1. Résumé
La Batterie de questionnaires de la théorie de l’autodétermination en soins de santé (Health-Care, Self-Determination Theory Packet) constitue un ensemble intégré d’instruments psychométriques standardisés développé par Edward L. Deci, Richard M. Ryan et Geoffrey C. Williams. Conçu pour opérationnaliser les construits fondamentaux de la théorie de l’autodétermination (TAD) dans le champ de la médecine comportementale et de la psychologie de la santé, ce recueil évalue les processus motivationnels et interpersonnels impliqués dans l’initiation et le maintien des comportements favorables à la santé.
Le dossier regroupe trois échelles complémentaires : le Treatment Self-Regulation Questionnaire (TSRQ), composé de 15 items évaluant les styles de régulation autonome, contrôlée et l’amotivation ; la Perceived Competence Scale (PCS), une échelle brève de 4 items mesurant le sentiment d’efficacité et d’auto-compétence face aux exigences comportementales ; et le Health Care Climate Questionnaire (HCCQ), proposé en versions de 15 items et de 6 items, mesurant la perception du soutien à l’autonomie accordé par les professionnels de santé. Ces instruments sont adaptés à quatre domaines comportementaux cardinaux : le sevrage tabagique, l’amélioration nutritionnelle, l’activité physique régulière et la consommation responsable d’alcool.
Sur le plan métrologique, les instruments de la batterie démontrent des propriétés psychométriques robustes. Les analyses factorielles confirmatoires corroborent les structures multidimensionnelles conformes au continuum d’autodétermination. La cohérence interne est élevée, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,80 et 0,93 pour les régulations autonomes du TSRQ, autour de 0,90 pour la PCS, et dépassant 0,90 pour la version longue du HCCQ (environ 0,82 pour sa forme abrégée). De multiples études empiriques attestent de leur validité prédictive à l’égard de l’adhésion thérapeutique, du contrôle glycémique chez les patients diabétiques, de la perte de poids durable et de l’abstinence tabagique à long terme.
2. Mots-clés
Théorie de l’autodétermination, motivation autonome, motivation contrôlée, régulation comportementale, soutien à l’autonomie, compétence perçue, TSRQ, HCCQ, PCS, psychologie de la santé, adhésion thérapeutique, sevrage tabagique.
3. Auteurs
La batterie a été élaborée et validée par une équipe de chercheurs pionniers de l’Université de Rochester (États-Unis) :
- Geoffrey C. Williams, M.D., Ph.D. : Professeur émérite de médecine, de psychiatrie et de psychologie clinique à l’Université de Rochester (University of Rochester Medical Center, Rochester, New York). Spécialiste de la médecine préventive, des interventions motivationnelles et du changement comportemental en milieu clinique.
- Richard M. Ryan, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à l’Université de Rochester et professeur distingué à l’Institute for Positive Psychology and Education de l’Université catholique australienne (Sydney, Australie). Co-créateur de la théorie de l’autodétermination.
- Edward L. Deci, Ph.D. (1942–2023) : Professeur émérite de psychologie et titulaire de la chaire Helen F. and Fred H. Gowen à l’Université de Rochester. Co-fondateur mondialement reconnu de la théorie de l’autodétermination.
4. Objectif
L’objectif fondamental de la Batterie de questionnaires de la théorie de l’autodétermination en soins de santé est de fournir aux cliniciens et aux chercheurs une méthodologie psychométrique rigoureuse pour quantifier les déterminants motivationnels et relationnels régissant l’engagement des individus dans des comportements favorables à la santé. Contrairement aux approches traditionnelles qui se bornent à mesurer la quantité globale de motivation, cette batterie a été développée pour évaluer la qualité de la motivation, en distinguant les formes autodéterminées des pressions externes ou introjectées.
Sur le plan de la recherche, la batterie permet d’opérationnaliser le modèle motivationnel de la santé de Ryan et Deci. Ce modèle postule que les environnements cliniques soutenant l’autonomie facilitent l’internalisation des régulations comportementales, renforcent le sentiment de compétence et conduisent à un changement comportemental durable. Les questionnaires ont été calibrés pour explorer des conduites complexes telles que l’arrêt du tabac, l’adoption d’un régime alimentaire équilibré, la pratique régulière d’exercices physiques et la modération de la consommation d’alcool.
Dans la pratique clinique et interventionnelle, l’utilisation conjointe du TSRQ, de la PCS et du HCCQ répond à plusieurs impératifs majeurs :
- Le diagnostic motivationnel initial : Identifier si un patient entame un programme de soins sous le coup de contraintes perçues (injonctions médicales, culpabilité familiale) ou par adhésion intime à ses propres valeurs de bien-être, ce qui permet d’anticiper le risque d’abandon précoce.
- L’évaluation de la relation thérapeutique : Mesurer, par l’intermédiaire du HCCQ, la mesure dans laquelle le praticien adopte une posture d’écoute, offre des choix thérapeutiques, respecte la perspective du patient et évite le recours à l’autorité coercitive.
- Le monitorage de l’auto-efficacité spécifique : Suivre l’évolution de la compétence perçue (PCS) au fil de la prise en charge, un prédicateur direct du succès thérapeutique et de la stabilité des acquis à distance de l’intervention.
En synthèse, la batterie permet de vérifier empiriquement l’hypothèse selon laquelle un soutien environnemental à l’autonomie stimule à la fois la motivation autonome et la compétence perçue, favorisant une prise en charge proactive des pathologies chroniques et des facteurs de risque cardiovasculaire ou métabolique.
5. Construit psychologique
La batterie opérationnalise trois macro-construits interdépendants issus de la théorie de l’autodétermination, chacun étant subdivisé en dimensions théoriques précises :
1. Les styles de régulation comportementale (TSRQ)
Le Treatment Self-Regulation Questionnaire évalue les motifs pour lesquels un individu s’engage dans un traitement ou adopte une pratique saine. Ces motifs se répartissent le long du continuum de l’autonomie relative :
- La régulation autonome : Fusion des régulations identifiée et intégrée. L’action est guidée par l’identification personnelle à la valeur de la santé et par l’intégration de ce comportement au système global de buts de vie de l’individu. Par exemple, cesser de fumer parce que l’on considère fondamental d’assumer la responsabilité de sa propre santé ou parce que cela s’aligne harmonieusement avec ses valeurs fondamentales.
- La régulation contrôlée : Regroupe la régulation externe et la régulation introjectée. L’action découle de pressions coercitives externes (ordres médicaux, menaces d’abandon, réprobation d’autrui) ou de tensions intrapsychiques internes (culpabilité, honte, désir de valorisation de l’ego). Le patient modifie son régime alimentaire ou son comportement pour soulager l’anxiété morale ou se conformer au regard d’autrui.
- L’amotivation : Représente l’absence totale d’intentionnalité d’agir ou le sentiment d’aliénation vis-à-vis du comportement. L’individu ne perçoit aucun lien de contingence entre ses actes et les résultats obtenus, agissant sans comprendre la portée du traitement ou renonçant à toute délibération cognitive active.
2. La compétence perçue (PCS)
La Perceived Competence Scale mesure le sentiment psychologique de capacité, de confiance et de maîtrise éprouvé par l’individu dans la mise en œuvre ou le maintien à long terme du comportement ciblé. Ce construit se distingue conceptuellement de l’auto-efficacité générale de Bandura en ce qu’il s’articule spécifiquement avec le besoin psychologique fondamental de compétence tel que défini par la TAD : une expérience d’efficience ressentie dans l’interaction avec le contexte de soin, intimement nourrie par l’autonomie de la démarche.
3. Le climat de soins perçu (HCCQ)
Le Health Care Climate Questionnaire évalue le degré auquel le patient perçoit son médecin, son éducateur thérapeutique ou son équipe soignante comme favorisant l’autonomie plutôt que recourant au contrôle directif. Les dimensions opérationnalisées incluent :
- L’offre de choix et d’options thérapeutiques réelles.
- La reconnaissance active du point de vue, des émotions et des obstacles vécus par le patient.
- L’encouragement explicite au questionnement et à l’expression des doutes.
- La transmission d’une confiance authentique dans les capacités d’évolution du patient sans recours à l’induction de honte ou de pression normative.
6. Cadre théorique
La batterie s’ancre exhaustivement dans la théorie de l’autodétermination, développée par Deci et Ryan (1985, 2000). La TAD est une méta-théorie organismique de la motivation humaine reposant sur le postulat que les êtres humains sont animés d’une tendance innée vers la croissance psychologique, l’intégration du soi et la santé optimale. Cette tendance naturelle ne s’actualise toutefois que si l’environnement social nourrit trois besoins psychologiques fondamentaux :
- Le besoin d’autonomie : La nécessité de percevoir ses propres actions comme émanant de sa propre volonté, plutôt que déterminées par des forces hétéronomes.
- Le besoin de compétence : Le sentiment d’interagir efficacement avec l’environnement, de maîtriser les défis posés par la gestion des soins et d’atteindre les résultats escomptés.
- Le besoin d’affiliation ou de proximité relationnelle (relatedness) : Le sentiment d’être compris, valorisé, soutenu et connecté affectivement aux autres, notamment aux professionnels de santé.
Au cœur de la modélisation théorique du TSRQ réside la théorie de l’intégration organismique (Organismic Integration Theory, OIT), une sous-théorie de la TAD formalisant le processus par lequel des régulations comportementales initialement extérieures à l’individu peuvent être internalisées et transformées en régulations autodéterminées. Dans le cadre de la maladie chronique ou de la prévention primaire, adopter des comportements astreignants (régime restrictif, pratique d’efforts physiques intenses, renoncement au tabac ou à l’alcool) relève rarement de la motivation intrinsèque pure (le plaisir inhérent à l’activité). L’enjeu clinique réside donc dans l’internalisation autonome : passer d’une conformité passive dictée par l’autorité médicale (régulation externe) ou par le remords (régulation introjectée) à une adhésion consciente fondée sur l’alignement avec ses projets vitaux (régulation identifiée et intégrée).
Williams, Deci et Ryan ont modélisé la dynamique temporelle reliant ces construits : un praticien qui instaure un climat soutenant l’autonomie (mesuré par le HCCQ) satisfait le besoin d’autonomie et d’affiliation du patient ; cette satisfaction favorise l’internalisation des régulations de santé (mesurées par le TSRQ) et fortifie le sentiment de compétence (mesuré par la PCS), générant une autogestion pérenne de la santé et des marqueurs biomédicaux objectivement améliorés.
7. Validité
La validité psychométrique des échelles composant le dossier a fait l’objet de multiples investigations empiriques dans des contextes cliniques diversifiés :
Validité de construit et validité factorielle
L’étude princeps de validation multicentrique menée par Levesque et al. (2007) a évalué la structure factorielle du TSRQ auprès de plus de 4 000 participants dans trois contextes comportementaux distincts (tabagisme, alimentation, exercice). Les analyses factorielles confirmatoires ont corroboré l’invariance de mesure de la structure trifactorielle (autonome, contrôlée, amotivation) à travers les différents comportements de santé, attestant d’une robustesse structurelle généralisable.
Validité convergente et discriminante
La validité discriminante entre l’autonomie relative (TSRQ) et la compétence perçue (PCS) a été établie par Williams, Freedman et Deci (1998) dans une cohorte de patients atteints de diabète de type 2. Bien que positivement corrélés, l’indice d’autonomie relative et le score de compétence perçue constituent des variables latentes distinctes expliquant des parts uniques de variance dans les conduites de santé. De plus, les corrélations entre les sous-échelles du TSRQ suivent scrupuleusement le profil simplex théorisé par la TAD, où les régulations adjacentes sur le continuum (ex. autonome et identifiée) corrèlent plus fortement entre elles qu’avec les régulations distantes (ex. autonome et amotivation).
Validité prédictive et biomédicale
La validité critériée et prédictive de la batterie est illustrée par des indicateurs cliniques objectifs :
- Contrôle glycémique (HbA1c) : Williams, Freedman et Deci (1998) ont démontré que la perception d’un climat soutenant l’autonomie (HCCQ) prédisait des niveaux élevés de compétence perçue (PCS), qui à leur tour prédisaient de manière statistiquement significative une réduction de l’hémoglobine glyquée (HbA1c) sur une période de 12 mois.
- Maintien de la perte de poids : Dans l’étude de Williams, Grow, Freedman, Ryan et Deci (1996), les scores de régulation autonome au TSRQ mesurés chez des patients obèses suivant un programme d’amaigrissement prédisaient non seulement l’assiduité au programme, mais surtout le maintien de la perte pondérale lors du suivi à deux ans.
- Sevrage tabagique : Dans plusieurs essais randomisés contrôlés (Williams et al., 1999 ; Williams, Gagné, Ryan, & Deci, 1999), les fumeurs bénéficiant d’interventions médicales soutenant l’autonomie affichaient des scores TSRQ autonomes accrus, prédisant l’abstinence tabagique validée biologiquement par dosage de la cotinine à 6, 18 et 30 mois.
- Observance pharmacologique : Williams, Rodin, Ryan, Grolnick et Deci (1998) ont établi que les patients ambulatoires régulés de façon autonome présentaient des taux d’adhésion aux prescriptions médicamenteuses significativement supérieurs à ceux régulés par contrôle externe.
8. Fidélité
Les indices de consistance interne et de stabilité temporelle rapportés dans les publications fondatrices témoignent d’une excellente métrologie :
1. Treatment Self-Regulation Questionnaire (TSRQ)
Dans la validation canonique de Levesque et al. (2007), la consistance interne des sous-échelles à 15 items a présenté des coefficients alpha de Cronbach systématiquement élevés :
- Sous-échelle Régulation autonome (6 items) : α compris entre 0,81 et 0,87 selon les comportements de santé étudiés (sevrage tabagique : α = 0,85 ; alimentation saine : α = 0,87 ; exercice physique : α = 0,85).
- Sous-échelle Régulation contrôlée (6 items) : α oscillant entre 0,79 et 0,84 (tabagisme : α = 0,80 ; alimentation : α = 0,84 ; exercice physique : α = 0,79).
- Sous-échelle Amotivation (3 items) : α situé entre 0,71 et 0,77.
2. Perceived Competence Scale (PCS)
La PCS démontre une homogénéité interne remarquable malgré sa concision (4 items). Les études menées par Williams, Freedman et Deci (1998) ainsi que Williams et al. (1996) ont documenté des coefficients alpha de Cronbach oscillant invariablement autour de 0,90 (valeurs observées régulières entre 0,88 et 0,93), attestant d’une excellente précision de mesure du construit d’auto-compétence.
3. Health Care Climate Questionnaire (HCCQ)
La version originale à 15 items du HCCQ présente une consistance interne exceptionnelle, avec des valeurs d’alpha de Cronbach constamment supérieures à 0,90 (généralement comprises entre 0,92 et 0,96 dans les cohortes de médecine générale et de diabétologie). La version courte à 6 items, particulièrement préconisée pour les modélisations par équations structurelles, conserve une fidélité très satisfaisante avec des coefficients alpha observés autour de 0,82 à 0,86.
9. Analyse factorielle
La structure factorielle sous-jacente aux instruments a été validée par des protocoles rigoureux combinant analyses factorielles exploratoires (AFE) et analyses factorielles confirmatoires (AFC) :
Architecture factorielle du TSRQ
Les modélisations par équations structurelles conduites par Levesque et al. (2007) ont comparé plusieurs modèles compétitifs : un modèle unifactoriel, un modèle bifactoriel (autonome vs contrôlé) et le modèle cible trifactoriel (autonome, contrôlé, amotivation). Les indices d’ajustement globaux ont confirmé la supériorité éclatante du modèle à trois facteurs latents corrélés :
- Comparative Fit Index (CFI) > 0,94.
- Tucker-Lewis Index (TLI) > 0,93.
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) < 0,06 (IC 90% [0,051–0,064]).
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) < 0,05.
Les saturations factorielles standardisées (factor loadings) pour les items autonomes (items 1, 3, 6, 8, 11, 13) oscillent de 0,65 à 0,85. Pour la sous-échelle contrôlée (items 2, 4, 7, 9, 12, 14), les saturations s’échelonnent entre 0,55 et 0,78. Les items d’amotivation (items 5, 10, 15) présentent des saturations comprises entre 0,58 et 0,81.
Unidimensionnalité de la PCS et du HCCQ
Pour la Perceived Competence Scale, l’AFC confirme une stricte unidimensionnalité. Une seule composante principale extrait plus de 75 % de la variance totale, avec des saturations factorielles homogènes dépassant toutes 0,80. De même, les analyses factorielles menées sur le HCCQ (versions à 15 et 6 items) corroborent la présence d’un facteur général dominant traduisant le climat global de soutien à l’autonomie, sans émergence de sous-facteurs résiduels stables.
10. Instrument de mesure
La batterie se compose de questionnaires auto-rapportés conçus pour une administration individuelle, collective ou en ligne, en milieu clinique ou de recherche :
- Nom des instruments :
- Treatment Self-Regulation Questionnaire (TSRQ)
- Perceived Competence Scale (PCS)
- Health Care Climate Questionnaire (HCCQ)
- Format d’administration : Questionnaire papier-crayon, formulaire électronique ou intégration aux dossiers médicaux partagés.
- Nombre d’items :
- TSRQ complet : 15 items (6 autonomes, 6 contrôlés, 3 amotivation). Forme courte historique : 8 items (4 autonomes, 4 contrôlés).
- PCS : 4 items.
- HCCQ : 15 items (version intégrale) ou 6 items (version abrégée standard).
- Format de réponse : Échelle de Likert en 7 points graduée de 1 (« Pas du tout vrai » / not at all true) à 7 (« Tout à fait vrai » / very true), le point 4 représentant le point médian (« Assez vrai » / somewhat true).
- Modalités de calcul des scores (Cotation) :
- TSRQ – Régulation autonome : Moyenne arithmétique des scores aux items 1, 3, 6, 8, 11 et 13 (score de 1 à 7).
- TSRQ – Régulation contrôlée : Moyenne arithmétique des scores aux items 2, 4, 7, 9, 12 et 14 (score de 1 à 7).
- TSRQ – Amotivation : Moyenne arithmétique des scores aux items 5, 10 et 15 (score de 1 à 7).
- Indice d’autonomie relative (RAI) : Obtenu par soustraction : Score moyen Autonome − Score moyen Contrôlé. Un indice positif traduit une motivation prédominante autodéterminée.
- PCS : Moyenne arithmétique des réponses aux 4 items (score de 1 à 7).
- HCCQ : Moyenne arithmétique des réponses aux 6 items (version courte) ou aux 15 items (version longue), un score élevé indiquant un fort soutien perçu à l’autonomie.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
La batterie et ses instruments dérivés ont été introduits initialement au milieu des années 1990 (Williams et al., 1996 ; Ryan, Plant, & O’Malley, 1995) et formellement consolidés dans le Health-Care SDT Packet au cours des années 1998–2007.
Les questionnaires développés sous l’égide de la théorie de l’autodétermination sont mis à la disposition de la communauté académique, des praticiens de santé et des chercheurs à titre gratuit (accès libre sans frais d’utilisation) pour tout projet de recherche non commercial ou pratique d’évaluation clinique. L’autorisation d’utilisation, de reproduction et d’adaptation aux comportements ciblés est accordée sous réserve de citation rigoureuse des auteurs originaux et de leurs publications matricielles. Les instruments ainsi que leurs diverses déclinaisons linguistiques sont hébergés et maintenus par l’organisation académique officielle sur le portail selfdeterminationtheory.org.
12. Références
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Levesque, C. S., Williams, G. C., Elliot, D., Pickering, M. A., Bodenhamer, B., & Finley, P. J. (2007). Validating the theoretical structure of the Treatment Self-Regulation Questionnaire (TSRQ) across three different health behaviors. Health Education Research, 22(5), 691-702. https://doi.org/10.1093/her/cyl148
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Zeldman, A., Ryan, R. M., & Fiscella, K. (1999). Attitudes, beliefs and motives in addiction recovery. Unpublished manuscript, University of Rochester.
13. Questions et items du questionnaire
Treatment Self-Regulation Questionnaire (TSRQ) – Smoking Version
The following question relates to the reasons why you would either stop smoking or continue not smoking. Different people have different reasons for doing that, and we want to know how true each of the following reasons is for you. All 15 responses are to the same question.
Please indicate the extent to which each reason is true for you, using the following 7-point scale:
The reason I would not smoke is:
- Because I feel that I want to take responsibility for my own health.
- Because I would feel guilty or ashamed of myself if I smoked.
- Because I personally believe it is the best thing for my health.
- Because others would be upset with me if I smoked.
- I really don’t think about it.
- Because I have carefully thought about it and believe it is very important for many aspects of my life.
- Because I would feel bad about myself if I smoked.
- Because it is an important choice I really want to make.
- Because I feel pressure from others to not smoke.
- Because it is easier to do what I am told than think about it.
- Because it is consistent with my life goals.
- Because I want others to approve of me.
- Because it is very important for being as healthy as possible.
- Because I want others to see I can do it.
- I don’t really know why.