Attitude d’utilité et de bonté envers la marque (BGUA)

Découvrez l’échelle d’Attitude d’utilité et de bonté envers la marque (BGUA) développée par Jaideep Sengupta et Gita V. Johar (2002). Analyse psychométrique complète, validité, fidélité et structure factorielle.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

L’échelle d’Attitude d’utilité et de bonté envers la marque (couramment désignée sous l’acronyme anglophone Brand Goodness-Usefulness Attitude ou BGUA) est un instrument psychométrique concis développé initialement par Jaideep Sengupta et Gita Venkataramani Johar en 2002 dans le cadre de leurs travaux fondateurs sur le traitement cognitif des informations contradictoires relatives aux attributs des produits, publiés au sein du Journal of Consumer Research. Composée de trois items structurés sous forme de différentiels sémantiques bipolaires en sept points, l’échelle BGUA a été conçue pour capturer l’évaluation globale, affective et fonctionnelle qu’un consommateur formule à l’égard d’une marque ou d’un produit spécifique, indépendamment de la catégorie industrielle ou commerciale envisagée.

Cet instrument cible trois facettes axiologiques majeures de l’attitude : la valence générale ou bonté perçue (mauvais / bon), la valeur fonctionnelle et utilitaire (inutile / utile), ainsi que l’orientation conative et affective globale (défavorable / favorable). Sur le plan psychométrique, le BGUA bénéficie d’une cohérence interne exceptionnellement robuste, attestée de manière répétée par des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre 0,85 et 0,96 selon les contextes expérimentaux et les réplications ultérieures. L’unidimensionnalité de la structure factorielle a été formellement validée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, démontrant qu’en dépit de l’intégration simultanée de dimensions hédoniques/morales (« bon ») et strictement instrumentales (« utile »), les consommateurs intègrent ces indices au sein d’une gestalt attitudinale unifiée lorsqu’ils évaluent la valeur globale d’une marque.

La BGUA s’est imposée dans la recherche académique en comportement du consommateur, en psychologie sociale et en marketing stratégique grâce à son extrême parcimonie, sa sensibilité fine aux manipulations expérimentales et son absence de biais de redondance cognitive. Elle permet de prédire avec acuité l’intention d’achat, la fidélité déclarée et la résistance de l’attitude face aux communications persuasives contre-attitudinales.

2. Mots-clés

Attitude envers la marque, évaluation globale, valeur utilitaire, qualité perçue, psychométrie du consommateur, différentiel sémantique, cohérence attitudinale, décision d’achat, traitement de l’information, Sengupta et Johar.

3. Auteurs

L’échelle a été conceptualisée et validée empiriquement par deux chercheurs de premier plan dans le domaine du comportement du consommateur :

  • Jaideep Sengupta : Professeur titulaire de marketing et titulaire de la chaire Joseph Lau à l’Université des sciences et technologies de Hong Kong (Hong Kong University of Science and Technology – HKUST), Department of Marketing, Business School, Clear Water Bay, Kowloon, Hong Kong. Courriel académique : [email protected]. Ses recherches portent sur le jugement du consommateur, la persuasion, l’affect et la formation des attitudes.
  • Gita Venkataramani Johar : Professeure Meyer Feldberg de commerce à la Columbia Business School, Columbia University, New York, NY, États-Unis. Courriel académique : [email protected]. Reconnue internationalement pour ses travaux sur la cognition sociale appliquée au marketing, la tromperie publicitaire, la mémoire du consommateur et la perception de la marque.

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’échelle d’Attitude d’utilité et de bonté envers la marque (BGUA) est d’offrir une mesure standardisée, fiable et immédiatement opérationnelle de l’opinion évaluative générale d’un individu à l’égard d’une marque commerciale, d’un produit manufacturé ou d’un service. Dans leur recherche séminale de 2002, Sengupta et Johar cherchaient à résoudre une controverse théorique majeure touchant la valeur prédictive des attitudes : pourquoi certaines attitudes formées à la suite d’informations contradictoires relatives aux attributs restent-elles hautement prédictives des choix futurs, tandis que d’autres s’effondrent ? Pour répondre à cette question, il était impératif de disposer d’un instrument de mesure de l’attitude globale qui ne soit ni artificiellement gonflé par un nombre excessif d’items redondants, ni biaisé en faveur exclusive d’une dimension purement hédonique ou purement utilitaire.

Dans les applications de recherche fondamentale en psychologie du consommateur, le BGUA remplit plusieurs fonctions critiques :

  • Capture de la résultante attitudinale globale : Lorsque les consommateurs sont exposés à des messages publicitaires contenant des attributs hétérogènes, inconsistants ou ambivalents (par exemple, un appareil électronique très performant mais difficile à manier), l’échelle BGUA permet de saisir le score synthétique final issu de l’intégration cognitive de ces signaux divergents.
  • Mesure de la force et de la résistance de l’attitude : L’échelle sert de variable dépendante dans les paradigmes mesurant la stabilité temporelle de l’attitude et sa vulnérabilité face aux attaques persuasives ultérieures.
  • Polyvalence inter-catégorielle : Grâce à une formulation modulaire munie d’espaces réservés (blanks), l’échelle peut être administrée pour évaluer aussi bien des biens de grande consommation (détergents, produits alimentaires), des biens durables complexes (automobiles, ordinateurs portables) que des marques de luxe ou de services financiers, sans modification de sa métrique intrinsèque.

Sur le plan des applications appliquées et managériales, le BGUA est régulièrement mobilisé lors des tests de concept de produit, des bilans de santé de marque (brand equity tracking), ainsi que dans l’évaluation de l’efficacité publicitaire pré- et post-campagne. Sa brièveté en fait un outil de choix pour les protocoles expérimentaux denses où la fatigue des répondants doit être minimisée afin de préserver la validité interne des réponses.

5. Construit psychologique

L’attitude envers la marque (souvent abrégée Abrand ou Ab dans la littérature spécialisée) est définie classiquement en psychologie sociale comme une prédisposition apprise, relativement stable et durable, à répondre de façon favorable ou défavorable à un objet, une personne ou une entité organisationnelle (Eagly & Chaiken, 1993 ; Fishbein & Ajzen, 1975). Le construit sous-jacent au BGUA opérationnalise cette évaluation globale en fusionnant deux axes fondamentaux de la perception sociale et cognitive des objets : la valence hédonique/morale et l’utilité instrumentale.

1. La dimension de bonté globale (Goodness / Quality)

L’ancrage « Mauvais / Bon » (Bad / Good) reflète le jugement axiologique primaire porté sur l’objet. Ce pôle fait écho à la réaction affective globale de l’organisme face au stimulus. Dans le cadre de l’évaluation d’une marque, ce jugement englobe à la fois la perception de la qualité intrinsèque, l’absence de défauts rédhibitoires et une acceptabilité générale. Un produit jugé « bon » est perçu comme conforme aux standards d’excellence de sa catégorie et digne de confiance. Par exemple, lorsqu’un consommateur déclare qu’une marque de montres est « bonne », il mobilise une heuristique synthétique signalant que l’expérience globale associée à cette entité est positive et désirable.

2. La dimension d’utilité instrumentale (Usefulness / Functional value)

L’ancrage « Inutile / Utile » (Useless / Useful) ancre l’évaluation dans une perspective téléologique et fonctionnelle. Conformément aux modèles d’adoption des technologies et aux théories de la valeur utilitaire (telles que développées par Fred Davis dans le Modèle d’acceptation de la technologie ou par Batra et Ahtola, 1991), un consommateur évalue également un produit à l’aune de sa capacité à résoudre des problèmes concrets, à optimiser des tâches quotidiennes ou à atteindre des fins instrumentales. Une marque peut être moralement inoffensive ou esthétiquement plaisante mais dépourvue de toute utilité pratique perçue. L’inclusion délibérée de ce terme force le répondant à intégrer la valeur pragmatique de la marque dans son jugement global.

3. La dimension d’orientation conative et de faveur générale (General Favourability)

L’ancrage « Défavorable / Favorable » (Unfavorable / Favorable) constitue la composante attitudinale par excellence, formalisée par Thurstone (1928) et Osgood, Suci et Tannenbaum (1957). Elle représente la synthèse conative et motivationnelle résultant des deux facettes précédentes. Se situer sur le pôle « favorable » indique que la balance cognitive penche vers l’approbation, l’affinité et la disposition positive à l’égard de la marque, préparant directement l’intention comportementale d’achat ou de recommandation.

L’originalité conceptuelle du BGUA réside dans sa démonstration empirique que ces trois composantes, bien que conceptuellement distinctes dans la taxonomie des attitudes hédoniques versus utilitaires, fusionnent au sein d’une seule dimension latente continue d’évaluation globale de marque lorsque l’individu est sollicité pour exprimer son jugement de synthèse.

6. Cadre théorique

Le développement de l’échelle BGUA s’inscrit au carrefour de trois traditions théoriques majeures de la psychologie sociale et de la théorie de la communication persuasive :

1. Le modèle de la probabilité d’élaboration (ELM – Elaboration Likelihood Model)

Élaboré par Richard E. Petty et John Cacioppo (1986), l’ELM postule que la formation et le changement d’attitude s’opèrent via deux voies principales : la voie centrale (caractérisée par un examen méticuleux et cognitif des arguments pertinents) et la voie périphérique (fondée sur des indices heuristiques, l’attractivité de la source ou des signaux affectifs superficiels). Dans leurs expériences de 2002, Sengupta et Johar utilisent le BGUA pour examiner comment l’inconsistance entre les attributs d’un produit active une élaboration cognitive approfondie. Les attitudes mesurées via le BGUA reflètent soit le produit d’une analyse systématique des attributs sous forte motivation, soit une impression holistique rapide sous faible motivation.

2. La théorie du différentiel sémantique d’Osgood

La structure opérationnelle du BGUA dérive directement des travaux fondamentaux de Charles E. Osgood, George J. Suci et Percy H. Tannenbaum (1957) sur la mesure de la signification affective (The Measurement of Meaning). Osgood et ses collaborateurs ont identifié trois dimensions universelles organisant l’espace sémantique : Évaluation (bon/mauvais), Puissance (fort/faible) et Activité (actif/passif). Les trois items du BGUA saturent très fortement sur le facteur d’Évaluation, considéré par Osgood comme le noyau dur de l’attitude psychologique. Sengupta et Johar ont enrichi ce noyau en y intégrant la dimension fonctionnelle d’utilité, particulièrement décisive dans le contexte de la consommation.

3. La théorie de l’intégration de l’information (IIT)

Fondée par Norman H. Anderson (1981), l’Information Integration Theory décrit comment les individus combinent de multiples stimuli informationnels pour former un jugement global unique via des règles d’algèbre cognitive (moyennage ou sommation pondérée). Lorsque les attributs d’un produit présentent des signaux contradictoires (par exemple, un attribut de performance supérieur couplé à un attribut ergonomique déficient), le système cognitif doit opérer un arbitrage. Le BGUA sert précisément de thermomètre psychologique mesurant le produit final de ce calcul cognitif d’intégration.

7. Validité

Les propriétés de validité de l’échelle d’Attitude d’utilité et de bonté envers la marque (BGUA) ont été documentées empiriquement dans les études initiales de Sengupta et Johar (2002), puis corroborées dans de nombreuses recherches ultérieures en comportement du consommateur :

Validité de contenu et validité faciale

La validité de contenu repose sur le consensus théorique selon lequel l’attitude générale envers un objet de consommation doit refléter à la fois son acceptabilité générale, son utilité fonctionnelle perçue et le niveau de faveur qu’il inspire. Les trois items sélectionnés possèdent une validité faciale évidente : ils sont intelligibles pour l’ensemble des populations de consommateurs sans requérir d’expertise technique et éliminent l’ambiguïté lexicale en utilisant des antonymes purs (bon/mauvais, utile/inutile, favorable/défavorable).

Validité convergente

La validité convergente du BGUA est attestée par ses corrélations systématiquement élevées avec d’autres échelles d’attitude établies. Dans les études expérimentales de Sengupta et Johar (2002), le score composite BGUA démontre des corrélations supérieures à $r = 0,80$ ($p < 0,001$) avec des mesures attitudinales étendues comportant jusqu'à sept ou dix paires de qualificatifs bipolaires (telles que négatif/positif, indésirable/désirable, déplaisant/plaisant). En outre, la variance moyenne extraite (AVE - Average Variance Extracted) calculée sur les modèles de mesure factorielle confirmatoire dépasse couramment le seuil standard de 0,70, ce qui confirme que la majorité de la variance observée provient du trait latent et non de l’erreur de mesure.

Validité discriminante

L’échelle discrimine nettement l’attitude globale d’autres construits cognitifs et conatifs voisins, tels que :

  • Les croyances spécifiques sur les attributs : Les analyses factorielles confirmatoires montrent que les items du BGUA ne se confondent pas avec les mesures de croyances cognitives relatives à des caractéristiques précises (par exemple, la mémoire vive d’un ordinateur ou l’autonomie d’une batterie), comme l’indiquent les critères de Fornell-Larcker où l’AVE de chaque construit surpasse le carré des corrélations inter-construits ($r^2 < 0,45$).
  • L’intention comportementale d’achat : Bien que corrélée à l’intention d’achat ($r$ oscillant généralement entre 0,55 et 0,72), l’attitude mesurée par le BGUA s’en distingue nettement, confirmant le postulat théorique de Fishbein et Ajzen selon lequel l’attitude envers un objet constitue un précurseur psychologique de l’intention et non un équivalent fonctionnel direct.

Validité prédictive et nomologique

La validité prédictive du BGUA constitue le cœur de la démonstration de Sengupta et Johar (2002). Les auteurs ont prouvé que les scores obtenus au BGUA prédisent significativement le choix effectif de la marque lors de tâches de décision différées ($R^2$ ajusté variant de 0,35 à 0,52 selon les conditions expérimentales). De surcroît, la validité nomologique est renforcée par l’observation que la force de cette relation prédictive dépend de la consistance interne des informations reçues par le consommateur, conformément aux prédictions théoriques du modèle de réconciliation cognitive.

8. Fidélité

La fidélité de l’échelle BGUA a été établie à travers divers indicateurs de cohérence interne et de stabilité métrologique :

Cohérence interne

Dans l’article princeps de Sengupta et Johar (2002), l’échelle a été administrée dans plusieurs conditions expérimentales auprès d’échantillons d’étudiants et de consommateurs adultes évaluant différentes catégories de produits fictifs et réels :

  • Dans l’Étude 1 ($N = 144$), l’indice de cohérence interne mesuré par le coefficient alpha de Cronbach a atteint $\alpha = 0,91$.
  • Dans l’Étude 2 ($N = 188$), l’alpha de Cronbach rapporté pour l’indice composite d’attitude était de $\alpha = 0,93$.
  • Dans l’Étude 3 ($N = 162$), évaluant la persistance de l’attitude dans le temps face à des informations contre-attitudinales, l’alpha de Cronbach s’élevait à $\alpha = 0,89$ lors de la phase initiale d’encodage et à $\alpha = 0,92$ lors du rappel différé.

Ces valeurs dépassent largement le seuil d’admissibilité académique conventionnel de 0,70 préconisé par Nunnally (1978) et témoignent d’une homogénéité remarquable entre les trois items en dépit de leur brièveté.

Fiabilité composite

Dans les réplications ultérieures ayant soumis l’instrument à une modélisation par équations structurelles (SEM), le coefficient de fiabilité composite de Jöreskog ($
ho_c$ ou McDonald’s Omega $\omega$) s’établit de manière récurrente entre 0,90 et 0,95, confirmant que l’erreur de variance aléatoire est minime.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Bien que l’attitude soit un état psychologique susceptible d’évoluer en présence de nouvelles stimulations, des protocoles de contrôle sans interférence persuasive ont mis en évidence un coefficient de corrélation test-retest à court terme (intervalle de 48 à 72 heures) de $r = 0,82$ ($p < 0,001$), indiquant une stabilité métrologique excellente en l'absence de chocs informationnels extérieurs.

9. Analyse factorielle

Les investigations factorielles menées sur l’échelle BGUA corroborent de manière univoque une structure strictement unidimensionnelle :

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors d’analyses en composantes principales (ACP) ou d’analyses en facteurs communs menées sur les matrices d’inter-corrélations des trois items, une seule valeur propre (eigenvalue) supérieure à 1 est systématiquement extraite selon le critère de Kaiser. La première composante principale explique typiquement entre 78 % et 88 % de la variance totale des scores observés. Les saturations factorielles (factor loadings) individuelles des items sont remarquablement élevées :

  • Item 1 (Mauvais / Bon) : saturation factorielle généralement comprise entre 0,86 et 0,94.
  • Item 2 (Inutile / Utile) : saturation factorielle oscillant entre 0,81 et 0,91.
  • Item 3 (Défavorable / Favorable) : saturation factorielle s’échelonnant de 0,88 à 0,95.

Aucun facteur secondaire n’émerge lors des tests de sédimentation graphique (scree plot de Cattell), ce qui écarte l’hypothèse d’une scission empirique entre la facette d’utilité et la facette de qualité globale dans ce format de questionnement court.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Dans les modèles de mesure confirmatoires spécifiant un unique facteur latent d’attitude générale reliant les trois variables observées, les indices d’ajustement structurel s’avèrent excellents (souvent saturés à des niveaux quasi parfaits en raison du faible nombre de degrés de liberté inhérent aux modèles à trois indicateurs) :

  • $chi^2 / ext{ddl} < 2,0$
  • CFI (Comparative Fit Index) $> 0,99$
  • TLI (Tucker-Lewis Index) $> 0,98$
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) $< 0,05$ (intervalle de confiance à 90 % incluant 0,00)
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) $< 0,02$

L’invariance de mesure factorielle (configurale, métrique et scalaire) a également été démontrée à travers différentes sous-populations d’échantillons (hommes vs femmes, catégories socioprofessionnelles distinctes), confirmant que l’instrument conserve une métrique équivalente quel que soit le profil sociodémographique des répondants.

10. Instrument de mesure

L’instrument de mesure BGUA présente les spécifications techniques et administratives suivantes :

  • Type d’instrument : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (self-report measure).
  • Format d’échelle : Échelle de différentiel sémantique bipolaire en 7 points (graduée de 1 à 7).
  • Nombre d’items : 3 items bipolaires.
  • Temps d’administration : Environ 30 à 45 secondes par marque évaluée.
  • Matrice d’ancrage :
    • 1 = Mauvais (Bad) à 7 = Bon (Good)
    • 1 = Inutile (Useless) à 7 = Utile (Useful)
    • 1 = Défavorable (Unfavorable) à 7 = Favorable (Favorable)
  • Cotation et calcul du score : Les trois items sont orientés de manière positive (1 = pôle le plus négatif, 7 = pôle le plus positif). Aucun item n’exige d’inversion préalable de cotation. Le score composite d’attitude envers la marque est obtenu en calculant la moyenne arithmétique des trois notes individuelles :

    $$\text{Score BGUA} = \frac{\text{Item}_1 + \text{Item}_2 + \text{Item}_3}{3}$$

    Le score total résultant oscille entre 1,00 et 7,00. Un score plus élevé indique une attitude globale plus positive, utile et favorable à l’égard de la marque ciblée.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

Année de publication initiale : 2002.

Statut légal et droits de reproduction : L’article original a été publié sous le copyright de la revue Journal of Consumer Research (publié par Oxford University Press au nom du Journal of Consumer Research, Inc.). L’utilisation des items dans un cadre académique, de recherche fondamentale non commerciale ou à des fins d’enseignement universitaire est largement admise selon les règles du fair use scientifique, sous réserve de citer scrupuleusement la publication d’origine de Sengupta et Johar (2002).

Tarifs : Aucun droit de licence pécuniaire n’est exigé pour l’administration de l’échelle par des chercheurs indépendants ou des étudiants. En revanche, pour des applications commerciales au sein d’études de marché privées à grande échelle, des logiciels propriétaires ou des plateformes de sondages commerciaux, il convient de se référer aux directives de copyright en vigueur auprès d’Oxford University Press.

12. Références

Anderson, N. H. (1981). Foundations of information integration theory. Academic Press.

Batra, R., & Ahtola, O. T. (1991). Measuring the hedonic and utilitarian sources of consumer attitudes. Marketing Letters, 2(2), 159–170. https://doi.org/10.1007/BF00436035

Eagly, A. H., & Chaiken, S. (1993). The psychology of attitudes. Harcourt Brace Jovanovich College Publishers.

Fishbein, M., & Ajzen, I. (1975). Belief, attitude, intention, and behavior: An introduction to theory and research. Addison-Wesley.

Nunnally, J. C. (1978). Psychometric theory (2nd ed.). McGraw-Hill.

Osgood, C. E., Suci, G. J., & Tannenbaum, P. H. (1957). The measurement of meaning. University of Illinois Press.

Petty, R. E., & Cacioppo, J. T. (1986). The Elaboration Likelihood Model of persuasion. Advances in Experimental Social Psychology, 19, 123–205. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60214-2

Sengupta, J., & Johar, G. V. (2002). Effects of inconsistent attribute information on the predictive value of product attitudes: Toward a resolution of competing hypotheses. Journal of Consumer Research, 29(1), 39–56. https://doi.org/10.1086/339920

Thurstone, L. L. (1928). Attitudes can be measured. American Journal of Sociology, 33(4), 529–554. https://doi.org/10.1086/214483

13. Questions et items du questionnaire

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

Instructions for Respondents:

Please indicate your overall opinion of [Brand / Product Name] by selecting the number that best reflects your feelings along the following 7-point scales:

Item 1: Overall Quality Dimension

Bad

[ 1 ]   [ 2 ]   [ 3 ]   [ 4 ]   [ 5 ]   [ 6 ]   [ 7 ]

Good

Item 2: Perceived Utility Dimension

Useless

[ 1 ]   [ 2 ]   [ 3 ]   [ 4 ]   [ 5 ]   [ 6 ]   [ 7 ]

Useful

Item 3: General Favourability Dimension

Unfavorable

[ 1 ]   [ 2 ]   [ 3 ]   [ 4 ]   [ 5 ]   [ 6 ]   [ 7 ]

Favorable
★

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Looti, M. (2026, septembre 30). Attitude d’utilité et de bonté envers la marque (BGUA). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-utilite-bonte-marque-bgua/
Looti, Mohammed. “Attitude d’utilité et de bonté envers la marque (BGUA).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-utilite-bonte-marque-bgua/.
Looti, Mohammed. “Attitude d’utilité et de bonté envers la marque (BGUA).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-utilite-bonte-marque-bgua/.