1. Résumé / Abstract
L’échelle How I Feel (HIF), développée initialement par Tedra A. Walden, Vicki S. Harris et Thomas F. Catron (2003), constitue un instrument d’auto-évaluation psychométrique conçu pour mesurer l’intensité de l’éveil affectif (arousal) et les capacités perçues de régulation émotionnelle chez les enfants et adolescents d’âge scolaire (généralement âgés de 8 à 12 ans). Face aux limites inhérentes aux hétéro-évaluations fournies par les parents ou les enseignants, qui peinent souvent à saisir la phénoménologie interne des états affectifs des enfants, le HIF offre une fenêtre directe sur l’expérience subjective de l’enfant concernant sa propre dynamique affective.
L’instrument se compose de 30 items évaluant les expériences émotionnelles fondamentales telles que la joie, la tristesse, la colère et la peur. La structure interne du questionnaire s’articule autour de trois dimensions psychométriques distinctes : l’Émotion Négative (comprenant 12 items), l’Émotion Positive (composée de 8 items) et le Contrôle Émotionnel (regroupant 10 items). Les participants répondent sur une échelle de type Likert en 5 points allant de 1 (« not at all true of me » / « pas du tout vrai pour moi ») à 5 (« very true of me » / « tout à fait vrai pour moi »).
Les propriétés psychométriques établies dans la littérature clinique et développementale démontrent une cohérence interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant habituellement entre 0,74 et 0,86 pour l’ensemble des sous-échelles. L’analyse factorielle confirmatoire corrobore la structure tri-factorielle, dissociant efficacement la fréquence et l’intensité de l’affect négatif, la réactivité positive, et l’auto-efficacité dans la modulation des affects. Cet outil s’avère particulièrement pertinent pour le dépistage des troubles de l’humeur, l’évaluation des troubles internalisés et externalisés, ainsi que pour le suivi longitudinal des programmes d’intervention socio-émotionnelle en contexte scolaire et pédopsychiatrique.
2. Mots-clés / Keywords
Régulation émotionnelle, auto-évaluation pédiatrique, éveil émotionnel, psychométrie développementale, affect négatif, affect positif, contrôle émotionnel, psychopathologie de l’enfant, échelle How I Feel, validité de construit.
3. Auteurs / Authors
L’instrument How I Feel a été conçu et validé par une équipe de chercheurs de l’Université Vanderbilt (Nashville, Tennessee, États-Unis) spécialisés en psychologie du développement et en psychopathologie clinique de l’enfant :
- Tedra A. Walden, Ph.D. : Professeure émérite de psychologie et de développement humain au Peabody College, Université Vanderbilt. Ses travaux pionniers portent sur le référencement social durant la petite enfance, la régulation des affects et les processus socio-émotionnels chez les enfants neurotypiques et présentant des troubles du neurodéveloppement (e-mail institutionnel : [email protected]).
- Vicki S. Harris, Ph.D. : Professeure adjointe de recherche en psychologie et développement humain, et en psychiatrie à l’Université Vanderbilt. Ses recherches se focalisent sur la santé mentale de l’enfant, l’intervention précoce et l’évaluation clinique des relations d’attachement et des compétences émotionnelles.
- Thomas F. Catron, Ph.D. : Professeur agrégé de psychiatrie et codirecteur du Center for Psychotherapy Research and Policy au sein du Vanderbilt Institute for Public Policy Studies. Il est reconnu pour ses recherches sur l’efficacité des services de santé mentale pour enfants en milieu naturel.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle How I Feel est de pallier une lacune majeure dans l’évaluation psychologique des enfants : la sous-estimation de la vie affective intérieure due à l’utilisation exclusive de rapports d’informateurs tiers (parents, enseignants). Si les observateurs externes peuvent documenter de manière fiable les comportements manifestes et externalisés (tels que les crises de colère ou l’agitation motrice), ils éprouvent des difficultés considérables à évaluer l’intensité viscérale de la détresse émotionnelle, la fréquence réelle des ressentis de tristesse ou de peur, ainsi que le sentiment subjectif d’impuissance face à ces états intérieurs. Le HIF fournit ainsi une mesure directe de l’auto-perception de l’enfant quant à son éveil affectif (sa fréquence et sa magnitude) et ses capacités d’autorégulation.
En recherche fondamentale, le HIF permet d’explorer les modèles transactionnels liant l’émotivité tempéramentale et les fonctions exécutives. L’échelle décompose le construit de l’affectivité en distinguant nettement la valence émotionnelle (positive vs négative) de la perception de contrôle métacognitif sur ces émotions. Cela permet aux chercheurs de vérifier empiriquement si les difficultés d’adaptation psychosociale découlent d’un éveil affectif surdimensionné, d’un déficit d’outils de régulation, ou d’une combinaison délétère des deux.
Sur le plan clinique, l’utilisation du HIF est précieuse dans le diagnostic différentiel et la planification thérapeutique. Chez les enfants présentant des troubles anxieux ou dépressifs (troubles internalisés), les scores à la sous-échelle d’Émotion Négative sont fréquemment très élevés, souvent couplés à un score effondré en Contrôle Émotionnel, reflétant un sentiment aigu de submersion affective. Inversement, chez les enfants manifestant des conduites oppositionnelles ou des troubles du comportement (troubles externalisés), l’analyse des patrons de réponse au HIF aide à discerner si les transgressions comportementales proviennent d’une colère sous-tendue par une dysrégulation émotionnelle explosive ou, au contraire, d’un profil callous-unemotional caractérisé par une hypo-réactivité émotionnelle. En outre, le HIF sert d’indicateur sensible de l’efficacité thérapeutique dans le cadre des psychothérapies cognitivo-comportementales (TCC), en mesurant l’accroissement graduel du sentiment d’auto-efficacité régulatoire de l’enfant au fil des séances.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique mesuré par l’échelle How I Feel repose sur une conceptualisation bidimensionnelle de l’expérience affective : l’activation émotionnelle (comprenant l’intensité et la fréquence des émotions discrètes) et la régulation émotionnelle perçue (la capacité à moduler ces états). Ces dimensions sont opérationnalisées à travers trois sous-échelles complémentaires :
1. Émotion Négative (Negative Emotion – 12 items)
Cette dimension capture l’expérience phénoménologique de trois émotions de base à valence aversive : la tristesse, la peur et la colère. Pour chacune de ces émotions, l’échelle évalue deux composantes fondamentales :
- La fréquence d’occurrence : la récurrence temporelle de l’affect dans la vie quotidienne (ex. Item 7 : « I was sad very often », Item 10 : « I was scared almost all the time », Item 13 : « I was mad very often »).
- L’intensité ou magnitude de l’éveil : la force brute du ressenti corporel et psychologique lors de son apparition (ex. Item 2 : « When I felt sad, my sad feelings were very strong », Item 5 : « When I felt scared, my scared feelings were very powerful », Item 8 : « When I felt mad, my mad feelings were very strong »).
Un score élevé sur cette échelle indique une vulnérabilité affective marquée, souvent associée à un neuroticisme élevé ou à une détresse psychologique aiguë.
2. Émotion Positive (Positive Emotion – 8 items)
Cette sous-échelle évalue la sphère de l’affectivité positive à travers deux états d’excitation hédonique : le bonheur (joie) et l’enthousiasme (excitation). À l’instar de la dimension négative, elle examine simultanément la fréquence et l’intensité de ces affects :
- Fréquence de l’affect positif : la propension à vivre des moments de satisfaction et d’entrain (ex. Item 1 : « I was happy very often », Item 4 : « I was excited almost all of the time »).
- Intensité de l’affect positif : la profondeur et la puissance de la joie ressentie (ex. Item 11 : « When I felt happy, my happy feelings were very powerful », Item 14 : « When I felt excited, my excited feelings were very strong »).
Cette dimension reflète les tendances d’extraversion, d’engagement social et les ressources de résilience de l’enfant.
3. Contrôle Émotionnel (Emotion Control – 10 items)
Contrairement aux deux premières dimensions qui quantifient l’activation réactive, cette sous-échelle mesure la dimension agentique et régulatrice du soi. Elle évalue l’auto-efficacité perçue de l’enfant quant à sa capacité à modifier activement ses états émotionnels, qu’il s’agisse d’émotions négatives ou positives :
- Contrôle de la fréquence : la perception de pouvoir limiter ou déclencher l’apparition d’un affect (ex. Item 3 : « I was in control of how often I felt mad », Item 15 : « I was in control of how often I felt scared »).
- Modulation de l’intensité et changement d’état : la capacité perçue à modifier la trajectoire ou l’amplitude de l’émotion une fois celle-ci engagée (ex. Item 6 : « When I felt happy, I could control or change how happy I felt », Item 12 : « When I felt sad, I could control or change how sad I felt », Item 18 : « When I felt mad, I could control or change how mad I felt »).
Un score élevé en Contrôle Émotionnel traduit une flexibilité psychologique robuste et un sentiment de maîtrise cognitive et comportementale face aux perturbations émotionnelles.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement de l’échelle HIF s’inscrit au carrefour de la psychopathologie développementale et des théories contemporaines de la régulation émotionnelle, notamment celles formulées par James J. Gross, Pamela M. Cole et Nancy Eisenberg.
Dans le modèle modal de l’émotion de James Gross, le processus émotionnel implique une séquence dynamique : situation, attention, évaluation cognitive et réponse. La régulation émotionnelle fait référence aux processus par lesquels les individus influencent les émotions qu’ils ressentent, le moment où ils les ressentent, ainsi que la manière dont ils font l’expérience de ces émotions et les expriment. Walden et ses collaborateurs (2003) se sont inspirés de cette conception en opérationnalisant la distinction cruciale entre les processus émotionnels en tant que tels (l’éveil émotionnel, réactif et automatique) et les processus de régulation des émotions (les efforts conscients ou automatisés de contrôle, d’atténuation ou d’amplification).
La théorie différentielle des émotions (Carroll Izard) a également guidé le choix d’inclure des émotions de base spécifiques (la joie, la tristesse, la peur et la colère) plutôt que de s’en tenir à un continuum unidimensionnel de valence ou de simple déplaisir. Chaque émotion basale remplit des fonctions adaptatives et motivationnelles distinctes dans le développement :
- La peur active les systèmes d’évitement et de protection face à la menace.
- La colère mobilise les ressources motrices et l’affirmation de soi pour surmonter les obstacles à un but désiré.
- La tristesse signale la perte et invite au retrait pour restaurer les ressources cognitives et affectives tout en sollicitant le soutien d’autrui.
- La joie favorise l’exploration, l’attachement sécurisant et l’accumulation de ressources relationnelles et intellectuelles (selon la théorie de l’élargissement et de la construction de Barbara Fredrickson).
Sur le plan développemental, l’âge scolaire (8-12 ans) constitue une période charnière où l’enfant développe une métacognition sophistiquée de ses propres affects. Selon les travaux de Nancy Eisenberg sur le tempérament et l’effortful control, c’est durant ce stade que les mécanismes d’autorégulation passent d’une dépendance externe (co-régulation parentale) à une régulation interne autonome. L’échelle HIF a été calibrée précisément pour capturer cette capacité métacognitive émergente chez l’enfant.
7. Validité / Validity
La validation empirique du How I Feel a été rigoureusement démontrée par Walden, Harris et Catron (2003) sur un échantillon communautaire et clinique d’enfants scolarisés du CE2 à la 5e (3rd to 6th grades, N = 452). Les résultats psychométriques ont confirmé l’existence d’une validité multifacette solide :
Validité de construit et structure interne
L’analyse a confirmé que l’expérience affective chez l’enfant n’est pas un système unitaire, mais un ensemble de composantes différenciées. L’absence de corrélation forte entre l’Émotion Positive et l’Émotion Négative (généralement r proche de zéro ou légèrement négatif, autour de -0,15) confirme l’orthogonalité relative des systèmes d’activation comportementale (BAS) et d’inhibition comportementale (BIS). Le Contrôle Émotionnel corrèle modérément et négativement avec l’Émotion Négative (r ≈ -0,35 à -0,45), démontrant que bien que le sentiment d’impuissance augmente lorsque les affects négatifs sont violents, la régulation constitue une dimension fonctionnelle distincte de l’intensité brute.
Validité convergente
La validité convergente a été démontrée par des associations significatives et théoriquement cohérentes avec des instruments standardisés :
- La sous-échelle Émotion Négative est fortement et positivement corrélée avec le Children’s Depression Inventory (CDI ; r = 0,58, p < 0,001) et avec la Revised Children’s Manifest Anxiety Scale (RCMAS ; r = 0,62, p < 0,001).
- La sous-échelle Contrôle Émotionnel présente des corrélations positives robustes avec les mesures d’auto-efficacité perçue (Self-Efficacy Questionnaire for Children ; r = 0,48) et les sous-échelles d’adaptation sociale du Social Skills Rating System (SSRS).
- La sous-échelle Émotion Positive présente une convergence attendue avec l’estime de soi globale mesurée via la Self-Perception Profile for Children de Susan Harter (r = 0,44).
Validité discriminante et différentielle
Le HIF démontre une excellente capacité à discriminer les populations cliniques des groupes témoins. Les enfants adressés en pédopsychiatrie pour des troubles dépressifs ou anxieux obtiennent des scores moyens en Émotion Négative significativement plus élevés (t > 5,2, p < 0,001) et des scores en Contrôle Émotionnel significativement inférieurs à ceux des enfants issus de la cohorte scolaire générale. De plus, le HIF s’est révélé discriminant par rapport aux capacités cognitives pures (QI mesuré par le WISC), prouvant que l’instrument évalue l’expérience affective et métacognitive indépendamment de l’intelligence verbale générale.
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés de fidélité de l’échelle How I Feel ont été examinées sous plusieurs angles psychométriques, incluant la cohérence interne et la stabilité temporelle.
Cohérence interne
Dans l’étude princeps de Walden et al. (2003), ainsi que dans les réplications ultérieures menées en milieu scolaire et clinique, les coefficients alpha de Cronbach obtenus témoignent d’une excellente homogénéité des items au sein de chaque dimension :
- Émotion Négative (12 items) : α = 0,86 (intervalle typique observé : 0,84 – 0,88). Ce coefficient élevé démontre la forte synergie interne entre les manifestations de peur, de tristesse et de colère.
- Émotion Positive (8 items) : α = 0,82 (intervalle typique observé : 0,79 – 0,84), soulignant la robustesse de l’évaluation conjointe de la joie et de l’enthousiasme.
- Contrôle Émotionnel (10 items) : α = 0,78 (intervalle typique observé : 0,75 – 0,81), une valeur très satisfaisante pour une mesure métacognitive complexe administrée à de jeunes enfants.
Les corrélations item-total corrigées dépassent généralement 0,40 pour l’ensemble des items, sans qu’aucun item n’abaisse la cohérence globale de sa sous-échelle respective en cas de suppression.
Fidélité test-retest (Stabilité temporelle)
La stabilité temporelle a été évaluée sur un sous-échantillon d’enfants réévalués après un intervalle de 2 à 4 semaines :
- Pour le Contrôle Émotionnel, le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) s’élève à r = 0,72 (p < 0,001).
- Pour l’Émotion Positive, le coefficient test-retest est de r = 0,70.
- Pour l’Émotion Négative, le coefficient atteint r = 0,75.
Ces coefficients démontrent que si le HIF capte des états affectifs sensibles aux fluctuations contextuelles, il mesure avant tout des dispositions et traits affectifs relativement stables au cours de l’enfance intermédiaire.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture factorielle du questionnaire a été rigoureusement analysée lors de sa conception par une démarche séquentielle combinant analyse factorielle exploratoire (AFE) puis confirmatoire (AFC).
Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)
Lors de la phase de développement initial sur un premier demi-échantillon, une analyse en composantes principales suivie d’une rotation oblimin directe (permettant une corrélation théorique entre les facteurs) a été conduite. Le test de sédimentation de Cattell et le critère de Kaiser (valeurs propres > 1,0) ont clairement fait émerger une solution à trois facteurs dominants, expliquant plus de 46 % de la variance totale des scores :
- Le premier facteur rassemble l’ensemble des items reflétant la détresse, la peur, l’irritation et la tristesse (Facteur 1 : Émotion Négative). Les saturations factorielles pour ces 12 items s’échelonnent de 0,48 à 0,76.
- Le deuxième facteur regroupe les énoncés évaluant la capacité à moduler, réduire ou diriger ses états affectifs (Facteur 2 : Contrôle Émotionnel), avec des saturations factorielles oscillant entre 0,42 et 0,71.
- Le troisième facteur capture l’exaltation, l’amusement et le bien-être subjectif (Facteur 3 : Émotion Positive), dont les saturations varient de 0,51 à 0,74.
Aucun item n’a présenté de saturation croisée problématique (> 0,30 sur un facteur secondaire), confirmant la netteté de la partition factorielle.
Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)
L’adéquation du modèle trifactoriel a ensuite été testée sur un échantillon de validation indépendant. Les indices d’ajustement globaux ont confirmé la supériorité éclatante du modèle à trois facteurs corrélés par rapport à un modèle unidimensionnel d’affect global ou à un modèle bidimensionnel opposant simplement affect positif et négatif :
- Chi-deux normé : χ²/df = 1,74 (indiquant un excellent ajustement, la valeur seuil étant < 2,0).
- CFI (Comparative Fit Index) : 0,93.
- TLI (Tucker-Lewis Index) : 0,92.
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : 0,046 (intervalle de confiance à 90 % : [0,039 ; 0,053]), largement en dessous du seuil critique de 0,06.
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : 0,051.
Ces données confirment sans équivoque que la prise en compte du contrôle émotionnel en tant que facteur orthogonal à l’éveil est psychométriquement indispensable.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument How I Feel se présente sous les caractéristiques opérationnelles suivantes :
- Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (self-report).
- Population cible : Enfants et préadolescents âgés de 8 à 12 ans (peut être administré dès 7 ans sous forme d’entretien guidé avec lecture des items par le praticien).
- Nombre total d’items : 30 énoncés formulés à la première personne du singulier (« I »).
- Échelle de réponse : Échelle de Likert à 5 points de certitude/véracité :
• 1 = not at all true of me (pas du tout vrai pour moi)
• 2 = a little true of me (un peu vrai pour moi)
• 3 = somewhat true of me (assez vrai pour moi)
• 4 = pretty true of me (plutôt vrai pour moi)
• 5 = very true of me (tout à fait vrai pour moi) - Dimensions et composition des sous-échelles :
- Émotion Négative (12 items) : Items 2, 5, 7, 8, 10, 13, 17, 20, 22, 23, 25 et 28.
- Émotion Positive (8 items) : Items 1, 4, 11, 14, 16, 19, 26 et 29.
- Contrôle Émotionnel (10 items) : Items 3, 6, 9, 12, 15, 18, 21, 24, 27 et 30.
- Modalités de cotation :
- Tous les items sont cotés directement de 1 à 5. Il n’y a aucun item inversé dans le calcul standard.
- Le score de chaque sous-échelle s’obtient soit par l’addition des points bruts, soit par la moyenne des items composant la sous-échelle (ce qui ramène les scores sur une échelle commune de 1 à 5 facilitant la comparaison inter-domaines).
- Score brut Émotion Négative : min = 12, max = 60.
- Score brut Émotion Positive : min = 8, max = 40.
- Score brut Contrôle Émotionnel : min = 10, max = 50.
- Durée d’administration : Environ 10 à 15 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 2003 (Article original dans Psychological Assessment ; republié dans l’ouvrage de référence de Fischer & Corcoran en 2007).
- Titularité des droits d’auteur : American Psychological Association (APA) et les auteurs (Tedra A. Walden, Vicki S. Harris, Thomas F. Catron).
- Statut d’utilisation et licence : L’échelle est classée comme un instrument disponible pour la recherche universitaire et l’usage clinique sans but commercial. Dans le cadre de projets de recherche non financés ou de pratiques cliniques individuelles, l’utilisation des items publiés dans les sources académiques est autorisée à des fins éducatives et diagnostiques, sous réserve de citer scrupuleusement la publication d’origine de Walden et al. (2003).
- Coût : L’échelle est libre de droits d’accès à des fins de recherche académique (« open-access for non-commercial research purposes »). Aucun coût de licence n’est requis lorsqu’elle est extraite d’anthologies cliniques telles que celle de Fischer et Corcoran (2007).
12. Références / References
- Cole, P. M., Martin, S. E., & Dennis, T. A. (2004). Emotion regulation as a scientific construct: Methodological challenges and directions for child development research. Child Development, 75(2), 317-333. https://doi.org/10.1111/j.1467-8624.2004.00673.x
- Eisenberg, N., Spinrad, T. L., & Eggum, N. D. (2010). Emotion-related self-regulation and its relation to children’s maladjustment. Annual Review of Clinical Psychology, 6, 495-525. https://doi.org/10.1146/annurev.clinpsy.121208.131208
- Fischer, J., & Corcoran, K. J. (2007). Measures for clinical practice and research: A sourcebook (4th ed., Vol. 1, pp. 550-551). Oxford University Press.
- Gross, J. J. (1998). The emerging field of emotion regulation: An integrative review. Review of General Psychology, 2(3), 271-299. https://doi.org/10.1037/1089-2680.2.3.271
- Walden, T. A., Harris, V. S., & Catron, T. F. (2003). How I feel: A self-report measure of emotional arousal and regulation for children. Psychological Assessment, 15(3), 399-412. https://doi.org/10.1037/1040-3590.15.3.399
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale:
1 = not at all true of me
2 = a little true of me
3 = somewhat true of me
4 = pretty true of me
5 = very true of me
- I was happy very often.
- When I felt sad, my sad feelings were very strong.
- I was in control of how often I felt mad.
- I was excited almost all of the time.
- When I felt scared, my scared feelings were very powerful.
- When I felt happy, I could control or change how happy I felt.
- I was sad very often
- When I felt mad, my mad feelings were very strong.
- I was in control of how often I felt excited.
- I was scared almost all the time
- When I felt happy, my happy feelings were very powerful.
- When I felt sad, I could control or change how sad I felt.
- I was mad very often
- When I felt excited, my excited feelings were very strong.
- I was in control of how often I felt scared.
- I was happy almost all the time.
- When I felt sad, my sad feelings were very powerful.
- When I felt mad, I could control or change how mad I felt.
- I was excited very often.
- When I felt scared, my scared feelings were very strong.
- I was in control of how often I felt happy.
- I was sad almost all the time.
- When I felt mad, my mad feelings were very powerful.
- When I felt excited, I could control or change how excited I felt.
- I was scared very often.
- When I felt happy, my happy feelings were very strong.
- I was in control of how often I felt sad.
- I was mad almost all the time.
- When I felt excited, my excited feelings were very powerful.
- When I felt scared, I could control or change how scared I felt.