Liste de contrôle des troubles liés au stress chez l’enfant (CSDC)

Découvrez la Child Stress Disorders Checklist (CSDC), instrument psychométrique d’évaluation hétéro-rapportée du stress post-traumatique pédiatrique développé par le Dr Glenn N. Saxe. Analyse complète de sa structure, de sa validité et de ses items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 9, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 9, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

La Child Stress Disorders Checklist (CSDC), ou Liste de contrôle des troubles liés au stress chez l’enfant, est un instrument d’évaluation psychométrique hétéro-rapporté développé par le Dr Glenn N. Saxe et ses collaborateurs au sein du National Child Traumatic Stress Network (NCTSN) et du Boston University School of Medicine. Conçu spécifiquement pour identifier et quantifier les manifestations du trouble de stress post-traumatique (TSPT) et du trouble de stress aigu (TSA) chez les enfants et adolescents exposés à des événements traumatiques aigus (tels que des brûlures graves, des accidents de la route, des agressions physiques ou des catastrophes naturelles), cet outil se fonde sur les observations directes des parents, tuteurs ou soignants hospitaliers.

L’instrument comprend une section descriptive initiale recensant les types d’événements traumatisants vécus, suivie de cinq items évaluant les réactions péritraumatiques immédiates (score de réponse immédiate), et d’un inventaire central de 30 items cotés selon une échelle ordinale à trois points (0 = Not True, 1 = Somewhat or Sometimes True, 2 = Very True or Often True). Ces 30 items opérationnalisent cinq dimensions symptomatiques clés alignées sur les critères nosographiques du DSM : la réexpérimentation traumatique (7 items), l’évitement comportemental et cognitif (5 items), l’émoussement affectif et la dissociation (8 items), l’hyperactivation neurovégétative (6 items), et l’altération globale du fonctionnement adaptatif (4 items). Les études de validation psychométrique mettent en évidence une consistance interne globale exceptionnelle (α de Cronbach oscillant entre .89 et .95), une excellente fidélité inter-évaluateurs (coefficients de corrélation intraclasse supérieurs à .80) ainsi qu’une validité convergente robuste avec les entretiens cliniques structurés tels que le CAPS-CA. La CSDC constitue une référence clinique et épidémiologique majeure pour le dépistage précoce et le suivi longitudinal des trajectoires de rétablissement pédiatrique.

2. Mots-clés / Keywords

Trouble de stress post-traumatique pédiatrique, trouble de stress aigu, évaluation hétéro-rapportée, psychométrie infantile, traumatisme péritraumatique, dissociation, hyperactivation, dépistage hospitalier, réactivité émotionnelle, National Child Traumatic Stress Network.

3. Auteurs / Authors

La Child Stress Disorders Checklist a été principalement élaborée par :

  • Glenn N. Saxe, M.D. : Professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, ancien directeur du Department of Child and Adolescent Psychiatry au Boston University School of Medicine / Boston Medical Center, chercheur principal au National Child Traumatic Stress Network (NCTSN), et ultérieurement directeur du Child Study Center à la New York University (NYU Langone Health). Courriel académique historique : [email protected].
  • Collaborateurs cliniques du NCTSN et du Massachusetts General Hospital / Shriners Burns Hospital : Équipe multidisciplinaire spécialisée dans le traumatisme pédiatrique aigu, la prise en charge des grands brûlés pédiatriques et l’intervention post-urgence.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Child Stress Disorders Checklist (CSDC) est de fournir une évaluation standardisée, rapide, fiable et écologique des réactions traumatiques aiguës et subaiguës chez les enfants, en s’appuyant sur l’observation des adultes référents. L’évaluation directe des enfants traumatisés, particulièrement en bas âge ou en phase d’hospitalisation médicale aiguë consécutive à des blessures corporelles sévères, présente des défis méthodologiques et déontologiques majeurs : détresse émotionnelle intense, altération des capacités métacognitives, barrière linguistique, mutisme traumatique ou fatigabilité clinique extrême. La CSDC contourne ces obstacles en exploitant le regard continu des parents ou des professionnels de santé au chevet de l’enfant.

Sur le plan clinique, la CSDC a été initialement conçue pour détecter les enfants à haut risque d’évolution vers un TSPT chronique dès leur admission dans les unités de soins intensifs, les centres de traitement des brûlures ou les services de chirurgie pédiatrique. Elle permet d’identifier l’émergence des symptômes péritraumatiques et de surveiller l’évolution symptomatique au cours du premier mois suivant l’accident (critères du stress aigu) puis au-delà (critères du stress post-traumatique). En milieu de recherche, la CSDC est abondamment employée dans les protocoles examinant l’efficacité des interventions psychologiques précoces, les facteurs de résilience neurobiologique, ainsi que les déterminants systémiques et familiaux influençant l’adaptation pédiatrique post-traumatique.

L’échelle répond également à une exigence théorique cruciale : intégrer l’expression développementale spécifique du traumatisme. Chez le jeune enfant, le traumatisme ne se traduit pas exclusivement par des verbalisations sophistiquées d’intrusion mémorielle, mais s’exprime préférentiellement par des jeux répétitifs à thématique post-traumatique, des régressions comportementales (énurésie, succion du pouce), des perturbations somatiques et des accès d’agitation motrice désorganisée. La CSDC capture précisément ces équivalents comportementaux pédiatriques.

5. Construit psychologique / Construct

La CSDC opérationnalise le construit multidimensionnel de la réaction au stress traumatique chez l’enfant à travers deux volets temporels et fonctionnels : les réponses péritraumatiques immédiates et le profil symptomatique contemporain décliné en cinq domaines corrélés.

Volet péritraumatique : Score de réponse immédiate

Composé de 5 items, ce sous-score quantifie l’intensité de la détresse psychologique et de la désorganisation comportementale survenue dans les instants ou les heures qui ont immédiatement suivi l’événement traumatique (ou au moment de la reprise de conscience). Il mesure :

  • La terreur subjective : panique extrême, effroi invalidant ressenti par l’enfant.
  • L’horreur : sentiments d’écœurement, de dégoût profond ou d’humiliation intense face à l’événement.
  • L’impuissance (helplessness) : perception de vulnérabilité absolue et d’incapacité à fuir ou à maîtriser la menace.
  • L’agitation motrice : fébrilité motrice impulsive, hyperactivité réactionnelle et perte de contrôle comportemental.
  • La désorganisation comportementale : rupture radicale avec les conduites habituelles, comportements incohérents ou dépourvus de sens adaptatif.

Volet post-traumatique : Les cinq dimensions symptomatiques (30 items)

Évaluées pour la période actuelle ou le mois écoulé, les 30 manifestations comportementales sont structurées en cinq dimensions cliniques :

  • 1. Réexpérimentation (Reexperiencing – items 1, 3, 12, 19, 22, 23, 25) : Ce domaine reflète l’intrusion involontaire du souvenir traumatique dans le champ de conscience de l’enfant. Il comprend les plaintes mnésiques désagréables, la détresse intense lors de l’exposition à des rappels indiciels, le sentiment subjectif et le comportement attestant que l’événement est en train de se reproduire (flashbacks), les cauchemars récurrents, les plaintes somatiques réactionnelles aux stimuli d’évocation (céphalées, nausées, dyspnée) et le jeu post-traumatique stéréotypé reproduisant la scène vécue au moyen de jouets ou de dessins.
  • 2. Évitement (Avoidance – items 5, 14, 21, 28, 30) : Cette dimension quantifie les efforts délibérés ou automatiques déployés pour échapper aux stimuli internes ou environnementaux associés au traumatisme. Elle cible l’évitement des activités, des lieux, des discussions verbales et des personnes rappelant l’événement, ainsi que le refus explicite de penser aux éléments stressants.
  • 3. Émoussement affectif et dissociation (Numbing and Dissociation – items 4, 7, 9, 16, 18, 20, 26, 27) : Ce construit englobe la déconnexion affective et perceptive consécutive à une submersion traumatique. Il inclut l’anesthésie émotionnelle apparente, l’amnésie post-traumatique partielle, le détachement à l’égard de l’entourage, la confusion cognitive concernant des faits connus, les états de stupeur ou de rêverie vigile (« spaced out »), la désorientation temporelle, le ralentissement psychomoteur global et les phénomènes de déréalisation où l’environnement sensoriel est perçu comme altéré ou étranger.
  • 4. Hyperactivation neurovégétative (Increased Arousal – items 2, 6, 8, 13, 17, 29) : Mesure l’hypervigilance et l’hyperexcitabilité du système nerveux autonome. Les manifestations incluent un réflexe de sursaut exagéré face aux bruits inattendus, une irritabilité constante ou des accès de colère disproportionnés, des troubles marqués de l’endormissement et de la continuité du sommeil, une instabilité psychomotrice permanente, un état de tension anxieuse diffuse (« à vif ») et des déficits sévères de l’attention et de la concentration.
  • 5. Altération fonctionnelle et régression (Impairment in Function – items 10, 11, 15, 24) : Évalue le retentissement direct de la symptomatologie sur les sphères de développement de l’enfant. Sont mesurées les difficultés relationnelles majeures avec les pairs et les enseignants, les conflits intrafamiliaux accrus, l’incapacité à accomplir les tâches quotidiennes et scolaires, ainsi que l’apparition de régressions développementales marquées (énurésie secondaire, succion du pouce, exigences de cododo).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La conception de la CSDC s’enracine dans la convergence de plusieurs cadres conceptuels majeurs : les modèles nosographiques du DSM-IV et DSM-5 relatifs aux troubles liés aux traumatismes et aux facteurs de stress, la psychobiologie du développement et la théorie des systèmes dynamiques appliqués au trauma pédiatrique (développée notamment par Saxe et ses collègues dans le modèle Trauma Systems Therapy – TST).

D’un point de vue psychobiologique, l’exposition à un choc violent ou à une atteinte corporelle aiguë déclenche une cascade neuro-endocrinienne impliquant l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HPA) et le système nerveux sympathique. Chez l’enfant, l’immaturité relative des structures préfrontales régulatrices (cortex préfrontal ventromédian) face à une hyperactivité de l’amygdale peut induire un dysfonctionnement durable du traitement de la peur. Lorsque l’alarme biologique ne s’éteint pas à la fin de l’événement, elle engendre une sensibilisation neurobiologique caractérisée par l’hyperarousal et des décharges de panique face à des indices neutres ou périphériques.

Sur le plan cognitivo-comportemental, l’instrument reflète la théorie du traitement de l’information émotionnelle d’Edna Foa et le modèle cognitif d’Ehlers et Clark adapté à la pédiatrie. Les enfants traumatisés construisent des associations de conditionnement de la peur excessivement étendues, interprétant le monde comme perpétuellement dangereux et leur propre capacité de contrôle comme détruite. L’évitement comportemental et la dissociation opèrent comme des stratégies de régulation émotionnelle à court terme qui empêchent l’habituation cognitive et l’intégration adaptative de la mémoire traumatique, chronicisant ainsi le trouble.

Enfin, le modèle socio-écologique et développemental sous-tendant la CSDC postule que les réactions de stress traumatique de l’enfant ne peuvent être dissociées de son écologie relationnelle. Contrairement aux adultes, les enfants dépendent de leurs figures d’attachement pour coréguler leur état affectif. Lorsque le traumatisme submerge les capacités d’autorégulation, l’enfant manifeste une régression vers des stades antérieurs de développement psycho-affectif et des perturbations interactionnelles visibles par les observateurs de son milieu de vie.

7. Validité / Validity

Les propriétés psychométriques de la CSDC ont été rigoureusement établies dans le cadre d’études prospectives longitudinales, notamment auprès d’enfants admis pour des blessures traumatiques et des brûlures aiguës (Saxe et al., 2003, 2005).

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente de la CSDC a été démontrée par des corrélations statistiquement significatives et élevées avec les outils cliniques de référence diagnostique administrés directement aux enfants et aux parents. Les scores totaux de la CSDC corrèlent fortement avec les scores de la Clinician-Administered PTSD Scale for Children and Adolescents (CAPS-CA) (coefficients $r$ compris entre .68 et .79, $p < .001$), ainsi qu'avec la Child PTSD Symptom Scale (CPSS). De surcroît, les sous-échelles spécifiques d’hyperactivation et de réexpérimentation présentent des associations significatives avec les sous-échelles d’anxiété et de dépression du Child Behavior Checklist (CBCL d’Achenbach), confirmant que l’outil capte de manière congruente la souffrance internalisée et externalisée consécutive au choc.

Validité prédictive

Une force psychométrique centrale de la CSDC réside dans sa valeur pronostique. L’évaluation précoce via le score de réponse immédiate (5 items) et le score global au cours de la première semaine post-hospitalisation prédit de façon robuste la présence d’un diagnostic formel de TSPT à trois, six et douze mois après l’événement, avec des aires sous la courbe ROC (AUC) fréquemment supérieures à .82. Les enfants présentant des scores élevés de dissociation péritraumatique et d’hyperactivation initiale ont un risque multiplié par 4 à 6 de maintenir un TSPT symptomatique à distance, justifiant l’utilisation de l’outil pour le triage clinique précoce.

Validité discriminante

L’instrument discrimine efficacement les enfants traumatisés présentant une détresse aiguë de ceux souffrant d’affections médicales courantes non traumatiques ou de témoins sains hospitalisés pour des actes chirurgicaux programmés ($p < .001$). De plus, la sous-échelle d'altération fonctionnelle permet de dissocier les manifestations normales d'ajustement adaptatif passager d'une désorganisation clinique pathologique nécessitant un étayage pédopsychiatrique spécialisé.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de la CSDC a fait l’objet de multiples évaluations attestant de sa robustesse métrologique à travers différents contextes hospitaliers et communautaires.

Consistance interne

Les indices de cohérence interne calculés au moyen du coefficient α de Cronbach témoignent d’une excellente homogénéité des items :

  • Score total des symptômes post-traumatiques (30 items) : α = .92 à .95 selon les cohortes d’évaluation.
  • Score de réponse immédiate (5 items) : α = .78 à .84.
  • Sous-échelle Réexpérimentation (7 items) : α = .83 à .87.
  • Sous-échelle Évitement (5 items) : α = .79 à .83.
  • Sous-échelle Émoussement / Dissociation (8 items) : α = .81 à .86.
  • Sous-échelle Hyperactivation (6 items) : α = .82 à .85.
  • Sous-échelle Altération fonctionnelle (4 items) : α = .74 à .78.

Fidélité inter-évaluateurs

En contexte hospitalier pédiatrique (notamment dans les études sur les brûlures pédiatriques de Saxe et coll.), la concordance entre les soignants référents (infirmières) et les parents a été documentée. Les coefficients de corrélation intraclasse (ICC) s’échelonnent entre .76 et .86 pour le score total, indiquant une excellente convergence observationnelle entre des évaluateurs professionnels et parentaux observant les mêmes comportements cibles chez l’enfant.

Fidélité test-retest

Dans des conditions où le statut clinique des enfants demeure stable à court terme (intervalle de 48 à 72 heures sans modification de la prise en charge thérapeutique), les coefficients de corrélation test-retest oscillent entre $r = .84$ et $r = .90$, confirmant la stabilité métrologique de l’instrument hors fluctuations temporelles inhérentes au processus de guérison spontanée.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de la CSDC a été examinée au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmée par des analyses factorielles confirmatoires (AFC) au sein d’échantillons pédiatriques cliniques exposés à des traumatismes variés.

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Les extractions initiales par analyse en composantes principales avec rotation oblique (Promax ou Oblimin) ont isolé une structure directrice cohérente à cinq facteurs pour l’inventaire des 30 items post-traumatiques, expliquant plus de 56 % de la variance totale des scores. L’examen du diagramme de sédimentation (scree plot) et le critère de Kaiser ont corroboré l’existence de ces axes correspondant étroitement à la sémiologie du traumatisme : l’intrusion/réexpérimentation, l’évitement comportemental, le détachement/dissociation, l’hyperactivation neurovégétative et le retentissement adaptatif.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Les modèles d’équations structurelles testant l’adéquation de la structure à 5 facteurs ont mis en évidence des indices d’ajustement satisfaisants :

  • $chi^2 / ext{dl} < 2.1$
  • CFI (Comparative Fit Index) ≥ .92
  • TLI (Tucker-Lewis Index) ≥ .91
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) ≤ .058 (IC 90 % [.049, .066])
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) ≤ .052

Les saturations factorielles standardisées des items sur leurs facteurs respectifs sont substantiellement élevées, la majorité se situant entre .55 et .84, sans saturation croisée majeure. Les modèles factoriels alternatifs (unidimensionnel ou à trois facteurs classiques du DSM-IV) présentaient une détérioration significative des critères d’adéquation comparativement au modèle à 5 facteurs, validant la pertinence clinique de dissocier l’évitement de l’émoussement/dissociation et d’isoler l’atteinte fonctionnelle spécifique à l’enfant.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type de test : Hétéro-questionnaire d’évaluation clinique et comportementale rempli par un observateur adulte (parent, tuteur légal, soignant hospitalier référent).
  • Population cible : Enfants et adolescents âgés de 2 à 18 ans ayant été confrontés à un événement traumatique potentiellement létal, blessant ou menaçant l’intégrité physique.
  • Structure générale :
    • Page 1 (Non cotée) : Recueil qualitatif et typologique des traumatismes subis (accidents de la route, incendies, agressions physiques, tempêtes, pathologies médicales aiguës, etc.), âge de survenue, durée, gravité perçue et nécessité de soins médicaux.
    • Items péritraumatiques (Items 1 à 5) : Évaluation rétrospective des réactions émotionnelles et comportementales immédiates suivant l’événement.
    • Items post-traumatiques (Items 1 à 30) : Évaluation quantitative des symptômes observés actuellement ou au cours du mois écoulé.
  • Format des réponses : Échelle ordinale à trois points :
    • 0 = Not True (as far as you know) [Pas vrai, à votre connaissance]
    • 1 = Somewhat or Sometimes True [Un peu ou parfois vrai]
    • 2 = Very True or Often True [Très vrai ou souvent vrai]
  • Calcul des scores :
    • Score de réponse immédiate : Somme arithmétique des 5 items initiaux (plage de 0 à 10).
    • Sous-score Réexpérimentation : Somme des items 1, 3, 12, 19, 22, 23, 25 (plage de 0 à 14).
    • Sous-score Évitement : Somme des items 5, 14, 21, 28, 30 (plage de 0 à 10).
    • Sous-score Émoussement et Dissociation : Somme des items 4, 7, 9, 16, 18, 20, 26, 27 (plage de 0 à 16).
    • Sous-score Hyperactivation : Somme des items 2, 6, 8, 13, 17, 29 (plage de 0 à 12).
    • Sous-score Altération fonctionnelle : Somme des items 10, 11, 15, 24 (plage de 0 à 8).
    • Score total de stress post-traumatique : Somme globale des 30 items (plage de 0 à 60). Des scores plus élevés traduisent un degré supérieur de stress perçu et d’atteinte clinique. L’échelle n’impose pas de score seuil diagnostique rigide mais s’utilise comme indicateur continu de sévérité.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement initial : 2001 – 2003 (diffusions princeps au sein du Boston University Medical Center et du réseau NCTSN).
  • Statut des droits d’auteur : Propriété intellectuelle du Dr Glenn N. Saxe et du National Child Traumatic Stress Network (NCTSN).
  • Tarification et accessibilité : La CSDC est un instrument du domaine public académique (open-access clinique), mis gratuitement à la disposition des cliniciens, psychiatres, pédiatres et chercheurs. Aucun coût de licence ou redevance commerciale n’est requis pour son utilisation clinique ou à des fins de recherche non lucrative.
  • Conditions d’utilisation : L’instrument peut être reproduit et administré à condition de citer les publications originales des auteurs et de ne pas altérer le libellé des items ni la métrique des échelles de réponse sans autorisation formelle préalable.

12. Références / References

  • Saxe, G. N., Hall, E., Kaplow, J. B., & Stoddard, F. J. (2005). Child Stress Disorders Checklist: A measure of acute and posttraumatic stress symptoms in children. In National Child Traumatic Stress Network Measurement Compendium. https://www.nctsnet.org/resources/child-stress-disorders-checklist
  • Saxe, G. N., Stoddard, F., Hall, E., Chawla, N., Lopez, C., Sheridan, R., King, D., & King, L. (2005). Pathways to PTSD, part I: Children with burns. American Journal of Psychiatry, 162(7), 1299-1304. https://doi.org/10.1176/appi.ajp.162.7.1299
  • Saxe, G. N., Ellis, B. H., & Kaplow, J. B. (2007). Collaborative Treatment of Traumatized Children and Teens: The Trauma Systems Therapy Approach. Guilford Press.
  • Stoddard, F. J., Saxe, G., Ronfeldt, H., Drake, J. E., Burns, J., Edgren, C., & Sheridan, R. (2006). Acute stress symptoms in young children with burns. Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry, 45(1), 87-93. https://doi.org/10.1097/01.chi.0000184931.25816.32
  • Kassam-Adams, N., & Winston, F. K. (2004). Predicting child PTSD: The role of persistent posttraumatic stress in parents and children after pediatric injury. Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry, 43(4), 403-411. https://doi.org/10.1097/00004583-200404000-00006

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Below is a list of feelings or behaviors that children sometimes have immediately after a frightening event (or after he or she regained consciousness from such an event). For each item that describes your child immediately after the event‚ please circle 2 if the item is VERY TRUE of your child. Circle 1 if the item is SOMEWHAT TRUE of your child. If the item is NOT TRUE of your child‚ circle 0.
1

Car Accident ____ Age(s) ____ 5) Physical Illness ____ Age(s) ____
2

Other Accident ____ Age(s) ____ 6) Physical Assault ____ Age(s) ____
3

Fire ____ Age(s) ____ 7) Sexual Assault ____ Age(s) ____
4

Storm ____ Age(s) ____ 8) Any Other Event ____ Age(s) ____
5

Child’s behavior became disorganized. For example‚ his or her behavior became very different than is usual‚ his or her behavior did not make sense.
6

Child seems irritable or angry.
7

Child has difficulty remembering details about the event.
8

Child has difficulty falling asleep or staying asleep.
9

Child seems detached or distant from other people.
10

Child has difficulty getting along with friends‚ schoolmates or teachers.
11

Child does things that he or she outgrew. For example‚ thumb sucking‚ bedwetting‚ nail biting‚ or requests to sleep with parents.
12

Child reports feeling as if the event were happening again.
13

Child is restless and doesn’t sit still.
14

Child avoids places that remind him or her of the event.
15

Child has difficulty getting along with family members.
16

Child appears confused about things that he or she should know.
17

Child seems “on edge” or nervous.
18

Child seems “spaced out” or in a daze.
19

Child acts as if the event were happening again.
20

Child has trouble keeping track of time. He or she may become confused about the time of day‚ the day of the week‚ or when something really happened.
21

Child avoids talking about the event.
22

Child reports bad dreams.
23

Child reports more physical complaints when reminded of the event. For example‚ headaches‚ stomach aches‚ nausea‚ difficulty breathing.
24

Child has difficulty performing activities such as schoolwork or chores.
25

Child plays about the event (child expresses what happened to him or her with toys‚ games‚ drawings‚ or other fantasy-play).
26

Child appears slowed down. It takes him or her a long time to respond to things.
27

Child reports that his or her environment seems different than it used to. For example‚ he or she may report that things look or sound different.
28

Child avoids people who remind him or her of the event.
29

Child has trouble concentrating
30

Child reports that he or she does not want to think about the event.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 9). Liste de contrôle des troubles liés au stress chez l’enfant (CSDC). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/child-stress-disorders-checklist-csdc/
Looti, Mohammed. “Liste de contrôle des troubles liés au stress chez l’enfant (CSDC).” Base de données de psychologie en français, 9 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/child-stress-disorders-checklist-csdc/.
Looti, Mohammed. “Liste de contrôle des troubles liés au stress chez l’enfant (CSDC).” Base de données de psychologie en français. octobre 9, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/child-stress-disorders-checklist-csdc/.