Bénéfices Liés au Tabagisme (Pharmacologiques) (SRB)

Analyse psychométrique détaillée de l’échelle des Bénéfices Liés au Tabagisme (Pharmacologiques) (SRB) développée par Dalton et al. (1999) : cadre conceptuel, validité, fidélité et implications préventives.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’échelle des Bénéfices Liés au Tabagisme (Pharmacologiques) (en anglais : Smoking-Related Benefits (Pharmacological) [SRB]) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu initialement par Madeline A. Dalton, James D. Sargent, Michael L. Beach, Amy M. Bernhardt et Marguerite Stevens (1999) dans le cadre de leurs travaux fondateurs sur les attentes de résultats positives et négatives associées à l’initiation tabagique chez les adolescents. Cet outil standardisé mesure spécifiquement la croyance subjective et cognitive selon laquelle l’acte de fumer la cigarette procure des effets pharmacologiques calmants, apaisants et régulateurs sur les états émotionnels et physiologiques d’un individu.

Composée d’une série d’énoncés cotés selon une échelle de réponse ordinale de type Likert (généralement en 4 ou 5 points allant du désaccord total à l’accord total), l’échelle SRB isole la composante pharmacologique perçue des autres bénéfices sociaux ou d’image de marque personnelle liés au tabagisme. Les analyses psychométriques initiales et ultérieures démontrent une cohérence interne élevée, caractérisée par un coefficient alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,78 et 0,86 selon les cohortes d’adolescents et de jeunes adultes investiguées. Les analyses factorielles confirmatoires et exploratoires corroborent l’unidimensionnalité robuste de cette sous-échelle, tout en confirmant sa validité discriminante par rapport aux attentes de conséquences négatives (telles que les méfaits sanitaires ou le rejet social) et aux bénéfices purement symboliques ou psychosociaux. Sur le plan prédictif, des scores élevés à l’échelle SRB constituent l’un des facteurs pronostiques longitudinaux les plus puissants de l’expérimentation tabagique, du passage à l’usage régulier et du développement rapide de la dépendance à la nicotine.

2. Mots-clés / Keywords

Tabagisme, Dépendance à la nicotine, Attentes de résultats, Effets pharmacologiques, Modélisation cognitive, Psychométrie, Prévention du tabagisme, Adolescence, Régulation émotionnelle, Échelle de Likert, Psychologie de la santé, Vulnérabilité addictive.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été élaboré et validé par une équipe multidisciplinaire de chercheurs en pédiatrie, en médecine préventive, en biostatistique et en communication pour la santé, affiliés au Dartmouth Medical School et au Norris Cotton Cancer Center (Lebanon, New Hampshire, États-Unis) :

  • Madeline A. Dalton, Ph.D. : Professeure au Département de Pédiatrie et au Centre de Recherche sur le Cancer de Dartmouth (Dartmouth-Hitchcock Medical Center). Experte reconnue des déterminants comportementaux et environnementaux de l’obésité et de l’addiction chez les adolescents.
  • James D. Sargent, M.D. : Professeur de pédiatrie au Dartmouth Medical School. Spécialiste international de l’impact des médias, de la commercialisation des produits du tabac et des influences socioculturelles sur les conduites addictives des jeunes.
  • Michael L. Beach, M.D., Ph.D. : Professeur d’anesthésiologie et de biostatistique au Dartmouth Medical School. Statisticien médical spécialisé dans la modélisation longitudinale et l’analyse psychométrique avancée.
  • Amy M. Bernhardt, M.S. : Chercheuse associée au Norris Cotton Cancer Center, spécialisée en psychologie de la santé et évaluation des programmes de santé communautaire.
  • Marguerite Stevens, Ph.D. : Professeure émérite de médecine communautaire et familiale au Dartmouth Medical School, pionnière des études longitudinales de prévention primaire en milieu scolaire.

Correspondance historique : Dartmouth Medical School, One Medical Center Drive, Lebanon, NH 03756, USA.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle des Bénéfices Liés au Tabagisme (Pharmacologiques) est d’opérationnaliser et de quantifier avec rigueur les représentations cognitives qu’un individu entretient à propos de l’impact sédatif, anxiolytique et régulateur de la nicotine. Dans le champ de la psychologie de la santé et de la tabacologie comportementale, la décision d’un non-fumeur d’expérimenter la première cigarette, ou la trajectoire d’un fumeur occasionnel vers la dépendance chronique, ne découle pas uniquement de la disponibilité physique du produit ou de la pression de conformité par les pairs ; elle repose de manière déterminante sur les attentes d’effets (outcome expectancies).

L’échelle SRB a été spécialement calibrée pour distinguer l’illusion ou la certitude d’un apaisement physiologique des autres croyances associées à l’usage du tabac. Les adolescents, en particulier, sont quotidiennement exposés à des représentations médiatiques, publicitaires ou familiales suggérant que la cigarette représente une réponse pharmacologique efficace pour dissiper la colère, atténuer l’anxiété scolaire, neutraliser le stress interpersonnel et surmonter les moments de tension émotionnelle. L’instrument permet d’isoler cette croyance spécifique chez les sujets naïfs (n’ayant jamais fumé) ainsi que chez les fumeurs expérimentés.

Sur le plan clinique, l’échelle fournit aux psychologues, tabacologues et pédopsychiatres un indicateur direct de la propension au recours à une substance psychoactive à des fins de régulation de l’affect négatif (mécanisme de coping dysfonctionnel). Dans les programmes d’intervention ciblée et d’entretien motivationnel, l’identification de scores SRB élevés permet de restructurer les croyances erronées avant même qu’une dépendance neurophysiologique durable ne s’installe. En recherche épidémiologique et interventionnelle, l’instrument sert de variable prédictive majeure ou de critère d’évaluation intermédiaire pour mesurer l’efficacité de campagnes de contre-marketing antitabac visant à déconstruire le mythe de la cigarette « calmante ».

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique évalué par l’échelle SRB relève de la structure cognitive des attentes de résultats pharmacologiques positifs (pharmacological outcome expectancies). Dans la modélisation cognitive des conduites addictives, les attentes représentent des structures mnésiques durables qui associent un stimulus comportemental (l’inhalation de fumée de cigarette) à un changement prévisible de l’état interne de l’organisme (l’atténuation d’un inconfort physiologique ou affectif).

La dimension de sédation perçue et de soulagement du stress

La sous-échelle pharmacologique cible précisément la conviction selon laquelle la nicotine administrée via la fumée possède des propriétés directes et immédiates pour « calmer les nerfs », stabiliser l’humeur et dissiper les tensions musculaires ou psychologiques. Ce construit se déploie à travers plusieurs facettes cognitives complémentaires :

  • La neutralisation de l’affect négatif : La croyance que fumer permet d’éliminer la nervosité, l’irritabilité ou la tristesse passagère. L’individu anticipe que l’acte tabagique constitue une réponse pharmacologique d’urgence face aux bouleversements émotionnels.
  • La relaxation physiologique : L’anticipation que la substance induit une sensation physique de relâchement, un ralentissement du rythme perçu de tension interne et une baisse de la charge d’éveil (arousal) désagréable.
  • La gestion du stress adaptatif : La projection que, face à des stresseurs environnementaux aigus (tels qu’un examen, un conflit relationnel ou une exigence familiale), fumer procurera un répit mental immédiat et restaurera l’homéostasie cognitive.

Distinction conceptuelle avec les bénéfices psychosociaux

Il est fondamental de distinguer le construit pharmacologique des attentes de nature psychosociale (qui composent d’autres dimensions de l’instrument global de Dalton et al., 1999). Tandis que les bénéfices psychosociaux mesurent l’adhésion à des énoncés affirmant que fumer rend « plus mature », « cool », populaire ou accepté par le groupe de référence, le construit pharmacologique fait abstraction du regard d’autrui. Il mesure une transaction intime et biologique perçue entre la drogue et le corps : l’individu croit que même s’il était seul et isolé, la cigarette exercerait une action chimique thérapeutique bienveillante sur son angoisse.

Le paradoxe psychophysiologique de ce construit réside dans le fait que la nicotine est un puissant stimulant du système nerveux central qui augmente la fréquence cardiaque et la pression artérielle. Cependant, le soulagement du syndrome de sevrage chez le fumeur régulier – ou la mythologie socioculturelle intériorisée chez le non-fumeur – est cognitivement interprété comme une sédation pure. L’échelle SRB capture précisément l’intensité de cette distorsion cognitive chez le sujet.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de l’échelle des Bénéfices Liés au Tabagisme (Pharmacologiques) s’ancre à la croisée de plusieurs paradigmes majeurs de la théorie cognitive sociale, du modèle cognitivo-comportemental de la rechute et de la psychopharmacologie comportementale.

La Théorie Cognitive Sociale d’Albert Bandura

Le cadre matriciel primaire provient des travaux d’Albert Bandura (1986). Selon sa théorie sociocognitive, le comportement humain est régi par une causalité triadique réciproque impliquant l’environnement, les facteurs personnels (cognitions, affects, neurobiologie) et les patterns comportementaux. Dans cette perspective, les comportements ne sont pas de simples réflexes conditionnés, mais sont dirigés vers des buts déterminés par deux classes de cognitions :

  1. Les attentes d’efficacité personnelle (auto-efficacité) : la confiance en sa capacité à accomplir ou à résister à un comportement.
  2. Les attentes de résultats (outcome expectancies) : l’évaluation cognitive préalable des conséquences probables qu’entraînera l’adoption d’un comportement donné.

Bandura postule que les individus s’engagent préférentiellement dans des comportements dont ils anticipent qu’ils produiront des bénéfices appréciables tout en minimisant les coûts perçus. L’échelle de Dalton et al. s’inscrit directement dans cette logique : si un adolescent intériorise l’attente qu’une substance fournit une régulation pharmacologique immédiate de son anxiété (bénéfice élevé), cette cognition l’emporte fréquemment sur la perception éloignée des risques sanitaires à long terme.

Le Modèle des Attentes d’Effets de l’Alcool et des Drogues

L’instrument s’inspire également de la formalisation des attentes d’effets appliquée aux substances psychoactives développée initialement par Brown, Christiansen et Goldman (1987) pour l’alcool, puis transposée à la nicotine par Brandon et Baker (1991) via le Smoking Consequences Questionnaire (SCQ). Dalton et ses collaborateurs (1999) ont synthétisé et affiné ces modèles pour créer un instrument hautement discriminant, applicable à de très larges cohortes pédiatriques et adolescentes. Ils ont démontré que les attentes positives ne forment pas un bloc monolithique, mais se subdivisent de façon nette entre récompenses sociales externes et régulation pharmacologique interne.

La théorie du renforcement négatif et de l’automédication

Sur le versant psychophysiologique, l’échelle s’articule avec l’hypothèse de l’automédication proposée par Edward Khantzian (1985) et les modèles de renforcement négatif de George Koob. Ces théories postulent que la consommation de drogues est largement entretenue par la motivation à fuir ou à désamorcer des états aversifs (douleur psychique, dysphorie, hyper-réactivité au stress). L’échelle SRB quantifie précisément la formalisation cognitive de cette vulnérabilité : avant même que le circuit de la récompense mésolimbique ne devienne dépendant pharmacologiquement de la nicotine, l’individu a déjà cartographié la cigarette dans son répertoire cognitif comme un outil de soulagement de la détresse.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle des Bénéfices Liés au Tabagisme (Pharmacologiques) a été établie à travers de multiples investigations empiriques rigoureuses menées auprès de vastes échantillons représentatifs d’adolescents scolarisés (notamment des cohortes dépassant 4 000 à 6 000 participants dans le nord de la Nouvelle-Angleterre) :

Validité de Construit

La validité de construit a été documentée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires qui ont mis en évidence la séparation sans équivoque entre l’axe des bénéfices pharmacologiques et celui des bénéfices psychosociaux. Les items saturant l’échelle SRB ne présentent pas de saturations croisées significatives avec les items évaluant la réputation sociale, l’affirmation de soi ou l’imitation des pairs, confirmant que le construit perçu de détente biologique constitue une entité psychologique distincte et homogène.

Validité Convergente

La validité convergente de l’échelle est attestée par des corrélations positives statistiquement robustes (généralement comprises entre r = 0,40 et r = 0,58, p < 0,001) avec d’autres échelles standardisées mesurant les motivations à fumer, telles que l’échelle de gestion de l’affect négatif du SCQ (Smoking Consequences Questionnaire). De surcroît, les scores SRB corrèlent positivement avec les échelles de détresse psychologique générale, d’anxiété-trait et de symptômes dépressifs, démontrant que les jeunes présentant un fardeau émotionnel plus lourd adhèrent davantage à la croyance que la nicotine leur apportera un apaisement salutaire.

Validité Discriminante

La validité discriminante est confirmée par l’absence de corrélation, ou par l’existence de corrélations négatives faibles à modérées (r variant de -0,15 à -0,32, p < 0,01), entre l’échelle SRB et les échelles mesurant les attentes de conséquences négatives du tabagisme (croyance en la nocivité biologique, crainte des maladies cardiovasculaires, perception de la puanteur de la fumée). Cela atteste que l’adhésion aux bénéfices pharmacologiques perçus ne se confond pas avec un déficit de connaissances générales sur les méfaits du tabac, mais reflète une appréciation ciblée de la valeur régulatrice de la substance.

Validité Prédictive et Longitudinale

L’apport scientifique majeur de l’étude de Dalton et al. (1999) et des publications associées réside dans la remarquable validité prédictive de l’instrument. Dans des modèles de régression logistique multivariée contrôlant le statut tabagique des parents, l’exposition aux pairs fumeurs, la réceptivité au marketing du tabac et les traits de personnalité (recherche de sensations), les non-fumeurs obtenant des scores élevés à l’échelle SRB au temps initial présentaient une probabilité significativement accrue (Odds Ratio ajusté variant de 1,7 à 2,4 selon les modèles) d’avoir expérimenté la cigarette lors du suivi longitudinal à 12 et 24 mois. Cette dimension s’est avérée être un prédicteur de l’initiation plus puissant que les attentes de bénéfices sociaux, soulignant son importance décisive dans l’étiologie tabagique.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés métrologiques de fidélité de l’échelle des Bénéfices Liés au Tabagisme (Pharmacologiques) ont été soigneusement documentées dans la littérature psychométrique :

Cohérence Interne

L’analyse de la consistance interne de l’échelle SRB révèle des indicateurs de précision très satisfaisants :

  • Le coefficient alpha de Cronbach (α) rapporté dans l’échantillon initial de validation de Dalton et al. (1999) se situe autour de 0,82 (variant entre 0,78 et 0,85 selon les sous-groupes d’âge et de sexe).
  • Les corrélations inter-items corrigées s’échelonnent de 0,55 à 0,72, attestant qu’aucun énoncé n’est redondant ou divergent vis-à-vis du construit global.
  • Le calcul du coefficient oméga de McDonald (ω), appliqué lors de réanalyses modernes, confirme cette excellente fidélité avec des valeurs stables oscillant entre 0,81 et 0,86.

Stabilité Temporelle (Test-Retest)

Dans les sous-échantillons d’adolescents réévalués à court terme (intervalle de 2 à 4 semaines en condition d’absence d’intervention éducative), le coefficient de corrélation intraclasse (ICC) pour la dimension SRB s’élève à 0,74, ce qui démontre une stabilité temporelle satisfaisante. Bien que les attentes cognitives soient sujettes à des réaménagements développementaux ou expérientiels à moyen terme, la structure de la croyance pharmacologique présente une consistance suffisante pour servir de variable d’état-trait dans les modèles longitudinaux.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle du questionnaire d’attentes de Dalton et al. (1999) a fait l’objet d’examens statistiques approfondis, combinant l’analyse factorielle exploratoire (AFE) et l’analyse factorielle confirmatoire (AFC).

Analyses Factorielles Exploratoires Initiales (AFE)

Lors de la phase initiale de calibration sur une cohorte scolaire de plus de 4 500 élèves de collège et de lycée, les réponses aux items d’attentes positives ont été soumises à une extraction factorielle en composantes principales suivie d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin direct), en raison de la corrélation théorique attendue entre différentes formes d’attentes positives. Le critère de Kaiser (valeurs propres supérieures à 1,0) et l’analyse du graphique des éboulis de Cattell ont mis en évidence une dissociation claire des attentes positives en deux facteurs prépondérants :

  • Facteur 1 : Bénéfices Psychosociaux (Social Benefits), regroupant les items relatifs à l’intégration sociale, à l’apparence, à la conformité et au statut parmi les pairs.
  • Facteur 2 : Bénéfices Pharmacologiques (Pharmacological Benefits / SRB), regroupant spécifiquement les items axés sur le calme, l’apaisement intérieur, la réduction du stress et la sédation.

Dans cette structure, les items SRB ont présenté des saturations factorielles (factor loadings) robustes sur leur axe dédié, toutes supérieures à 0,65, avec des saturations secondaires sur le facteur psychosocial inférieures à 0,20, démontrant une solution factorielle d’une remarquable netteté (structure simple de Thurstone).

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Des modélisations ultérieures en équations structurelles ont comparé un modèle unifactoriel global des bénéfices perçus à un modèle bifactoriel corrélé distinguant les dimensions psychosociale et pharmacologique. Le modèle bifactoriel a présenté un ajustement significativement supérieur :

  • Chi-deux normalisé (χ²/dl) < 3,0
  • Comparative Fit Index (CFI) > 0,95
  • Tucker-Lewis Index (TLI) > 0,94
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) < 0,05 (intervalle de confiance à 90 % : [0,041 – 0,058])
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) < 0,04

Ces indices ont apporté la confirmation formelle que la dimension pharmacologique perçue n’est pas un sous-produit artefactuel de l’approbation sociale, mais constitue un construit cognitif pleinement autonome chez l’adolescent.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’échelle des Bénéfices Liés au Tabagisme (Pharmacologiques) se présente sous un format standardisé optimisé pour une passation rapide, individuelle ou collective :

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (papier-crayon ou informatisé).
  • Population cible : Adolescents (à partir de 10-12 ans) et jeunes adultes ; applicable aux non-fumeurs, aux expérimentateurs précoces et aux fumeurs réguliers.
  • Nombre d’items : Variable selon les versions de recherche de Dalton et al., la sous-échelle pharmacologique comporte classiquement entre 3 et 5 items ciblés évaluant spécifiquement la détente, le calme et le soulagement du stress.
  • Format des réponses : Échelle de Likert en 4 ou 5 points ordonnés, le format original le plus fréquent comportant 4 échelons de certitude d’accord :
    • 1 = Pas d’accord du tout (Strongly disagree)
    • 2 = Plutôt pas d’accord (Disagree)
    • 3 = Plutôt d’accord (Agree)
    • 4 = Tout à fait d’accord (Strongly agree)
  • Calcul du score :
    • Les scores des items de la sous-échelle sont additionnés ou moyennés pour former un score global de bénéfices pharmacologiques perçus.
    • Aucun item n’est inversé dans cette dimension spécifique, un score élevé traduisant systématiquement une croyance intense dans les vertus sédatives de la cigarette.
    • Le score peut être conservé sous forme continue (moyenne de 1 à 4) ou catégorisé en tertiles/quartiles de risque dans le cadre d’études épidémiologiques.
  • Temps de passation : Environ 1 à 3 minutes pour la sous-échelle isolée, et moins de 10 minutes lorsqu’elle est intégrée à la batterie complète des attentes face au tabagisme.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1999 (revue Preventive Medicine).
  • Statut des droits d’auteur et permissions : Les travaux de Dalton et al. ont été publiés sous copyright académique détenu par l’éditeur scientifique (Elsevier Science / Academic Press). L’utilisation des items à des fins de recherche fondamentale, académique ou d’évaluation clinique non commerciale est généralement autorisée selon le principe de l’usage loyal (fair use), sous réserve de citation bibliographique scrupuleuse de la publication princeps.
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit pour la recherche scientifique et l’enseignement académique. Les adaptations commerciales ou les intégrations dans des progiciels payants requièrent l’autorisation expresse des détenteurs des droits patrimoniaux.
  • Contact et acquisition : Les protocoles complets et formulaires de recherche peuvent être sollicités auprès des auteurs originaux ou consultés via les annexes méthodologiques des articles publiés dans les bases de données institutionnelles.

12. Références / References

Les publications suivantes constituent le socle conceptuel, méthodologique et empirique de l’instrument :

  • Bandura, A. (1986). Social foundations of thought and action: A social cognitive theory. Prentice-Hall, Inc.
  • Brandon, T. H., & Baker, T. B. (1991). The Smoking Consequences Questionnaire: The subjective expected utility of smoking in college students. Psychological Assessment: A Journal of Consulting and Clinical Psychology, 3(3), 484–491. https://doi.org/10.1037/1040-3590.3.3.484
  • Brown, S. A., Christiansen, B. A., & Goldman, M. S. (1987). The Alcohol Expectancy Questionnaire: An instrument for the assessment of adolescent and adult alcohol expectancies. Journal of Studies on Alcohol, 48(5), 483–491. https://doi.org/10.15288/jsa.1987.48.483
  • Dalton, M. A., Sargent, J. D., Beach, M. L., Bernhardt, A. M., & Stevens, M. (1999). Positive and negative outcome expectations of smoking: Implications for prevention. Preventive Medicine, 29(6), 460–465. https://doi.org/10.1006/pmed.1999.0577
  • Khantzian, E. J. (1985). The self-medication hypothesis of addictive disorders: Focus on heroin and cocaine dependence. American Journal of Psychiatry, 142(11), 1259–1264. https://doi.org/10.1176/ajp.142.11.1259
  • Sargent, J. D., Dalton, M. A., Beach, M. L., Bernhardt, A. M., Pullin, P. R., & Stevens, M. M. (2000). Effect of cigarette promotions on smoking uptake among adolescents. Preventive Medicine, 30(4), 320–327. https://doi.org/10.1006/pmed.2000.0637
  • Wahl, S. K., Turner, L. R., Mermelstein, R. J., & Flay, B. R. (2005). Longitudinal examination of the Smoking Consequences Questionnaire for adolescents. Nicotine & Tobacco Research, 7(1), 61–73. https://doi.org/10.1080/14622200412331328457

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les items officiels composant l’échelle des Bénéfices Liés au Tabagisme (Pharmacologiques) sont protégés par le droit d’auteur académique et font partie intégrante de publications déposées auprès d’éditeurs scientifiques. Par conséquent, ils ne sont pas reproduits sous leur forme commerciale exhaustive dans le domaine public non contrôlé.

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

Dans les protocoles de Dalton et al. (1999), les questions associées à cette sous-échelle ciblent exclusivement les attentes d’effets calmants et déstressants. Pour administrer l’instrument dans un cadre de recherche rigoureux, les expérimentateurs doivent se référer au matériel d’origine disponible dans l’article princeps. À titre d’illustration méthodologique, la dimension pharmacologique explore typiquement les énoncés suivants présentés aux participants :

Response scale format:

  • [1] = Strongly disagree (Pas du tout d’accord)
  • [2] = Disagree (Plutôt pas d’accord)
  • [3] = Agree (Plutôt d’accord)
  • [4] = Strongly agree (Tout à fait d’accord)

Indicative construct-representative items (Pharmacological Benefits Dimension):

  1. Smoking a cigarette helps a person calm down when they are nervous or upset.
  2. Smoking relaxes you when you are under a lot of stress.
  3. If I smoke, it helps take away anger or frustration.
  4. Smoking makes people feel more relaxed and peaceful inside.
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Looti, M. (2026, octobre 3). Bénéfices Liés au Tabagisme (Pharmacologiques) (SRB). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/benefices-lies-au-tabagisme-pharmacologiques-srb/
Looti, Mohammed. “Bénéfices Liés au Tabagisme (Pharmacologiques) (SRB).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/benefices-lies-au-tabagisme-pharmacologiques-srb/.
Looti, Mohammed. “Bénéfices Liés au Tabagisme (Pharmacologiques) (SRB).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/benefices-lies-au-tabagisme-pharmacologiques-srb/.