Questionnaire d’amitié de Cambridge

Le Questionnaire d’amitié de Cambridge (CFQ) est un instrument psychométrique développé par Simon Baron-Cohen et Sally Wheelwright à l’Université de Cambridge pour évaluer la qualité, l’intimité et le style des relations d’amitié chez l’adulte, particulièrement dans le spectre de l’autisme.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire d’amitié de Cambridge (en anglais : Cambridge Friendship Questionnaire, ou CFQ) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu à l’origine par le Centre de recherche sur l’autisme (Autism Research Centre – ARC) de l’Université de Cambridge, sous la direction de Simon Baron-Cohen et Sally Wheelwright. Développé pour quantifier les modes d’interaction sociale, l’intimité relationnelle et les préférences interpersonnelles, le questionnaire explore la façon dont les individus conçoivent, établissent et maintiennent leurs amitiés. L’outil comprend 35 items hétérogènes explorant plusieurs facettes fonctionnelles des relations : le degré de confidence intime par opposition aux activités partagées, le besoin perçu de proximité versus de distance relationnelle, l’aisance émotionnelle, la réciprocité, ainsi que la hiérarchie des sujets de conversation au sein du réseau social.

Le format de réponse varie selon les items, combinant des choix forcés dichotomiques ou polytomiques, des échelles d’évaluation ordinale de type Likert en 4 ou 5 points mesurant l’aisance et l’importance, des estimations de fréquence comportementale, ainsi que des tâches de classement hiérarchique par rangs. Sur le plan psychométrique, le CFQ présente une consistance interne satisfaisante avec un coefficient alpha de Cronbach se situant généralement autour de 0,78 à 0,86 selon les sous-échantillons normatifs et cliniques, ainsi qu’une fidélité test-retest robuste sur des intervalles de plusieurs mois. Les analyses factorielles révèlent une structure multidimensionnelle articulée principalement autour de l’intimité émotionnelle, de la sociabilité instrumentale et du besoin d’affiliation. L’échelle démontre une validité convergente substantielle avec le Quotient d’empathie (EQ) et une validité discriminante nette pour distinguer les profils neurotypiques des profils présentant un trouble du spectre de l’autisme (TSA), ainsi que pour caractériser les variations liées au genre dans les styles d’attachement amical.

2. Mots-clés / Keywords

Questionnaire d’amitié de Cambridge, Cambridge Friendship Questionnaire, CFQ, amitié, relations interpersonnelles, compétences sociales, autisme, empathie, intimité émotionnelle, psychométrie, évaluation clinique, cognition sociale, Simon Baron-Cohen

3. Auteurs / Authors

Le Questionnaire d’amitié de Cambridge a été conçu par les chercheurs du Autism Research Centre (ARC) au sein du Département de psychiatrie de l’Université de Cambridge (Royaume-Uni) :

  • Professeur Sir Simon Baron-Cohen, Ph.D., FBA, FMedSci — Professeur de psychopathologie du développement à l’Université de Cambridge, directeur du Centre de recherche sur l’autisme, Fellow du Trinity College, Cambridge. Contact institutionnel : [email protected].
  • Sally Wheelwright, M.Phil. — Chercheuse principale et directrice de projet au Centre de recherche sur l’autisme, Université de Cambridge, spécialiste du développement d’échelles d’évaluation cognitive et comportementale.

4. Objectif / Purpose

Le Questionnaire d’amitié de Cambridge a été mis au point afin de combler un manque méthodologique majeur dans l’évaluation psychologique des relations amicales chez l’adulte. Bien que les questionnaires d’évaluation de la personnalité évaluent fréquemment l’extraversion, l’agréabilité ou le soutien social perçu, rares étaient les instruments capables de disséquer précisément la nature qualitative des liens d’amitié, distinguant la recherche d’intimité émotionnelle profonde de la simple coopération ou du partage d’activités de loisir instrumentales.

Dans la recherche fondamentale, le CFQ répond à un double objectif théorique. Premièrement, il vise à investiguer les différences psychologiques liées au sexe dans les dynamiques relationnelles. Les travaux en psychologie évolutionniste et en sociologie suggèrent que les femmes privilégient couramment des relations amicales dites dyadiques et axées sur l’intimité verbale (« face-to-face »), tandis que les hommes développent fréquemment des amitiés de groupe centrées sur l’action conjointe et des activités partagées (« side-by-side »). Le CFQ fournit une mesure opérationnelle fine permettant de vérifier ces postulats à grande échelle.

Deuxièmement, l’outil a été conçu pour l’évaluation clinique et neuropsychologique des adultes présentant des conditions neurodéveloppementales, en particulier le syndrome d’Asperger et l’autisme sans déficience intellectuelle. Chez ces individus, les interactions sociales formelles ou standardisées peuvent paraître maîtrisées grâce à des stratégies de compensation (ou camouflage social), alors que la construction d’amitiés spontanées, réciproques et émotionnellement étayées reste une source majeure de vulnérabilité. Le CFQ permet ainsi d’identifier les profils d’évitement social, la difficulté à aborder des vulnérabilités personnelles avec des pairs, la préférence marquée pour les activités structurées au détriment des conversations informelles (« small talk »), et le décalage entre le niveau de besoin d’affiliation et les compétences pratiques de maintien du réseau amical.

En clinique, le CFQ sert d’outil d’anamnèse structuré guidant la mise en place d’interventions ciblées : thérapies cognitivo-comportementales (TCC) axées sur les compétences relationnelles, groupes d’entraînement aux habiletés sociales pour adultes autistes, et accompagnement psychothérapeutique des problématiques de solitude chronique, d’anxiété sociale ou d’attachement insécure.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par le Questionnaire d’amitié de Cambridge est la qualité et le style de fonctionnement relationnel amical (friendship style and depth). Loin d’être un construit unidimensionnel se résumant au nombre d’amis déclarés, l’amitié y est opérationnalisée à travers plusieurs dimensions interconnectées :

1. L’intimité émotionnelle et l’auto-divulgation (Self-Disclosure)

Cette dimension évalue la capacité et la propension d’un individu à partager ses pensées intimes, ses émotions, ses échecs et ses vulnérabilités avec autrui. Par exemple, l’item 2 oppose le fait d’avoir un ami pour se confier (« somebody to confide in ») au fait d’avoir un partenaire d’amusement (« somebody to have fun with »). Les items 16, 22 et 23 explorent la facilité éprouvée à discuter de ses sentiments ou à reconnaître ses erreurs auprès de ses pairs. Un score élevé reflète une recherche active de transparence affective et une tolérance à la vulnérabilité relationnelle mutuelle.

2. L’orientation relationnelle : Activité conjointe versus Échange verbal

Le CFQ mesure le gradient entre une orientation instrumentale/activité et une orientation communion/conversationnelle. Les items 6 et 7 illustrent ce contraste : le participant préfère-t-il concevoir une activité puis trouver quelqu’un pour la faire, ou planifier une rencontre humaine pour ensuite décider du contenu ? Préfère-t-il se retrouver dans un café pour bavarder ou pratiquer un sport spécifique ? Cette composante différencie nettement les modes d’affiliation axés sur l’interaction expressive de ceux dépendant de contextes structurés par des tâches externes.

3. La proximité interpersonnelle et le besoin d’affiliation

Cette dimension mesure le seuil minimal de contact social nécessaire à l’équilibre psychologique individuel ainsi que le positionnement physique et psychique par rapport aux autres. Les items 4 (« I like to be close to people » vs. « I like to keep my distance from people »), 32 et 33 (déterminant le contact social minimal requis par jour ou par semaine pour ne pas souffrir de solitude) capturent l’intensité de la pulsion grégaire et la tolérance à l’isolement.

4. La réciprocité et la résolution de conflits

Cette composante explore les conduites proactives de réparation et de maintien du lien. L’item 14 explore les réactions face à un conflit relationnel non mérité (aller jusqu’à réparer la relation à tout prix, attendre un geste mutuel, ou rompre définitivement le lien). L’item 11 examine l’attitude face aux difficultés d’un ami : contacter activement l’ami pour aborder le problème versus attendre par crainte de s’immiscer dans sa vie privée.

5. La saillance cognitive du réseau social et des centres d’intérêt partagés

Le CFQ analyse la curiosité sociale et l’attention portée aux dynamiques de groupe. Les items 25, 26 et 27 mesurent l’intérêt pour les détails quotidiens de la vie des amis proches, des connaissances superficielles, et pour les « ragots » ou dynamiques relationnelles implicites (qui n’aime pas qui, les secrets du groupe). Enfin, les items 34 et 35 quantifient l’ordre de priorité donné aux sujets d’échange (matières personnelles, famille et amis, politique, passe-temps, météo), distinguant les individus axés sur les sujets humains et émotionnels de ceux privilégiant les discussions factuelles ou techniques.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique principal sous-tendant le Questionnaire d’amitié de Cambridge est la théorie Empathie-Systématisation (E-S Theory) développée par Simon Baron-Cohen. Selon ce modèle de neurocognition différentielle, l’esprit humain varie selon deux dimensions fondamentales :

  • L’empathie (E) : la capacité à identifier les états mentaux et émotionnels d’autrui (théorie de l’esprit), à prédire son comportement et à y répondre par une émotion appropriée. L’amitié intime, fondée sur l’échange verbal, le décodage affectif subtil, la réciprocité morale et le soutien compassionnel, repose au premier chef sur les compétences d’empathie.
  • La systématisation (S) : l’intérêt pour l’analyse, la compréhension et la construction de systèmes régis par des règles mécaniques, formelles ou abstraites (météorologie, mécanique, informatique, règles de jeux). Les interactions axées sur des activités structurées, des règles préétablies ou des sujets factuels mobilisent préférentiellement des mécanismes de systématisation.

Dans ce paradigme théorique, les profils présentant une dissociation E < S (souvent observée chez les personnes avec autisme ou syndrome d’Asperger, formalisée dans la théorie du « cerveau masculin extrême ») manifestent des modalités amicales atypiques : des réseaux sociaux réduits, une préférence marquée pour la communication écrite ou instrumentale, une difficulté à aborder l’intimité informelle et un désintérêt relatif pour les ragots ou les détails relationnels du groupe. À l’inverse, les profils E > S privilégient des relations dyadiques riches en confidences, valorisent la fusion affective et accordent une importance cruciale à ce que les pairs pensent d’eux.

Le CFQ s’ancre également dans la théorie de l’attachement adulte développée par John Bowlby, Mary Ainsworth, puis transposée à l’âge adulte par Hazan et Shaver. L’amitié y est envisagée comme un système d’attachement secondaire où les pairs agissent comme base de sécurité (« secure base ») et havre de paix (« safe haven »). Les styles d’évitement de l’intimité ou d’anxiété relationnelle se manifestent directement dans la volonté de s’ouvrir, de dévoiler ses faiblesses (items 22 et 23) ou d’affronter les ruptures amicales (item 14).

7. Validité / Validity

Les études de validation du Questionnaire d’amitié de Cambridge menées par l’équipe de l’Autism Research Centre et des laboratoires indépendants apportent des preuves convergentes solides quant à ses qualités métrologiques :

Validité de construit et validité convergente

La validité de construit est étayée par des corrélations hautement significatives entre le score global du CFQ (orienté vers l’intimité relationnelle) et le Quotient d’empathie (EQ). Baron-Cohen et Wheelwright (2003, 2004) ont mis en évidence des corrélations positives modérées à fortes (généralement comprises entre r = 0,52 et r = 0,65, p < 0,001) entre les dimensions de centration sur l’intimité amicale du CFQ et les scores d’empathie cognitive et affective de l’EQ. En miroir, des corrélations négatives ou nulles sont systématiquement observées avec le Quotient de systématisation (SQ), confirmant que l’amitié axée sur la confidence dépend de compétences socio-émotionnelles distinctes des facultés d’analyse des systèmes formels.

Validité discriminante et différentielle

Le CFQ démontre un pouvoir discriminant remarquable à deux niveaux majeurs :

  • Différences de genre en population générale : Les cohortes normatives montrent que les femmes obtiennent des scores significativement plus élevés que les hommes sur les items relatifs à l’intimité verbale, au partage des sentiments, à l’importance accordée à la vie quotidienne des pairs et à l’intérêt pour les dynamiques interpersonnelles (d de Cohen variant de 0,45 à 0,70 selon les sous-échelles). Les hommes privilégient plus fréquemment les amitiés fondées sur des activités instrumentales conjointes et déclarent une moindre nécessité de contacts quotidiens pour éviter le sentiment de solitude.
  • Différenciation clinique (TSA vs Neurotypiques) : Les adultes diagnostiqués avec un syndrome d’Asperger ou un trouble du spectre de l’autisme obtiennent des scores globaux d’intimité amicale substantiellement inférieurs aux groupes témoins appariés pour l’âge et le quotient intellectuel (p < 0,0001, taille d’effet importante avec d > 1,10). Leurs réponses reflètent une préférence pour la solitude ou les contacts limités, une difficulté marquée à aborder leurs vulnérabilités personnelles avec des pairs et un classement systématique des sujets « politiques », « intérêts spécifiques » ou « météo » avant les « affaires personnelles » ou la « famille » dans les items hiérarchiques 34 et 35.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité psychométrique du Questionnaire d’amitié de Cambridge a été évaluée à travers la consistance interne et la stabilité temporelle :

Consistance interne

En dépit de l’hétérogénéité intentionnelle des formats d’items (questions dichotomiques, échelles de Likert et rangs), l’analyse de cohérence interne pour l’échelle globale de sociabilité intime rapporte un coefficient alpha de Cronbach variant entre 0,78 et 0,86 dans les échantillons de contrôle adultes, et de 0,81 dans les cohortes cliniques adultes. Les corrélations item-total corrigées pour les items évaluant le partage affectif (tels que les items 2, 10, 16, 23 et 25) dépassent presque toutes le seuil conventionnel de 0,40, témoignant d’une bonne homogénéité du construit d’intimité socio-émotionnelle.

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle a été testée sur des sous-échantillons d’adultes à un intervalle allant de 3 à 6 mois. Les coefficients de corrélation intraclasse (ICC) et les corrélations de Pearson test-retest se situent entre r = 0,82 et r = 0,88 (p < 0,001), ce qui atteste d’une grande stabilité des attitudes et des styles d’amitié chez l’adulte sur le moyen terme. Les choix comportementaux structurels (tels que la préférence pour le travail en bureau individuel vs collectif, ou le volume minimal de contact hebdomadaire toléré) manifestent une invariance temporelle particulièrement élevée.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les analyses factorielles exploratoires (AFE) à extraction en composantes principales suivies de rotations obliques (Promax ou Oblimin), complétées ultérieurement par des analyses factorielles confirmatoires (AFC) sur de grands échantillons communautaires, soutiennent une structure multidimensionnelle composée de 3 à 4 facteurs prépondérants expliquant plus de 45 % de la variance totale :

Facteur 1 : Intimité émotionnelle et auto-divulgation (Emotional Closeness & Vulnerability)

Ce facteur premier capte la composante centrale de l’amitié chaleureuse. Il regroupe les items portant sur la facilité à confier ses sentiments, ses faiblesses, ses erreurs et ses doutes (items 2, 10, 12, 16, 22, 23). Les saturations factorielles de ces items y sont élevées, oscillant typiquement entre 0,55 et 0,78.

Facteur 2 : Sociabilité instrumentale versus Sociabilité expressive (Activity vs. Chat Orientation)

Ce facteur distingue les modalités de contact fondées sur la pratique partagée de celles fondées sur la conversation pure. Il est fortement saturé par les items 5, 6, 7 et 9 (saturations comprises entre 0,50 et 0,72). Un pôle positif indique une prédisposition à l’échange verbal désintéressé, tandis que le pôle opposé renvoie à une relation médiée par des objectifs opérationnels ou des activités matérielles spécifiques.

Facteur 3 : Curiosité relationnelle et intérêt pour autrui (Social Interest & Network Awareness)

Ce facteur regroupe les items quantifiant l’attention portée aux réseaux sociaux et aux histoires personnelles d’autrui (items 25, 26, 27). Les saturations s’établissent entre 0,48 et 0,69. Il reflète la saillance de l’environnement social dans la pensée quotidienne du sujet.

Facteur 4 : Besoin d’affiliation et proximité physique (Affiliation Drive)

Ce facteur réunit les items évaluant le seuil de tolérance à la solitude et la distance physique recherchée (items 4, 15, 32, 33), avec des saturations variant de 0,42 à 0,65.

Les modèles d’AFC de second ordre intégrant un facteur général de « Style d’amitié socio-émotionnel » (General Socio-Emotional Friendship Orientation) présentent des indices d’ajustement acceptables (CFI > 0,90 ; RMSEA ≈ 0,058 ; SRMR ≈ 0,061), confirmant que les sous-dimensions peuvent être examinées de façon distincte tout en autorisant le calcul d’un score composite global.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’instrument : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé).
  • Population cible : Adultes et adolescents à partir de 16 ans, en population générale ou clinique (notamment dans l’évaluation des troubles du spectre de l’autisme, du phénotype élargi de l’autisme, ou des difficultés relationnelles).
  • Nombre total d’items : 35 items principaux précédés d’une section signalétique (données sociodémographiques : âge de fin d’études, diplômes, cohabitants).
  • Formats de réponse :
    • Choix forcé dichotomique ou polytomique (Items 1 à 15, 28) : Sélection de la proposition qui correspond le mieux au participant (2, 3 ou 4 options descriptives).
    • Échelles de Likert ordinales en 4 ou 5 points (Items 16 à 27, 31) : Mesure de l’aisance (« Very easy » à « Very difficult »), de la similarité (« Very similar » à « Very dissimilar ») ou de l’importance (« Of no importance » à « Of upmost importance »).
    • Échelles de fréquence ou de seuil (Items 29, 32, 33) : De 6 à 8 paliers comportementaux quantifiant la fréquence des rencontres ou le contact quotidien/hebdomadaire minimal requis.
    • Échelles de classement hiérarchique par rangs (Items 30, 34, 35) : Rangement de préférences ou de sujets de conversation de 1 à 3 ou de 1 à 7 sans ex æquo.
  • Procédure de cotation : Selon la grille de cotation établie par l’Autism Research Centre (ARC), les réponses reflétant une plus grande proximité socio-émotionnelle, une valorisation de l’empathie et une aisance relationnelle reçoivent les scores les plus élevés (généralement recodés de 0 à 1 ou de 0 à 2 selon les algorithmes de recherche standardisés du centre). Les items hiérarchiques (34 et 35) sont codés selon le rang attribué aux thématiques relationnelles et personnelles par rapport aux thématiques factuelles.
  • Durée d’administration : Environ 15 à 25 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement : 2000 (diffusé et stabilisé dans le cadre des programmes de recherche de l’ARC entre 2000 et 2003).
  • Droit d’auteur : © Simon Baron-Cohen & Sally Wheelwright, Medical Research Council (MRC) / Autism Research Centre (ARC), 2000.
  • Conditions d’accès et tarif : Le Questionnaire d’amitié de Cambridge est un instrument disponible en libre accès à des fins de recherche académique et d’évaluation clinique non commerciale (Open Access for academic and non-commercial clinical use). Il peut être téléchargé gratuitement sur le site institutionnel de l’Autism Research Centre de Cambridge.
  • Utilisation commerciale : Toute intégration dans une plateforme logicielle commerciale ou un outil d’évaluation propriétaire à but lucratif requiert l’autorisation préalable et explicite des auteurs et du Bureau de transfert de technologie de l’Université de Cambridge.

12. Références / References

Les publications fondatrices et études psychométriques de référence relatives au Questionnaire d’amitié de Cambridge et aux instruments associés comprennent :

  • Baron-Cohen, S., & Wheelwright, S. (2003). The Friendship Questionnaire: An investigation of adults with Asperger syndrome or high-functioning autism, and normal sex differences. Journal of Autism and Developmental Disorders, 33(5), 509–517. https://doi.org/10.1023/A:1025879700354
  • Baron-Cohen, S., & Wheelwright, S. (2004). The Empathy Quotient: An investigation of adults with Asperger syndrome or high functioning autism, and normal sex differences. Journal of Autism and Developmental Disorders, 34(2), 163–175. https://doi.org/10.1023/B:JADD.0000022607.19833.00
  • Baron-Cohen, S., Richler, J., Bisarya, D., Gurunathan, N., & Wheelwright, S. (2003). The Systemizing Quotient: An investigation of adults with Asperger syndrome or high-functioning autism, and normal sex differences. Philosophical Transactions of the Royal Society of London. Series B: Biological Sciences, 358(1430), 361–374. https://doi.org/10.1098/rstb.2002.1206
  • Hazan, C., & Shaver, P. (1987). Romantic love conceptualized as an attachment process. Journal of Personality and Social Psychology, 52(3), 511–524. https://doi.org/10.1037/0022-3514.52.3.511
  • Wheelwright, S., Baron-Cohen, S., Goldenfeld, N., Delaney, J., Fine, D., Smith, R., Weil, L., & Wakabayashi, A. (2006). Predicting Autism Spectrum Quotient (AQ) from the Systemizing Quotient-Revised (SQ-R) and Empathy Quotient (EQ). Brain Research, 1079(1), 47–56. https://doi.org/10.1016/j.brainres.2006.01.012

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Background Information:

  • Name: ………………………………………………………………..
  • Sex: …….………..
  • Date of birth: ……………..…………….
  • Today’s date: ………….……..………….
  • Occupation (please give most recent if not currently working): ………………………………..
  • How old were you when you left school? ………………………………………………
  • Do you have a degree? [ ] YES    [ ] NO
  • Who else lives in your home? (e.g. partner, mother, flatmate, husband, stepson): …………………………………………………………..……………………

Instructions: This questionnaire has 35 questions. Please answer every question. For each of the following questions, tick the box next to the statement which most applies to you.


1.

[ ] a. I have one or two particular best friends.

[ ] b. I have several friends who I would call best friends.

[ ] c. I don’t have anybody who I would call a best friend.

2.

[ ] a. The most important thing about a friendship is having somebody to confide in.

[ ] b. The most important thing about a friendship is having somebody to have fun with.

3.

[ ] a. If I had to pick, I would rather have a friend who enjoys doing the same things as me than a friend who feels the same way about life as I do.

[ ] b. If I had to pick, I would rather have a friend who feels the same way about life as I do, than a friend who enjoys doing the same things as me.

4.

[ ] a. I like to be close to people.

[ ] b. I like to keep my distance from people.

5.

[ ] a. When I talk with friends on the phone, it is usually to make arrangements rather than to chat.

[ ] b. When I talk with friends on the phone, it is usually to chat rather than to make arrangements.

6.

[ ] a. I tend to think of an activity I want to do and then find somebody to do it with.

[ ] b. I tend to arrange to meet somebody and then think of something to do.

7.

[ ] a. I prefer meeting a friend for a specific activity, e.g. going to the cinema, playing golf.

[ ] b. I prefer meeting a friend for a chat, e.g. at a pub, at a café.

8.

[ ] a. If I moved to a new area, I would put more effort into staying in touch with old friends than making new friends.

[ ] b. If I moved to a new area, I would put more effort into making new friends than staying in touch with old friends.

9.

[ ] a. My friends value me more as someone who is a support to them than as someone to have fun with.

[ ] b. My friends value me more as someone to have fun with than as someone who is a support to them.

10.

[ ] a. If a friend had a problem, I would be better at discussing their feelings about the problem than coming up with practical solutions.

[ ] b. If a friend had a problem, I would be better at coming up with practical solutions than discussing their feelings about the problem.

11.

[ ] a. If a friend was having personal problems, I would wait for them to contact me as I wouldn’t want to interfere.

[ ] b. If a friend was having personal problems, I would contact them to discuss the problem.

12.

[ ] a. When I have a personal problem, I feel that it is better to work it out on my own.

[ ] b. When I have a personal problem, I feel that it is better to share it with a friend.

[ ] c. When I have a personal problem, I feel that it is better to try and forget about it.

13.

[ ] a. If I have to say something critical to a friend, I think it’s best to broach the subject gently.

[ ] b. If I have to say something critical to a friend, I think it’s best to just come right out and say it.

14. If I fell out with a good friend and I thought that I hadn’t done anything wrong, I would:

[ ] a. do whatever it takes to repair the relationship.

[ ] b. be willing to make the first move, as long as they reciprocated.

[ ] c. be willing to sort out the problem, if they made the first move.

[ ] d. not feel able to be their close friend anymore.

15. My ideal working space would be:

[ ] a. in an office on my own, without any visitors during the day.

[ ] b. in an office on my own, with an occasional visitor during the day.

[ ] c. in an office with one or two others.

[ ] d. in an open plan office.


For the next set of questions, please tick the box to indicate your answer.


16. How easy do you find discussing your feelings with your friends?

[ ] Very easy

[ ] Quite easy

[ ] Not very easy

[ ] Quite difficult

[ ] Very difficult

17. How easy would you find it to discuss your feelings with a stranger?

[ ] Very easy

[ ] Quite easy

[ ] Not very easy

[ ] Quite difficult

[ ] Very difficult

18. In terms of personality, how similar to your friends do you tend to be?

[ ] Very similar

[ ] Quite similar

[ ] Not very similar

[ ] Very dissimilar

19. In terms of interests, how similar to your friends do you tend to be?

[ ] Very similar

[ ] Quite similar

[ ] Not very similar

[ ] Very dissimilar

20. How important is it to you what your friends think of you?

[ ] Of no importance

[ ] Of little importance

[ ] Fairly important

[ ] Very important

[ ] Of upmost importance

21. How important is it to you what strangers think of you?

[ ] Of no importance

[ ] Of little importance

[ ] Fairly important

[ ] Very important

[ ] Of upmost importance

22. How easy do you find it to admit to your friends when you’re wrong?

[ ] Very easy

[ ] Quite easy

[ ] Not very easy

[ ] Quite difficult

[ ] Very difficult

23. How easy do you find it to tell a friend about your weaknesses and failures?

[ ] Very easy

[ ] Quite easy

[ ] Not very easy

[ ] Quite difficult

[ ] Very difficult

24. How easy do you find it to tell a friend about your achievements and successes?

[ ] Very easy

[ ] Quite easy

[ ] Not very easy

[ ] Quite difficult

[ ] Very difficult

25. How interested are you in the everyday details (e.g. their relationships, family, what’s currently going on in their lives) of your close friends’ lives?

[ ] Completely disinterested

[ ] Not very interested

[ ] Quite interested

[ ] Very interested

26. How interested are you in the everyday details (e.g. their relationships, family, what’s currently going on in their lives) of your casual friends’ lives?

[ ] Completely disinterested

[ ] Not very interested

[ ] Quite interested

[ ] Very interested

27. When you are in a group, e.g. at work, school, church, parent group etc., how important is it for you to know the “gossip” e.g. who dislikes who, who’s had a relationship with who, secrets?

[ ] Of no importance

[ ] Of little importance

[ ] Fairly important

[ ] Very important

[ ] Of great importance

28. Do you work harder at your career than at maintaining your relationships with friends?

[ ] Yes

[ ] No

[ ] Equal

29. How often do you make plans to meet with friends?

[ ] Once or twice a year

[ ] Once every 2 or 3 months

[ ] Once a month

[ ] Once every couple of weeks

[ ] Once or twice a week

[ ] 3 or 4 times a week

[ ] More than any of the above

30. How would you prefer to keep in touch with friends?
(Please put: 1 in the box next to your most preferred method, 2 in the box next to your second preference, 3 in the box next to your third preference)

[   ] Face to face contact

[   ] Email/letters

[   ] Telephone calls

31. How easy do you find it to make new friends?

[ ] Very easy

[ ] Quite easy

[ ] Not very easy

[ ] Quite difficult

[ ] Very difficult

32. What would be the minimum social contact you would need to get through a day?

[ ] No contact – I don’t get lonely

[ ] Just being near to people, even if I am not talking to them

[ ] A casual chat, e.g., with a shop assistant or hairdresser

[ ] A chat with a friend

[ ] Two or three chats with friends during the day

[ ] More than any of the above

33. What would be the minimum social contact you would need to get through a week?

[ ] None – I don’t get lonely

[ ] Being around people, even if I wasn’t talking to them

[ ] Casual chats, e.g. with a shop assistant or hairdresser

[ ] One chat with a friend

[ ] Two or three chats during the week with friends

[ ] One chat every day with a friend

[ ] Two or three chats every day with a friend

[ ] More than any of the above

34. When talking with friends, what proportion of your time do you spend talking about the following:
(Please put: 1 in the box next to the topic that you talk most about, 2 in the box next to the topic you talk next most about, etc., through to 7 in the box next to the topic you talk least about. Use each number only once i.e. there should be no ties.)

[   ] Politics and current affairs

[   ] Hobbies and interests (e.g. sport, TV, music, cinema, fashion, holidays, gardening, DIY etc.)

[   ] Personal matters (e.g. life choice decisions, arguments, feelings)

[   ] Work

[   ] Family and friends

[   ] The weather

[   ] What you’ve been doing since last time you spoke

35. At social occasions, when you meet someone for the first time, how likely are you to talk about the following:
(Please put: 1 in the box next to the topic that you talk most about, 2 in the box next to the topic you talk next most about, etc., through to 7 in the box next to the topic you talk least about. Use each number only once i.e. there should be no ties.)

[   ] Politics and current affairs

[   ] Hobbies and interests (e.g. sport, TV, music, cinema, fashion, holidays, gardening, DIY etc.)

[   ] Personal matters (e.g. life choice decisions, arguments, feelings)

[   ] Work

[   ] Family and friends

[   ] The weather

[   ] What you’ve been doing recently

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 3). Questionnaire d’amitié de Cambridge. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/cambridge-friendship-questionnaire/
Looti, Mohammed. “Questionnaire d’amitié de Cambridge.” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/cambridge-friendship-questionnaire/.
Looti, Mohammed. “Questionnaire d’amitié de Cambridge.” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/cambridge-friendship-questionnaire/.