Liste de contrôle de la force individuelle

La Checklist Individual Strength (CIS-20) est un instrument psychométrique mesurant la fatigue multidimensionnelle à travers quatre composantes : fatigue subjective, concentration, motivation et activité physique. Découvrez ses propriétés, son cadre théorique et ses applications cliniques.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 24, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 24, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

La Liste de contrôle de la force individuelle (couramment désignée sous ses appellations originales Checklist Individuele Spankracht ou Checklist Individual Strength, abrégée en CIS ou CIS-20) est un instrument psychométrique auto-rapporté développé au début des années 1990 aux Pays-Bas par Jan H. M. M. Vercoulen, Gijs Bleijenberg et leurs collaborateurs du Centre médical universitaire Radboud de Nimègue. Conçu initialement pour évaluer de façon multidimensionnelle la fatigue chronique chez les patients atteints du syndrome de fatigue chronique (SFC/EM), le questionnaire s’est imposé comme l’un des standards internationaux majeurs en médecine comportementale, en psychologie de la santé et en ergonomie au travail.

L’instrument comporte 20 items mesurant l’état perçu par le participant au cours des deux dernières semaines. Il se structure autour de quatre sous-échelles distinctes : (1) l’expérience subjective de la fatigue (8 items), (2) la concentration (5 items), (3) la motivation (4 items), et (4) le niveau d’activité physique (3 items). Chaque énoncé est évalué à l’aide d’une échelle de Likert en 7 points allant de 1 (« Oui, c’est vrai » / Yes, that is true) à 7 (« Non, ce n’est pas vrai » / No, that is not true). Après inversion des items formulés positivement, un score élevé traduit une sévérité accrue de l’épuisement, une altération cognitive plus marquée, une baisse d’élan motivationnel et une réduction drastique de l’engagement comportemental.

Les propriétés psychométriques de la CIS-20 sont remarquables, attestées par une consistance interne élevée (le coefficient alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,83 et 0,93 pour la sous-échelle de fatigue subjective et dépassant 0,88 pour le score global), une stabilité test-retest substantielle, ainsi qu’une excellente validité discriminante capable de distinguer les populations saines des patients souffrant de fatigue liée au cancer, de sclérose en plaques, de polyarthrite rhumatoïde ou d’épuisement professionnel (burnout).

2. Mots-clés

fatigue subjective, Checklist Individual Strength, CIS-20, évaluation psychométrique, syndrome de fatigue chronique, épuisement professionnel, concentration cognitive, motivation, activité physique, validité factorielle

3. Auteurs

L’instrument a été élaboré au sein du Département de psychologie médicale et du Département de médecine interne générale du Centre médical universitaire Radboud (Radboud University Nijmegen Medical Centre), à Nimègue, aux Pays-Bas. L’équipe originale de concepteurs comprend :

  • Jan H. M. M. Vercoulen, Ph.D. — Psychologue clinicien et chercheur en psychologie de la santé, spécialiste des affections chroniques et des troubles respiratoires, Radboud University Medical Center.
  • C. M. A. Swanink, M.D., Ph.D. — Médecin microbiologiste et infectiologue, ayant contribué aux études immunologiques et cliniques sur la fatigue prolongée post-infectieuse.
  • J. F. M. Fennis, M.D., Ph.D. — Professeur et consultant en médecine interne générale, pionnier de l’approche multidisciplinaire de la fatigue inexpliquée.
  • J. M. D. Galama, M.D., Ph.D. — Professeur de virologie clinique, explorant les déterminants biologiques des états d’épuisement subaigu et chronique.
  • Jos W. M. van der Meer, M.D., Ph.D. — Professeur émérite de médecine interne, autorité scientifique internationale dans le domaine des maladies infectieuses, de l’immunologie et du syndrome de fatigue chronique.
  • Gijs Bleijenberg, Ph.D. — Professeur de psychologie médicale, fondateur du Centre d’expertise pour la fatigue chronique de Nimègue (NKCV – Nijmeegs Kenniscentrum Chronische Vermoeidheid), figure de référence mondiale dans la modélisation cognitivo-comportementale et le traitement par TCC de la fatigue pathologique.

4. Objectif

L’objectif fondamental de la Checklist Individuele Spankracht est d’opérationnaliser et de quantifier avec rigueur le phénomène complexe, diffus et éminemment subjectif qu’est la fatigue. Historiquement, les praticiens et les chercheurs étaient confrontés à un obstacle méthodologique majeur : la fatigue était trop souvent appréhendée comme un symptôme univarié, mesuré au moyen d’échelles visuelles analogiques simples ou confondu avec les symptômes végétatifs de la dépression majeure. Or, la fatigue clinique se caractérise par des répercussions hétérogènes qui touchent tant le ressenti corporel que les fonctions attentionnelles, l’intentionnalité d’agir et les comportements moteurs effectifs.

Applications cliniques

En pratique médicale et psychologique, la CIS-20 permet :

  • Le dépistage et le diagnostic différentiel : Elle permet d’établir un profil précis de la sévérité de l’épuisement chez des patients souffrant de pathologies organiques chroniques (sclérose en plaques, maladie de Crohn, polyarthrite rhumatoïde, séquelles d’accidents vasculaires cérébraux, affections post-COVID-19) ou fonctionnelles (syndrome de fatigue chronique, fibromyalgie).
  • La détection des cas sévères : Un seuil empirique rigoureusement validé (score ≥ 35 ou ≥ 40 sur la sous-échelle de fatigue subjective) sert couramment de critère d’inclusion pour caractériser une « fatigue clinique sévère » justifiant une prise en charge spécialisée.
  • Le monitoring thérapeutique : L’outil est particulièrement sensible aux changements induits par les protocoles de psychothérapie cognitivo-comportementale (TCC), les programmes de réadaptation à l’effort progressif (Graded Exercise Therapy) ou les interventions pharmacologiques.

Applications en recherche et en santé au travail

Au-delà de la clinique hospitalière, la CIS-20 a été largement adoptée en ergonomie, en psychologie organisationnelle et en médecine du travail. Elle constitue un indicateur privilégié pour évaluer l’impact des charges de travail excessives, des horaires atypiques et du travail posté sur le capital énergétique des salariés. Les épidémiologistes l’utilisent pour cartographier l’épuisement professionnel précoce et analyser les liens longitudinaux entre détresse psychologique au travail, présentéisme et arrêts maladie de longue durée.

5. Construit psychologique

La CIS repose sur une conceptualisation multidimensionnelle de la fatigue. Plutôt que de postuler un réservoir énergétique unique et indifférencié, les auteurs ont décomposé l’expérience d’altération de la « force individuelle » (spankracht en néerlandais, terme évoquant la résilience, la vitalité et l’élasticité fonctionnelle d’un individu) en quatre composantes fondamentales.

1. L’expérience subjective de la fatigue (8 items)

Cette dimension centrale capture l’intensité perçue du manque d’énergie, de la lourdeur corporelle et de la vulnérabilité à l’effort physique direct. Elle intègre le vécu d’épuisement brut ainsi que l’incapacité à récupérer après le repos. Les items constitutifs explorent des affirmations telles que le fait de se sentir physiquement épuisé, vulnérable, faible ou d’avoir l’impression de se fatiguer anormalement vite. Dans les analyses cliniques, cette sous-échelle sert fréquemment d’indicateur principal du degré d’invalidité perçu par le sujet.

2. La concentration cognitive (5 items)

La fatigue pathologique ne se limite pas aux sensations musculo-squelettiques ; elle infiltre directement le fonctionnement exécutif supérieur. Cette sous-échelle évalue les plaintes cognitives subjectives, notamment les difficultés d’attention soutenue, la distractibilité (« l’esprit qui s’évade facilement ») et le coût métacognitif inhabituel requis pour accomplir des tâches intellectuelles courantes. Les patients rapportent souvent que le simple fait de lire un document ou de maintenir une conversation exige un déploiement d’énergie disproportionné.

3. La motivation (4 items)

Cette composante sonde l’aboulie relative, la diminution de l’élan vital et la perte d’enthousiasme à entreprendre des activités gratifiantes ou récréatives. Contrairement à l’anhédonie mélancolique stricte, la baisse de motivation mesurée ici est étroitement corrélée à l’anticipation de l’épuisement : l’individu renonce à faire des projets ou à entreprendre des actions agréables parce qu’il anticipe que son coût énergétique excédera ses ressources disponibles.

4. Le niveau d’activité physique (3 items)

Cette dimension mesure l’expression comportementale directe de la fatigue dans le quotidien. Elle s’intéresse à la quantité objective perçue d’activités déployées durant la journée (ex. faire beaucoup de choses versus rester inactif). Cette dimension permet de documenter les patterns d’évitement comportemental ou d’inactivité secondaire, qui jouent un rôle crucial dans les cercles vicieux de déconditionnement physique.

6. Cadre théorique

La conception de la CIS s’inscrit au carrefour de la psychologie de la santé, de la neurobiologie du comportement et du modèle cognitivo-comportementale de la fatigue chronique formalisé par Gijs Bleijenberg et ses collègues de Nimègue.

Le modèle cognitivo-comportemental de la fatigue chronique

Selon ce cadre théorique, si la survenue initiale de la fatigue peut être déclenchée par des facteurs biologiques identifiables (tels qu’une infection virale aiguë, un traitement oncologique lourd ou une surcharge aiguë de stress), sa pérennisation dans le temps découle principalement de facteurs d’entretien cognitifs, émotionnels et comportementaux interactifs :

  • Cognitions inadaptées : Des croyances catastrophistes concernant la signification des sensations corporelles (« toute fatigue indique une lésion ou une aggravation de ma maladie ») mènent à une hypervigilance somatosensorielle.
  • Modulation comportementale dysfonctionnelle : Deux profils comportementaux opposés mais également délétères sont souvent identifiés : l’évitement passif conduisant à une atrophie musculaire et un déconditionnement cardiovasculaire, ou le schéma de « pic et effondrement » (boom-and-bust), où des épisodes d’hyperactivité non régulée sont systématiquement suivis de rechutes d’épuisement profond.
  • Interactions neurocognitives : La fatigue prolongée altère les circuits fronto-striataux régulant la boucle perception de l’effort / récompense, diminuant la motivation intrinsèque et renforçant la sensation subjective d’épuisement central.

La CIS-20 a été spécifiquement architecturée pour dissocier ces différents maillons de la chaîne fonctionnelle (ressenti corporel, frein cognitif, perturbation motivationnelle et réduction de l’activité), fournissant aux cliniciens une cartographie précise indispensable à l’individualisation des plans de traitement psychothérapeutique.

7. Validité

La validité psychométrique de la CIS-20 a fait l’objet d’innombrables validations empiriques depuis sa parution originale en 1994.

Validité de construit et validité convergente

La validité de construit est étayée par des corrélations robustes et théoriquement cohérentes avec d’autres échelles d’évaluation somatique et psychologique. La sous-échelle d’expérience subjective de la fatigue présente des corrélations hautement positives ($r = 0,65$ à $0,82$) avec le score de fatigue du Multidimensional Fatigue Inventory (MFI-20), l’échelle de sévérité de la fatigue (Fatigue Severity Scale – FSS) et la sous-échelle de vitalité du questionnaire de santé générale SF-36 (corrélation inverse forte).

Les sous-échelles de concentration et de motivation corrèlent modérément avec les mesures d’anxiété et de dépression (telles que le Hospital Anxiety and Depression Scale – HADS ou le BDI), démontrant que si l’affect négatif partage une variance commune avec la fatigue, la CIS capte une entité psychopathologique distincte qui ne se résume pas à un simple épisode dépressif caractérisé.

Validité discriminante

La CIS possède une excellente puissance de discrimination statistique. Les études originales de Vercoulen et al. (1994, 1996) ont mis en évidence des écarts statistiquement très significatifs ($p < 0,001$) entre les sujets contrôles sains (moyenne sur la fatigue subjective comprise typiquement entre 15 et 22) et les cohortes de patients atteints du syndrome de fatigue chronique (moyennes situées entre 45 et 52 sur une échelle théorique allant de 8 à 56). De même, l'instrument différencie avec succès les patients en rémission de cancer de ceux souffrant du syndrome de fatigue post-cancer (post-cancer fatigue).

Validité prédictive et sensibilité au changement

Dans de multiples essais cliniques randomisés contrôlés évaluant l’efficacité de la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), la CIS a démontré une grande sensibilité aux modifications thérapeutiques. Les diminutions des scores de fatigue subjective post-intervention sont corrélées à la reprise de l’activité professionnelle, à l’amélioration de la qualité de vie et à la baisse du recours aux soins médicaux d’urgence.

8. Fidélité

La fidélité de la CIS-20 a été attestée dans de larges échantillons cliniques et communautaires à travers le monde.

Consistance interne

Les indices de cohérence interne calculés via le coefficient alpha de Cronbach révèlent une homogénéité remarquable de l’instrument :

  • Expérience subjective de la fatigue : $\alpha$ se situe systématiquement entre 0,88 et 0,93 selon les populations étudiées, témoignant d’une excellente précision de mesure pour le domaine princeps.
  • Concentration : $\alpha$ oscille entre 0,83 et 0,90.
  • Motivation : $\alpha$ varie généralement entre 0,70 et 0,83.
  • Activité physique : Bien que composée de seulement 3 items, cette sous-échelle conserve une cohérence interne satisfaisante, avec des coefficients $\alpha$ variant de 0,75 à 0,87.
  • Score total de la CIS : L’alpha global excède quasi systématiquement 0,90.

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle a été documentée chez des patients en phase d’attente sans traitement (listes d’attente de 2 à 4 semaines). Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) et de corrélation de Pearson dépassent régulièrement 0,80 pour l’ensemble des sous-échelles, indiquant une stabilité optimale du trait mesuré sur la période de référence bihebdomadaire.

9. Analyse factorielle

La structure dimensionnelle de la CIS-20 a été validée au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) approfondies.

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Lors de la phase de création de l’outil, Vercoulen et ses collaborateurs ont mené une analyse en composantes principales suivie d’une rotation oblique (Oblimin). L’analyse a fait émerger sans ambiguïté une solution à quatre facteurs majeurs expliquant une part prépondérante de la variance totale (dépassant 60 % de la variance expliquée cumulée) :

  • Facteur 1 (Fatigue subjective) : Saturations très élevées (> 0,65) pour les items 1, 4, 6, 9, 12, 14, 16 et 20.
  • Facteur 2 (Concentration) : Saturations nettes (> 0,60) pour les items 3, 8, 11, 13 et 19.
  • Facteur 3 (Motivation) : Saturations substantielles (> 0,55) pour les items 2, 5, 15 et 18.
  • Facteur 4 (Activité physique) : Poids factoriels dominants (> 0,70) pour les items 7, 10 et 17.

Aucun item n’a présenté de saturation croisée problématique majeure susceptible de compromettre l’indépendance fonctionnelle des domaines.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Des travaux ultérieurs menés sur des cohortes industrielles et cliniques (notamment par Beurskens et al. en 2000, ou Bültmann et al. en 2000 dans les contextes de médecine du travail) ont comparé plusieurs modèles concurrents (modèle unidimensionnel, modèle à deux facteurs physiques/mentaux, et le modèle originel tétradimensionnel). Les indices d’ajustement structurel ont confirmé la nette supériorité du modèle à 4 facteurs :

  • Comparative Fit Index (CFI) > 0,94
  • Tucker-Lewis Index (TLI) > 0,93
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) < 0,06 (intervalle de confiance à 90 % : [0,048 ; 0,067])
  • $chi^2 / text{ddl} < 2,5$

Ces métriques confirment l’invariance de mesure de la structure factorielle à travers différents groupes d’âge et contextes pathologiques.

10. Instrument de mesure

  • Nom complet de l’outil : Checklist Individuele Spankracht (CIS) / Checklist Individual Strength (CIS-20).
  • Traduction française descriptive : Liste de contrôle de la force individuelle.
  • Format d’administration : Questionnaire auto-administré sur support papier-crayon ou interface numérique sécurisée.
  • Nombre total d’items : 20 items rédigés sous forme d’affirmations à la première personne.
  • Période de référence : Les 14 derniers jours (les deux dernières semaines).
  • Format d’échelle de réponse : Échelle de Likert en 7 points :
    1 = Yes, that is true (Oui, c’est vrai)
    2
    3
    4
    5
    6
    7 = No, that is not true (Non, ce n’est pas vrai)
  • Architecture des sous-échelles :
    • Expérience subjective de la fatigue (8 items) : Items 1, 4, 6, 9, 12, 14, 16, 20. Score d’échelle : 8 à 56 points.
    • Concentration (5 items) : Items 3, 8, 11, 13, 19. Score d’échelle : 5 à 35 points.
    • Motivation (4 items) : Items 2, 5, 15, 18. Score d’échelle : 4 à 28 points.
    • Activité physique (3 items) : Items 7, 10, 17. Score d’échelle : 3 à 21 points.
    • Score total global : Somme des 20 items, s’échelonnant de 20 à 140 points.
  • Règles de cotation et d’inversion :

    Chaque item est coté de 1 à 7. L’objectif de la cotation est d’aboutir à une échelle unifiée où un score élevé reflète une altération maximale (degré aigu de fatigue, faible concentration, faible motivation, niveau d’activité physique réduit).

    Les items formulés de manière positive doivent impérativement être inversés selon la formule classique : Score révisé = 8 - Réponse brute. Ainsi, si le sujet coche 1 (« Oui, c’est vrai ») à une affirmation positive, celle-ci devient un score de 7 (traduisant une absence de plainte ou une bonne énergie), tandis que si le sujet coche 7 (« Non, ce n’est pas vrai »), la valeur inversée devient 1.

    Répartition des items selon le sens de cotation :

    • Items formulés négativement (cotation directe) : La fatigue ou le problème est directement affirmé. Une réponse « Oui, c’est vrai » (1) reçoit la cotation 7, tandis que « Non, ce n’est pas vrai » (7) reçoit la cotation 1.
      Items : 1, 3, 4, 9, 10, 13, 14, 16, 17, 18, 19.
    • Items formulés positivement (cotation inversée) : Le bien-être ou la vitalité est affirmé. Une réponse « Oui, c’est vrai » (1) reçoit la cotation 1, tandis que « Non, ce n’est pas vrai » (7) reçoit la cotation 7.
      Items : 2, 5, 6, 7, 8, 11, 12, 15, 20.
  • Seuils d’interprétation clinique :
    • Sous-échelle de fatigue subjective ≥ 35 : Indique une fatigue anormale / substantielle.
    • Sous-échelle de fatigue subjective ≥ 40 : Seuil standard admis internationalement pour définir une fatigue sévère cliniquement significative, associée à une altération majeure du fonctionnement psychosocial.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication initiale : 1994 (parution originale dans The Lancet et Journal of Psychosomatic Research).
  • Droits d’auteur : Droits détenus par Jan H. M. M. Vercoulen, Gijs Bleijenberg et le Centre médical universitaire Radboud (Radboudumc, Nimègue, Pays-Bas).
  • Conditions d’utilisation et permissions : L’utilisation de la CIS-20 est traditionnellement gratuite à des fins de recherche académique et d’exercice clinique non commercial. Les chercheurs et cliniciens sont toutefois invités à citer la publication méthodologique de référence de Vercoulen et al. (1994, 1999).
  • Utilisations commerciales : Toute intégration dans des programmes d’essais cliniques sponsorisés par l’industrie pharmaceutique, des plateformes logicielles payantes ou des dispositifs commerciaux nécessite une demande d’autorisation expresse auprès du département de psychologie médicale du Radboud University Medical Center.

12. Références

Les publications fondatrices et validations psychométriques de référence relatives à la Checklist Individual Strength comprennent :

  • Beurskens, A. J., Bültmann, U., Kant, I., Vercoulen, J. H., Bleijenberg, G., & Swaen, G. M. (2000). Fatigue among working people: Validity of a questionnaire measure. Occupational and Environmental Medicine, 57(5), 353–357. https://doi.org/10.1136/oem.57.5.353
  • Bültmann, U., de Vries, M., Beurskens, A. J., Bleijenberg, G., Vercoulen, J. H., & Kant, I. (2000). Measurement of prolonged fatigue in the working population: Determination of a cutoff point for the Checklist Individual Strength. Journal of Occupational and Health Psychology, 5(4), 411–416. https://doi.org/10.1037/1076-8998.5.4.411
  • Vercoulen, J. H., Swanink, C. M., Fennis, J. F., Galama, J. M., van der Meer, J. W., & Bleijenberg, G. (1994). Dimensional assessment of chronic fatigue syndrome. The Lancet, 343(8893), 358. https://doi.org/10.1016/S0140-6736(94)91195-2
  • Vercoulen, J. H., Swanink, C. M., Fennis, J. F., Galama, J. M., van der Meer, J. W., & Bleijenberg, G. (1996). Prognosis in chronic fatigue syndrome: A prospective cohort study. Journal of Internal Medicine, 239(6), 481–489. https://doi.org/10.1046/j.1365-2796.1996.486820000.x
  • Vercoulen, J. H., Alberts, M., & Bleijenberg, G. (1999). De Checklist Individuele Spankracht (CIS). Handleiding [Manuel de l’utilisateur]. Nijmegen: Expertisecentrum Chronische Vermoeidheid, Universitair Medisch Centrum St Radboud.
  • Wiborg, J. F., Knoop, H., Stulemeijer, M., Prins, J. B., & Bleijenberg, G. (2010). How does cognitive behaviour therapy for chronic fatigue syndrome work? An analysis of mediators. Psychological Medicine, 40(6), 997–1006. https://doi.org/10.1017/S003329170999130X

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Instructions: For each statement, please circle the number that best describes how you have felt during the last two weeks.

Response format: 7-point Likert scale (1 = Yes, that is true to 7 = No, that is not true)

  1. I feel tired
  2. I feel very active
  3. Thinking requires effort
  4. Physically I feel exhausted
  5. I feel like doing all sorts of nice things
  6. I feel fit
  7. I do a lot of things in a day
  8. When I am doing something, I can keep my thoughts on it
  9. I feel weak
  10. I don’t do much during the day
  11. I can concentrate well
  12. I feel rested
  13. It takes a lot of effort to concentrate on things
  14. Physically I feel in bad shape
  15. I have a lot of plans
  16. I tire easily
  17. My level of activity is low
  18. I don’t feel like doing anything
  19. My thoughts easily wander
  20. Physically I feel in a good shape
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Looti, M. (2026, septembre 24). Liste de contrôle de la force individuelle. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/checklist-individuele-spankracht-cis-20/
Looti, Mohammed. “Liste de contrôle de la force individuelle.” Base de données de psychologie en français, 24 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/checklist-individuele-spankracht-cis-20/.
Looti, Mohammed. “Liste de contrôle de la force individuelle.” Base de données de psychologie en français. septembre 24, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/checklist-individuele-spankracht-cis-20/.