Attitudes envers les Noirs (ATB)

L’échelle des Attitudes envers les Noirs (Attitudes Toward Blacks – ATB), conçue par John C. Brigham en 1993, est un instrument psychométrique de 20 items évaluant les attitudes raciales explicites, la distance sociale et le ressentiment sociopolitique. Découvrez son analyse complète, ses propriétés et ses items.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’échelle des Attitudes envers les Noirs (Attitudes Toward Blacks, ATB), élaborée par le psychologue social John C. Brigham en 1993, constitue un instrument psychométrique de référence destiné à évaluer les attitudes raciales explicites et les composantes évaluatives du préjugé des individus blancs à l’égard de la population noire américaine. Conçue dans un contexte d’évolution des normes sociétales où l’expression des stéréotypes raciaux directs devenait socialement réprouvée, l’ATB capture à la fois des formes traditionnelles de préjugés (distance sociale, stéréotypes d’infériorité) et des manifestations contemporaines (ressentiment envers les politiques d’action positive, contestation des revendications pour les droits civiques).

L’instrument se compose de 20 items auto-rapportés, évalués sur une échelle de type Likert allant de « strongly disagree » (fortement en désaccord) à « strongly agree » (fortement d’accord). Sur le plan structurel, bien que l’instrument puisse être utilisé sous la forme d’un score unidimensionnel global reflétant le niveau global de préjugé racial, les analyses dimensionnelles mettent en évidence quatre domaines thématiques distincts : la distance sociale (acceptation de contacts interpersonnels intimes ou quotidiens), les réactions affectives (réponses émotionnelles face aux remarques ou blagues racistes), les politiques publiques et gouvernementales (soutien ou opposition aux lois favorisant l’intégration raciale et la justice sociale) et l’inquiétude relative à la discrimination inversée (peur de voir les majorités désavantagées au profit des minorités).

Sur le plan métrologique, l’échelle présente une excellente consistance interne, illustrée par un coefficient alpha de Cronbach d’environ 0,82 à 0,88 selon les échantillons universitaires et communautaires étudiés. Sa validité de construit, sa validité convergente avec d’autres échelles de racisme moderne ou symbolique, ainsi que sa valeur prédictive dans des paradigmes de décision juridique et comportementale ont été largement démontrées dans la littérature empirique.

2. Mots-clés / Keywords

Attitudes envers les Noirs, préjugés raciaux, racisme moderne, distance sociale, relations intergroupes, discrimination inversée, psychométrie, John C. Brigham, stéréotypes raciaux, intégration raciale, attitudes explicites, évaluation psychologique.

3. Auteurs / Authors

L’échelle ATB a été conçue et validée par :

  • John C. Brigham, Ph.D. (1942–2014) : Professeur émérite de psychologie à la Florida State University (Tallahassee, Floride, États-Unis). Chercheur éminent dans les domaines de la psychologie sociale, de la psychologie légale et des relations intergroupes, il a particulièrement marqué la discipline par ses travaux pionniers sur l’effet de trans-catégorisation raciale dans l’identification oculaire (cross-race effect) et sur la modélisation des attitudes raciales explicites et implicites.
  • Contributions méthodologiques ultérieures : Plusieurs chercheurs ont contribué à la réplication et à la validation étendue de l’instrument sur diverses cohortes, notamment Nicholas M. Wisdom (2010, Oklahoma State University) dans le cadre de recherches sur l’interaction entre préjugés raciaux et stéréotypes liés à l’âge et au statut socio-économique.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle des Attitudes Toward Blacks est de fournir une mesure psychométrique standardisée, valide et nuancée du continuum d’attitudes raciales manifestées par des individus blancs vis-à-vis des personnes noires. Depuis le mouvement américain des droits civiques des années 1960, la psychologie sociale a documenté une mutation substantielle de la nature des préjugés raciaux : le racisme institutionnalisé et explicite de type « Jim Crow » — caractérisé par la croyance en l’infériorité biologique absolue et le soutien sans équivoque à la ségrégation légale — a progressivement reflué dans les déclarations publiques, laissant place à des formes plus insidieuses, souvent qualifiées de racisme symbolique, moderne ou aversif.

Dans cette perspective, Brigham (1993) a identifié la nécessité de disposer d’un instrument capable de mesurer non seulement les reliquats des stéréotypes biologiques et de l’aversion à l’intimité interpersonnelle, mais également le mécontentement contemporain suscité par l’intégration spatiale, professionnelle et politique. L’ATB a ainsi été construite pour combler l’écart existant entre des échelles historiques devenues obsolètes (où les taux d’adhésion aux items extrêmes approchaient le niveau du plancher) et des échelles purement politiques (telles que la Modern Racism Scale de McConahay), en combinant l’évaluation des contacts de la vie quotidienne avec les prises de position sociopolitiques.

Les applications de l’ATB se déploient principalement dans deux contextes majeurs :

  • Recherche fondamentale en psychologie sociale et cognitive : L’ATB sert de variable indépendante, modératrice ou dépendante dans l’étude des processus de cognition sociale, du traitement automatique de l’information catégorielle, des réponses physiologiques (conductance cutanée, potentiels évoqués, micro-expressions faciales) face à des stimuli faciaux noirs versus blancs, et de la dissociation entre attitudes explicites (mesurées par l’ATB) et attitudes implicites (évaluées via le test d’association implicite, IAT).
  • Recherche appliquée et psychologie légale : L’échelle est mobilisée pour analyser les biais décisionnels dans le système judiciaire pénal (par exemple, les disparités de condamnation, la crédibilité accordée aux témoins de différentes origines ethniques, et les décisions de voir-dire lors de la sélection des jurés) ainsi que dans les processus de recrutement et de promotion professionnelle en psychologie du travail et des organisations.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique mesuré par l’ATB est le préjugé racial envers les personnes noires, défini comme une prédisposition évaluative globale — comprenant des composantes cognitives, affectives et comportementales — négative ou défavorable dirigée contre les membres de ce groupe minoritaire. Bien que Brigham ait conçu l’échelle pour être utilisable comme un indice global homogène, l’analyse théorique et factorielle décompose ce construit en quatre facettes conceptuelles majeures :

1. La distance sociale (Social Distance)

Inspirée des travaux classiques de Robert Park et d’Emory Bogardus, cette dimension évalue le degré de proximité physique, interpersonnelle et affective qu’un individu est disposé à tolérer ou à rechercher avec des membres du hors-groupe noir. Les items relevant de ce pôle capturent des contextes allant de la sphère professionnelle hiérarchique à la vie domestique intime :

  • Subordination professionnelle : L’acceptation d’avoir un supérieur hiérarchique noir (« If a black were put in charge of me… »).
  • Intégration résidentielle et intimité domestique : Le refus de partager le même immeuble (« I would rather not have blacks live in the same apartment building… ») ou la tolérance d’avoir un colocataire noir (« It would not bother me if my new roommate was black »).
  • Présentation sociale et malaise public : La fierté d’introduire des amis noirs à son entourage opposée à l’embarras ou à la gêne ressentie lors de comportements publics informels, comme danser en public (« I would probably feel somewhat self-conscious dancing with a black in a public place »).

2. Les réactions affectives et normatives (Affective Reactions)

Cette dimension opérationnalise la résonance émotionnelle face à l’injustice raciale et la sensibilité aux micro-agressions verbales. Elle oppose l’empathie et l’indignation morale à la tolérance, voire à la délectation des stéréotypes dégradants :

  • Indignation morale : Le fait d’éprouver une vive contrariété face à des propos racistes tenus par un tiers blanc (« I get very upset when I hear a white make a prejudicial remark about blacks »).
  • Plaisir et humour dépréciatif : L’appréciation de blagues racistes malgré leur caractère offensant (« I enjoy a funny racial joke, even if some people might find it offensive »).
  • Attribution de susceptibilité excessive : La perception selon laquelle les personnes noires seraient hypersensibles sur la question raciale (« Some blacks are so touchy about race that it is difficult to get along with them »).

3. Les politiques gouvernementales et l’intégration structurelle (Governmental Policy)

Cette facette s’inscrit au cœur des débats contemporains sur le rôle des institutions publiques dans la résorption des inégalités raciales. Elle mesure l’adhésion aux politiques structurelles de déségrégation :

  • Régulation fédérale et logement : L’appui aux lois sur le logement équitable favorisant la mixité des quartiers (« I favor open housing laws… ») et le soutien à l’intervention du gouvernement fédéral pour corriger les injustices locales (« The federal government should take decisive steps to override the injustices… »).
  • Rythme des revendications civiques : La croyance conservatrice selon laquelle les minorités exigent des réformes trop rapidement (« Black people are demanding too much too fast in their push for equal rights »), mise en miroir avec le devoir de solidarité des Blancs dans la lutte contre la ségrégation.

4. L’inquiétude liée à la discrimination inversée et les stéréotypes essentialistes (Reverse Discrimination & Racial Stereotypes)

Ce volet évalue la perception de menace perçue par le groupe majoritaire, associée à des croyances essentialistes sur la compétence et la criminalité :

  • Menace sur les ressources (discrimination inversée) : La crainte qu’un traitement préférentiel accordé aux minorités prive le répondant d’une opportunité d’emploi ou de promotion (« I worry that in the next few years I may be denied my application for a job or a promotion… »).
  • Stéréotypes d’intelligence et de délinquance : Les jugements portant sur l’infériorité intellectuelle supposée (« Generally, blacks are not as smart as whites ») ou l’association entre emménagement de résidents noirs et augmentation de la criminalité locale (« It is likely that blacks will bring violence to neighborhoods… »).
  • Opposition aux mariages mixtes et effet d’homogénéité : La désapprobation des unions interraciales sous prétexte de « confusion identitaire » des enfants, et la croyance typique de l’effet d’homogénéité du hors-groupe (« I think that black people look more similar to each other than white people do »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de l’échelle ATB s’enracine dans les théories majeures de la psychologie sociale des relations intergroupes développées au cours de la seconde moitié du XXe siècle :

La théorie du contact intergroupe de Gordon Allport

Dans son ouvrage séminal The Nature of Prejudice (1954), Gordon Allport a posé les bases de la compréhension des distances sociales et affectives entre groupes. Allport soutenait que le préjugé repose sur des généralisations erronées et inflexibles, et que la réduction de l’hostilité intergroupe exige des contacts caractérisés par l’égalité de statut, des buts communs, une coopération mutuelle et le soutien des autorités institutionnelles. L’ATB reprend fidèlement cette grille d’analyse en mesurant précisément l’acceptation de ces conditions d’égalité de statut dans les relations de travail et d’habitation.

La transition vers le racisme moderne et symbolique

Dans les décennies 1970 et 1980, David O. Sears, Donald R. Kinder et John B. McConahay ont formalisé les théories du racisme symbolique et du racisme moderne. Selon ces paradigmes, le rejet viscéral fondé sur la biologie a été remplacé par une combinaison de sentiments négatifs résiduels et de valeurs individualistes traditionnelles (l’éthique protestante du travail, l’autosuffisance). Les individus manifestant ce type d’attitude estiment que les Noirs violent les normes traditionnelles d’effort individuel, qu’ils réclament des privilèges injustifiés et que la discrimination a largement disparu. Brigham (1993) a intégré ces concepts dans les items 15, 18 et 20 de son échelle, capturant le ressentiment envers les politiques d’égalité raciale.

La théorie de l’identité sociale et la menace intergroupe

La théorie de l’identité sociale d’Henri Tajfel et John Turner postule que les individus tirent une part fondamentale de leur estime de soi de leur appartenance catégorielle, ce qui engendre un biais de favoritisme envers l’endogroupe et une dévalorisation de l’exogroupe. Dans le contexte de l’ATB, l’adhésion aux stéréotypes d’infériorité cognitive ou la peur de la discrimination inversée reflètent des mécanismes de défense identitaire et de préservation du statut dominant face à une redistribution perçue des ressources matérielles et symboliques (théorie du conflit réaliste de Muzafer Sherif).

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle ATB a été rigoureusement confirmée au fil de multiples investigations empiriques :

Validité de construit et convergente

La validité convergente de l’ATB est attestée par ses corrélations statistiquement significatives et élevées avec d’autres mesures standardisées de préjugés raciaux :

  • Modern Racism Scale (MRS) : Les coefficients de corrélation de Pearson entre l’ATB et la MRS oscillent régulièrement entre r = 0,65 et r = 0,78 (p < 0,001), démontrant qu’elles mesurent des facettes hautement apparentées du préjugé racial.
  • Symbolic Racism Scale : Des corrélations robustes (r > 0,60) ont été observées avec l’échelle de racisme symbolique de Sears et Henry.
  • Échelles d’attitudes politiques et de conservatisme social : L’ATB est modérément et positivement corrélée avec les mesures de conservatisme politique général (r = 0,35 à 0,48) et d’autoritarisme de droite (RWA) d’Altemeyer, tout en restant conceptuellement distincte de ces construits idéologiques généraux.

Validité discriminante

L’ATB présente une validité discriminante satisfaisante vis-à-vis de traits psychologiques généraux qui ne devraient pas être confondus avec l’idéologie raciale, tels que :

  • L’estime de soi globale (mesurée par l’échelle de Rosenberg), avec laquelle les corrélations sont quasi-nulles (|r| < 0,10).
  • L’intelligence générale ou les aptitudes académiques cognitives (SAT/ACT scores), qui ne montrent pas de relation univoque directe avec le niveau d’ATB en dehors des effets contrôlés du milieu socio-éducatif.
  • La désirabilité sociale : bien que modérément corrélée avec des instruments de contrôle comme l’échelle de Marlowe-Crowne (r = -0,20 à -0,30), l’ATB conserve toute sa variance explicative lorsque la désirabilité sociale est neutralisée statistiquement.

Validité prédictive et critériée

Sur le plan prédictif, les scores à l’ATB permettent d’anticiper de manière robuste des comportements interpersonnels et des choix décisionnels concrets dans des contextes d’expérimentation contrôlés :

  • Comportement non verbal et distance physique : Les participants ayant un score élevé à l’ATB choisissent de s’asseoir significativement plus loin d’un compère noir lors d’interactions de laboratoire et maintiennent un contact visuel plus bref.
  • Décisions juridiques simulées : Dans des protocoles de procès fictifs, un score ATB élevé prédit une probabilité substantiellement plus grande de juger un prévenu noir coupable et de préconiser des peines de détention plus sévères par rapport à un dossier rigoureusement identique impliquant un prévenu blanc.

8. Fidélité / Reliability

L’échelle ATB fait preuve d’excellentes qualités de fidélité et de précision de mesure :

Cohérence interne

Dans l’étude princeps menée par John C. Brigham (1993) auprès de cohortes d’étudiants universitaires, le coefficient d’homogénéité alpha de Cronbach de l’instrument s’élevait à 0,82. Des réplications méthodologiques ultérieures ont retrouvé des indices de consistance interne encore plus élevés :

  • Échantillons d’étudiants de premier cycle : alpha de Cronbach compris entre 0,84 et 0,88.
  • Échantillons communautaires et adultes : alpha de Cronbach d’environ 0,85 (Wisdom, 2010).
  • Corrélations item-total corrigées : la quasi-totalité des items présentent des corrélations supérieures à 0,40 avec le score total, à l’exception de l’item 6 (effet d’homogénéité faciale de l’exogroupe) dont les saturations sont parfois plus modestes (autour de 0,28 à 0,35) en raison de sa nature davantage perceptivo-cognitive qu’affective.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

Les études ayant administré l’ATB à des intervalles de 4 à 8 semaines rapportent des coefficients de corrélation test-retest stables (r compris entre 0,78 et 0,86), démontrant que l’échelle mesure des attitudes raciales durables et ancrées dans la personnalité sociopolitique des répondants, plutôt que des états affectifs passagers induits par l’environnement immédiat.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture latente de l’ATB a fait l’objet de nombreuses analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) :

Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)

Lors des extractions initiales en composantes principales suivies de rotations obliques (Promax ou Oblimin direct), quatre facteurs émergent avec des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1,0, rendant compte de plus de 52 % de la variance totale :

  1. Facteur 1 : Distance sociale et relations interpersonnelles (items 1, 2, 3, 4, 5, 10). Saturations factorielles élevées, s’échelonnant de 0,55 à 0,78.
  2. Facteur 2 : Politiques publiques, intégration et rôle fédéral (items 9, 13, 15, 16, 19). Saturations comprises entre 0,48 et 0,72.
  3. Facteur 3 : Stéréotypes essentialistes, intelligence et sécurité (items 6, 7, 11, 14, 17). Saturations comprises entre 0,42 et 0,68.
  4. Facteur 4 : Ressentiment face à l’action positive et réactions émotionnelles (items 8, 12, 18, 20). Saturations comprises entre 0,45 et 0,65.

Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC) et Modèle Hiérarchique

Les modélisations en équations structurelles indiquent qu’un modèle hiérarchique de second ordre — où un facteur général de préjugé racial sous-tend les quatre dimensions spécifiques de premier ordre — offre un ajustement robuste aux données empiriques (RMSEA < 0,06 ; CFI > 0,92 ; TLI > 0,90). Ces résultats justifient la pratique commune des chercheurs consistant à utiliser à la fois un score global unifié (reflétant l’attitude générale envers les Noirs) et des scores sous-dimensionnels pour des analyses plus granulaires de la distance sociale ou des attitudes envers les politiques publiques.

10. Instrument de mesure / Instrument

Les spécifications techniques et les modalités d’administration de l’ATB sont résumées ci-dessous :

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique sous forme d’échelle d’attitude explicite.
  • Population cible : Adultes et jeunes adultes (initialement conçu pour les populations blanches anglophones).
  • Nombre total d’items : 20 propositions déclaratives rédigées à la première personne du singulier ou sous forme de jugements généraux.
  • Format de réponse : Échelle ordinale de type Likert en plusieurs points (généralement 7 points, ou 5 points selon les adaptations), ancrée aux extrémités par (strongly disagree) à (strongly agree).
  • Durée approximative de passation : 5 à 10 minutes.
  • Procédure de cotation :
    • Les items sont formulés alternativement dans le sens du préjugé (items négatifs/stéréotypés) et dans le sens de la tolérance et de l’intégration (items positifs/égalitaires).
    • Items inversés : Les items 1, 2, 5, 8, 9, 10, 13, 14, 16 et 19 expriment une attitude positive, favorable à l’intégration ou opposée au racisme ; ils doivent impérativement être inversés avant le calcul du score (ex. : sur une échelle de 1 à 7, la note 7 devient 1, 6 devient 2, etc.).
    • Items directs : Les items 3, 4, 6, 7, 11, 12, 15, 17, 18 et 20 traduisent des préjugés, une volonté d’évitement ou un ressentiment ; ils sont conservés avec leur cotation directe.
    • Score total : Calculé par la moyenne ou la somme de l’ensemble des 20 items. Un score final élevé indique des attitudes raciales négatives plus marquées ou un niveau supérieur de préjugé racial.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1993 (publication princeps dans le Journal of Applied Social Psychology).
  • Droits d’auteur et permissions : L’instrument est dans le domaine public à des fins de recherche scientifique et d’enseignement universitaire (usage non commercial). Aucune redevance financière ni redevance de licence n’est exigée pour son administration dans le cadre d’études académiques.
  • Tarification : Accès libre et gratuit. Les chercheurs sont simplement tenus de citer rigoureusement l’article original de John C. Brigham conformément aux normes bibliographiques en vigueur.

12. Références / References

Les publications fondatrices et validations associées à l’ATB sont répertoriées ci-dessous :

  • Allport, G. W. (1954). The nature of prejudice. Addison-Wesley.
  • Brigham, J. C. (1993). College students’ racial attitudes. Journal of Applied Social Psychology, 23(23), 1933-1967. https://doi.org/10.1111/j.1559-1816.1993.tb01074.x
  • Gaertner, S. L., & Dovidio, J. F. (1986). The aversive form of racism. In J. F. Dovidio & S. L. Gaertner (Eds.), Prejudice, discrimination, and racism (pp. 61–89). Academic Press.
  • Katz, I., & Hass, R. G. (1988). Racial ambivalence and American value conflict: Correlational and experimental studies of dual cognitive structures. Journal of Personality and Social Psychology, 55(6), 893–905. https://doi.org/10.1037/0022-3514.55.6.893
  • McConahay, J. B. (1986). Modern racism, ambivalence, and the Modern Racism Scale. In J. F. Dovidio & S. L. Gaertner (Eds.), Prejudice, discrimination, and racism (pp. 91–125). Academic Press.
  • Sears, D. O., & Henry, P. J. (2003). The origins of symbolic racism. Journal of Personality and Social Psychology, 85(2), 259–275. https://doi.org/10.1037/0022-3514.85.2.259
  • Tajfel, H., & Turner, J. C. (1979). An integrative theory of intergroup conflict. In W. G. Austin & S. Worchel (Eds.), The social psychology of intergroup relations (pp. 33–47). Brooks/Cole.
  • Wisdom, N. M. (2010). Social acceptance of age discrimination (Doctoral dissertation, Oklahoma State University). Oklahoma State University Repository. https://shareok.org/bitstream/handle/11244/6988/Department%20of%20Psychology_66.pdf?sequence=1

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response scale: (strongly disagree) to (strongly agree)

  1. If a black were put in charge of me, I would not mind taking advice and direction from him or her.
  2. If I had a chance to introduce black visitors to my friends and neighbors, I would be pleased to do so.
  3. I would rather not have blacks live in the same apartment building I live in.
  4. I would probably feel somewhat self-conscious dancing with a black in a public place.
  5. I would not mind it at all if a black family with about the same income and education as me moved in next door.
  6. I think that black people look more similar to each other than white people do.
  7. Interracial marriage should be discouraged to avoid the “who-am-I? confusion which the children feel.
  8. I get very upset when I hear a white make a prejudicial remark about blacks.
  9. I favor open housing laws that allow more racial integration of neighborhoods.
  10. It would not bother me if my new roommate was black.
  11. It is likely that blacks will bring violence to neighborhoods when they move in.
  12. I enjoy a funny racial joke, even if some people might find it offensive.
  13. The federal government should take decisive steps to override the injustices blacks suffer at the hands of local authorities.
  14. Black and white people are inherently equal.
  15. Black people are demanding too much too fast in their push for equal rights.
  16. Whites should support blacks in their struggle against discrimination and segregation.
  17. Generally, blacks are not as smart as whites.
  18. I worry that in the next few years I may be denied my application for a job or a promotion because of preferential treatment given to minority group members.
  19. Racial integration (of schools, businesses, residences, etc.) has benefitted both whites and blacks.
  20. Some blacks are so touchy about race that it is difficult to get along with them.
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Looti, M. (2026, octobre 1). Attitudes envers les Noirs (ATB). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/attitudes-envers-les-noirs-atb/
Looti, Mohammed. “Attitudes envers les Noirs (ATB).” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/attitudes-envers-les-noirs-atb/.
Looti, Mohammed. “Attitudes envers les Noirs (ATB).” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/attitudes-envers-les-noirs-atb/.