Autosurveillance du comportement expressif (SMEB)

Découvrez l’échelle d’autosurveillance du comportement expressif (SMEB) de Snyder et Gangestad (1986). Analyse psychométrique complète, cadre théorique, validité et cotation de cet outil mesurant la régulation sociale.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’échelle d’autosurveillance du comportement expressif (en anglais, Self-Monitoring of Expressive Behavior ou SMEB), développée initialement par Mark Snyder en 1974 puis affinée dans sa version canonique à 18 items par Mark Snyder et Steven W. Gangestad en 1986, constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents en psychologie sociale et en psychologie de la personnalité. Cet instrument évalue les différences individuelles stables dans la propension des individus à observer, réguler et contrôler stratégiquement leurs présentations de soi, leurs signaux non verbaux et leurs comportements expressifs en fonction des exigences situationnelles et des indices interpersonnels d’adéquation sociale.

La version révisée à 18 items résout les faiblesses psychométriques de la version originelle à 25 items en éliminant les items multifactoriels ou présentant de faibles corrélations item-total. Elle s’appuie sur un format de réponse dichotomique (« Vrai » / « Faux ») et mesure un construit unitaire sous-tendu par une classe latente de personnalités discrètes (modèle taxométrique) ou par une dimension continue selon les approches théoriques. Les individus à forte autosurveillance (high self-monitors) agissent comme des « caméléons sociaux », adaptant pragmatiquement leur conduite pour maximiser l’approbation sociale et maîtriser l’impression produite. À l’opposé, les individus à faible autosurveillance (low self-monitors) privilégient l’authenticité personnelle, guidant leurs actions par leurs états internes, croyances, valeurs et dispositions fondamentales.

Les propriétés psychométriques de l’échelle révisée témoignent d’une consistance interne accrue (coefficient alpha de Cronbach d’environ .70 à .75, coefficient de Kuder-Richardson 20 supérieur à la version initiale), d’une structure factorielle épurée (mettant en évidence les facettes d’acting public, d’extraversion et d’orientation vers autrui) et d’une remarquable validité de construit, attestée par des centaines de corrélats expérimentaux et corrélationnels en négociation, dynamique de groupe, choix de partenaires affectifs et comportement organisationnel.

2. Mots-clés / Keywords

Autosurveillance, contrôle expressif, présentation de soi, gestion des impressions, Mark Snyder, Steven Gangestad, psychométrie, personnalité, caméléon social, régulation comportementale, psychologie sociale.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conçu et validé par :

  • Mark Snyder, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie et titulaire de la chaire de psychologie sociale à l’Université du Minnesota (Twin Cities, États-Unis). Ses recherches pionnières portent sur la régulation de soi, les relations interpersonnelles, la confirmation comportementale et la psychologie du volontariat. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Steven W. Gangestad, Ph.D. : Professeur émérite distingué de psychologie à l’Université du Nouveau-Mexique (Albuquerque, États-Unis). Spécialiste reconnu de la génétique comportementale, de la psychologie évolutionniste, de la modélisation statistique taxométrique et de la structure de la personnalité. Courriel institutionnel : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle d’autosurveillance du comportement expressif est de quantifier l’étendue avec laquelle un individu surveille, gère et façonne activement son image publique et ses manifestations expressives au cours des interactions sociales quotidiennes. Alors que la théorie classique de la personnalité postulait souvent une cohérence cross-situationnelle stricte des traits de personnalité, Mark Snyder a démontré que la cohérence comportementale varie systématiquement selon le profil d’autosurveillance de l’individu.

Dans le domaine de la recherche fondamentale, l’échelle permet de tester des hypothèses relatives aux mécanismes de la présentation de soi (self-presentation), à la sensibilité perceptuelle aux signaux non verbaux émis par les pairs, à la conformité sociale et à la stabilité des attitudes prédictives des comportements. Les chercheurs utilisent la SMEB pour comprendre pourquoi certains individus affichent une variabilité comportementale extrême entre leur environnement professionnel, amical ou familial, tandis que d’autres maintiennent une identité immuable quel que soit le contexte.

Dans les applications organisationnelles et cliniques, la SMEB est mobilisée pour :

  • Le leadership et le management : Identifier les profils d’individus capables d’occuper des rôles de « passeurs de frontières » (boundary spanners), de négociateurs ou de médiateurs, les personnes à forte autosurveillance tendant à émerger plus fréquemment comme leaders formels et informels grâce à leur habileté politique et leur flexibilité diplomatique.
  • L’évaluation des compétences relationnelles et de vente : Les métiers requérant une intelligence sociale aiguë, une modulation de la voix, de l’humour et des postures en temps réel (prospection commerciale, relations publiques, diplomatie) bénéficient de l’analyse des scores de surveillance de soi.
  • Le conseil conjugal et relationnel : Comprendre les divergences de stratégies relationnelles. Les personnes à forte autosurveillance privilégient souvent les critères extérieurs, le statut et l’attractivité physique dans leurs choix relationnels, compartimentant leurs réseaux sociaux, tandis que les personnes à faible autosurveillance recherchent une congruence de valeurs profondes et une intimité sans compromis.
  • L’évaluation clinique et l’authenticité : Analyser la souffrance liée au sentiment de duplicité, d’imposture ou de caméléonnisme excessif chez les forts scoreurs, ou inversement, l’inadaptation sociale, la rigidité relationnelle et le manque de tact chez certains faibles scoreurs.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit d’autosurveillance (self-monitoring) englobe un ensemble coordonné de processus cognitifs, attentionnels, motivationnels et comportementaux. Bien que Snyder et Gangestad (1986) défendent la pureté d’un facteur général sous-jacent, l’analyse détaillée du construit révèle trois composantes interconnectées :

1. L’orientation expressive vers autrui (Sensibilité aux indices situationnels)

Cette composante réfère à l’attention sélective que l’individu porte aux attentes sociales d’autrui et aux normes contextuelles implicites. Les forts régulateurs scannent en permanence leur environnement social pour décoder ce qui est attendu, bienvenu ou valorisé. À l’inverse, les faibles régulateurs ne cherchent pas à déceler ces signaux ou choisissent délibérément de ne pas en tenir compte, considérant que leur boussole interne constitue le seul guide légitime de leur comportement.

2. La capacité de modulation et de jeu théâtral (Acting / Présentation publique)

Cette facette évalue l’aptitude technique et psychologique perçue à jouer des rôles, à mimer des émotions non ressenties et à adopter des personnages variés sans malaise cognitif. L’individu à forte autosurveillance maîtrise l’art de l’improvisation théâtrale sociale : il est capable d’apparaître jovial lors d’une fête même s’il est épuisé, ou d’adopter une attitude formelle et stricte dans un cadre hiérarchique, envisageant le comportement comme un instrument dramaturgique au sens goffmanien.

3. L’extraversion sociale et la recherche du rôle central

Bien que distincte de l’extraversion pure issue du modèle des Big Five, cette dimension implique la disposition à occuper le devant de la scène, à prendre la parole spontanément face à un groupe inconnu et à capter l’attention d’autrui. Les personnes ayant un score élevé sur cette dimension investissent activement les contextes de groupe pour orchestrer les impressions collectives, alors que les faibles scoreurs préfèrent s’effacer ou intervenir sans chercher à séduire l’auditoire.

Dimension / Pôle Forte autosurveillance (High Self-Monitor) Faible autosurveillance (Low Self-Monitor)
Motivation première Adéquation situationnelle, statut social, maîtrise de l’image. Authenticité, fidélité à ses principes, congruence interne.
Source de guidage Indices environnementaux, réactions des pairs, conventions. Croyances profondes, affects réels, valeurs cardinales.
Réseaux sociaux Segmentés (partenaires distincts pour le sport, le travail, les loisirs). Homogènes et intégrés (amis partagent les mêmes valeurs globales).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ancrage conceptuel de la SMEB s’articule autour de la perspective dramaturgique d’Erving Goffman, exposée dans son ouvrage séminal The Presentation of Self in Everyday Life (1959). Goffman théorise l’interaction sociale comme une scène de théâtre où chaque acteur endosse des rôles, gère des « coulisses » et façonne une « façade » afin de définir la réalité de la situation et de préserver la « face » des interlocuteurs. Snyder a traduit cette sociologie de l’interaction en une variable dispositionnelle quantitative mesurable.

Au plan de la psychologie cognitive et de la théorie du soi, l’autosurveillance interagit avec les concepts de conscience de soi privée et publique développés par Buss (1980), ainsi qu’avec la régulation métacognitive. L’individu à forte autosurveillance dispose de schémas de soi flexibles et contextuellement indexés : son « soi » n’est pas une entité rigide et monolithique, mais une collection de répertoires comportementaux activables à la demande.

De surcroît, Gangestad et Snyder (1985, 1986) ont proposé une thèse taxométrique audacieuse issue de la psychologie évolutionniste. Selon eux, l’autosurveillance ne correspondrait pas simplement à un trait continu distribué selon une courbe de Gauss normale, mais traduirait l’existence d’une classe discrète (un taxon latent) favorisée par la sélection naturelle sous forme d’évolution dépendante de la fréquence (frequency-dependent selection). Dans les groupes d’hominidés ancestraux, deux stratégies reproductives et coopératives viables auraient coévolué : une stratégie pragmatique et flexible de navigation d’alliances fluides (fortes capacités de persuasion, flexibilité morale) et une stratégie de réciprocité engagée et de fiabilité prévisible (transparence, réputation d’intégrité sans compromis).

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de la version à 18 items a fait l’objet d’investigations exhaustives dans la littérature internationale.

Validité de construit et validité convergente

La SMEB présente de fortes corrélations positives avec des construits apparentés mesurant l’habileté sociale et l’expressivité contrôlée :

  • Corrélations significatives positives avec l’échelle de communication non verbale et d’expressivité émotionnelle (Friedman et al., 1980).
  • Associations modérées avec le besoin d’approbation sociale, le machiavélisme (modérément, r ≈ .20 à .30) et l’extraversion sociale du modèle à cinq facteurs (Big Five).
  • Corrélations négatives ou nulles avec les mesures d’anxiété sociale et de timidité, ce qui confirme que la forte autosurveillance n’est pas motivée par une névrose phobique d’évitement, mais par une posture proactive de maîtrise relationnelle.

Validité discriminante

L’échelle se distingue nettement du narcissisme pathologique et du lieu de contrôle (Locus of Control de Rotter). De manière cruciale, les analyses conduites par Snyder et Gangestad (1986) ont prouvé que la version révisée à 18 items élimine les contaminations de variance attribuable à l’anxiété sociale ou à la seule sociabilité passive qui polluaient certains items de l’échelle à 25 items de 1974.

Validité prédictive et critères expérimentaux

La validité de critère de l’instrument est étayée par des résultats expérimentaux robustes :

  • Consistance attitude-comportement : Les corrélations entre les attitudes rapportées et les comportements effectifs sont nettement plus élevées chez les personnes à faible autosurveillance (r atteignant souvent .50 à .65) que chez les personnes à forte autosurveillance (où r chute fréquemment entre .10 et .25), démontrant que les actes des faibles régulateurs découlent directement de leurs convictions internes.
  • Prise de décision amoureuse et publicitaire : Snyder et Harkness (1984) ont démontré que les personnes à forte autosurveillance réagissent préférentiellement aux publicités axées sur l’image de marque et le prestige social, alors que les faibles scoreurs sont sensibles aux arguments fonctionnels et à la qualité intrinsèque du produit.
  • Évaluation et sélection de personnel : En contexte d’entretien d’embauche simulé, les forts scoreurs adaptent leur présentation verbale pour refléter les valeurs spécifiques de l’entreprise cible, obtenant des évaluations d’embauche supérieures auprès de recruteurs non avertis.

8. Fidélité / Reliability

L’échelle révisée à 18 items a été conçue précisément pour pallier le manque d’homogénéité de la version originelle à 25 items (dont l’alpha oscillait entre .63 et .67 dans de nombreux échantillons indépendants).

Consistance interne

Dans l’étude princeps de Snyder et Gangestad (1986), l’estimation de la consistance interne au moyen de la formule 20 de Kuder-Richardson (KR-20, équivalent de l’alpha pour variables dichotomiques) s’élève à .70 pour la version 18 items, surpassant la fidélité de l’ancienne version tout en comportant 28 % d’items en moins. Dans des réplications ultérieures menées sur des cohortes d’étudiants et d’adultes en population générale (Gangestad & Snyder, 2000), le coefficient alpha de Cronbach varie de .72 à .76.

Stabilité temporelle (Test-retest)

La fidélité test-retest de l’instrument démontre une excellente stabilité temporelle des scores individuels :

  • À un intervalle de 1 mois : coefficients de corrélation de Pearson de r = .82 à .84.
  • À un intervalle de 3 mois : r = .77.
  • À long terme (intervalles supérieurs à 1 an dans des études longitudinales de trajectoire de carrière) : les coefficients demeurent stables autour de r = .68 à .72, attestant qu’il s’agit bien d’une disposition durable de la personnalité adulte.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de la SMEB a suscité un débat méthodologique majeur dans l’histoire de la psychométrie contemporaine (opposant notamment Briggs, Cheek et Buss à Snyder et Gangestad).

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Lors d’analyses factorielles non contraintes sur matrice tétrachorique (appropriée aux items dichotomiques), l’échelle fait émerger trois facteurs récurrents expliquant une part substantielle de la variance commune :

  • Facteur I — Aptitude au jeu d’acteur / Présentation publique (Acting / Public Performing) : Saturé principalement par les items 4, 5, 6 et 12. Il capture la capacité ressentie à divertir, monter sur scène et improviser un rôle avec aisance.
  • Facteur II — Extraversion / Aisance en groupe (Extraversion) : Saturé par les items 7, 9, 15 et 16. Il reflète l’assurance dans les rassemblements sociaux et le fait de capter l’attention.
  • Facteur III — Flexibilité adaptative / Orientation vers autrui (Other-Directedness) : Saturé par les items 1, 2, 8, 10, 14 et 18. Il évalue la tendance à modifier ses attitudes et son langage pour complaire à l’interlocuteur ou masquer ses sentiments hostiles.

Modélisation bifactorielle et Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Face à cette tridimensionnalité apparente, Gangestad et Snyder (1986, 2000) ont mis en œuvre des analyses confirmatoires et des modèles de classe latente montrant qu’un facteur général de second ordre sous-tend ces trois dimensions de premier ordre. Les saturations factorielles sur ce facteur général se situent entre .35 et .68 pour la totalité des 18 items retenus, alors que les 7 items exclus de la version initiale présentaient des saturations résiduelles ou non significatives. Les indices d’ajustement des modèles confirmatoires récents (CFI > .90, RMSEA < .06) valident la pertinence d’une interprétation unidimensionnelle du score global total.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’instrument : Self-Monitoring of Expressive Behavior (SMEB) — Version révisée à 18 items.
  • Type de test : Auto-questionnaire de personnalité standardisé sur support papier-crayon ou informatisé.
  • Population cible : Adultes et adolescents à partir de 16 ans issus de la population générale, clinique ou organisationnelle.
  • Nombre d’items : 18 propositions déclaratives rédigées à la première personne du singulier.
  • Format et échelle de réponse : Format dichotomique strict : Vrai ou Faux.
  • Durée moyenne de passation : Entre 4 et 7 minutes.
  • Procédure de cotation (Scoring) :
    • Chaque item répondant dans la direction de la « forte autosurveillance » reçoit 1 point. Une réponse opposée reçoit 0 point.
    • Items cotés « Vrai » (1 point si la réponse est Vrai) : Items 4, 5, 6, 7, 9, 11, 13, 15, 16, 17.
    • Items inversés / cotés « Faux » (1 point si la réponse est Faux) : Items 1, 2, 3, 8, 10, 12, 14, 18.
    • Score total : Somme arithmétique simple oscillant entre 0 et 18 points.
  • Interprétation des scores :
    • 0 à 8 points : Faible autosurveillance (personnalité guidée par les valeurs internes, authenticité sans concession, résistance à la pression de conformité, cohérence cross-situationnelle élevée).
    • 9 à 10 points : Niveau intermédiaire (équilibre situationnel).
    • 11 à 18 points : Forte autosurveillance (sensibilité aiguë aux codes sociaux, pragmatisme relationnel, grande flexibilité expressive, aptitudes théâtrales et d’auto-présentation stratégique).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1974 (version à 25 items par Mark Snyder).
  • Année de révision psychométrique de référence : 1986 (version à 18 items par Mark Snyder et Steven W. Gangestad).
  • Statut des droits et permissions : L’instrument est dans le domaine public à des fins de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement académique. Les chercheurs peuvent administrer librement l’échelle en citant formellement l’article de Snyder et Gangestad (1986).
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit pour toute utilisation universitaire, clinique et éducative sans but lucratif. L’intégration dans des plateformes commerciales d’évaluation RH ou des batteries de tests privées peut nécessiter l’autorisation expresse des ayants droit ou de l’American Psychological Association (APA), détentrice des droits d’édition de l’article princeps de 1986.

12. Références / References

Les publications fondatrices et études psychométriques de référence relatives à l’échelle sont répertoriées ci-dessous en style APA 7e édition :

  • Briggs, S. R., Cheek, J. M., & Buss, A. H. (1980). An analysis of the self-monitoring scale. Journal of Personality and Social Psychology, 38(4), 679–686. https://doi.org/10.1037/0022-3514.38.4.679
  • Friedman, H. S., Prince, L. M., Riggio, R. E., & DiMatteo, M. R. (1980). Understanding and assessing nonverbal expressiveness: The Affective Communication Test. Journal of Personality and Social Psychology, 39(2), 333–351. https://doi.org/10.1037/0022-3514.39.2.333
  • Gangestad, S. W., & Snyder, M. (1985). To carve nature at its joints: On the existence of discrete classes in personality. Psychological Review, 92(3), 317–349. https://doi.org/10.1037/0033-295X.92.3.317
  • Gangestad, S. W., & Snyder, M. (2000). Self-monitoring: Appraisal and reappraisal. Psychological Bulletin, 126(4), 530–555. https://doi.org/10.1037/0033-2909.126.4.530
  • Goffman, E. (1959). The Presentation of Self in Everyday Life. Anchor Books / Doubleday.
  • Snyder, M. (1974). Self-monitoring of expressive behavior. Journal of Personality and Social Psychology, 30(4), 526–537. https://doi.org/10.1037/h0037039
  • Snyder, M., & Gangestad, S. (1986). On the nature of self-monitoring: Matters of assessment, matters of validity. Journal of Personality and Social Psychology, 51(1), 125–139. https://doi.org/10.1037/0022-3514.51.1.125
  • Snyder, M., & Harkness, C. D. (1984). Self-monitoring and the cognitive organization of social information. Journal of Research in Personality, 18(2), 209–224. https://doi.org/10.1016/0092-6566(84)90029-4

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Format: Dichotomous: True / False

  1. I find it hard to imitate the behavior of other people.
  2. At parties and social gatherings, I do not attempt to do or say things that others will like.
  3. I can only argue for ideas which I already believe.
  4. I can make impromptu speeches even on topics about which I have almost no information.
  5. I guess I put on a show to impress or entertain people.
  6. I would probably make a good actor.
  7. In a group of people I am rarely the center of attention.
  8. In different situations and with different people, I often act like very different persons.
  9. I am not particularly good at making other people like me.
  10. I’m not always the person I appear to be.
  11. I would not change my opinions (or the way I do things) in order to please someone else or win their favor.
  12. I have considered being an entertainer.
  13. I have never been good at games like charades or improvisational acting.
  14. I have trouble changing my behavior to suit different people and different situations.
  15. At a party I let others keep the jokes and tricks going.
  16. I feel a bit awkward in company and do not show up quite as well as I should.
  17. I can look anyone in the eye and tell a lie with a straight face (if for a right end).
  18. I may deceive people by being friendly when I really dislike them.
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Looti, M. (2026, octobre 1). Autosurveillance du comportement expressif (SMEB). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/autosurveillance-du-comportement-expressif-smeb/
Looti, Mohammed. “Autosurveillance du comportement expressif (SMEB).” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/autosurveillance-du-comportement-expressif-smeb/.
Looti, Mohammed. “Autosurveillance du comportement expressif (SMEB).” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/autosurveillance-du-comportement-expressif-smeb/.