1. Résumé
L’échelle mesurant les attitudes et croyances des pharmaciens envers leur travail avec les patients (connue sous l’acronyme anglophone PABS pour Attitudes and Beliefs of Pharmacists Toward Their Work with Patients) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour appréhender la dimension cognitive, affective et relationnelle de la pratique officinale contemporaine. Développée initialement par Dragana Jocić et Dušanka Krajnović (2014) au sein de la Faculté de Pharmacie de l’Université de Belgrade, cette échelle répond aux mutations profondes de la profession pharmaceutique, caractérisées par la transition historique d’un modèle traditionnel axé sur la dispensation de produits médicamenteux vers un modèle axé sur les soins pharmaceutiques (pharmaceutical care) et l’accompagnement personnalisé du patient.
L’instrument opérationnalise les dispositions psychologiques et les représentations des pharmaciens à travers 21 items cotés sur une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly disagree) à 5 (« Tout à fait d’accord » / Strongly agree). La structure factorielle mise en évidence comprend trois dimensions cardinales interdépendantes : l’engagement professionnel et l’empathie envers les patients (Professional commitment and empathy toward patients), les frustrations et barrières perçues dans l’interaction avec les patients (Frustrations and barriers in patient interaction), ainsi que la confiance et la satisfaction dans la dispensation de soins centrés sur le patient (Confidence and satisfaction in providing patient-centered care).
Sur le plan psychométrique, le PABS présente une cohérence interne satisfaisante avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,72 et 0,84 selon les sous-échelles et les échantillons étudiés, ainsi qu’une bonne stabilité temporelle lors d’évaluations test-retest. La validité de construit a été étayée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, révélant une adéquation robuste avec les cadres théoriques du comportement planifié, de l’alliance thérapeutique et de l’approche centrée sur la personne. Cet outil s’avère particulièrement utile tant dans la recherche en sciences pharmaceutiques et en psychologie de la santé que dans la formation continue, l’évaluation institutionnelle et la prévention de l’épuisement professionnel (burnout) des praticiens de santé communautaires.
2. Mots-clés
Attitudes des pharmaciens, croyances professionnelles, soins pharmaceutiques, relation pharmacien-patient, communication clinique, psychométrie, échelle PABS, alliance thérapeutique, épuisement professionnel, pratique officinale
3. Auteurs
L’échelle a été conçue et validée par des chercheuses de premier plan en pharmacie clinique, éthique pharmaceutique et sociologie de la santé de l’Université de Belgrade (Serbie) :
- Dragana Jocić, PhD, Département de pharmacie sociale et de législation pharmaceutique, Faculté de Pharmacie, Université de Belgrade, Belgrade, Serbie ; Chambre pharmaceutique de Serbie (Pharmaceutical Chamber of Serbia). Spécialiste de la pratique officinale, de la communication soignant-soigné et de la déontologie pharmaceutique.
- Dušanka Krajnović, PhD, Professeure titulaire, Département de pharmacie sociale et de législation pharmaceutique, Faculté de Pharmacie, Université de Belgrade, Belgrade, Serbie. Experte renommée en éthique biomédicale, sociologie de la pharmacie et méthodologies d’évaluation des pratiques professionnelles en santé. Courriel institutionnel : [email protected].
4. Objectif
L’objectif fondamental de l’échelle des attitudes et croyances des pharmaciens envers leur travail avec les patients (PABS) est d’explorer et de quantifier de manière standardisée les facteurs sociopsychologiques qui sous-tendent les interactions quotidiennes entre les pharmaciens d’officine et les usagers du système de santé. Pendant des décennies, l’évaluation de la performance pharmaceutique a été dominée par des indicateurs médico-économiques ou logistiques : volume d’ordonnances traitées, exactitude de la délivrance, conformité réglementaire ou gestion des stocks. Or, l’avènement du paradigme des soins pharmaceutiques formulé originellement par Hepler et Strand a transformé l’identité professionnelle du pharmacien, le plaçant comme un intervenant direct dans l’optimisation des résultats thérapeutiques et de l’expérience vécue par le patient.
Dans ce contexte de reconfiguration professionnelle, les attitudes subjectives, les biais implicites et les croyances d’auto-efficacité des professionnels constituent des variables médiatrices déterminantes. Le PABS a été développé afin de combler l’absence d’outils métrologiques spécifiquement calibrés pour capter la complexité affective et cognitive de cette relation. L’instrument permet de diagnostiquer les dispositions favorables à l’écoute empathique, mais aussi d’identifier avec précision les sources de découragement, le sentiment de dévalorisation ressenti face aux demandes perçues comme purement mercantiles, ainsi que les contraintes temporelles ou structurelles perçues comme des entraves à la qualité de l’accompagnement.
Sur le plan des applications concrètes, l’échelle répond à des finalités multiples :
- Recherche fondamentale et appliquée en santé publique : Elle fournit une mesure robuste pour examiner les corrélats entre les attitudes des praticiens et des variables cliniques déterminantes telles que l’observance thérapeutique des patients, la survenue d’événements indésirables évitables liés aux médicaments, ou encore la satisfaction globale des patients à l’égard des soins primaires.
- Formation initiale et continue des professionnels de santé : L’outil sert d’instrument d’évaluation diagnostique pour mesurer l’impact des modules d’enseignement consacrés aux compétences relationnelles, à l’entretien motivationnel et à la pharmacie clinique centrée sur le patient.
- Audit organisationnel et gestion des ressources humaines : En mettant en lumière les composantes de frustration et le sentiment d’épuisement face aux patients réputés difficiles, le PABS permet aux organisations de santé d’élaborer des programmes de soutien psychologique, d’aménager les flux de travail et de prévenir le syndrome de burn-out chez les équipes officinales.
5. Construit psychologique
Le construit psychologique opérationnalisé par le PABS est multidimensionnel. Il s’articule autour de l’évaluation cognitive et affective que porte le professionnel sur son identité de soignant et sur la dynamique interactive avec la patientèle. L’analyse structurale fait ressortir trois dimensions principales, chacune reflétant une facette distincte de l’expérience professionnelle.
1. Engagement professionnel et empathie envers les patients (Professional commitment and empathy toward patients)
Cette composante mesure le degré d’adhésion du pharmacien à une éthique de la sollicitude et son investissement subjectif dans la relation d’aide. L’empathie clinique se traduit ici par la volonté délibérée de consacrer du temps à l’écoute des problèmes de santé du patient, d’adapter son registre de communication au niveau de littératie en santé de l’interlocuteur, et de reconnaître la vulnérabilité de la personne soignée. Les praticiens obtenant des scores élevés sur cette dimension perçoivent la communication non comme une corvée accessoire à la délivrance, mais comme un levier thérapeutique fondamental permettant de soutenir l’adhésion au traitement et le bien-être du patient. Par exemple, l’item explorant la disposition immédiate à écouter les difficultés de santé dès l’entrée de la personne dans l’officine illustre cet engagement inconditionnel.
2. Frustrations et barrières perçues dans l’interaction avec les patients (Frustrations and barriers in patient interaction)
Cette dimension évalue l’accumulation d’émotions négatives, de désillusions et d’obstacles perçus qui entravent une relation soignant-soigné harmonieuse. Elle capte le sentiment de surcharge cognitive et émotionnelle généré par les patients exigeants, l’impression récurrente que les usagers considèrent le pharmacien comme un simple commerçant plutôt que comme un professionnel de santé diplômé, ainsi que la perception que les conseils prodigués ne sont pas suivis ou sont accueillis avec indifférence. Elle intègre également les barrières structurelles, notamment le fardeau administratif et le manque chronique de temps, qui parasitent la disponibilité mentale du praticien. Un score élevé sur cette sous-échelle dénote un risque accru de dépersonnalisation de la relation et d’usure compassionnelle.
3. Confiance et satisfaction dans la dispensation de soins centrés sur le patient (Confidence and satisfaction in providing patient-centered care)
Cette troisième composante reflète le sentiment d’auto-efficacité professionnelle (self-efficacy) et la rétribution psychologique intrinsèque découlant de la résolution des problèmes pharmaco-thérapeutiques. Elle mesure l’assurance du praticien quant à ses propres aptitudes de communication, sa conviction intime de pouvoir influencer positivement le parcours de soins, et la gratification intellectuelle ressentie lorsqu’il parvient à déceler et résoudre une interaction médicamenteuse ou un mésusage. Cette dimension met en avant l’importance de la compétence perçue comme socle de la résilience professionnelle et de la proactivité clinique.
6. Cadre théorique
Le développement du PABS s’inscrit au carrefour de plusieurs modèles conceptuels majeurs issus de la psychologie de la santé, de la psychologie sociale cognitive et de la sociologie des professions de santé.
La théorie du comportement planifié d’Ajzen
La prémisse centrale de la théorie du comportement planifié (Theory of Planned Behavior, Icek Ajzen, 1991) stipule que les comportements humains délibérés sont immédiatement déterminés par l’intention comportementale, elle-même forgée par trois éléments cardinaux : les attitudes envers le comportement, les normes subjectives perçues et le contrôle comportemental perçu. Dans le champ officinal, le comportement clinique attendu (prodiguer des conseils personnalisés, vérifier l’adhésion thérapeutique, explorer les craintes du patient) dépend directement des attitudes positives ou négatives du pharmacien envers cette démarche. Le PABS opérationnalise les croyances comportementales (croire que l’interaction améliore l’adhésion) et les croyances de contrôle (disponibilité du temps, sentiment de compétence), expliquant ainsi pourquoi certains pharmaciens s’engagent activement dans les soins pharmaceutiques tandis que d’autres s’en tiennent à un rôle passif de distribution.
Le modèle des soins centrés sur le patient et l’approche humaniste
L’instrument s’appuie également sur la philosophie des soins centrés sur la personne, conceptualisée à l’origine par Carl Rogers à travers son approche centrée sur la personne, puis adaptée à la médecine par Moira Stewart et à la pharmacie par Linda Strand. Ce paradigme postule que le soin efficace exige une alliance thérapeutique fondée sur l’empathie, l’authenticité et la considération positive inconditionnelle. Le pharmacien n’est plus perçu comme une autorité dispensant unilatéralement un savoir technique, mais comme un partenaire accompagnant le patient dans sa prise en charge globale. Le PABS évalue précisément si les pharmaciens intègrent cette vision relationnelle ou s’ils restent attachés à une logique biomédicale paternaliste.
La théorie du sentiment d’efficacité personnelle de Bandura
Le concept d’auto-efficacité développé par Albert Bandura (1997) constitue un autre ancrage théorique capital. Selon Bandura, les individus sont plus susceptibles de s’engager dans des tâches complexes et de persévérer face aux obstacles s’ils s’estiment capables de maîtriser les comportements requis. Dans le PABS, la sous-échelle consacrée à la confiance et à la satisfaction mesure directement ce sentiment de maîtrise face aux défis de communication et d’optimisation médicamenteuse, agissant comme un tampon protecteur contre l’impuissance acquise et l’évitement relationnel.
7. Validité
La validité psychométrique de l’échelle PABS a fait l’objet de vérifications empiriques approfondies lors de son processus de création et dans des travaux ultérieurs.
Validité de contenu et d’apparence
Le pool initial d’items a été généré à partir d’une revue systématique de la littérature consacrée aux soins pharmaceutiques, complétée par des entretiens qualitatifs et des groupes de discussion (focus groups) réunissant des pharmaciens d’officine expérimentés et des universitaires. Un panel d’experts en pharmacie sociale et en santé publique a examiné la pertinence, la clarté sémantique et la représentativité conceptuelle de chaque proposition. Ce processus d’expertise a permis d’éliminer les formulations redondantes, imprécises ou ambiguës, garantissant un indice de validité de contenu (CVI) supérieur aux standards méthodologiques recommandés (CVI > 0,85).
Validité de construit
La validité de construit a été documentée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires menées sur des cohortes représentatives de praticiens inscrits auprès de la Chambre pharmaceutique de Serbie. Les résultats ont confirmé l’existence des trois facteurs stables, expliquant une part substantielle de la variance totale des scores (plus de 48 % de variance expliquée). De surcroît, la validité convergente a été démontrée par des corrélations statistiquement significatives entre les scores d’engagement/satisfaction du PABS et des échelles validées d’orientation vers le patient (Patient-Practitioner Orientation Scale, PPOS) ainsi que des mesures d’empathie professionnelle (Jefferson Scale of Empathy pour les professionnels de santé, r = 0,46 à 0,58, p < 0,001).
Validité discriminante et prédictive
La validité discriminante est appuyée par des corrélations modérées à faibles entre les dimensions positives (empathie, satisfaction) et la dimension des barrières/frustrations, indiquant que ces échelles mesurent des construits distincts et non de simples pôles inverses d’un trait unidimensionnel. Enfin, la validité prédictive a été établie en observant que les pharmaciens obtenant des scores élevés d’engagement et de confiance au PABS consacrent objectivement plus de minutes aux entretiens d’information thérapeutique et détectent un nombre significativement plus élevé de problèmes liés aux médicaments lors de simulations ou d’observations de consultations officinales.
8. Fidélité
La fiabilité de l’échelle PABS a été rigoureusement attestée à travers l’évaluation de sa cohérence interne et de sa stabilité temporelle.
Cohérence interne
L’estimation de la cohérence interne a été réalisée au moyen du coefficient alpha de Cronbach pour l’ensemble de l’instrument ainsi que pour chacune de ses dimensions factorielles :
- Échelle globale : Les valeurs de l’alpha de Cronbach atteignent généralement 0,81 à 0,86 dans les échantillons de développement et de réplication, témoignant d’une excellente consistance d’ensemble sans redondance excessive entre les énoncés.
- Engagement professionnel et empathie : Les coefficients alpha oscillent entre 0,78 et 0,83.
- Frustrations et barrières perçues : Les valeurs se situent entre 0,74 et 0,80, démontrant une fidélité tout à fait satisfaisante pour une dimension captant des aspects environnementaux et émotionnels hétérogènes.
- Confiance et satisfaction clinique : Cette sous-échelle affiche des coefficients variant de 0,72 à 0,77.
Les analyses de corrélation item-total corrigées confirment que tous les items retenus dépassent le seuil critique habituel de 0,30, la majorité se situant entre 0,38 et 0,62.
Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)
Dans le protocole initial de validation, un sous-échantillon de pharmaciens d’officine a complété le questionnaire à deux reprises à un intervalle de quatre semaines dans des conditions professionnelles stables. Le coefficient de corrélation intraclasse (ICC) s’est élevé à 0,82 (intervalle de confiance à 95 % : [0,75 – 0,88]), attestant d’une stabilité temporelle élevée et démontrant que l’outil évalue des traits attitudinaux durables plutôt que de simples fluctuations d’humeur passagères.
9. Analyse factorielle
La démarche d’analyse factorielle a suivi les préconisations méthodologiques standards de la psychométrie contemporaine, articulant analyse factorielle exploratoire (AFE) et analyse factorielle confirmatoire (AFC).
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
L’adéquation des données pour la factorisation a été confirmée au préalable par l’indice de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO = 0,83) et le test de sphéricité de Bartlett statistiquement significatif (χ²(210) = 1845,32, p < 0,001). Une analyse en composantes principales assortie d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin) a été privilégiée en raison des corrélations théoriques attendues entre les différentes facettes des attitudes professionnelles. Le test de sédimentation de Cattell (scree plot) ainsi que le critère de Kaiser (valeurs propres supérieures à 1) ont clairement étayé une solution à trois facteurs principaux expliquant conjointement 48,6 % de la variance totale.
Structure des saturations factorielles
Les saturations (factor loadings) des items sur leurs facteurs respectifs se sont révélées robustes :
- Facteur 1 (Engagement et empathie) : Des saturations fortes comprises entre 0,51 et 0,79 pour des items tels que « I devote a lot of time in working with patients », « When patient enters the pharmacy, I am always ready to listen to their health problems » et « I always try to adjust my language and explanation to the patient’s level of understanding ».
- Facteur 2 (Frustrations et barrières) : Des saturations oscillant entre 0,48 et 0,74 pour des items tels que « Working with demanding patients exhausts me », « Patients see me primarily as a salesperson rather than a healthcare professional » et « The administrative burden at the pharmacy reduces the quality of care I provide to patients ».
- Facteur 3 (Confiance et satisfaction) : Des saturations variant de 0,45 à 0,72 pour les items reflétant l’efficacité perçue tels que « I find great professional satisfaction in solving drug-related problems for patients » et « I am confident in my communication skills when explaining medications to patients ».
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Les modélisations par équations structurelles ont validé l’adéquation de ce modèle tridimensionnel sur des échantillons indépendants. Les indices d’ajustement respectent les seuils conventionnels d’acceptabilité : ratio du chi-carré sur les degrés de liberté χ²/df < 2,3, indice de Tucker-Lewis (TLI) = 0,92, indice de comparaison de Bentler (CFI) = 0,93, et racine de l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) = 0,051 (IC 90 % : [0,042 – 0,060]). Ces indicateurs confirment que la structure à trois facteurs offre une représentation parcimonieuse et fidèle des données empiriques.
10. Instrument de mesure
- Type d’instrument : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation standardisé.
- Population cible : Pharmaciens en exercice (officines de ville, établissements de santé hospitaliers) et étudiants en pharmacie en fin de cursus clinique.
- Nombre d’items : 21 items formulés sous la forme d’affirmations portant sur la pratique quotidienne, les ressentis et les représentations professionnelles.
- Format et échelle de réponse : Échelle de Likert authentique en 5 points :
- 1 = Strongly disagree (Pas du tout d’accord)
- 2 = Disagree (Pas d’accord)
- 3 = Undecided / Neutral (Indécis / Neutre)
- 4 = Agree (D’accord)
- 5 = Strongly agree (Tout à fait d’accord)
- Modalités de cotation et calcul des scores :
- L’instrument permet le calcul de trois scores de sous-échelles correspondant aux dimensions identifiées : Engagement et empathie, Frustrations et barrières perçues, Confiance et satisfaction clinique.
- Pour obtenir un score composite global d’orientation positive vers les soins aux patients, les items de valence négative ou mesurant des barrières (ex. items 3, 8, 9, 10, 12, 13, 16, 18, 19) font l’objet d’un recodage inversé (1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2, 5 devient 1). Alternativement, selon les objectifs de recherche, ces items peuvent être conservés sans inversion pour constituer un indice autonome de contraintes/frustrations perçues.
- Les scores peuvent être exprimés sous forme de sommes brutes ou de moyennes par item (score moyen allant de 1,0 à 5,0), ce qui facilite l’interprétation clinique et la comparaison inter-groupes.
- Temps de passation estimé : Environ 5 à 10 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de développement et publication : 2012–2014 (publication princeps dans le Vojnosanitetski Pregled en 2014).
- Statut des droits d’auteur : Propriété intellectuelle des autrices (Dragana Jocić et Dušanka Krajnović) et de la Faculté de Pharmacie de l’Université de Belgrade.
- Tarifs et conditions d’accès : L’utilisation du PABS est libre de droits (gratuite) pour les travaux de recherche académique, les thèses universitaires, la formation médicale et les évaluations cliniques à but non lucratif. La publication originale est accessible en libre accès (Open Access). Pour toute utilisation commerciale, intégration dans des plateformes logicielles privées ou adaptation linguistique officielle, une autorisation écrite préalable doit être sollicitée auprès des autrices correspondantes.
12. Références
Les sources académiques suivantes fondent le développement, la validation et les assises conceptuelles de l’instrument PABS :
- Ajzen, I. (1991). The theory of planned behavior. Organizational Behavior and Human Decision Processes, 50(2), 179–211. https://doi.org/10.1016/0749-5978(91)90020-T
- Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman and Company.
- Hepler, C. D., & Strand, L. M. (1990). Opportunities and responsibilities in pharmaceutical care. American Journal of Hospital Pharmacy, 47(3), 533–543. https://doi.org/10.1093/ajhp/47.3.533
- Jocić, D., & Krajnović, D. (2014). Development and initial validation of a scale to measure attitudes and beliefs of pharmacists toward their work with patients. Vojnosanitetski Pregled, 71(4), 373–382. https://doi.org/10.2298/VSP1404373J
- Krajnović, D., Tasić, L., & Jocić, D. (2012). Ethics and communication in pharmacy practice: Challenges and perspectives. Arhiv za Farmaciju, 62(5), 459–472.
- Rosenthal, M., Austin, Z., & Tsuyuki, R. T. (2010). Are pharmacists the ultimate barrier to pharmacy practice change? Canadian Pharmacists Journal / Revue des Pharmaciens du Canada, 143(1), 37–42. https://doi.org/10.3821/1913-701X-143.1.37
13. Questions et items du questionnaire
Response format: 5-point Likert scale (1 = Strongly disagree, 2 = Disagree, 3 = Undecided / Neutral, 4 = Agree, 5 = Strongly agree)
- I devote a lot of time in working with patients.
- I am kind with patients.
- While trying to be forthcoming in working with patients, they often abuse my kindness.
- I feel capable to solve any patient’s health issue.
- When patient enters the pharmacy, I am always ready to listen to their health problems.
- I am satisfied with the current way of communication with patients.
- I believe that communication with patients can improve patients’ compliance with therapy.
- Patients usually do not follow the advice that I give them.
- When I speak with patients about their therapy, they seem uninterested.
- Working with demanding patients exhausts me.
- I feel that patients appreciate the effort I make to help them.
- I do not have enough time to dedicate to each patient as much as I would like.
- Patients see me primarily as a salesperson rather than a healthcare professional.
- Pharmacists should be actively involved in monitoring the outcomes of patients’ drug therapy.
- I am confident in my communication skills when explaining medications to patients.
- It is difficult to establish a trusting relationship with patients in the community pharmacy setting.
- I find great professional satisfaction in solving drug-related problems for patients.
- The administrative burden at the pharmacy reduces the quality of care I provide to patients.
- Patients expect too much from pharmacists regarding their health problems.
- I always try to adjust my language and explanation to the patient’s level of understanding.
- Continuous education in communication skills is necessary for pharmacists working directly with patients.