’âge scolaire et de jeunes adultes.

Consistance interne

Dans la notice psychométrique de référence et le manuel d’évaluation des compétences des jeunes (Assessing Outcomes in Child and Youth Programs, UW-Extension), le coefficient alpha de Cronbach rapporté pour l’ensemble de l’instrument s’élève à .82. Prises isolément, chacune des sous-échelles de 4 items affiche une homogénéité interne remarquable :

  • Sous-échelle Mathématiques : alpha de Cronbach généralement mesuré entre .84 et .91.
  • Sous-échelle Anglais / Matières littéraires : alpha de Cronbach mesuré entre .81 et .88.

Les corrélations inter-items corrigées au sein de chaque sous-domaine sont systématiquement supérieures au seuil conventionnel de .40 (se situant majoritairement entre .55 et .78), indiquant une excellente cohérence des énoncés tout en préservant une brièveté favorable à l’administration en milieu scolaire.

Fidélité test-retest et stabilité temporelle

Les investigations longitudinales portant sur les déclinaisons de ce modèle chez les adolescents (Marsh, 1990) révèlent des coefficients de stabilité temporelle (test-retest sur un intervalle de plusieurs mois à une année scolaire) compris entre r = .65 et r = .75. Cette stabilité modérée à forte confirme que le concept de soi académique fonctionne comme un trait psychologique relativement stable, tout en restant réceptif et sensible aux interventions éducatives, aux transitions scolaires et aux feedbacks évaluatifs récents.

9. Analyse factorielle

La confirmation de la validité de structure de l’échelle repose sur une vaste série d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) publiées depuis les travaux de Marsh (1990).

Analyses factorielles confirmatoires (AFC)

Lorsque les 8 items sont soumis à une analyse factorielle confirmatoire, les modèles comparatifs testent habituellement trois structures théoriques concurrentes :

  1. Modèle unidimensionnel (1 facteur général) : Tous les items saturent sur un unique facteur d’auto-concept académique global. Ce modèle est systématiquement et massivement rejeté en raison d’indices d’ajustement inacceptables (ex. CFI < .65, RMSEA > .18).
  2. Modèle bidimensionnel oblique (2 facteurs corrélés) : Un facteur Mathématiques (items 1 à 4) et un facteur Anglais (items 1 à 4). Ce modèle présente un ajustement optimal aux données empiriques (ex. χ²/dl < 2.5, CFI = .97, TLI = .96, RMSEA = .048). La corrélation inter-facteurs estimée oscille généralement entre r = .02 et r = .18, confirmant l’indépendance fonctionnelle quasi-totale des deux domaines.
  3. Modèle hiérarchique avec facteur de second ordre : L’intégration d’un facteur général d’ordre supérieur n’apporte aucune amélioration statistique et dégrade souvent la parcimonie du modèle en raison de la très faible covariance entre les deux sous-domaines.

Saturations factorielles des items (Loadings)

Les saturations factorielles standardisées (λ) observées dans les analyses de référence sont uniformément fortes, généralement réparties comme suit :

  • Facteur Mathématiques :
    • Item 1 (reversé/inversé) : λ = .68 à .76
    • Item 2 : λ = .82 à .88
    • Item 3 : λ = .80 à .86
    • Item 4 (reversé/inversé) : λ = .74 à .82
  • Facteur Anglais :
    • Item 1 : λ = .72 à .79
    • Item 2 : λ = .83 à .89
    • Item 3 : λ = .78 à .85
    • Item 4 (reversé/inversé) : λ = .70 à .78

Invariance de mesure

Les analyses factorielles multi-groupes ont démontré une invariance de mesure complète (invariance configurationnelle, métrique et scalaire) à travers le genre (filles vs garçons) et à travers différents niveaux d’enseignement (fin de cycle primaire, collège, lycée). Cette équivalence garantit que les différences de moyennes constatées entre groupes reflètent de véritables divergences psychologiques dans l’auto-évaluation et non des biais inhérents à la formulation des items.

10. Instrument de mesure

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (self-report measure).
  • Nombre total d’items : 8 énoncés concis.
  • Sous-échelles :
    • Sous-échelle Mathématiques : 4 items évaluant le concept de soi en mathématiques.
    • Sous-échelle Anglais / Verbal : 4 items évaluant le concept de soi dans la discipline linguistique principale.
  • Format de l’échelle de réponse : Échelle de Likert à 6 modalités ordonnées, formulées comme suit :
    1. False (Faux) = 1 point
    2. Mostly False (Plutôt faux) = 2 points
    3. More False than True (Plus faux que vrai) = 3 points
    4. More True than False (Plus vrai que faux) = 4 points
    5. Mostly True (Plutôt vrai) = 5 points
    6. True (Vrai) = 6 points
  • Temps de passation : Environ 3 à 5 minutes (très faible charge cognitive pour les apprenants).
  • Modalité d’administration : Individuelle ou collective, sur support papier-crayon ou via formulaire numérique/en ligne.
  • Procédure de cotation (Scoring) :
    • Recodage des items inversés : Dans les deux sous-échelles, les items formulés négativement doivent être inversés avant le calcul des scores (1 = 6, 2 = 5, 3 = 4, 4 = 3, 5 = 2, 6 = 1). Selon le manuel de référence de l’UW-Extension (2005), l’item 4 de chaque sous-échelle nécessite expressément un codage inversé (notons que dans les analyses psychométriques exhaustives, tout item à formulation négative tel que l’item 1 des mathématiques fait l’objet d’un examen attentif de recodage selon la clé spécifique de l’étude).
    • Calcul des scores par sous-échelle : On calcule la moyenne ou la somme des 4 items de chaque domaine (score théorique allant de 4 à 24 points par sous-échelle, ou moyenne de 1.00 à 6.00).
    • Interprétation : Les scores ne doivent pas être fusionnés en un score global unique sans précaution méthodologique, en raison de l’indépendance structurelle démontrée entre le domaine mathématique et le domaine verbal par le modèle de Marsh/Shavelson. Un score supérieur à 4.00 (ou > 16) indique un concept de soi académique positif dans la matière considérée.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de développement : Formalisation théorique de référence en 1990 par Herbert W. Marsh ; adaptation pour les trousses d’évaluation des programmes de jeunesse publiée en 2005.
  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Le modèle théorique original et les items du SDQ appartiennent à Herbert W. Marsh et aux revues savantes associées (notamment l’American Psychological Association pour l’article fondateur de 1990). L’adaptation compilée dans le recueil d’outils d’évaluation pour la jeunesse est issue de l’University of Wisconsin-Extension (UWEX / 4-H Youth Development).
  • Tarification : Accès libre et gratuit (open access) dans le cadre de la recherche universitaire non commerciale et de l’évaluation de programmes socio-éducatifs à but non lucratif.
  • Conditions d’utilisation : Aucune redevance n’est exigée pour l’utilisation académique. Les utilisateurs sont tenus de citer rigoureusement l’étude princeps de Marsh (1990) ainsi que le manuel méthodologique de l’UW-Extension (2005) dans leurs travaux et rapports d’évaluation.

12. Références

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Mathematics is not oneof my best subjects.
2

I have always done wellin mathematics.
3

I get good marks inmathematics.
4

I do badly inmathematics.
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 8). Concept de soi académique. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/concept-de-soi-academique/
Looti, Mohammed. “Concept de soi académique.” Base de données de psychologie en français, 8 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/concept-de-soi-academique/.
Looti, Mohammed. “Concept de soi académique.” Base de données de psychologie en français. octobre 8, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/concept-de-soi-academique/.