Auto-efficacité des enfants dans les interactions entre pairs

Découvrez l’échelle d’auto-efficacité des enfants dans les interactions entre pairs (CSPI) de Wheeler et Ladd (1982) : cadre théorique, dimensions, propriétés psychométriques et items intégraux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 8, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 8, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’échelle de l’auto-efficacité des enfants dans les interactions entre pairs (en anglais : Children’s Self-Efficacy for Peer Interactions — CSPI), développée initialement par Valerie A. Wheeler et Gary W. Ladd en 1982, est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer la perception qu’ont les enfants d’âge scolaire de leur propre compétence sociale face à diverses situations relationnelles avec leurs pairs. Fondé sur la théorie sociale cognitive d’Albert Bandura, cet instrument évalue un déterminant psychologique central de l’adaptation psychosociale chez les enfants âgés de 7 à 14 ans (niveaux scolaires correspondant aux classes de la 3e à la 8e année dans le système nord-américain, soit du CE2 à la 4e en France).

Le questionnaire comprend 22 énoncés contextualisés et adopte un format de réponse en quatre points spécifiquement adapté au développement cognitif de l’enfant : 1 = HARD! (Très difficile !), 2 = Hard (Difficile), 3 = Easy (Facile) et 4 = EASY! (Très facile !). La structure factorielle de l’instrument identifie deux dimensions principales : (1) l’auto-efficacité en situations de conflit ou d’affirmation de soi (gestion des transgressions, défense de ses droits, négociation) et (2) l’auto-efficacité en situations non conflictuelles ou d’initiation prosociale (prise de contact, intégration dans un groupe de jeu, demande d’aide). Les études psychométriques mettent en évidence une consistance interne satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,75 et 0,89 pour les sous-échelles, une stabilité temporelle adéquate à travers des évaluations test-retest, ainsi qu’une validité de construit et prédictive robuste corrélée au statut sociométrique, à l’anxiété sociale et aux compétences comportementales observées en milieu scolaire.

2. Mots-clés / Keywords

auto-efficacité sociale, relations entre pairs, compétence sociale, enfance, psychométrie, évaluation sociométrique, affirmation de soi, résolution de conflits, théorie sociale cognitive, adaptation scolaire, intégration sociale, psychologie du développement

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conçu et validé par :

  • Valerie A. Wheeler, Ph.D. : Chercheuse en psychologie du développement et en psychologie de l’éducation, affiliée au Département de psychologie du développement de l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign (États-Unis) lors de la conception initiale de l’échelle. Ses travaux se sont concentrés sur la socialisation précoce, les compétences sociocognitives et les déterminants de l’acceptation par les pairs.
  • Gary W. Ladd, Ph.D. : Professeur émérite en psychologie et en développement humain, ayant exercé à l’Université de l’Illinois, à l’Université Purdue et à l’Arizona State University (ASU). Auteur internationalement reconnu pour ses recherches longitudinales sur l’entrée à l’école, les trajectoires d’amitié, le rejet par les pairs, la victimisation en milieu scolaire et les processus d’adaptation comportementale durant l’enfance.

4. Objectif / Purpose

L’objectif primordial de l’échelle Children’s Self-Efficacy for Peer Interactions est de fournir une mesure standardisée, fiable et empiriquement fondée du sentiment d’efficacité personnelle que les enfants possèdent quant à leur capacité à exécuter avec succès des comportements sociaux spécifiques auprès de leurs pairs. Au cours de la période développementale comprise entre 7 et 12 ans, l’intégration au groupe de pairs et la constitution de relations amicales stables deviennent des tâches développementales cruciales qui prédisent significativement la santé mentale, la réussite scolaire et l’ajustement socio-émotionnel futur.

Sur le plan théorique, l’outil s’oppose aux conceptions globales et indifférenciées du concept de soi ou de l’estime de soi générale. Comme l’a démontré Albert Bandura, les croyances d’efficacité personnelle possèdent une valeur explicative et prédictive maximale lorsqu’elles sont mesurées en référence à des domaines d’action spécifiques et contextualisés. L’échelle CSPI comble ainsi une lacune méthodologique majeure en évaluant de manière différentielle les attentes d’efficacité dans deux contextes relationnels aux exigences cognitives et affectives distinctes : l’initiation sociale coopérative et la gestion de désaccords ou d’empiétements interpersonnels.

En pratique clinique et scolaire, la CSPI remplit plusieurs fonctions essentielles :

  • Dépistage et évaluation diagnostique : Identifier de manière précoce les enfants présentant un faible sentiment de compétence sociale, souvent précurseur du retrait social, de la solitude, de la phobie sociale scolaire ou de comportements agressifs réactionnels.
  • Conception d’interventions ciblées : Guider les professionnels de l’éducation et les psychologues dans l’élaboration de programmes d’entraînement aux compétences sociales (Social Skills Training). Un enfant peut, par exemple, manifester une confiance élevée lorsqu’il s’agit d’inviter un camarade à jouer, tout en s’estimant incapable de s’affirmer pacifiquement face à un pair qui lui coupe la file ou qui se moque d’un ami.
  • Évaluation de programmes : Mesurer l’efficacité empirique des programmes d’apprentissage socio-émotionnel (SEL – Social and Emotional Learning), des interventions de médiation par les pairs et des ateliers de prévention du harcèlement scolaire.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par cette échelle est le sentiment d’auto-efficacité sociale dans le groupe de pairs. Ce construit renvoie aux jugements individuels portés par l’enfant sur ses capacités à organiser et à exécuter les cours d’actions requis pour atteindre des objectifs sociaux au sein de ses interactions quotidiennes avec d’autres enfants.

Ce sentiment d’efficacité ne se confond ni avec la performance réelle (les compétences objectives possédées), ni avec les attentes de résultats (la croyance qu’un comportement donné aboutira à un résultat spécifique). Un enfant peut parfaitement savoir, sur le plan déclaratif, qu’il convient de demander poliment à participer à un jeu et savoir que cette démarche est efficace, tout en doutant profondément de sa propre capacité personnelle à surmonter son appréhension et à poser la question dans une situation réelle.

L’échelle décompose ce construit général en deux sous-dimensions fondamentales :

1. L’auto-efficacité en situations non conflictuelles ou d’initiation prosociale

Cette dimension évalue la confiance de l’enfant dans sa capacité à entreprendre des démarches proactives visant l’affiliation, la coopération et l’inclusion sociale. Elle englobe des situations où le risque relationnel principal est le rejet passif ou l’indifférence. Les items associés sollicitent des comportements tels que :

  • Demander à rejoindre un groupe de jeu en cours (ex. : Item 1, Item 6, Item 10) ;
  • Prendre l’initiative d’un jeu ou solliciter un partenaire pour une activité scolaire (ex. : Item 4, Item 13) ;
  • Demander de l’aide à un pair pour accomplir une tâche pratique ou un projet scolaire (ex. : Item 11, Item 17) ;
  • Exprimer ses préférences personnelles au sein du groupe pour orienter une décision collective (ex. : Item 15, Item 19).

2. L’auto-efficacité en situations de conflit ou d’affirmation de soi

Cette dimension mesure la conviction de l’enfant de pouvoir s’affirmer, préserver ses droits légitimes et intervenir de manière constructive face à des tensions, des injustices ou des pressions interpersonnelles. Le coût émotionnel de ces situations est généralement plus élevé, impliquant un risque potentiel de confrontation directe ou d’hostilité. Les comportements évalués comprennent :

  • S’opposer verbalement à une transgression d’équité ou de règles sociales (ex. : Item 5, Item 7 : faire respecter son tour de jeu ou sa place dans la file) ;
  • Interrompre des disputes ou réguler les conduites négatives de tiers (ex. : Item 2, Item 22) ;
  • Défendre un pair victime de moqueries ou de harcèlement (ex. : Item 3, Item 9, Item 14) ;
  • Résister à l’influence incitant à des conduites déviantes ou préjudiciables (ex. : Item 8).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le fondement épistémologique et théorique de la CSPI s’inscrit au carrefour de la théorie sociale cognitive formulée par Bandura (1977, 1986, 1997) et des modèles de traitement de l’information sociale appliqués au développement de l’enfant (Crick & Dodge, 1994 ; Ladd, 1990).

Selon le paradigme sociocognitif de Bandura, le fonctionnement humain est régi par un modèle de déterminisme réciproque triadique dans lequel les facteurs cognitifs internes, les comportements observés et les influences environnementales interagissent continuellement. Au cœur de ce système, les croyances d’efficacité personnelle opèrent comme un puissant filtre cognitif : elles déterminent les choix d’activités, la quantité d’effort consentie, la persévérance face aux obstacles et le degré de détresse émotionnelle éprouvé face aux stresseurs. Dans le champ social, les enfants qui possèdent une forte auto-efficacité abordent les interactions de pairs avec anticipation positive, interprètent les refus occasionnels comme des aléas contextuels temporaires et maintiennent des stratégies d’approche constructives. À l’inverse, une faible auto-efficacité engendre l’évitement comportemental, une anxiété d’anticipation ou, dans d’autres cas, le recours à une agressivité inadaptée par manque de compétences perçues dans la négociation pacifique.

Le modèle de traitement de l’information sociale de Dodge complète cette vision en décomposant les étapes cognitives préalables à l’acte social : l’encodage des indices, l’interprétation de la situation, la clarification des objectifs, l’accès ou la construction de réponses, la prise de décision de réponse et enfin l’exécution comportementale. Le sentiment d’auto-efficacité intervient principalement lors de la phase de sélection de la réponse : même si un enfant parvient à générer mentalement une réponse prosociale pertinente (ex. : dire fermement « C’est mon tour »), il ne l’émettra pas s’il s’estime incapable de l’exécuter avec aisance et succès face à un pair intimidant.

Les travaux de Gary Ladd ont démontré l’existence de boucles de rétroaction développementales : les expériences de maîtrise vicariantes et directes renforcent l’efficacité sociale, favorisant l’acceptation par les pairs, qui à son tour procure un milieu social enrichissant et sécurisant. Les échecs répétés et le rejet créent en revanche une dynamique de vulnérabilité cumulative, d’où la nécessité de disposer d’outils d’évaluation d’une grande finesse analytique.

7. Validité / Validity

Les qualités métrologiques de la CSPI ont fait l’objet d’examens empiriques rigoureux dès l’étude princeps de Wheeler et Ladd (1982), puis au sein de nombreuses recherches ultérieures sur l’écologie sociale de l’enfance.

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente a été démontrée par l’association systématique et cohérente entre les scores de l’échelle et des indicateurs indépendants de la compétence sociale :

  • Statut sociométrique : Des corrélations positives statistiquement significatives ont été établies entre les scores d’auto-efficacité de la CSPI et le statut d’acceptation sociométrique déterminé par les nominations par les pairs. Les enfants populaires ou préférés présentent des scores d’auto-efficacité significativement supérieurs aux enfants rejetés ou négligés.
  • Évaluations par les enseignants : Les scores globaux et dimensionnels corrèlent positivement (coefficients r variant typiquement entre 0,35 et 0,52, p < 0,001) avec les échelles de compétences comportementales prosociales renseignées par les enseignants de classe.
  • Sentiment de solitude et détresse sociale : Des relations inverses modérées à fortes sont documentées avec l’échelle de solitude pour enfants (Loneliness and Social Dissatisfaction Questionnaire d’Asher et al.), indiquant qu’une auto-efficacité sociale élevée protège contre le sentiment d’isolement perçu au sein de la classe.

Validité discriminante

L’instrument démontre une excellente validité discriminante vis-à-vis d’autres construits cognitifs ou affectifs généraux :

  • L’auto-efficacité sociale mesurée par la CSPI se distingue nettement de l’auto-efficacité scolaire (académique) et des mesures d’intelligence générale (QI), confirmant la spécificité de domaine postulée par Bandura.
  • Les corrélations avec l’estime de soi globale demeurent modérées (autour de 0,30 à 0,40), prouvant que la CSPI capture des croyances opérationnelles spécifiques relatives aux compétences interpersonnelles et ne constitue pas un simple reflet du bien-être psychologique global de l’enfant.

Validité prédictive

Sur le plan longitudinal, les travaux de Ladd et de ses collaborateurs ont montré que les scores initiaux à la CSPI prédisent significativement les trajectoires ultérieures de participation en classe, la stabilité des amitiés réciproques et l’apparition ou la résorption des profils de victimisation par les pairs sur une période de plusieurs années scolaires.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle Children’s Self-Efficacy for Peer Interactions a été confirmée à travers de multiples échantillons d’élèves de l’école élémentaire et du collège :

Consistance interne

Les indices d’homogénéité interne calculés à l’aide de l’alpha de Cronbach démontrent une excellente cohérence des énoncés :

  • Score total (22 items) : Les coefficients alpha rapportés dans la littérature oscillent régulièrement entre 0,85 et 0,92, ce qui témoigne d’une fiabilité remarquable pour une échelle destinée à des populations d’enfants.
  • Sous-échelle « Situations non conflictuelles » (10 items) : Les coefficients se situent généralement dans un intervalle de 0,78 à 0,86.
  • Sous-échelle « Situations conflictuelles / Affirmation » (12 items) : Les coefficients s’échelonnent entre 0,75 et 0,84.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

La fidélité test-retest a été mesurée lors de plusieurs protocoles expérimentaux :

  • Sur un intervalle de deux à quatre semaines, les corrélations de fidélité test-retest varient de 0,74 à 0,83, illustrant une stabilité adéquate des croyances d’auto-efficacité, tout en conservant la sensibilité nécessaire pour détecter des changements consécutifs à des interventions pédagogiques ou thérapeutiques.
  • Sur des périodes de suivi plus étendues (six mois à une année scolaire), la stabilité relative demeure substantielle (corrélations supérieures à 0,55), ce qui atteste du caractère structurant de ces représentations cognitives dans le développement de l’enfant.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Dans l’investigation empirique originelle conduite par Wheeler et Ladd (1982), une analyse factorielle exploratoire (AFE) par composantes principales avec rotation varimax a été effectuée sur un échantillon d’élèves de troisième et quatrième années scolaires.

Les résultats ont clairement révélé une solution à deux facteurs principaux expliquant une part prépondérante de la variance totale :

  • Facteur 1 : Auto-efficacité dans les situations non conflictuelles et d’initiation (Non-Conflict / Prosocial Skills) :
    Ce facteur regroupe les items sollicitant la démarche d’affiliation, l’intégration de groupes d’activités, la formulation de demandes d’aide et l’expression de préférences communes (Items 1, 4, 6, 10, 11, 13, 15, 17, 19, 21). Les saturations factorielles de ces items s’échelonnent de 0,42 à 0,74, avec des saturations croisées minimes sur le second facteur.
  • Facteur 2 : Auto-efficacité dans les situations de conflit et d’affirmation (Conflict / Assertive Skills) :
    Ce facteur rassemble les items confrontant l’enfant à des comportements perturbateurs, des violations de droits, des situations d’injustice ou des pressions négatives (Items 2, 3, 5, 7, 8, 9, 12, 14, 16, 18, 20, 22). Les saturations factorielles observées varient entre 0,40 et 0,69.

Des analyses factorielles confirmatoires (AFC) contemporaines conduites au moyen de la modélisation en équations structurelles (SEM) ont corroboré la supériorité d’un modèle bifactoriel corrélé par rapport à un modèle unidimensionnel strict. Les indices d’ajustement couramment rapportés (RMSEA < 0,06 ; CFI > 0,93 ; TLI > 0,92) confirment que bien que ces deux dimensions partagent une variance commune traduisant une compétence sociale globale, leur séparation est indispensable pour analyser précisément les déficits spécifiques de certains sous-groupes d’enfants (par exemple, des enfants agressifs manifestant une assurance élevée dans l’affirmation mais une faible efficacité d’initiation coopérative, ou des enfants anxieux inhibés dans les deux domaines).

10. Instrument de mesure / Instrument

L’échelle se présente sous la forme d’un auto-questionnaire papier-crayon ou numérique, administrable individuellement ou en petits groupes supervisés.

  • Type d’évaluation : Auto-évaluation par l’enfant (self-report questionnaire).
  • Nombre total d’items : 22 items rédigés sous forme de micro-scénarios sociaux du quotidien.
  • Population cible : Enfants de 7 à 14 ans (scolarisés de la 3e à la 8e année, soit du CE2 à la 4e).
  • Temps de passation : Environ 10 à 15 minutes.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert à 4 points adaptée à l’enfant, avec ancrages typographiques différenciés pour faciliter la discrimination perceptive :
    • 1 = HARD! (Très difficile !)
    • 2 = Hard (Difficile)
    • 3 = Easy (Facile)
    • 4 = EASY! (Très facile !)
  • Modalités de cotation et calcul des scores :
    • Chaque item reçoit une valeur numérique comprise entre 1 et 4.
    • Sous-échelle Situations non conflictuelles (Non-conflict situations) : Somme ou moyenne des items 1, 4, 6, 10, 11, 13, 15, 17, 19, 21 (10 items ; score brut total de 10 à 40).
    • Sous-échelle Situations conflictuelles / Affirmation (Conflict situations) : Somme ou moyenne des items 2, 3, 5, 7, 8, 9, 12, 14, 16, 18, 20, 22 (12 items ; score brut total de 12 à 48).
    • Score total d’auto-efficacité dans les interactions entre pairs : Somme des 22 items (score total variant de 22 à 88). Un score plus élevé indique un sentiment d’auto-efficacité sociale plus fort.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1982 (parue dans la revue scientifique Developmental Psychology de l’American Psychological Association).
  • Statut des droits et conditions d’utilisation : L’instrument relève du domaine de la recherche académique ouverte. Aucune redevance financière ni permission formelle préalable n’est exigée pour son emploi à des fins scientifiques, universitaires ou éducatives non commerciales, sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale de Wheeler et Ladd (1982). L’échelle a notamment été intégrée dans le recueil d’évaluation public de l’Université du Wisconsin : Assessing Outcomes in Child and Youth Programs: A Practical Handbook (pp. 127-128).
  • Tarif : Gratuit / Libre d’accès (Open Access à usage scientifique et d’évaluation pédagogique).

12. Références / References

  • Asher, S. R., Hymel, S., & Renshaw, P. D. (1984). Loneliness in children. Child Development, 55(4), 1456–1464. https://doi.org/10.2307/1130015
  • Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
  • Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman and Company.
  • Crick, N. R., & Dodge, K. A. (1994). A review and reformulation of social information-processing mechanisms in children’s social adjustment. Psychological Bulletin, 115(1), 74–101. https://doi.org/10.1037/0033-2909.115.1.74
  • Ladd, G. W. (1990). Having friends, keeping friends, making friends, and being liked by peers in the classroom: Predictors of children’s early school adjustment? Child Development, 61(4), 1081–1100. https://doi.org/10.2307/1130877
  • Parker, J. G., & Asher, S. R. (1987). Peer relations and later personal adjustment: Are low-accepted children at risk? Psychological Bulletin, 102(3), 357–389. https://doi.org/10.1037/0033-2909.102.3.357
  • University of Wisconsin-Extension. (2005). Assessing outcomes in child and youth programs: A practical handbook (pp. 127–128). UW-Extension Publishing.
  • Wheeler, V. A., & Ladd, G. W. (1982). Assessment of children’s self-efficacy for social interactions with peers. Developmental Psychology, 18(6), 795–805. https://doi.org/10.1037/0012-1649.18.6.795

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Some kids want to play a game. Asking them if you can you play is___?__ for you.
2

Some kids are arguing about how to play a game. Telling them tostop is __?___ for you.
3

Some kids are teasing your friends. Telling them to stop is __?___for you.
4

You want to start a game. Asking other kids to play the game is___?__for you.
5

A kid tries to take your turn during a game. Telling the kid it’s yourturn is __?__ for you.
6

Some kids are going to lunch. Asking if you can go with them is___?__ for you.
7

A kid cuts in front of you in line. Telling the kid not to cut is___?___for you.
8

A kid wants to do something that will get you into trouble. Askingthe kid to do something else is __?___for you.
9

Some kids are making fun of someone in your classroom. Tellingthem to stop is ___?__ for you.
10

Some kids need more people to be on their teams. Asking to be onthe team is ___?___for you.
11

You have to carry some things home from school. Asking anotherkid to help you is ___?__ for you.
12

A kid always wants to be first when you play a game. Telling the kidthat you are going first is ___?___for you.
13

Your class is going on a trip and everyone needs a partner. Askingsomeone to be your partner is ____?___ for you.
14

A kid does not like your friend. Telling the kid to be nice to yourfriend is __?__for you.
15

Some kids are deciding what game to play. Telling them what gameyou like is __?__ for you.
16

You are ha‎ving fun playing a game but other kids want to stop.Asking them to finish playing the game is __?__ for you.
17

You are working on a project. Asking another kid to helpis___?___for you.
18

Some kids are using your play area. Asking them to move is __?__for you.
19

Some kids are deciding what to do after school. Telling them whatyou want to do is __?__ for you.
20

A group of kids wants to play a game that you don’t like. Askingthem to play a game that you like is __?__ for you.
21

Some kids are planning a party. Asking them to invite your friend is__?__ for you
22

A kid is yelling at you. Telling the kid to stop is __?__ for you.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 8). Auto-efficacité des enfants dans les interactions entre pairs. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/auto-efficacite-des-enfants-dans-les-interactions-entre-pairs/
Looti, Mohammed. “Auto-efficacité des enfants dans les interactions entre pairs.” Base de données de psychologie en français, 8 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/auto-efficacite-des-enfants-dans-les-interactions-entre-pairs/.
Looti, Mohammed. “Auto-efficacité des enfants dans les interactions entre pairs.” Base de données de psychologie en français. octobre 8, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/auto-efficacite-des-enfants-dans-les-interactions-entre-pairs/.