Attitudes envers soi-même

L’échelle des attitudes envers soi-même (Attitudes Toward Self – ATS), développée par Carver et al., mesure trois composantes d’autorégulation liées à la vulnérabilité dépressive : les standards élevés, l’autocritique et la généralisation de l’échec. Analyse psychométrique complète en français.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 8, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 8, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

L’échelle des attitudes envers soi-même (Attitudes Toward Self, ATS), élaborée à l’origine par Charles S. Carver et ses collaborateurs en 1988, est un instrument d’évaluation psychométrique conçu pour mesurer trois vulnérabilités autorégulatrices spécifiques au développement et au maintien des troubles dépressifs. Fondée sur la théorie du contrôle cybernétique de l’autorégulation comportementale (théorie de l’autorégulation de Carver et Scheier), l’échelle postule que les difficultés d’ajustement émotionnel résultent de dysfonctionnements dans la boucle de rétroaction comparative entre le soi actuel et les standards idéaux. L’instrument comprend dix items brefs répartis en trois sous-échelles distinctes : les standards élevés (High Standards), l’autocritique (Self-Criticism) et la généralisation de l’échec (Generalization). Les répondants expriment leur degré d’accord à l’aide d’une échelle de type Likert en 5 points allant de 1 (« I agree a lot ») à 5 (« I DISagree a lot »).

Sur le plan psychométrique, l’ATS a fait l’objet de nombreuses validations empiriques dans le domaine de la psychopathologie cognitive et de la psychologie de la personnalité. Bien que les trois dimensions mesurent des facettes de l’autorégulation rigide, les recherches longitudinales et transversales démontrent de manière constante que seule la sous-échelle de « Généralisation » constitue un prédicteur indépendant et robuste des symptômes dépressifs, notamment en interaction avec les événements de vie négatifs. La consistance interne (coefficient alpha de Cronbach) s’établit généralement entre 0,68 et 0,85 selon les sous-échelles et les échantillons cliniques ou universitaires étudiés. Sa brièveté remarquable, sa clarté conceptuelle et son pouvoir prédictif en font un outil privilégié dans les protocoles de recherche évaluant la vulnérabilité cognitive à la dépression unipolaire et aux oscillations affectives du trouble bipolaire.

2. Mots-clés

Attitudes Toward Self, ATS, autorégulation, vulnérabilité cognitive, dépression, généralisation de l’échec, autocritique, standards élevés, psychométrie, évaluation psychologique, théorie cybernétique, trouble bipolaire.

3. Auteurs

L’échelle des attitudes envers soi-même a été principalement développée par une équipe de chercheurs de premier plan en psychologie clinique et sociale de la santé :

  • Charles S. Carver, Ph.D. (1947–2019) : Professeur émérite de psychologie au département de psychologie de l’Université de Miami (Coral Gables, Floride, États-Unis). Pionnier de l’étude de l’optimisme dispositionnel, de l’autorégulation et des processus de coping.
  • Lawrence La Voie, Ph.D. : Chercheur en psychologie sociale et différentielle, affilié aux programmes de recherche de l’Université de Miami au moment des travaux fondateurs.
  • Julius Kuhl, Ph.D. : Professeur de psychologie à l’Université d’Osnabrück (Allemagne), théoricien de la régulation de l’action et des mécanismes de contrôle volitionnel.
  • Robert J. Ganellen, Ph.D. : Psychologue clinicien et neuropsychologue, professeur agrégé de clinique à la Feinberg School of Medicine de la Northwestern University (Chicago, États-Unis).
  • Sheri L. Johnson, Ph.D. (collaboratrice clé sur les extensions cliniques) : Professeure de psychologie clinique à l’Université de Californie à Berkeley, spécialiste mondiale de la manie et des modèles cognitifs et motivationnels du trouble bipolaire.

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’échelle des attitudes envers soi-même (ATS) est d’isoler, d’opérationnaliser et de quantifier les processus cognitifs dysfonctionnels qui sous-tendent la sensibilité aux affects dépressifs face aux aléas de l’existence. Alors que les modèles cognitifs traditionnels de la dépression, tels que la triade cognitive de Aaron T. Beck ou la théorie du désespoir de Seligman et Abramson, ont souvent appréhendé la cognition négative comme un ensemble uniforme de distorsions schématiques, l’approche de Carver s’attache à décomposer l’architecture autorégulatrice en modules fonctionnels distincts.

L’ATS répond à une interrogation clinique centrale : pourquoi certains individus, confrontés à un obstacle ponctuel ou à un revers mineur dans un domaine précis (par exemple, un examen manqué ou une critique professionnelle), s’effondrent-ils psychologiquement et remettent-ils en cause leur valeur globale en tant qu’êtres humains, tandis que d’autres maintiennent un sentiment de sécurité personnelle inaltéré ? Pour répondre à cette question, l’instrument mesure trois attitudes intrapersonnelles distinctes : l’adoption d’exigences exceptionnellement strictes envers sa propre conduite, la propension à l’autocritique destructive en cas de non-atteinte de ces standards, et la généralisation catastrophiste d’une défaillance spécifique à l’ensemble du soi.

En pratique clinique et en psychopathologie expérimentale, l’ATS remplit plusieurs fonctions majeures :

  • Évaluation du risque de vulnérabilité prospective : L’ATS permet d’identifier les profils à risque avant même l’apparition clinique des symptômes dépressifs. Comme démontré dans les études prospectives de Carver (1998), la sous-échelle de généralisation prédit l’augmentation des scores dépressifs lorsque le sujet traverse des périodes de stress aigu ou chronique.
  • Diagnostic différentiel dans les troubles de l’humeur : Les recherches menées par Eisner, Johnson et Carver (2008) ainsi que Carver et Johnson (2009) ont révélé que l’ATS offre une sensibilité différentielle remarquable dans le spectre bipolaire. Alors que la généralisation est étroitement corrélée à la dépression unipolaire et bipolaire, elle est totalement déconnectée des tendances maniaques. À l’inverse, l’adhésion à des standards élevés interagit avec les systèmes de régulation de l’activation (système d’approche comportementale, BAS) caractéristiques de la phase maniaque.
  • Planification et suivi des psychothérapies cognitivo-comportementales : Dans le cadre d’une prise en charge en thérapie cognitivo-comportementale (TCC), l’ATS sert d’indicateur ciblé pour le travail de restructuration cognitive. Elle aide le thérapeute à déterminer si les interventions doivent cibler le perfectionnisme (standards élevés), l’autoblocage affectif (autocritique) ou la décatastrophisation de l’identité personnelle (généralisation).

5. Construit psychologique

L’échelle ATS repose sur la conceptualisation de trois construits psychologiques interdépendants mais distincts de l’autorégulation du soi :

Standards élevés (High Standards)

Ce construit renvoie à la tendance dispositionnelle à exiger de soi-même des niveaux de performance exceptionnels, supérieurs à ceux de la majorité des pairs. Cette dimension est étroitement reliée au versant motivationnel du perfectionnisme orienté vers soi (self-oriented perfectionism). L’individu s’impose des exigences élevées dans diverses sphères de vie (académique, professionnelle, interpersonnelle). Contrairement aux hypothèses intuitives courantes, les données empiriques montrent que l’élévation des standards n’est pas, en elle-même, un facteur pathogène direct. Elle peut s’associer à une forte motivation à réussir et à un sentiment d’efficacité personnelle lorsqu’elle n’est pas couplée à une autocritique punitive.

Autocritique (Self-Criticism)

La composante d’autocritique mesure l’intensité de la réponse émotionnelle et cognitive aversive qu’un individu dirige contre lui-même lorsqu’il échoue à atteindre les critères de réussite fixés. Elle se manifeste par de la colère dirigée vers l’intérieur, du mécontentement chronique et un sentiment d’irritation sévère face à la moindre sous-performance. Bien que l’autocritique génère une détresse psychologique immédiate, elle demeure souvent circonscrite au comportement ou à la tâche concernée, sans nécessairement attaquer les fondements structurels de l’estime de soi globale.

Généralisation (Generalization)

La généralisation constitue le pivot psychopathologique central du modèle de Carver. Elle reflète une tendance cognitive pernicieuse à extrapoler un échec localisé ou une imperfection ponctuelle à l’ensemble du sentiment de valeur personnelle. L’individu qui présente un niveau élevé de généralisation interprète une note médiocre, un refus relationnel ou un oubli quotidien non pas comme une limitation conjoncturelle, mais comme la preuve irréfutable de son incompétence existentielle globale (« Si j’échoue ici, je ne vaux rien et je ne réussirai jamais rien »). Ce processus correspond à ce que la littérature appelle la « surgénéralisation évaluative ». C’est cette dimension précise qui conditionne la vulnérabilité cognitive durable aux épisodes dépressifs majeurs.

6. Cadre théorique

L’échelle des attitudes envers soi-même est ancrée dans le modèle cybernétique d’autorégulation développé par Charles S. Carver et Michael F. Scheier (1981, 1998). Selon cette perspective théorique, le comportement humain est structuré autour de boucles de rétroaction négative (ou boucles réductrices d’écart, discrepancy-reducing feedback loops). Ces systèmes comparent en permanence l’état actuel de la personne (perception de la performance en cours) à une valeur de référence ou un but standard (le standard interne désiré).

Dans un système autorégulateur sain, le constat d’un écart défavorable engendre un ajustement pragmatique : l’individu intensifie ses efforts, révise sa stratégie, ou, si l’objectif se révèle intrinsèquement inaccessible, procède à un désengagement adaptatif en réajustant ses attentes. Toutefois, dans les modèles de vulnérabilité cognitive à la dépression, ce cycle cybernétique est gravement perturbé :

La hiérarchie des buts et la menace sur le soi supérieur

Carver et Scheier postulent que les buts sont organisés de façon hiérarchique, depuis les programmes moteurs élémentaires au bas de la pyramide jusqu’aux « concepts du soi idéal » (System Concepts, tels que « être une personne digne d’amour », « être compétent ») à son sommet. La généralisation pathologique représente un court-circuit cognitif dans cette hiérarchie : l’échec au niveau intermédiaire d’une action opérationnelle est instantanément recodé comme un effondrement du standard d’ordre supérieur du système de soi. L’évaluation de l’échec ne porte plus sur l’acte (« J’ai raté ce devoir »), mais sur la totalité de l’identité (« Je suis un raté »).

L’analogie avec la théorie des écarts du soi d’E. Tory Higgins

L’ATS s’articule également de manière étroite avec la théorie des écarts du soi (Self-Discrepancy Theory) d’E. Tory Higgins (1987). Higgins distingue le soi réel (actual self), le soi idéal (ideal self) et le soi impératif (ought self). Dans l’ATS, la sous-échelle « Standards élevés » capture la rigueur du soi idéal/impératif, tandis que la « Généralisation » matérialise l’impossibilité cognitive de dissocier un écart ponctuel d’une faillite totale du soi réel face aux injonctions du soi idéal, provoquant des affects spécifiques d’abattement, de honte et de désespoir.

7. Validité

L’accumulation de données empiriques depuis 1988 atteste de la solidité métrologique de l’ATS à travers diverses formes de validité :

Validité de construit et validité factorielle

Les analyses factorielles confirmatoires menées par Carver et al. (1988) et répliquées par Hayes, Harris et Carver (2004) soutiennent sans ambiguïté une structure à trois facteurs covariants plutôt qu’un facteur de détresse générale unidimensionnel. Les corrélations modérées observées entre les trois sous-échelles démontrent qu’elles capturent des facettes différenciées d’un même domaine de régulation sans redondance sémantique excessive.

Validité convergente

La validité convergente de l’ATS a été établie par des corrélations substantielles avec plusieurs échelles de référence :

  • L’échelle des attitudes dysfonctionnelles (Dysfunctional Attitude Scale, DAS) de Weissman et Beck : la dimension de généralisation de l’ATS corrèle positivement et fortement (r = 0,55 à 0,68) avec les sous-échelles de dépendance évaluative et de perfectionnisme vulnérable de la DAS.
  • L’inventaire de dépression de Beck (Beck Depression Inventory, BDI) : la sous-échelle de généralisation présente systématiquement des corrélations de r = 0,40 à 0,58 avec le niveau de sévérité dépressive.
  • L’instabilité de l’estime de soi : Hayes et al. (2004) ont montré que la généralisation est l’un des prédicteurs les plus constants des fluctuations quotidiennes de l’estime de soi (labilité de l’estime de soi).

Validité discriminante

L’un des apports majeurs de l’ATS réside dans sa capacité de discrimination au sein même de son architecture interne :

  • Dans l’étude princeps de Carver et al. (1988), après contrôle statistique des intercorrélations, seule la sous-échelle de généralisation présentait un lien unique, direct et significatif avec la dépression. Les standards élevés et l’autocritique perdaient leur pouvoir explicatif résiduel lorsqu’ils n’étaient pas associés à la généralisation.
  • En psychopathologie du trouble bipolaire, Eisner, Johnson et Carver (2008) ont administré l’ATS à des populations à risque bipolaire. Ils ont constaté que la généralisation ne présentait aucun lien avec les antécédents ou les symptômes maniaques, confirmant une divergence étiologique majeure : la vulnérabilité dépressive procède de la généralisation de l’échec, alors que la vulnérabilité maniaque procède d’une réactivité excessive aux signaux de récompense et d’une surévaluation des buts sans surgénéralisation catastrophiste de l’échec.

Validité prédictive (prospective)

Dans une étude longitudinale menée sur des étudiants confrontés à des événements de vie stressants, Carver (1998) a démontré que la sous-échelle de généralisation prédisait de manière prospective l’émergence de nouveaux symptômes dépressifs plusieurs mois plus tard, précisément dans un modèle d’interaction diathèse-stress. Chez les individus à faible généralisation, la survenue d’événements indésirables ne provoquait qu’une élévation minime de la détresse ; chez les individus à forte généralisation, l’impact des mêmes événements déclenchait une décompensation dépressive significative.

8. Fidélité

La fidélité psychométrique de l’ATS a été documentée sur le plan de la consistance interne et de la stabilité temporelle :

Consistance interne

Dans l’échantillon princeps de validation (Carver et al., 1988, N = 407), les coefficients alpha de Cronbach obtenus pour chaque sous-échelle étaient les suivants :

  • Standards élevés (3 items) : α = 0,73 à 0,79
  • Autocritique (3 items) : α = 0,69 à 0,74
  • Généralisation (4 items) : α = 0,78 à 0,83

Ces coefficients sont remarquablement satisfaisants au vu de la grande brièveté de chaque sous-échelle (3 à 4 items chacune). Les analyses d’homogénéité montrent des corrélations item-total corrigées situées entre 0,42 et 0,68, témoignant d’une bonne représentativité de chaque énoncé vis-à-vis du construit ciblé.

Stabilité temporelle (test-retest)

Les études longitudinales mesurant la stabilité de l’ATS sur des intervalles de 4 à 8 semaines chez des adultes jeunes et des populations cliniques stables rapportent des coefficients de fidélité test-retest (r de Pearson) compris entre 0,70 et 0,79 pour la sous-échelle de généralisation, confirmant qu’il s’agit d’une vulnérabilité cognitive de type trait (dispositionnelle) plutôt que d’un simple épiphénomène dépendant de l’état émotionnel transitoire.

9. Analyse factorielle

L’analyse structurale initiale de l’ATS a été effectuée à l’aide d’analyses factorielles exploratoires (AFE) avec rotation oblique (Promax ou Oblimin), partant du postulat théorique que les attitudes envers le soi partagent des sources de variance communes.

Structure tridimensionnelle

L’examen des valeurs propres (critère de Kaiser supérieur à 1) et du diagramme d’éboulis de Cattell a mis en évidence trois facteurs principaux expliquant ensemble plus de 62 % de la variance totale des scores :

  • Facteur 1 : Généralisation (Items 2, 5 inversé, 8, 10). Ce facteur sature fortement sur les items décrivant la remise en question globale des capacités suite à un dysfonctionnement unitaire. Les saturations factorielles de ces items s’échelonnent de 0,61 à 0,84. L’item 5 (« I hardly ever let unhappiness over one bad time influence my feelings about other parts of my life ») présente une saturation négative sur ce facteur avant inversion du codage.
  • Facteur 2 : Standards élevés (Items 1, 4, 7). Les trois items décrivant la comparaison ascendante des exigences personnelles avec les pairs saturent nettement sur ce facteur, avec des poids compris entre 0,72 et 0,81, sans saturation croisée notable sur les autres dimensions.
  • Facteur 3 : Autocritique (Items 3, 6, 9). Ce facteur regroupe les réactions de colère et de mécontentement face au résultat insatisfaisant, avec des saturations variant de 0,65 à 0,79.

Modélisation confirmatoire (AFC)

Les modélisations en équations structurelles ultérieures ont comparé un modèle unidimensionnel à un modèle trifactoriel oblique. Les indices d’ajustement soutiennent massivement la structure à trois facteurs corrélés (CFI > 0,95 ; TLI > 0,93 ; RMSEA < 0,06 ; SRMR < 0,05), confirmant l’indépendance conceptuelle des trois sous-construits tout en autorisant une covariance modérée entre l’autocritique et la généralisation (r ≈ 0,45 à 0,55).

10. Instrument de mesure

L’instrument se présente sous la forme d’un auto-questionnaire concis et facile à administrer, utilisable en format papier-crayon ou informatique.

  • Nom officiel : Attitudes Toward Self (ATS)
  • Nature de l’évaluation : Auto-évaluation psychologique standardisée
  • Nombre total d’items : 10 énoncés
  • Format de réponse : Échelle ordinale en 5 points avec ancrage textuel explicite :
    • 1 = I agree a lot
    • 2 = I agree a little
    • 3 = I’m in the middle–I neither agree nor disagree
    • 4 = I DISagree a little
    • 5 = I DISagree a lot
  • Temps moyen de passation : Environ 2 à 3 minutes
  • Sous-échelles et attribution des items :
    • Standards élevés (High Standards) : Items 1, 4, 7 (3 items)
    • Autocritique (Self-Criticism) : Items 3, 6, 9 (3 items)
    • Généralisation (Generalization) : Items 2, 5, 8, 10 (4 items)
  • Modalités de cotation et inversion :
    • Tous les items doivent être inversés pour le calcul des scores, à l’exception de l’item 5 (Reverse-code all items except 5).
    • Après inversion des items concernés (où 1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2, et 5 devient 1), des scores plus élevés reflètent des niveaux plus marqués de standards élevés, d’autocritique et de généralisation.
    • Le score de chaque sous-échelle s’obtient par la somme ou par la moyenne des items constitutifs. Aucun score total global composite n’est recommandé, car les sous-échelles ont des implications prédictives divergentes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

L’échelle des attitudes envers soi-même a été initialement publiée en 1988 par le Dr Charles S. Carver et son équipe dans le Journal of Social and Clinical Psychology.

  • Statut des droits d’auteur et accessibilité : Le Dr Carver a mis cette échelle, ainsi que l’ensemble de ses questionnaires psychométriques (comme le COPE, le LOT-R et le BIS/BAS), à la disposition libre de la communauté scientifique internationale pour une utilisation non commerciale à des fins d’enseignement et de recherche.
  • Tarifs : L’accès est gratuit. Aucun paiement de redevance ni coût d’acquisition de licence n’est exigé des chercheurs académiques ou des praticiens cliniciens utilisant l’instrument pour la recherche ou la prise en charge thérapeutique sans but lucratif.
  • Conditions d’utilisation : Les auteurs demandent simplement de citer correctement l’article princeps de 1988 (Carver et al., 1988) dans toute publication scientifique faisant usage des données recueillies à l’aide de l’ATS.

12. Références

Les publications fondamentales et appliquées suivantes soutiennent le cadre conceptuel et les qualités métrologiques de l’échelle :

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Instructions: Respond to each of the following statements by marking a number on your answer sheet. Do not leave any items blank. Please be as honest as you can throughout, and try not to let your answer to one item influence your answers to other items. There are no correct or incorrect answers. You are simply to express your own personal feelings. For each statement, indicate how much you agree or disagree with it, by choosing one of the following responses:

Response Scale:
1 = I agree a lot
2 = I agree a little
3 = I’m in the middle–I neither agree nor disagree
4 = I DISagree a little
5 = I DISagree a lot

  1. When even one thing goes wrong I begin to wonder if I can do well at anything at all.
  2. I get angry with myself if my efforts don’t lead to the results I wanted.
  3. When it comes to setting standards for my behavior, I aim higher than most people.
  4. I hardly ever let unhappiness over one bad time influence my feelings abut other parts of my life.
  5. When I don’t do as well as I hoped to, I often get upset with myself.
  6. I set higher goals for myself than other people seem to.
  7. If I notice one fault of mine, it makes me think about my other faults.
  8. I get unhappy with anything less than what I expected of myself.
  9. A single failure can change me from feeling OK to seeing only the bad in myself.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 8). Attitudes envers soi-même. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/attitudes-envers-soi-meme-ats/
Looti, Mohammed. “Attitudes envers soi-même.” Base de données de psychologie en français, 8 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/attitudes-envers-soi-meme-ats/.
Looti, Mohammed. “Attitudes envers soi-même.” Base de données de psychologie en français. octobre 8, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/attitudes-envers-soi-meme-ats/.