1. Résumé / Abstract
L’évaluation des comportements extra-rôles au sein des organisations constitue une thématique centrale de la psychologie du travail et des organisations contemporaine. L’échelle de mesure des comportements de citoyenneté organisationnelle (Organizational Citizenship Behavior ou OCB), formalisée initialement par Philip M. Podsakoff et Scott B. MacKenzie (1989), puis validée empiriquement par Podsakoff, MacKenzie, Moorman et Fetter (1990) ainsi que par Niehoff et Moorman (1993), représente l’instrument psychométrique de référence pour quantifier les actions discrétionnaires non explicitement reconnues par le système formel de récompense. Cette échelle multidimensionnelle repose sur une modélisation en cinq facteurs distincts : l’altruisme (altruism), la courtoisie (courtesy), l’esprit d’équipe ou sportivité (sportsmanship), la conscience professionnelle (conscientiousness) et la vertu civique (civic virtue).
L’instrument opérationnalisé par Brian P. Niehoff et Robert H. Moorman (1993) comporte 21 énoncés évalués selon une échelle de réponse de type Likert en sept points, allant de 1 (« fortement en désaccord ») à 7 (« fortement d’accord »), administrée typiquement aux superviseurs hiérarchiques pour évaluer leurs subordonnés. Les analyses psychométriques rapportées dans la littérature internationale démontrent une cohérence interne satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach systématiquement supérieurs au seuil critique de 0,70 pour l’ensemble des dimensions (variant généralement de 0,70 à 0,86 selon les échantillons). La validité factorielle a été confirmée par de multiples analyses factorielles confirmatoires, attestant d’une structure sous-jacente stable à travers divers contextes industriels et culturels. Cet article propose une revue exhaustive du construit, de ses fondements théoriques enracinés dans la théorie de l’échange social, de ses propriétés métrologiques, de son protocole d’administration, ainsi que de ses applications empiriques en recherche et en gestion des ressources humaines.
2. Mots-clés / Keywords
Comportement de citoyenneté organisationnelle, psychométrie, performance contextuelle, altruisme, courtoisie, esprit d’équipe, conscience professionnelle, vertu civique, évaluation hiérarchique, théorie de l’échange social, justice organisationnelle, fidélité de l’échelle.
3. Auteurs / Authors
L’instrumentation et la validation de cette mesure s’appuient sur les contributions majeures de chercheurs renommés en gestion et comportement organisationnel :
- Philip M. Podsakoff : Éminent professeur émérite de gestion à la Warrington College of Business, Université de Floride (Gainesville, Floride, États-Unis). Auparavant professeur titulaire de la chaire John F. Mee à la Kelley School of Business, Indiana University. Courriel académique : [email protected].
- Scott B. MacKenzie : Professeur émérite de marketing à la Kelley School of Business, Université de l’Indiana (Bloomington, Indiana, États-Unis). Spécialiste de la méthodologie de modélisation par équations structurelles et de la psychométrie appliquée. Courriel académique : [email protected].
- Robert H. Moorman : Professeur de management à la John A. Walker College of Business, Appalachian State University (Boone, Caroline du Nord, États-Unis) ; anciennement affilié à West Virginia University. Courriel académique : [email protected].
- Richard Fetter : Enseignant-chercheur en sciences de gestion et statistiques décisionnelles, Penn State University (États-Unis).
- Brian P. Niehoff : Professeur émérite de gestion et ancien vice-recteur aux affaires académiques à la Kansas State University (Manhattan, Kansas, États-Unis). Courriel de correspondance historique de l’étude de 1993 : [email protected].
4. Objectif / Purpose
La finalité première de l’échelle des comportements de citoyenneté organisationnelle est de capturer et de mesurer scientifiquement les comportements individuels au travail qui dépassent les exigences contractuelles formelles (les comportements « intra-rôles » ou in-role behaviors). Dans toute organisation, l’accomplissement strict du cahier des charges officiel ou de la fiche de poste s’avère insuffisant pour garantir l’efficacité, la résilience et l’adaptabilité du système social. Les organisations requièrent ce que le théoricien Daniel Katz (1964) désignait comme des « comportements innovants et spontanés » qui lubrifient les rouages de la machine productive. L’échelle opérationnalisée par Podsakoff et al. (1990) et adaptée par Niehoff et Moorman (1993) vise à fournir un indice standardisé, valide et fidèle de cette dynamique comportementale informelle.
Sur le plan de la recherche scientifique, cette échelle répond à un impératif d’opérationnalisation du cadre conceptuel développé par Dennis Organ (1988). Elle permet d’étudier les antécédents psychologiques, dispositionnels et contextuels de la citoyenneté organisationnelle, tels que le leadership transformationnel, la justice organisationnelle (distributive, procédurale et interactionnelle), le soutien organisationnel perçu (POS), la satisfaction au travail et l’implication organisationnelle. De surcroît, elle autorise l’investigation des conséquences agrégées de ces comportements sur des variables de performance d’équipe, la qualité du service, l’atténuation du roulement de personnel (turnover), l’absentéisme et la performance financière globale de l’entreprise.
Dans les applications professionnelles et diagnostiques, cet outil est principalement exploité dans le cadre de démarches de rétroaction managériale, d’audits du climat organisationnel et d’interventions de développement organisationnel. Contrairement à une échelle d’évaluation de la performance technique de la tâche, cette mesure met en exergue le climat d’entraide, de civisme et de résilience face aux contrariétés quotidiennes du travail. Le recours à une hétéro-évaluation par le supérieur immédiat (rapport managérial) réduit substantiellement les biais de complaisance et de désirabilité sociale inhérents à l’auto-évaluation des comportements moraux ou pro-sociaux.
5. Construit psychologique / Construct
Le comportement de citoyenneté organisationnelle est défini par Dennis Organ (1988, p. 4) comme « un comportement individuel discrétionnaire, non explicitement ou directement reconnu par le système formel de récompense, et qui, dans l’ensemble, favorise le fonctionnement efficace de l’organisation ». Le caractère discrétionnaire implique que l’adoption de ces comportements relève d’un choix personnel de l’employé ; leur omission n’est donc généralement pas considérée comme passible de sanction disciplinaire. L’échelle de Podsakoff et al. (1990), affinée par Niehoff et Moorman (1993), décompose ce méta-construit en cinq dimensions distinctes et interdépendantes :
1. Altruisme (Altruism)
L’altruisme renvoie aux comportements d’aide spontanée et ciblée dirigés vers des personnes précises au sein de l’environnement de travail immédiat. Il s’agit d’initiatives visant à soulager un collègue confronté à une tâche ardue, à un volume inhabituel de travail ou à une difficulté opérationnelle imprévue. Par exemple, un employé qui consacre une partie de son temps à former un nouvel arrivant au-delà de ce qui lui est assigné, ou qui prend en charge les dossiers d’un collègue absent afin d’éviter tout goulot d’étranglement, manifeste un niveau élevé d’altruisme organisationnel. Cette dimension cible directement la réciprocité interpersonnelle positive.
2. Courtoisie (Courtesy)
La courtoisie englobe les conduites préventives destinées à éviter la survenue de frictions, de différends interpersonnels ou d’obstacles professionnels pour autrui. Contrairement à l’altruisme qui intervient souvent après l’apparition d’un problème, la courtoisie est proactive : elle consiste à informer préalablement ses pairs et sa hiérarchie de décisions ou d’actions susceptibles de les impacter, à respecter scrupuleusement les prérogatives d’autrui et à maintenir une communication fluide. Un collaborateur qui prévient son équipe d’une modification de calendrier pour ne pas perturber leur planification fait preuve de courtoisie.
3. Esprit d’équipe et sportivité (Sportsmanship)
La sportivité se définit par la propension d’un travailleur à tolérer les désagréments inévitables, les conditions de travail imparfaites ou les contraintes administratives sans formuler de récriminations incessantes, sans dramatiser les incidents mineurs et sans manifester une négativité toxique. Dans l’échelle originale, cette dimension est évaluée à l’aide d’énoncés formulés négativement (items inversés). Un individu doté d’une sportivité élevée ne fait pas « d’une taupinière une montagne », accepte de bonne grâce les compromis imposés par l’activité collective et privilégie la recherche de solutions constructives plutôt que la plainte stérile.
4. Conscience professionnelle (Conscientiousness)
La conscience professionnelle (parfois désignée sous le terme d’obéissance organisationnelle ou de respect scrupuleux des normes) reflète des conduites d’autodiscipline qui transcendent le niveau minimal requis par l’employeur. Elle se traduit par une ponctualité rigoureuse, une gestion exemplaire du temps de travail (absence de pauses prolongées non autorisées), la protection du matériel de l’entreprise et l’adhésion intègre aux procédures et règlements intérieurs, y compris en l’absence totale de supervision directe. L’employé consacre pleinement ses heures contractuelles aux activités de l’entreprise avec un souci élevé d’auto-régulation éthique.
5. Vertu civique (Civic Virtue)
La vertu civique traduit un engagement macro-organisationnel responsable et constructif au sein de la vie démocratique et politique de l’entreprise. L’employé manifeste un intérêt soutenu pour la gouvernance de l’organisation : il se tient informé des changements stratégiques, examine activement les communications internes, participe avec assiduité aux réunions institutionnelles non obligatoires et s’implique dans des événements contribuant à promouvoir l’image de marque de la structure. Cette dimension incarne le rôle du « citoyen » actif, soucieux de la pérennité et de l’intégrité de l’entité à laquelle il appartient.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le fondement théorique majeur de l’échelle des comportements de citoyenneté organisationnelle s’articule autour de la Théorie de l’échange social (Social Exchange Theory), formalisée initialement par George Homans (1958) et Peter Blau (1964). Selon cette perspective, les relations de travail ne se réduisent pas à de simples transactions économiques contractuelles (échange économique où un travail prédéfini est rétribué par un salaire convenu). Elles s’inscrivent dans une trame d’obligations socio-émotionnelles non écrites. Lorsqu’un employé perçoit que son organisation ou son supérieur hiérarchique le traite avec équité, bienveillance et respect, il éprouve un sentiment de dette morale ou d’obligation réciproque, conformément à la norme de réciprocité universelle postulée par Alvin Gouldner (1960).
Ne pouvant généralement pas modifier unilatéralement les termes de son contrat de travail formel ni augmenter arbitrairement sa rémunération, l’employé utilise ses comportements discrétionnaires comme principale monnaie d’échange socio-émotionnelle. Ainsi, en augmentant ses démonstrations d’altruisme, de vertu civique ou de courtoisie, le subordonné rétribue le traitement équitable qu’il reçoit. À l’inverse, en situation d’injustice perçue ou de rupture du contrat psychologique, l’individu retient prioritairement ces comportements extra-rôles, car leur retrait n’entraîne pas de violation contractuelle flagrante susceptible d’entraîner son licenciement immédiat.
Ce cadre théorique a été considérablement enrichi par les modèles de la Justice organisationnelle (Greenberg, 1990 ; Moorman, 1991 ; Niehoff & Moorman, 1993). Les chercheurs ont démontré que la justice procédurale (l’équité des méthodes de prise de décision) et la justice interactionnelle (la dignité et la transparence avec lesquelles les subordonnés sont traités) constituent des prédicteurs particulièrement puissants des comportements de citoyenneté organisationnelle, surpassant fréquemment l’influence de la justice distributive (l’équité des résultats financiers). Les travaux de Brian P. Niehoff et Robert H. Moorman (1993) ont spécifiquement illustré comment la justice perçue médiatise la relation entre les styles de surveillance managériale et l’émergence des comportements de citoyenneté.
7. Validité / Validity
L’échelle développée par Podsakoff et al. (1990) et utilisée par Niehoff et Moorman (1993) a fait l’objet d’investigations psychométriques approfondies établissant de solides preuves de validité de construit, de validité convergente, de validité discriminante et de validité de critère :
Validité de construit et validité factorielle
Podsakoff, MacKenzie, Moorman et Fetter (1990) ont administré l’instrument à un échantillon hétérogène de salariés issus de multiples secteurs industriels. Les analyses factorielles confirmatoires ont systématiquement confronté le modèle théorique à cinq facteurs à des modèles concurrents (modèle unidimensionnel global, modèles à deux ou trois facteurs). Les indices d’ajustement globaux soutiennent fermement la solution pentafactorielle, avec un indice deTucker-Lewis (TLI) et un indice d’ajustement comparatif (CFI) supérieurs à 0,90, ainsi qu’un résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) inférieur aux seuils acceptés. De même, l’étude de Niehoff et Moorman (1993), menée auprès de travailleurs du secteur métallurgique et de la fabrication industrielle, a corroboré l’indépendance statistique des cinq dimensions via la modélisation par équations structurelles.
Validité convergente et discriminante
La validité convergente est démontrée par des corrélations factorielles substantielles et statistiquement significatives entre les items désignés et leurs facteurs latents respectifs (la quasi-totalité des saturations standardisées excédant 0,60). La validité discriminante a été examinée en analysant les corrélations entre les dimensions d’OCB et des construits connexes, notamment la performance formelle dans la tâche (in-role task performance), l’absentéisme et les comportements contre-productifs au travail (Counterproductive Work Behaviors ou CWB). Les résultats indiquent que, bien que corrélés négativement avec les CWB et positivement avec la performance dans la tâche, les facteurs de l’échelle d’OCB partagent moins de 50 % de variance commune avec ces construits, confirmant qu’il s’agit de facettes distinctes de la performance au travail.
Validité prédictive et concourante
Sur le plan de la validité critériée, de nombreuses méta-analyses indépendantes (notamment Organ & Ryan, 1995 ; Podsakoff, MacKenzie, Paine, & Bachrach, 2000 ; Hoffman et al., 2007) ont attesté que les scores obtenus sur cette échelle prédisent significativement des critères organisationnels fondamentaux :
- Les évaluations globales de la performance managériale (r variant de 0,35 à 0,55) ;
- La fidélisation des talents et l’intention de quitter l’entreprise (relations négatives robustes) ;
- La productivité au niveau de l’unité commerciale et les indices de satisfaction de la clientèle.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’instrument est documentée dans la littérature à travers des indices de cohérence interne (alpha de Cronbach) et des évaluations de la stabilité dans le temps :
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Dans l’étude princeps de validation psychométrique de Podsakoff, MacKenzie, Moorman et Fetter (1990), ainsi que dans l’étude subséquente de Moorman (1991), toutes les dimensions de l’échelle affichent des coefficients alpha supérieurs au standard conventionnel de 0,70 requis pour les outils psychométriques en sciences sociales :
- Altruisme : les estimations de cohérence interne oscillent régulièrement entre α = 0,82 et α = 0,88 ;
- Courtoisie : les coefficients observés varient entre α = 0,75 et α = 0,86 ;
- Esprit d’équipe / Sportivité : les valeurs d’alpha se situent typiquement entre α = 0,75 et α = 0,85 ;
- Conscience professionnelle : la cohérence interne oscille entre α = 0,70 et α = 0,82 ;
- Vertu civique : les coefficients varient entre α = 0,70 et α = 0,78.
Dans la recherche conduite par Niehoff et Moorman (1993), les coefficients alpha de Cronbach rapportés confirment cette robustesse : Altruisme (α = 0,80), Courtoisie (α = 0,79), Sportivité (α = 0,84), Conscience professionnelle (α = 0,80) et Vertu civique (α = 0,73). Ces chiffres attestent que chaque sous-dimension possède une homogénéité interne remarquable, minimisant l’erreur de mesure aléatoire.
Fidélité test-retest et accord inter-juges
Dans les configurations d’études longitudinales, les corrélations test-retest à des intervalles de trois à six mois révèlent une stabilité temporelle satisfaisante (r ≥ 0,65), reflétant à la fois la stabilité dispositionnelle des individus et la sensibilité de l’instrument aux variations de l’environnement managérial. De surcroît, les études ayant croisé les évaluations de plusieurs supérieurs ou de pairs ont relevé des indices d’accord inter-juges (intraclass correlation coefficients – ICC) substantiels, renforçant la crédibilité de l’observation comportementale.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle de l’échelle a fait l’objet de protocoles d’investigation rigoureux mobilisant d’abord l’analyse factorielle exploratoire (AFE), puis l’analyse factorielle confirmatoire (AFC) :
Analyse factorielle exploratoire initiale
Lors des premières étapes de calibrage menées par Podsakoff et MacKenzie (1989), une extraction en composantes principales assortie d’une rotation varimax et oblimin a été réalisée sur un ensemble élargi d’items comportementaux. Les résultats ont systématiquement fait émerger cinq facteurs distincts dotés de valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1,0, expliquant collectivement plus de 55 % à 60 % de la variance totale. Les items présentaient des saturations primaires élevées sur leurs facteurs cibles respectifs (λ > 0,55) et des saturations croisées minimes sur les autres facteurs (λ < 0,30).
Analyses factorielles confirmatoires (AFC)
Podsakoff et al. (1990) et Moorman (1991) ont employé la méthode d’estimation du maximum de vraisemblance (ML) pour tester l’adéquation du modèle théorique pentafactoriel. La comparaison de modèles a démontré sans ambiguïté la supériorité de la structure à 5 facteurs obliques par rapport au modèle unidimensionnel :
- Le ratio χ² / degrés de liberté se situait sous le seuil acceptable de 3,0 (Niehoff & Moorman, 1993) ;
- L’indice d’ajustement comparatif (CFI) et l’indice de non-centralité excédaient le standard de 0,90 ;
- L’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) se stabilisait en dessous de 0,06 (intervalle de confiance à 90 % étroit), dénotant une excellente concordance empirique.
Toutes les saturations factorielles standardisées (λ) étaient statistiquement significatives à p < 0,001. Les corrélations inter-facteurs latentes s’avéraient modérées (variant entre r = 0,20 et r = 0,55), confirmant que si les dimensions appartiennent bien au domaine commun de la citoyenneté organisationnelle, elles ne sont nullement redondantes et mesurent des facettes conceptuellement et empiriquement dissociables.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se caractérise par les paramètres de passation et de cotation suivants :
- Type d’instrument : Échelle psychométrique multidimensionnelle d’hétéro-évaluation comportementale (conçue pour une notation par le supérieur immédiat, bien qu’adaptable en auto-évaluation selon les protocoles scientifiques).
- Nombre d’items : 21 items (énoncés comportementaux opérationnels).
- Dimensions mesurées :
- Altruisme (items 1 à 4) ;
- Courtoisie (items 5 à 9, l’énoncé 5-6 formant une formulation opérationnelle dans la source) ;
- Esprit d’équipe / Sportivité (items 10 à 13) ;
- Conscience professionnelle (items 14 à 17) ;
- Vertu civique (items 18 à 21).
- Format et échelle de réponse : Échelle de Likert en 7 points :
1 = Fortement en désaccord (Strongly disagree)
2 = En désaccord (Disagree)
3 = Légèrement en désaccord (Slightly disagree)
4 = Neutre / Ni en accord ni en désaccord (Neutral / Neither agree nor disagree)
5 = Légèrement d’accord (Slightly agree)
6 = D’accord (Agree)
7 = Fortement d’accord (Strongly agree) - Temps de passation : Environ 5 à 8 minutes par subordonné évalué.
- Cotation et calcul des scores :
- Items inversés (R) : Les items 10, 11, 12 et 13 (dimension Sportivité) décrivent des comportements préjudiciables et doivent impérativement être inversés avant tout calcul : score inversé = 8 − score brut (ainsi, 1 devient 7, 2 devient 6, etc.).
- Scores dimensionnels : Calcul de la moyenne arithmétique des items de chaque dimension. Un score plus élevé indique une manifestation plus fréquente du comportement de citoyenneté correspondant.
- Score global d’OCB : Il est courant en recherche d’agréger l’ensemble des 21 items (après inversion) en une moyenne globale unique lorsque les hypothèses portent sur la performance contextuelle générale.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
Année de développement : Le modèle sous-jacent a été formulé initialement dans les manuscrits de travail de Podsakoff et MacKenzie en 1989, publié avec données de validation psychométrique en 1990 (Podsakoff et al., 1990), et opérationnalisé sous cette version à 21 items dans l’étude de Brian P. Niehoff et Robert H. Moorman publiée en juin 1993 dans l’Academy of Management Journal.
Conditions d’accès et droits d’utilisation : L’échelle fait partie du domaine public de la recherche universitaire. Elle est libre de droits et gratuite pour les projets de recherche académique non commerciaux, sous réserve de citer scrupuleusement les publications sources originales (Podsakoff et al., 1990 ; Niehoff & Moorman, 1993). Aucune redevance financière n’est requise pour une passation dans le cadre de thèses, mémoires ou études empiriques universitaires. Toute intégration dans une suite logicielle commerciale ou un cabinet de conseil en ressources humaines à des fins lucratives nécessite une autorisation préalable accordée par les détenteurs de droits (notamment l’Academy of Management ou les auteurs).
12. Références / References
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- Gouldner, A. W. (1960). The norm of reciprocity: A preliminary statement. American Sociological Review, 25(2), 161–178. https://doi.org/10.2307/2092623
- Greenberg, J. (1990). Organizational justice: Yesterday, today, and tomorrow. Journal of Management, 16(2), 399–432. https://doi.org/10.1177/014920639001600208
- Hoffman, B. J., Blair, C. A., Meriac, J. P., & Woehr, D. J. (2007). Expanding the criterion domain? A quantitative review of the OCB literature. Journal of Applied Psychology, 92(2), 555–566. https://doi.org/10.1037/0021-9010.92.2.555
- Katz, D. (1964). The motivational basis of organizational behavior. Behavioral Science, 9(2), 131–146. https://doi.org/10.1002/bs.3830090206
- Moorman, R. H. (1991). Relationship between organizational justice and organizational citizenship behaviors: Do fairness perceptions influence employee citizenship?. Journal of Applied Psychology, 76(6), 845–855. https://doi.org/10.1037/0021-9010.76.6.845
- Niehoff, B. P., & Moorman, R. H. (1993). Justice as a mediator of the relationship between methods of monitoring and organizational citizenship behavior. Academy of Management Journal, 36(3), 527–556. https://doi.org/10.2307/256591
- Organ, D. W. (1988). Organizational citizenship behavior: The good soldier syndrome. Lexington Books.
- Organ, D. W., & Ryan, K. (1995). A meta-analytic review of attitudinal and dispositional predictors of organizational citizenship behavior. Personnel Psychology, 48(4), 775–802. https://doi.org/10.1111/j.1744-6570.1995.tb01781.x
- Podsakoff, P. M., & MacKenzie, S. B. (1989). A second generation measure of organizational citizenship behavior. Working paper, Indiana University, Bloomington.
- Podsakoff, P. M., MacKenzie, S. B., Moorman, R. H., & Fetter, R. (1990). Transformational leader behaviors and their effects on followers’ trust in leader, satisfaction, and organizational citizenship behaviors. The Leadership Quarterly, 1(2), 107–142. https://doi.org/10.1016/1048-9843(90)90009-7
- Podsakoff, P. M., MacKenzie, S. B., Paine, J. B., & Bachrach, D. G. (2000). Organizational citizenship behaviors: A critical review of the theoretical and empirical literature and suggestions for future research. Journal of Management, 26(3), 513–563. https://doi.org/10.1177/014920630002600307