Besoin de toucher (autotélique) (NFT)

L’échelle du besoin de toucher autotélique (NFT, Grohmann et al., 2007 ; Peck & Childers, 2003) mesure la motivation intrinsèque et hédonique à toucher des produits. Présentation psychométrique complète, validité et items.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’échelle de mesure du besoin de toucher autotélique (Autotelic Need for Touch, ou sous-échelle autotélique de l’instrument Need for Touch [NFT]) évalue la propension individuelle chronique à rechercher un contact tactile avec des objets de consommation dans une optique purement hédonique, sensorielle, exploratoire et récréative. Conceptualisée initialement par Joann Peck et Terry L. Childers (2003a, 2003b) puis opérationnalisée dans des contextes d’évaluation sensorielle en point de vente par Bianca Grohmann, Eric R. Spangenberg et David E. Sprott (2007), cette dimension psychométrique isole le plaisir intrinsèque associé à la palpation et à la manipulation d’objets, par opposition à une démarche instrumentale orientée vers la résolution de problèmes d’achat. L’instrument est composé de six items formulés sous la forme d’affirmations subjectives, auxquels les répondants réagissent à travers une échelle de réponse de type Likert en 7 points (allant de 1 = « Pas du tout d’accord » à 7 = « Tout à fait d’accord »).

Les propriétés psychométriques de l’échelle autotélique démontrent une consistance interne exceptionnelle, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant de manière récurrente entre 0,88 et 0,95 selon les échantillons d’étude. Les analyses factorielles confirmatoires attestent d’une validité discriminante et convergente robuste, établissant clairement la distinction entre le besoin autotélique et le besoin instrumental de toucher. L’échelle présente une invariance de mesure solide à travers différents contextes marchands (physiques et en ligne) ainsi qu’une excellente stabilité temporelle test-retest. En pratique, l’échelle permet de prédire les comportements d’achat impulsif, le temps passé en rayon, l’engagement affectif envers les produits dotés de propriétés haptiques saillantes (texture, poids, température, douceur) et la frustration vécue lors des interactions médiatisées par les technologies numériques où le retour sensoriel direct fait défaut.

2. Mots-clés / Keywords

Besoin de toucher, dimension autotélique, perception haptique, psychologie du consommateur, comportement d’achat hédonique, propriétés psychométriques, échelle de Likert, validité factorielle, évaluation sensorielle, cognition incarnée, marketing sensoriel, fidélité test-retest, variabilité interindividuelle, prise de décision tactile, affect haptique.

3. Auteurs / Authors

L’opérationnalisation spécifique et l’application approfondie de la sous-échelle autotélique dans l’analyse de l’évaluation des assortiments de produits de détail ont été formalisées par :

  • Bianca Grohmann, Ph.D. — Professeure titulaire de marketing, John Molson School of Business, Université Concordia, Montréal, Québec, Canada. Spécialiste du marketing sensoriel, du design de marque et de la perception multi-sensorielle des consommateurs. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Eric R. Spangenberg, Ph.D. — Professeur de marketing et de psychologie, Paul Merage School of Business, Université de Californie à Irvine (UC Irvine), Irvine, Californie, États-Unis. Expert reconnu en psychologie environnementale, effets olfactifs et comportementaux en milieu marchand. Courriel institutionnel : [email protected].
  • David E. Sprott, Ph.D. — Professeur de marketing et doyen de la Peter T. Paul College of Business and Economics, Université du New Hampshire, Durham, New Hampshire, États-Unis. Spécialiste de la psychologie sociale appliquée au marketing et des influences contextuelles sur les choix des consommateurs. Courriel institutionnel : [email protected].

Le cadre matriciel original et les formulations initiales des items de la macro-échelle Need for Touch (NFT) ont été préalablement développés par Joann Peck (Wisconsin School of Business, University of Wisconsin-Madison) et Terry L. Childers (Iowa State University).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la sous-échelle du besoin de toucher autotélique est de quantifier avec précision les différences interindividuelles stables quant à la motivation intrinsèque et affective à rechercher des sensations haptiques lors des interactions environnementales et commerciales. Le toucher constitue l’une des modalités sensorielles les plus fondamentales du développement ontogénétique humain, pourtant longtemps marginalisée dans les modèles traditionnels de prise de décision économique qui postulaient un consommateur exclusivement guidé par le traitement de l’information sémantique ou visuelle. L’échelle autotélique comble cette lacune épistémologique en capturant les conduites où le contact tactile ne vise pas l’acquisition de données fonctionnelles (telles que vérifier l’épaisseur d’une matière ou détecter un défaut technique), mais sert de fin en soi, procurant un plaisir immédiat, de l’amusement, de la stimulation sensorielle et de l’apaisement affectif.

Sur le plan de la recherche fondamentale et appliquée en psychologie cognitive et économique, l’instrument permet de comprendre les mécanismes par lesquels la simple disponibilité d’un contact tactile direct élève les jugements de valeur, l’attachement émotionnel (l’effet de dotation psychologique ou psychological ownership) et la propension à payer. Les individus caractérisés par un score autotélique élevé manifestent une réactivité accrue aux caractéristiques matérielles haptiquement riches telles que la douceur, la texture fine, la souplesse, la fraîcheur thermique ou le grain d’une surface. Dans les contextes de vente au détail (Grohmann et al., 2007), la mesure permet d’expliquer pourquoi l’introduction d’un stimulus tactile améliore substantiellement l’évaluation globale des produits, particulièrement pour les consommateurs présentant une forte disposition autotélique, et ce même lorsque l’information tactile n’apporte aucune donnée diagnostique objective sur la qualité fonctionnelle de l’article.

Dans les champs de la psychologie clinique, de l’ergonomie cognitive et du design d’interfaces utilisateur, cette échelle offre une métrique précieuse pour évaluer la susceptibilité à la frustration tactile dans les environnements virtuels ou de commerce électronique. Les personnes à fort besoin autotélique souffrent davantage de la privation de contact physique lorsqu’elles magasinent via des écrans numériques, ce qui se traduit par des niveaux plus faibles de confiance et une hésitation décisionnelle accrue. En clinique et en psychologie environnementale, la disposition autotélique est également explorée pour analyser les comportements d’auto-régulation émotionnelle, le toucher agissant fréquemment comme un mécanisme d’ancrage somatosensoriel et de réduction de l’anxiété par le biais d’explorations manuelles spontanées.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique mesuré par l’échelle est le besoin de toucher autotélique (Autotelic Need for Touch), qui s’inscrit au sein d’une typologie bidimensionnelle de l’exploration haptique. Pour saisir la spécificité de la dimension autotélique, il est indispensable de la comparer à son homologue fonctionnel, la dimension instrumentale, et d’analyser ses composantes affectives, conatives et cognitives.

Le terme « autotélique » dérive des racines grecques autos (soi-même) et telos (but, finalité). Une activité autotélique est donc une activité entreprise sans attente de récompense externe, dont la justification réside exclusivement dans l’expérience même de son accomplissement. Transposé à la modalité somatosensorielle, le besoin de toucher autotélique renvoie à une compulsion ou à une inclination hédonique à manipuler des objets pour le plaisir, la récréation, la curiosité sensorielle et la satisfaction kinesthésique. Contrairement au toucher instrumental — qui est orienté vers une tâche, analytique, délibéré et motivé par la résolution d’un problème ou l’obtention d’une information concrète sur un produit (comme vérifier si un pull en laine est piquant ou si une pastèque est mûre) —, le toucher autotélique est involontaire, automatique, ludique et hautement chargé d’affects positifs.

Le construit autotélique se déploie à travers plusieurs facettes comportementales et psychologiques distinctes mais interconnectées :

  • La recherche de plaisir sensoriel et tactile : L’individu retire une gratification émotionnelle immédiate de la découverte de surfaces texturées, de contours géométriques ou de matières spécifiques. Cette facette reflète une sensibilité esthétique tactile analogue à celle qu’un mélomane éprouve lors de l’écoute d’une mélodie complexe.
  • L’exploration impulsive et non planifiée : Les personnes dotées d’un score autotélique élevé rapportent une incapacité chronique à résister à l’impulsion de toucher les objets qui se présentent dans leur champ d’action physique, y compris lorsqu’elles n’ont aucun projet d’acquisition ou d’évaluation formelle. Le geste tactile s’active de manière pré-réfléchie lors de la déambulation en rayon.
  • L’implication ludique (playfulness) : Le contact physique est perçu comme une activité divertissante et distrayante. Manipuler, caresser, soulever ou faire glisser ses doigts sur une surface génère un état de légèreté cognitive et de bien-être subjectif.
  • L’absence de finalité utilitaire : Le traitement de l’information n’est pas subordonné à un arbitrage coût-bénéfice rationnel. La manipulation n’a pas pour objectif d’extraire des descripteurs techniques, mais d’éprouver la matière dans sa présence immédiate.

En conséquence, les individus présentant un fort besoin de toucher autotélique manifestent une plus grande vulnérabilité aux stimuli environnementaux tactiles, développent un attachement psychologique plus rapide aux objets touchés (effet de quasi-possession somatique) et expriment une dépendance affective vis-à-vis des interactions physiques avec leur environnement matériel.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’échelle du besoin de toucher autotélique s’appuie sur une synthèse théorique croisant la théorie des systèmes d’exploration haptique, la théorie de l’expérience optimale (Flow), les théories de la cognition incarnée (Embodied Cognition) et les modèles de la valeur hédonique de la consommation.

Le socle physiologique et cognitif provient des travaux fondamentaux de Susan Lederman et Roberta Klatzky (1987) sur les procédures exploratoires manuelles (Exploratory Procedures). Lederman et Klatzky ont démontré que le système tactile humain mobilise des patterns moteurs hautement spécialisés et stéréotypés selon la nature des informations recherchées : le frottement latéral pour la texture, le contact statique pour la température, la pression pour l’élasticité/dureté, et l’enveloppement pour la forme globale et le volume. Alors que le toucher instrumental active ces procédures dans un but diagnostique précis, le cadre théorique de Peck et Childers (2003a, 2003b) postule que la dimension autotélique engage ces mêmes procédures exploratoires pour leur valeur intrinsèque, générant des cascades de rétroactions affectives positives via les mécanorécepteurs cutanés et les fibres afférentes C-tactiles impliquées dans le toucher affectif.

Sur le plan motivationnel, le concept s’enracine directement dans les propositions de Mihaly Csikszentmihalyi relatives à la personnalité autotélique et à l’expérience optimale. Selon Csikszentmihalyi, une orientation autotélique décrit des conduites guidées par une récompense interne plutôt que par des finalités extrinsèques. Ce principe a été conjugué avec la distinction classique opérée en comportement du consommateur par Morris Holbrook et Elizabeth Hirschman (1982) entre les perspectives du traitement de l’information utilitaire (cognition froide, logique, résolution de problèmes) et les perspectives expérientielles (fantaisies, sentiments, amusement et sensorialité). Le besoin de toucher autotélique constitue l’incarnation somatosensorielle de la perspective expérientielle de Holbrook et Hirschman.

Enfin, les théorisations modernes de la cognition incarnée (embodied cognition, George Lakoff, Mark Johnson, Lawrence Barsalou) fournissent une grille d’analyse incontournable pour interpréter les effets démontrés par Grohmann, Spangenberg et Sprott (2007). Selon cette approche, les processus cognitifs de haut niveau (jugement, confiance, évaluation, sentiment de certitude) ne sont pas des opérations abstraites désincarnées, mais sont intimement fondés sur les interactions motrices et sensorielles du corps avec son environnement physique. Le toucher autotélique sert de vecteur d’ancrage corporel qui colore affectivement les jugements abstraits : le fait de ressentir une matière agréable stimule des heuristiques affectives (« si je me sens bien au toucher, le produit est globalement désirable »), contournant ainsi les filtres analytiques de la délibération cognitive.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle du besoin de toucher autotélique a fait l’objet de vérifications empiriques rigoureuses à travers de multiples échantillons et protocoles expérimentaux (Peck & Childers, 2003a ; Grohmann, Spangenberg & Sprott, 2007).

Validité de construit et validité convergente :
La validité convergente de la sous-échelle autotélique est démontrée par des corrélations statistiquement significatives et théoriquement cohérentes avec des construits connexes évaluant la recherche de sensations, l’émotivité sensorielle et l’orientation expérientielle. L’échelle corrèle positivement avec l’échelle d’optimalité du niveau de stimulation (Optimum Stimulation Level – OSL), la recherche de nouveauté sensorielle, l’impulsivité d’achat (Impulse Buying Tendency de Rook & Fisher) et la sous-échelle d’hédonisme de Babin, Darden et Griffin. Les saturations factorielles standardisées de l’ensemble des six items excèdent systématiquement le seuil critique de 0,70 (oscillant entre 0,74 et 0,91), avec une variance moyenne extraite (Average Variance Extracted, AVE) largement supérieure à 0,50 (valeurs d’AVE typiquement comprises entre 0,62 et 0,78), attestant d’une excellente convergence des indicateurs empiriques vers le construit latent.

Validité discriminante :
La validité discriminante entre la dimension autotélique et la dimension instrumentale de l’échelle globale NFT a été établie par le critère de Fornell-Larcker et par des tests de comparaison de modèles emboîtés (modèle à un facteur global versus modèle bidimensionnel oblique). Dans toutes les études publiées, la corrélation inter-facteurs entre la dimension autotélique et la dimension instrumentale se situe dans une fourchette modérée (généralement entre r = 0,42 et r = 0,58), indiquant que bien qu’appartenant au domaine général de l’exploration haptique, les deux dimensions mesurent des propensions psychologiques distinctes. De surcroît, le carré de la corrélation entre les deux dimensions reste rigoureusement inférieur à la variance moyenne extraite (AVE) de chacune des sous-échelles. L’échelle autotélique se distingue également nettement du besoin de cognition (Need for Cognition de Cacioppo & Petty), avec lequel elle n’entretient qu’une corrélation quasi nulle ou non significative (r < 0,08), confirmant son autonomie vis-à-vis des motivations d’élaboration analytique générale.

Validité prédictive et nomologique :
Les travaux de Grohmann et al. (2007) ont mis en évidence la validité prédictive de l’instrument dans des situations d’achat contrôlées. Lorsque des participants sont exposés à des produits offrant un input tactile saillant mais sans utilité diagnostique directe pour la tâche d’achat, les individus ayant un score élevé sur l’échelle autotélique évaluent l’assortiment de produits de manière significativement plus positive (F-tests significatifs à p < 0,01) que les individus à faible score autotélique. En outre, la dimension autotélique prédit spécifiquement l’intention d’achat impulsif non planifiée, le temps consacré à la manipulation des articles en magasin physique et l’abandon de panier dans les contextes de commerce en ligne dépourvus de simulations haptiques interactives.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de la sous-échelle autotélique de 6 items atteint des standards de précision psychométrique remarquables à travers les études publiées dans la littérature spécialisée.

Consistance interne :
Dans l’étude princeps de Peck et Childers (2003a), la sous-échelle autotélique a présenté un coefficient alpha de Cronbach (α) de 0,95 lors des phases de développement d’échelle et de 0,92 sur les échantillons de validation croisée. Dans les travaux ultérieurs de Grohmann, Spangenberg et Sprott (2007), le coefficient alpha de consistance interne a été mesuré à α = 0,89 dans leur étude expérimentale principale et α = 0,91 dans l’étude de réplication. D’autres études indépendantes recourant à cette échelle rapportent de façon unanime des coefficients α s’échelonnant entre 0,88 et 0,94. Le coefficient de fiabilité composite (Composite Reliability – CR ou omega de McDonald ω) dépasse systématiquement le seuil de 0,90, confirmant que les erreurs de mesure aléatoires sont minimes.

Corrélations item-total :
Les coefficients de corrélation corrigés entre chaque item et le score total de l’échelle (item-total correlations) sont exceptionnellement élevés, se situant tous au-delà de r = 0,68 et atteignant couramment 0,85. L’élimination d’aucun des six items ne conduit à une amélioration du coefficient alpha global, ce qui démontre une homogénéité interne parfaite et l’absence d’items redondants ou dysfonctionnels.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest) :
La stabilité temporelle a été documentée lors des évaluations d’invariance longitudinale menées sur des intervalles de trois à six semaines. Les coefficients de corrélation test-retest de Pearson s’élèvent entre r = 0,81 et r = 0,86 (p < 0,001), attestant que le besoin de toucher autotélique opère bien comme un trait individuel dispositionnel stable plutôt que comme un état émotionnel transitoire ou circonstanciel.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de l’instrument a fait l’objet d’analyses factorielles exploratoires (AFE) initiales suivies d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) approfondies utilisant l’estimation par le maximum de vraisemblance.

Analyses factorielles confirmatoires (AFC) :
Les études de validation menées par Peck et Childers (2003a, 2003b) ainsi que les vérifications structurelles de Grohmann et al. (2007) confirment l’adéquation remarquable d’une solution unidimensionnelle pour les 6 items autotéliques lorsqu’ils sont évalués isolément, et d’une structure bidimensionnelle stricte lorsqu’ils sont modélisés conjointement avec les 6 items de la sous-échelle instrumentale. Les indices d’ajustement globaux obtenus dans la littérature pour le modèle de mesure confirment une adéquation empirique de premier ordre :

  • Chi-deux normé : χ²/ddl < 2,50 (valeurs types : 1,65 à 2,10, indiquant un ajustement satisfaisant non pénalisé de manière excessive par la taille d’échantillon).
  • Comparative Fit Index (CFI) : Valeurs régulièrement comprises entre 0,96 et 0,99, dépassant largement le seuil standard de 0,95.
  • Tucker-Lewis Index (TLI) : Valeurs s’établissant entre 0,95 et 0,98.
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : Valeurs oscillant entre 0,038 et 0,056, avec des intervalles de confiance à 90 % dont la borne supérieure reste inférieure à 0,08.
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : Valeurs stables comprises entre 0,025 et 0,042.

Saturations factorielles (Loadings) :
Dans l’espace factoriel autotélique, chaque item présente une saturation standardisée (λ) élevée sur son facteur cible. Les saturations estimées s’ordonnent généralement comme suit :

  • Item 1 (incapacité à s’empêcher de toucher lors de la déambulation) : λ ≈ 0,78 à 0,84
  • Item 2 (toucher comme source d’amusement/plaisir) : λ ≈ 0,83 à 0,89
  • Item 3 (toucher sans intention d’achat) : λ ≈ 0,79 à 0,85
  • Item 4 (plaisir de toucher divers produits en flânant) : λ ≈ 0,86 à 0,91
  • Item 5 (constat spontané de manipulation en magasin) : λ ≈ 0,75 à 0,82
  • Item 6 (nombreux produits touchés sans intention d’achat) : λ ≈ 0,80 à 0,87

Les résidus d’erreur standardisés ne montrent pas de covariances locales substantielles non modélisées, attestant de la parcimonie et de l’élégance structurelle de la solution factorielle.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (self-report inventory) mesurant un trait individuel dispositionnel.
  • Nombre d’items : 6 items distincts formulés à la première personne du singulier.
  • Format de réponse : Échelle de Likert à 7 points :
    1 = Fortement en désaccord (Strongly disagree)
    2 = En désaccord (Disagree)
    3 = Légèrement en désaccord (Slightly disagree)
    4 = Neutre / Ni en désaccord ni d’accord (Neither agree nor disagree)
    5 = Légèrement d’accord (Slightly agree)
    6 = D’accord (Agree)
    7 = Fortement d’accord (Strongly agree)
  • Sens de cotation : Tous les items sont formulés positivement en direction du construit. Il n’y a aucun item inversé (reverse-scored item).
  • Calcul du score : Le score global de besoin de toucher autotélique peut être calculé soit par la somme arithmétique simple des 6 items (score total variant de 6 à 42 points), soit par la moyenne arithmétique (score variant de 1,00 à 7,00). Des scores plus élevés traduisent une motivation autotélique hédonique plus intense et fréquente.
  • Temps de passation estimé : Moins de 2 à 3 minutes, ce qui en fait un instrument très économique pour l’administration en laboratoire, en point de vente ou dans le cadre d’enquêtes en ligne à grande échelle.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement initial : 2003 (Peck & Childers, échelle NFT complète de 12 items).
  • Année de l’étude Retail/Sensorielle de référence : 2007 (Grohmann, Spangenberg & Sprott, étude sur l’évaluation tactile des assortiments).
  • Tarifs et redevances : L’utilisation de l’instrument est gratuite pour la recherche académique, scientifique et pédagogique non commerciale. Aucune redevance n’est exigée par les auteurs ou les éditeurs de revues pour un usage à des fins de recherche fondamentale.
  • Droits d’auteur et permissions : Les publications originales sont protégées par le droit d’auteur des revues académiques correspondantes (Journal of Consumer Research, Oxford University Press / University of Chicago Press ; Journal of Retailing, Elsevier). Pour les applications commerciales à grande échelle, les adaptations propriétaires ou l’intégration dans des plateformes logicielles marchandes, il convient de se référer aux règles de reproduction standard des éditeurs scientifiques et de contacter les auteurs correspondants.

12. Références / References

  • Grohmann, B., Spangenberg, E. R., & Sprott, D. E. (2007). The influence of tactile input on the evaluation of retail product offerings. Journal of Retailing, 83(2), 237–245. https://doi.org/10.1016/j.jretai.2007.03.004
  • Holbrook, M. B., & Hirschman, E. C. (1982). The experiential aspects of consumption: Consumer fantasies, feelings, and fun. Journal of Consumer Research, 9(2), 132–140. https://doi.org/10.1086/208906
  • Klatzky, R. L., & Lederman, S. J. (1993). Toward a computational model of constraint-driven haptic exploration. In 1993 IEEE Virtual Reality Annual International Symposium (pp. 25–32). IEEE. https://doi.org/10.1109/VRAIS.1993.380795
  • Lederman, S. J., & Klatzky, R. L. (1987). Hand movements: A window into haptic object recognition. Cognitive Psychology, 19(3), 342–368. https://doi.org/10.1016/0010-0285(87)90008-9
  • Peck, J., & Childers, T. L. (2003a). Individual differences in haptic information processing: The “Need for Touch” scale. Journal of Consumer Research, 30(3), 430–442. https://doi.org/10.1086/378619
  • Peck, J., & Childers, T. L. (2003b). To have and to hold: The influence of haptic information on product evaluations. Journal of Marketing, 67(2), 35–48. https://doi.org/10.1509/jmkg.67.2.35.18612
  • Peck, J., & Johnson, J. W. (2011). Autotelic need for touch, haptics, and shopping via the Internet. Journal of Business Research, 64(7), 692–698. https://doi.org/10.1016/j.jbusres.2010.08.007
  • Rook, D. W., & Fisher, R. J. (1995). Normative influences on impulsive buying behavior. Journal of Consumer Research, 22(3), 305–313. https://doi.org/10.1086/209452

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Instructions to participants:
Please indicate your level of agreement with each of the following statements using the 7-point scale provided below (where 1 = Strongly disagree and 7 = Strongly agree).

Response scale:

  • 1 = Strongly disagree
  • 2 = Disagree
  • 3 = Slightly disagree
  • 4 = Neither agree nor disagree
  • 5 = Slightly agree
  • 6 = Agree
  • 7 = Strongly agree

Items:

  1. When walking through stores, I can’t help touching all kinds of products.
  2. Touching products can be fun.
  3. I like to touch products even if I have no intention of buying them.
  4. When browsing through stores, it is fun to touch all kinds of products.
  5. I find myself touching all kinds of products in stores.
  6. There are lots of products I would touch even if I didn’t plan on buying them.
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Looti, M. (2026, octobre 3). Besoin de toucher (autotélique) (NFT). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/besoin-de-toucher-autotelique-nft/
Looti, Mohammed. “Besoin de toucher (autotélique) (NFT).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/besoin-de-toucher-autotelique-nft/.
Looti, Mohammed. “Besoin de toucher (autotélique) (NFT).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/besoin-de-toucher-autotelique-nft/.