1. Résumé / Abstract
L’Auto-évaluation du rétablissement (Recovery Self-Assessment, RSA) est un instrument psychométrique d’évaluation organisationnelle et clinique conçu pour mesurer le degré selon lequel les programmes de santé mentale et de traitement des addictions mettent en œuvre des pratiques orientées vers le rétablissement en santé mentale (recovery-oriented practices). Développé au début des années 2000 par l’équipe de recherche de l’Université Yale menée par le Dr Maria J. O’Connell, le Dr Janis Tondora et le Dr Larry Davidson, le RSA répond au besoin fondamental de transformer les paradigmes psychiatriques traditionnels, souvent centrés sur la réduction des symptômes et le contrôle de la chronicité, en des approches holistiques valorisant l’autonomie, l’espoir, l’intégration communautaire et le pouvoir d’agir (empowerment) des personnes usagères des services.
L’instrument a été décliné en plusieurs versions adaptées aux différentes parties prenantes du système de soins : les personnes utilisatrices des services (personnes en rétablissement), les membres de l’entourage et proches aidants, les professionnels et intervenants de terrain, ainsi que les directeurs et administrateurs d’organismes. La version princeps (2003/2005) comprend 36 items cotés sur une échelle de type Likert à 5 points (allant de 1 = « Fortement en désaccord » à 5 = « Fortement d’accord », assortie d’une option « Non applicable »), tandis que la version révisée (RSA-R, 2007) optimise la structure avec 32 items de base et des items complémentaires spécifiques selon le public cible (jusqu’à 40 items pour les proches aidants).
Sur le plan psychométrique, les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires identifient de façon robuste une structure multidimensionnelle articulée autour de 5 sous-échelles fondamentales : (1) l’orientation vers la vie et les objectifs personnels, (2) l’implication des usagers et la gouvernance partagée, (3) la diversité des options thérapeutiques et le choix éclairé, (4) l’intégration et l’accès communautaires, et (5) l’accueil, l’hospitalité et les attitudes porteuses d’espoir. Le RSA présente une excellente cohérence interne, attestée par des coefficients alpha de Cronbach globaux variant de 0,89 à 0,96 selon les versions, ainsi qu’une fidélité test-retest substantielle. Sa validité de construit, convergente et discriminante est corroborée par des corrélations positives significatives avec l’alliance thérapeutique, la satisfaction des soins, l’espoir et l’autodétermination.
2. Mots-clés / Keywords
Rétablissement en santé mentale, auto-évaluation du rétablissement, Recovery Self-Assessment, RSA, psychiatrie communautaire, évaluation de programmes, pouvoir d’agir, fidélité d’implantation, psychométrie, inclusion sociale.
3. Auteurs / Authors
L’instrument de mesure RSA a été conceptualisé et validé par une équipe de chercheurs et cliniciens du Yale Program for Recovery and Community Health (PRCH), affilié au Département de psychiatrie de la Yale University School of Medicine (New Haven, Connecticut, États-Unis) :
- Maria J. O’Connell, Ph.D. : Professeure agrégée de psychiatrie, directrice de recherche au PRCH, Yale University School of Medicine. Courriel institutionnel : [email protected].
- Janis Tondora, Psy.D. : Professeure agrégée de psychiatrie, spécialiste des soins personnalisés axés sur le rétablissement au PRCH, Yale University.
- Larry Davidson, Ph.D. : Professeur émérite de psychiatrie, fondateur et directeur honoraire du Yale Program for Recovery and Community Health.
- Miriam Evans, M.S. : Chercheuse et statisticienne associée, Yale University.
- Sydney Croog, Ph.D. : Chercheur associé, Department of Psychiatry, Yale University.
- Sean A. Kidd, Ph.D. : Psychologue clinicien et chercheur, Université de Toronto et Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH).
- David A. Stayner, Ph.D. : Professeur adjoint de psychiatrie clinique, PRCH, Yale University.
- Rebecca L. Hawkins, Ph.D. : Chercheuse clinicienne, PRCH, Yale University.
4. Objectif / Purpose
L’objectif central de l’Auto-évaluation du rétablissement (RSA) est de fournir une mesure quantitative et standardisée évaluant la conformité opérationnelle des services de santé mentale et de traitement des dépendances avec la philosophie du rétablissement. Historiquement, les services psychiatriques ont fonctionné sous une égide paternaliste et biomédicale dans laquelle la rémission symptomatique était considérée comme le seul critère de succès thérapeutique. Le mouvement contemporain des usagers et la psychiatrie orientée vers le rétablissement postulent que le rétablissement est un parcours continu et individuel caractérisé par le développement d’un sentiment d’identité positif, de sens, d’espoir et d’une citoyenneté pleine et entière, même en présence de symptômes persistants.
Dans cette perspective, le RSA a été conçu pour répondre à une triple finalité scientifique, clinique et institutionnelle :
- Audit organisationnel et amélioration de la qualité : L’outil permet aux directions d’établissements et aux équipes cliniques d’identifier avec précision les forces et les vulnérabilités de leurs pratiques. Il sert de thermomètre organisationnel pour évaluer si les valeurs déclarées de l’établissement (respect, autodétermination, inclusion) se traduisent concrètement dans les interactions quotidiennes entre le personnel soignant et les usagers.
- Comparaison multi-perspectives (évaluation 360 degrés) : En proposant des versions parallèles destinées aux usagers, aux proches aidants, aux cliniciens et aux cadres de direction, le RSA met en exergue les divergences d’appréciation entre les dispensateurs de soins et les bénéficiaires. Les recherches démontrent fréquemment que les professionnels de santé évaluent leurs pratiques comme étant significativement plus axées sur le rétablissement que ne le ressentent les usagers eux-mêmes, révélant ainsi des « zones aveugles » propices aux interventions de formation continue.
- Recherche translationnelle et évaluation de programmes : Le RSA sert d’indicateur de fidélité d’implantation dans les protocoles de recherche interventionnelle mesurant l’efficacité des transformations de services vers des modèles communautaires, l’intégration de pairs-aidants ou le déploiement de plans de soutien individualisés orientés rétablissement (person-centered recovery planning).
5. Construit psychologique / Construct
Le RSA évalue le construit multidimensionnel des pratiques de soins orientées vers le rétablissement au niveau individuel et systémique. Ce construit ne mesure pas le niveau subjectif de rétablissement individuel d’un patient (comme le ferait la Recovery Assessment Scale, RAS), mais plutôt l’environnement écologique et clinique fourni par l’organisation pour faciliter ce cheminement. Ce méta-construit s’articule en cinq composantes factorielles principales :
1. Orientation vers les objectifs de vie (Life Goals vs. Symptom Management)
Cette dimension examine la propension du personnel à transcender la simple stabilisation clinique pour soutenir les aspirations existentielles de la personne. Elle quantifie le soutien apporté dans la poursuite de projets professionnels, d’études, d’activités bénévoles, de loisirs, ainsi que l’exploration des besoins spirituels et de l’intimité affective et sexuelle. Les items mesurent si les plans d’intervention ciblent l’accomplissement personnel plutôt que la seule surveillance pharmacologique.
2. Implication des usagers et gouvernance (Consumer Involvement and Agency Governance)
Cette sous-échelle évalue le degré auquel les personnes en rétablissement sont activement intégrées dans les processus décisionnels de l’institution. Elle mesure l’opportunité donnée aux usagers de participer à l’évaluation des programmes, de siéger aux conseils d’administration ou comités consultatifs, d’animer des formations auprès du personnel et de coconstruire de nouvelles offres de services.
3. Diversité des options thérapeutiques et libre choix (Diversity of Treatment Options & Choice)
Ce domaine évalue l’effectivité de l’autodétermination. Il mesure si l’usager a le pouvoir de choisir ou de changer de thérapeute ou de gestionnaire de cas, d’accéder librement et sans restriction à son dossier médical, d’opter pour une variété d’interventions (thérapies individuelles, approches holistiques, entraide par les pairs) et d’évoluer dans un contexte dénué de coercition, de menaces ou de pressions institutionnelles.
4. Intégration et liens communautaires (Community Integration and Natural Supports)
Cette composante quantifie l’effort déployé par l’organisation pour désenclaver la personne du système psychiatrique et l’ancrer dans son environnement naturel. Elle évalue l’organisation des services hors les murs (au domicile, sur le lieu de travail ou dans les centres communautaires), la mise en relation avec des réseaux de soutien naturels (famille, amis, figures religieuses ou de quartier) et la sensibilisation des employeurs du milieu ordinaire aux problématiques de santé mentale.
5. Accueil, espoir et reconnaissance des compétences (Welcoming Environment & Hope)
Cette dimension jauge la culture relationnelle du service. Elle mesure la conviction profonde et explicite du personnel que chaque personne peut se rétablir, l’encouragement à prendre des risques positifs, la valorisation des progrès accomplis, l’absence de jugements moraux et la création d’un espace physique chaleureux, digne et respectueux de la diversité culturelle et identitaire des usagers.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’assise conceptuelle du RSA repose sur la convergence de plusieurs courants théoriques majeurs de la psychologie, de la sociologie de la santé et des sciences de l’implémentation :
Le modèle du rétablissement en santé mentale (Recovery Model)
Théorisé par des auteurs fondateurs tels que William Anthony (1993), Patricia Deegan (1988) et Courtney Harding (1987), puis formalisé sur le plan empirique par Larry Davidson (2003, 2007), le modèle du rétablissement redéfinit la santé mentale non pas comme l’absence de pathologie, mais comme un processus vivant d’adaptation et de reconstruction de soi. Anthony (1993) définit le rétablissement comme « une façon profondément personnelle et unique de changer ses attitudes, ses valeurs, ses sentiments, ses objectifs, ses compétences et ses rôles… une manière de vivre une vie pleine d’espoir, d’utilité et de contribution, même avec les limites causées par la maladie ». Le RSA opérationnalise les critères environnementaux nécessaires à l’émergence de ce processus.
La théorie de l’autodétermination (Self-Determination Theory – SDT)
Développée par Edward L. Deci et Richard M. Ryan, la théorie de l’autodétermination stipule que le bien-être psychologique et la motivation intrinsèque dépendent de la satisfaction de trois besoins psychologiques fondamentaux : l’autonomie (le sentiment d’être à l’origine de ses choix), la compétence (le sentiment d’efficacité personnelle face aux défis) et l’affiliation sociale (le sentiment d’appartenance et de connexion avec autrui). Le RSA mesure directement la mesure dans laquelle les services répondent à ces trois besoins : l’autonomie par le libre choix thérapeutique, la compétence par l’encouragement à la prise de risque et la fixation d’objectifs ambitieux, et l’affiliation par l’intégration communautaire et le soutien par les pairs.
L’approche écologique et communautaire du bien-être
Inspirée par la psychologie communautaire de Julian Rappaport et la perspective écologique d’Urie Bronfenbrenner, cette approche souligne que la santé de l’individu est indissociable de son écosystème social. Le RSA évalue la transformation des services afin qu’ils cessent d’être des « institutions totales » (au sens d’Erving Goffman) pour devenir des passerelles d’intégration vers la communauté ordinaire, combattant ainsi la stigmatisation structurelle et la désaffiliation sociale.
7. Validité / Validity
Les propriétés de validité du RSA ont été documentées au cours de multiples investigations psychométriques menées auprès de vastes cohortes cliniques aux États-Unis, au Canada, en Europe et en Asie.
Validité de contenu et d’apparence
Le processus de développement initial du RSA a reposé sur une méthode participative rigoureuse (Community-Based Participatory Research). L’équipe de Yale a constitué des groupes de travail composés à parts égales de chercheurs, de cliniciens, d’administrateurs et d’usagers en rétablissement. Les items ont été générés à partir d’analyses documentaires, de groupes de discussion (focus groups) et d’ateliers de formulation, garantissant que le vocabulaire reflète la réalité expérientielle des personnes concernées.
Validité de construit et validité convergente
La validité convergente du RSA a été confirmée par l’observation de corrélations statistiques modérées à fortes avec des instruments mesurant des construits théoriquement apparentés :
- Alliance thérapeutique et satisfaction : Les scores au RSA-R (version usager) présentent des corrélations positives significatives avec le score global du Working Alliance Inventory (WAI, r = 0,54 à 0,68, p < 0,001) et avec l’indice de satisfaction des usagers mesuré par la Client Satisfaction Questionnaire (CSQ-8, r = 0,61, p < 0,001).
- Espoir et optimisme : Des corrélations positives substantielles ont été établies avec l’échelle d’espoir de Herth (Herth Hope Index, r = 0,42, p < 0,01), confirmant que la perception d’un environnement clinique valorisant le rétablissement stimule l’espoir subjectif.
- Fidélité des programmes : Les scores agrégés du RSA au niveau des établissements corrèlent fortement avec des échelles objectives d’évaluation externe de la fidélité aux pratiques fondées sur les preuves, telles que la Recovery Oriented Practices Evaluation Scale (ROPES).
Validité discriminante
Le RSA démontre une excellente validité discriminante : ses scores ne corrèlent pas ou corrèlent très faiblement avec la sévérité symptomatique mesurée par la Brief Psychiatric Rating Scale (BPRS, r = -0,12, non significatif), ce qui démontre avec succès que l’échelle évalue la qualité des processus relationnels et environnementaux plutôt que l’état clinique aigu ou le niveau de psychopathologie de la personne interrogée.
8. Fidélité / Reliability
Les études empiriques rapportent d’excellentes qualités métrologiques en matière de fidélité pour l’ensemble des versions du RSA :
Cohérence interne
Dans l’étude princeps de validation (O’Connell et al., 2005) portant sur 36 items, les coefficients d’homogénéité interne (alpha de Cronbach) pour l’échelle globale étaient les suivants :
- Version Personne en rétablissement (RSA-R) : α = 0,93
- Version Proches aidants / Famille (RSA-F) : α = 0,95
- Version Professionnels / Intervenants (RSA-P) : α = 0,96
- Version Cadres / Directeurs d’organismes (RSA-D) : α = 0,91
Dans la révision de 2007 (RSA-R, 32 items), les coefficients alpha des sous-échelles factorielles demeurent robustes, oscillant entre 0,74 et 0,91 selon les domaines : Orientation vers les objectifs de vie (α = 0,88), Implication des usagers (α = 0,84), Diversité des options (α = 0,79), Intégration communautaire (α = 0,82), et Accueil chaleureux / Espoir (α = 0,86).
Fidélité temporelle (Test-Retest)
La stabilité temporelle a été documentée sur un intervalle de 2 à 4 semaines auprès d’un échantillon clinique stable. Le coefficient de corrélation intraclasse (ICC) global pour la version usager s’élève à 0,82 (intervalle de confiance à 95 % : [0,75, 0,87]), attestant d’une excellente stabilité temporelle de la mesure en l’absence de modifications substantielles de la politique de l’établissement ou de la dispensation des soins.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle du RSA a fait l’objet d’analyses factorielles exploratoires (AFE) par extraction en composantes principales avec rotation oblique (Promax), suivies d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) par modélisation d’équations structurelles (SEM) sur des échantillons indépendants.
Structure factorielle issue de l’AFE
Dans les travaux initiaux de l’équipe de Yale (O’Connell et al., 2005, 2007), l’examen du diagramme des valeurs propres (scree plot de Cattell) et le critère de Kaiser ont isolé une structure à 5 facteurs expliquant plus de 58 % de la variance totale des scores. L’analyse a révélé que les saturations factorielles de la majorité des items étaient supérieures à 0,45 sur leur facteur principal, sans phénomène majeur de cross-saturation (saturation secondaire < 0,30) :
- Facteur 1 : Orientation vers la vie et les objectifs personnels (Life Goals) — regroupe les items liés à l’emploi, aux études, au bénévolat, aux loisirs, à la spiritualité et aux aspirations au-delà de la gestion des symptômes (saturations : 0,52 à 0,78).
- Facteur 2 : Implication des usagers et gouvernance (Consumer Involvement) — regroupe les items relatifs à l’animation de formations, à la participation aux comités consultatifs, au développement de programmes et à l’évaluation des services (saturations : 0,58 à 0,84).
- Facteur 3 : Choix et respect de l’autonomie (Choice) — s’articule autour de l’accès aux dossiers médicaux, du choix des intervenants, de l’absence de coercition et du respect des décisions de soins (saturations : 0,48 à 0,74).
- Facteur 4 : Liens et inclusion communautaires (Community Connections) — comprend les items ciblant la délivrance des services en milieu naturel, l’entraide par les pairs et l’implication dans des réseaux ordinaires (saturations : 0,46 à 0,71).
- Facteur 5 : Accueil, espoir et compétences culturelles (Welcoming / Diversity) — englobe la dignité des locaux, la croyance du personnel dans la capacité de guérison et l’adéquation culturelle des prestations (saturations : 0,45 à 0,69).
Indices d’ajustement de l’Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)
Lors de la confirmation du modèle à 5 facteurs sur des cohortes ultérieures (Kidd et al., 2011 ; O’Connell et al., 2007), les indices statistiques ont attesté d’un ajustement acceptable à optimal : Comparative Fit Index (CFI) = 0,92 à 0,94 ; Tucker-Lewis Index (TLI) = 0,91 à 0,93 ; et Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) = 0,048 à 0,056 (IC 90 % : [0,042, 0,062]), validant définitivement la transférabilité empirique de l’architecture multidimensionnelle.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique et organisationnelle (auto-rapporté ou administré par un tiers neutre/pair-aidant).
- Formats disponibles : Quatre déclinaisons parallèles complémentaires : Version Personne en rétablissement (RSA-R), Version Proche aidant/Famille (RSA-F), Version Professionnel de santé/Intervenant (RSA-P), et Version Directeur/Administrateur (RSA-D).
- Nombre d’items :
- Version princeps (2003) : 36 items.
- Version abrégée (2005) : 16 items.
- Version révisée (RSA-R, 2007) : 32 items de base pour les personnes en rétablissement et intervenants ; 40 items pour la version famille (32 items standard + 8 items spécifiques à l’expérience du proche).
- Format des réponses : Échelle de Likert à 5 points ordonnée de la manière suivante :
- 1 = Fortement en désaccord (Strongly Disagree)
- 2 = En désaccord (Disagree)
- 3 = Neutre / Indécis (Neutral)
- 4 = D’accord (Agree)
- 5 = Fortement d’accord (Strongly Agree)
- Options complémentaires non cotées : N/A = Non applicable (Not Applicable), D/K = Ne sait pas (Don’t Know).
- Temps de passation : Environ 10 à 20 minutes selon le niveau de littératie du participant.
- Procédure de cotation :
- Les scores par sous-échelle sont obtenus en calculant la moyenne arithmétique des items composant chaque dimension (après exclusion des réponses « N/A » et « D/K »).
- Un score global de rétablissement organisationnel est calculé par la moyenne de l’ensemble des items valides (variant de 1,00 à 5,00).
- Des moyennes plus élevées dénotent un environnement clinique et des pratiques organisationnelles plus intensément orientés vers les principes du rétablissement.
- Aucun item n’est inversé (tous les énoncés sont rédigés de manière positive et proactive en faveur des valeurs du rétablissement).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de développement initial : 2003 (première formalisation empirique par O’Connell et al.).
- Versions et révisions : 2005 (publication de la version abrégée et validation princeps) ; 2007 (version révisée standard RSA-R).
- Propriété intellectuelle : Développé au sein du Yale Program for Recovery and Community Health (PRCH), Yale University School of Medicine.
- Statut d’accès et licence : L’outil est mis à disposition dans le domaine public à des fins cliniques, pédagogiques et de recherche académique sans frais d’utilisation (free of charge). Les auteurs encouragent la diffusion libre de l’échelle sous réserve de citer les publications originales de référence.
- Conditions d’utilisation : Toute modification substantielle des items, toute intégration dans des progiciels commerciaux propriétaires ou toute commercialisation payante requiert l’autorisation formelle préalable du PRCH et des auteurs (contact : [email protected]).
12. Références / References
- Anthony, W. A. (1993). Recovery from mental illness: The guiding vision of the mental health service system in the 1990s. Psychosocial Rehabilitation Journal, 16(4), 11–23. https://doi.org/10.1037/h0095655
- Davidson, L., O’Connell, M. J., Tondora, J., Styron, T., & Kangas, K. (2006). The top ten concerns about recovery encountered in mental health system transformation. Psychiatric Services, 57(5), 640–645. https://doi.org/10.1176/ps.2006.57.5.640
- Davidson, L., Tondora, J., Lawless, M. S., O’Connell, M. J., & Rowe, M. (2009). A practical guide to recovery-oriented practice: Tools for transforming mental health care. Oxford University Press. https://doi.org/10.1093/med/9780195378771.001.0001
- Kidd, S. A., George, L., O’Connell, M., Sylvestre, J., Kirkpatrick, H., Browne, G., & Odell, J. (2011). Fidelity and recovery-orientation in concurrent disorder communities. The Journal of Behavioral Health Services & Research, 38(3), 398–414. https://doi.org/10.1007/s11414-010-9214-3
- O’Connell, M. J., Tondora, J., Croog, S., Evans, M., & Davidson, L. (2005). From rhetoric to reality: The development and validation of the Recovery Self-Assessment (RSA). American Journal of Psychiatric Rehabilitation, 8(3), 195–214. https://doi.org/10.1080/15487760500339392
- O’Connell, M., Tondora, J., Kidd, S., Stayner, D., Hawkins, R., & Davidson, L. (2007). Recovery Self-Assessment (RSA) – Revised: Administration and scoring manual. Yale Program for Recovery and Community Health. New Haven, CT.
- Tondora, J., Miller, R., Slade, M., & Davidson, L. (2014). Partnering for recovery in mental health: A practical guide to person-centered planning. John Wiley & Sons. https://doi.org/10.1002/9781118831397
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale: 1 = Strongly Disagree, 2, 3, 4, 5 = Strongly Agree, N/A = Not Applicable
- Staff focus on helping me to build connections in my neighborhood and community.
- This agency offers specific services and programs to address my unique culture, life experiences, interests, and needs.
- I have access to all my treatment records.
- This agency provides education to community employers about employing people with mental illness and/or addictions.
- My service provider makes every effort to involve my significant others (spouses, friends, family members) and other sources of natural support (i.e., clergy, neighbors, landlords) in the planning of my services, if this is my preference.
- I can choose and change, if desired, the therapist, psychiatrist, or other service provider with whom I work.
- Most of my services are provided in my natural environment (i.e., home, community, workplace).
- I am given the opportunity to discuss my sexual and spiritual needs and interests.
- Staff of this agency regularly attend trainings on cultural competency.
- Staff at this agency listen to and follow my choices and preferences.
- Staff at this agency help to monitor the progress I am making towards my personal goals on a regular basis.
- This agency provides structured educational activities to the community about mental illness and addictions.
- Agency staff do not use threats, bribes, or other forms of coercion to influence my behavior or choices.
- Staff at this agency encourage me to take risks and try new things.
- I am/can be involved with facilitating staff trainings and education programs at this agency.
- Staff are knowledgeable about special interest groups and activities in the community.
- Groups, meetings, and other activities can be scheduled in the evenings or on weekends so as not to conflict with other recovery-oriented activities such as employment or school.
- This agency actively attempts to link me with other persons in recovery who can serve as role models or mentors by making referrals to self-help, peer support, or consumer advocacy groups or programs.
- I am able to chose from a variety of treatment options at this agency (i.e., individual, group, peer support, holistic healing, alternative treatments, medical).
- The achievement of my goals is formally acknowledged and celebrated by the agency.
- I am/can be routinely involved in the evaluation of the agency’s programs, services, and service providers.
- Staff use a language of recovery (i.e. hope, high expectations, respect) in everyday conversations.
- Staff play a primary role in helping me to become involved in non-mental health/addiction related activities, such as church groups, special interest groups, and adult education.
- If the agency cannot meet my needs, procedures are in place to refer me to other programs and services.
- Staff actively assist me with the development of career and life goals that go beyond symptom management and stabilization.
- Agency staff are diverse in terms of culture, ethnicity, lifestyle, and interests.
- I am/can be a regular member of agency advisory boards and management meetings.
- At this agency, participants who are doing well get as much attention as those who are having difficulties.
- Staff routinely assist me in the pursuit of my educational and/or employment goals.
- I am/can be involved with agency staff on the development and provision of new programs and services.
- Agency staff actively help me become involved with activities that give back to my community (i.e., volunteering, community services, neighborhood watch/cleanup).
- This agency provides formal opportunities for me, my family, service providers, and administrators to learn about recovery.
- The role of agency staff is to assist me, and other people in recovery with fulfilling my individually-defined goals and aspirations.
- Criteria for exiting or completing the agency were clearly defined and discussed with me upon entry to the agency.
- The development of my leisure interests and hobbies is a primary focus of my services.
- Agency staff believe that I can recover and make my own treatment and life choices.
- I am encouraged to help staff with the development of new groups, programs, or services.
- I am encouraged to be involved in the evaluation of this program’s services and service providers.
- I am encouraged to attend agency advisory boards and management meetings, if I want.
- I am/ can be involved in facilitating staff trainings and education programs at this agency