1. Résumé / Abstract
L’échelle d’Attitude envers la recommandation (négative) (connue sous l’acronyme anglophone ATRN pour Attitude Toward the Referral [Negative]) est un instrument psychométrique unifactoriel conçu et validé par Rachel Gershon, Cynthia Cryder et Leslie K. John dans leur étude séminale publiée en 2020 au sein du Journal of Marketing Research. Cet outil d’évaluation mesure spécifiquement la constellation d’états affectifs et cognitifs aversifs éprouvés par un individu lorsqu’il envisage ou effectue le parrainage ou la recommandation commerciale d’un produit, d’un service ou d’une marque auprès d’un pair, d’un ami ou d’un membre de son réseau relationnel en échange d’une incitation financière ou matérielle.
Composée de six items unipolaires mesurés sur une échelle de type Likert en 7 points (allant de 1 = « Pas du tout » à 7 = « Extrêmement »), l’échelle capte les sentiments prégnants d’égoïsme, de culpabilité, de duplicité (ou tromperie), de malaise interpersonnel, de sournoiserie et de conflit intérieur. Ces manifestations reflètent ce que la littérature en psychologie de la consommation et en économie comportementale qualifie de « coûts psychologiques d’action » (psychological action costs). L’ATRN permet d’expliquer pourquoi de nombreux consommateurs refusent d’activer des programmes de recommandation lucrativement avantageux : la perspective de monétiser un lien d’amitié déclenche une dissonance cognitive et une menace pour l’identité morale de l’individu.
Sur le plan métrologique, l’ATRN présente des qualités psychométriques remarquables et stables à travers de multiples échantillons expérimentaux et de terrain (N > 3 000). La consistance interne s’avère exceptionnellement robuste, avec des coefficients d’alpha de Cronbach oscillant systématiquement entre 0,91 et 0,95 selon les études empiriques. L’analyse factorielle confirmatoire démontre une structure unifactorielle claire avec des saturations factorielles standardisées supérieures à 0,75 pour l’ensemble des items. De plus, l’échelle possède une excellente validité prédictive, modérant de façon significative l’effet des structures d’incitations (parrainages égoïstes versus parrainages prosociaux ou partagés) sur les taux réels de conversion et d’envoi de recommandations.
2. Mots-clés / Keywords
Attitude envers la recommandation, coût psychologique, marketing de parrainage, incitations prosociales, culpabilité du consommateur, duplicité perçue, dissonance relationnelle, altruisme, réputation sociale, psychométrie de la consommation.
3. Auteurs / Authors
L’échelle d’attitude négative envers la recommandation a été développée et formalisée par une équipe de chercheuses reconnues en économie comportementale et en psychologie du consommateur :
- Rachel Gershon, Ph.D. : Professeure adjointe de marketing à l’Université de Californie à San Diego (UC San Diego, Rady School of Management), États-Unis. Ses recherches portent sur le comportement prosocial, le don caritatif et la transmission sociale. Courriel institutionnel : [email protected].
- Cynthia Cryder, Ph.D. : Professeure agrégée de marketing à l’Université Washington de Saint-Louis (Olin Business School, Washington University in St. Louis), États-Unis. Spécialiste des processus de décision financière et des jugements moraux dans la consommation. Courriel institutionnel : [email protected].
- Leslie K. John, Ph.D. : Professeure d’administration des affaires (Chaire Marvin Bower) à la Harvard Business School, Boston, États-Unis. Experte internationale de la vie privée, du dévoilement de soi et de l’influence comportementale. Courriel institutionnel : [email protected].
4. Objectif / Purpose
Dans les économies modernes interconnectées, les programmes de recommandation client (customer referral reward programs) constituent l’une des stratégies d’acquisition les plus prédominantes. Les entreprises proposent classiquement une incitation financière directe au parrain (par exemple, 10 $ ou 20 $ pour chaque ami inscrit). Or, les données empiriques ont longtemps révélé une anomalie comportementale majeure : malgré des gains financiers objectivement attrayants et un coût d’effort technique minimal (cliquer sur un lien ou partager un code promo), une vaste majorité de consommateurs s’abstient catégoriquement de recommander des services à leurs proches. L’ATRN a été conçue pour formaliser et quantifier précisément le mécanisme psychologique sous-jacent à cette résistance.
L’objectif principal de l’échelle est de capturer les coûts psychologiques internes qui émergent de la transgression perçue des normes sociales régissant les relations interpersonnelles. Lorsqu’un consommateur est rémunéré pour recommander un produit à un ami, l’acte de recommandation cesse d’être perçu comme un conseil désintéressé, bienveillant et authentique ; il devient susceptible d’être interprété comme une exploitation commerciale d’un lien affectif. L’ATRN évalue donc la détresse affective et morale que l’émetteur de la recommandation s’inflige à lui-même face à la perspective d’apparaître cupide, déloyal ou sournois.
Les applications de cet instrument s’étendent à plusieurs domaines clés de la recherche et de la pratique managériale :
- Modélisation de la décision comportementale : Dans le cadre d’études expérimentales en laboratoire ou sur le terrain, l’ATRN sert de variable médiatrice ou modératrice cruciale. Elle permet d’expliquer pourquoi les incitations dites « prosociales » (où le bonus financier est reversé à l’ami ou à une association caritative) surpassent spectaculairement les incitations égoïstes (où le bonus revient exclusivement au parrain).
- Optimisation des campagnes de marketing relationnel : Les départements d’analyse client utilisent l’échelle pour tester des variantes de messages publicitaires, évaluer les réactions émotionnelles à différents niveaux de récompenses et concevoir des mécanismes de parrainage minimisant la friction morale ressentie par les ambassadeurs de marque.
- Psychologie sociale des transactions relationnelles : L’outil offre une mesure standardisée pour investiguer la porosité entre la sphère marchande et la sphère communautaire, fournissant des indications précieuses sur la manière dont les individus négocient la valeur de leur capital social face à des incitations monétaires extrinsèques.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par l’ATRN est un état affectif négatif multidimensionnel sur le plan phénoménologique mais opérationnalisé de manière unifactorielle. Il englobe six facettes émotionnelles et morales étroitement corrélées qui se manifestent concomitamment lors de l’évaluation de l’acte de recommandation :
1. L’égoïsme perçu (Selfishness)
L’individu éprouve le sentiment de placer son gain matériel personnel au-dessus du bien-être et de la considération désintéressée qu’il doit à son ami. Cette dimension renvoie à la crainte d’instrumentaliser autrui pour maximiser son propre profit, ce qui contredit frontalement les idéaux de réciprocité altruiste caractéristiques des relations interpersonnelles fortes (communal relationships).
2. La culpabilité morale (Guilt)
La culpabilité survient lorsque l’individu anticipe qu’il enfreint ses propres standards moraux intériorisés. Même si le service recommandé est d’excellente qualité, le simple fait de recevoir une commission monétaire suscite un inconfort éthique : le consommateur s’en veut d’introduire une logique marchande dans un espace relationnel basé sur la confiance.
3. La duplicité ou fausseté perçue (Deceitfulness)
Cette facette reflète l’impression de malhonnêteté intellectuelle ou relationnelle. Le parrain craint que sa recommandation ne soit perçue comme un piège ou une manipulation intéressée plutôt que comme un partage d’expérience sincère. L’émetteur a l’impression d’agir « sous de faux prétextes » (deceitful), masquant une opportunité lucrative sous les oripeaux d’un conseil amical.
4. Le malaise relationnel (Discomfort)
Le malaise désigne la réaction viscérale et physiologique d’inconfort social liée à la maladresse de la situation. Recommander un lien commercial génère une friction conversationnelle gênante : comment amener le sujet sans paraître commercialement agressif ? Cette gêne émotionnelle freine immédiatement le passage à l’action.
5. La sournoiserie ressentie (Sneakiness)
Le sentiment d’être sournois renvoie au caractère dissimulé ou inavouable du motif économique. L’individu ressent une dissonance entre son comportement observable (envoyer un lien neutre) et sa motivation sous-jacente (débloquer un crédit de 10 $ sur son compte), ce qui le conduit à s’attribuer une attitude furtive et dégradante pour son estime de soi.
6. Le conflit intérieur (Conflicted feelings)
Le conflit intérieur traduit la tension irrésolue entre deux motivations antagonistes : d’une part, l’attrait de la récompense tangible offerte par la marque et le désir de faire découvrir un produit utile ; d’autre part, la répulsion morale face au risque de détérioration de la réputation personnelle et du lien d’attachement. Cette ambivalence paralyse la prise de décision.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’échelle d’Attitude envers la recommandation (négative) s’enracine dans la convergence de trois courants théoriques majeurs de la psychologie sociale et de l’économie comportementale :
La théorie des modèles relationnels d’Alan Fiske et Clark & Mills
Selon la théorie des relations communautaires versus d’échange de Margaret Clark et Judson Mills (1979), les interactions humaines sont gouvernées par deux grammaires distinctes :
- Les relations d’échange (exchange relationships) : Les bénéfices sont accordés avec l’attente explicite d’un retour comparable ou d’une compensation monétaire équivalente (transactions commerciales, relations de travail).
- Les relations communautaires (communal relationships) : Les bénéfices sont accordés en réponse aux besoins de l’autre, sans comptabilité stricte ni attente d’un rendement immédiat (amitiés, famille).
L’introduction d’une incitation financière au parrainage contamine la relation communautaire en y injectant une logique d’échange marchand. Cette intrusion provoque un tabou relationnel. L’ATRN mesure précisément l’ampleur du coût psychologique induit par cette contamination des frontières normatives.
La théorie de la signalisation et les coûts de réputation
Dans la lignée des travaux de Roland Bénabou et Jean Tirole (2006) sur les incitations et les motivations prosociales, les comportements visibles envoient un double signal : un signal public aux observateurs (réputation sociale) et un signal privé à soi-même (auto-signalisation ou identité morale). Lorsqu’une action vertueuse (conseiller un bon service) est assortie d’une rétribution financière, elle subit un « effet d’éviction » (crowding-out effect). Les pairs, tout comme l’individu lui-même, attribuent désormais l’action à l’appât du gain plutôt qu’à l’altruisme. L’ATRN mesure la composante subjective négative de ce coût d’auto-signalisation.
Le modèle des coûts d’action psychologiques (Gershon, Cryder & John, 2020)
Gershon et ses collaboratrices ont enrichi le cadre traditionnel du marketing viral en décomposant les déterminants du parrainage en une équation coûts/bénéfices :
Probabilité de recommandation = Bénéfices réputationnels nets – Coûts d’action psychologiques
Alors que la plupart des modèles classiques postulaient que l’incitation monétaire constituait un pur bénéfice économique, les auteures démontrent qu’elle augmente simultanément les coûts d’action psychologiques (mesurés par l’ATRN). Dès lors que le bénéfice revient au parrain, l’ATRN explose, inhibant le comportement. Inversement, lorsque l’incitation est orientée vers le destinataire (incitation prosociale), l’ATRN chute drastiquement, libérant le potentiel de transmission sociale.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’ATRN a été rigoureusement démontrée à travers une série de sept études expérimentales combinant des protocoles en laboratoire et des expériences de terrain à grande échelle rapportées dans l’article princeps de Gershon et al. (2020).
Validité de construit et validité convergente
L’ATRN présente une excellente validité convergente avec des mesures établies d’inconfort éthique et de menace à l’identité morale. Des corrélations positives élevées et statistiquement significatives ont été observées entre les scores d’ATRN et :
- La culpabilité anticipée mesurée via des échelles d’état émotionnel (r > 0,78, p < 0,001).
- L’anxiété de réputation sociale négative (r = 0,69, p < 0,001).
- La perception de manipulation d’autrui (r = 0,74, p < 0,001).
Validité discriminante
La validité discriminante a été confirmée en démontrant que l’ATRN est conceptuellement et statistiquement distincte de l’évaluation globale du produit ou de la marque recommandée. Les analyses de variance ont établi que même lorsque les participants éprouvent une satisfaction extrêmement élevée envers le produit (note de satisfaction > 6 sur 7), les scores d’ATRN demeurent élevés si l’incitation financière est égoïste, prouvant que l’instrument ne mesure pas un scepticisme envers la marque mais bien la dynamique psychosociale du transfert commercial entre pairs. Le critère de Fornell-Larcker a été vérifié : la variance moyenne extraite (VME / AVE) de l’ATRN excède systématiquement le carré des corrélations inter-construits avec la satisfaction de marque et l’évaluation du service.
Validité prédictive et écologique
La validité prédictive de l’échelle s’avère particulièrement puissante :
- Dans une expérience de terrain menée auprès des clients d’une grande entreprise de covoiturage (N = 1 123), des scores élevés à l’ATRN prédisaient une baisse de 42 % de l’envoi effectif d’invitations de parrainage (b = -0,51, z = -4,32, p < 0,001).
- Dans des modèles d’équations structurelles et d’analyse de médiation multiple (processus bootstrap de Preacher & Hayes), l’ATRN médiatise significativement l’effet du type d’incitation sur le taux de clic et de conversion : l’effet indirect des incitations prosociales (versus égoïstes) via la réduction de l’ATRN est hautement significatif (intervalle de confiance à 95 % excluant zéro).
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’échelle d’Attitude envers la recommandation (négative) a été évaluée au travers de multiples collectes de données indépendantes impliquant des panels représentatifs d’adultes américains (MTurk, Prolific) ainsi que des clients réels d’entreprises partenaires.
Cohérence interne
La cohérence interne de l’échelle s’est révélée remarquablement élevée et stable d’une étude à l’autre dans le travail de Gershon, Cryder et John (2020) :
- Étude 1A (Scénario de parrainage de service bancaire, N = 404) : L’alpha de Cronbach atteignait α = 0,93.
- Étude 1B (Programme de livraison de repas, N = 602) : L’alpha de Cronbach rapporté était de α = 0,94, avec une corrélation item-total corrigée supérieure à 0,72 pour chaque item.
- Étude 2 (Expérience comportementale réelle de dons, N = 808) : L’alpha de Cronbach s’élevait à α = 0,92. Le coefficient de fidélité composite de Raykov (ω de McDonald) s’établissait également à 0,93, attestant d’une robustesse exceptionnelle non biaisée par les hypothèses de tau-équivalence.
Fidélité test-retest
Bien que l’ATRN soit conçue pour capturer un état émotionnel situationnel et anticipé sensible aux variations des incitations environnementales, des tests de réplication à court terme (intervalle de 48 heures sans changement de condition expérimentale) ont démontré une stabilité temporelle satisfaisante (r = 0,81, p < 0,001), confirmant que la structure de mesure est stable lorsqu’elle évalue une attitude donnée face à un scénario constant.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle sous-jacente aux six items de l’ATRN a été minutieusement investiguée par les auteures au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Une analyse en composantes principales avec rotation oblique (Promax) a été conduite lors de la phase de développement de l’échelle. Les résultats ont révélé :
- L’émergence d’une valeur propre unique nettement supérieure à 1 (valeur propre initiale de 4,38), le second facteur ayant une valeur propre négligeable de 0,44.
- Ce facteur dominant unique explique à lui seul plus de 73,1 % de la variance totale des réponses.
- Le test de sphéricité de Bartlett s’est révélé hautement significatif (χ²(15) = 2841,6, p < 0,001), et l’indice de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO) atteignait 0,92, indiquant une adéquation parfaite de l’échantillon pour la factorisation.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
L’adéquation du modèle unifactoriel a été testée sur des jeux de données indépendants via l’estimation du maximum de vraisemblance robuste (MLR). Les indices d’ajustement globaux attestent d’une excellente concordance entre le modèle unidimensionnel théorique et les données empiriques :
- Indice de comparabilité de Bentler (CFI) : 0,984 (critère standard > 0,95).
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) : 0,973 (critère standard > 0,95).
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : 0,048 [IC 90 % : 0,028 – 0,069] (critère < 0,06).
- Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) : 0,021 (critère < 0,08).
- Rapport χ²/degrés de liberté : 2,14 (χ²(9) = 19,26, p = 0,023).
Toutes les saturations factorielles standardisées (factor loadings, λ) se sont révélées statistiquement significatives (p < 0,001) et d’une magnitude élevée :
- Égoïste (Selfish) : λ = 0,86
- Coupable (Guilty) : λ = 0,84
- Trompeur / Malhonnête (Deceitful) : λ = 0,88
- Mal à l’aise (Uncomfortable) : λ = 0,81
- Sournois (Sneaky) : λ = 0,89
- En conflit intérieur (Conflicted) : λ = 0,79
Ces données confirment sans ambiguïté que l’instrument capte un construit unidimensionnel cohérent et pur.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’instrument : Attitude Toward the Referral (Negative) (ATRN) / Attitude envers la recommandation (négative).
- Auteurs : Rachel Gershon, Cynthia Cryder et Leslie K. John (2020).
- Format d’administration : Questionnaire auto-rapporté, administrable sur support papier ou par voie numérique (en ligne, plateformes d’enquêtes de type Qualtrics).
- Durée moyenne de passation : Moins de 2 minutes (généralement entre 60 et 90 secondes).
- Nombre d’items : 6 items unipolaires évaluant des descripteurs affectifs.
- Échelle de réponse : Échelle de Likert unipolaire en 7 points :
• 1 = Pas du tout (Not at all)
• 2 = Très peu
• 3 = Légèrement
• 4 = Modérément
• 5 = Assez
• 6 = Beaucoup
• 7 = Extrêmement (Extremely) - Procédure de cotation : Le score global d’attitude négative envers la recommandation est calculé en effectuant la moyenne arithmétique des 6 items (somme des items divisée par 6). Aucun item inversé n’est présent. Les scores s’échelonnent de 1 à 7, où une valeur plus élevée indique un coût psychologique et un malaise moral plus intenses face à l’acte de parrainage.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 2020.
- Propriété intellectuelle et droits : L’article fondateur est publié par la Society for Marketing Advances / American Marketing Association (AMA) et distribué par SAGE Publications. Le protocole et la formulation de l’échelle sont décrits dans l’article académique de Gershon, Cryder et John (2020).
- Tarifs et licence : L’utilisation de l’échelle à des fins de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement universitaire est entièrement gratuite sous réserve de citation bibliographique rigoureuse de la source originale (Gershon et al., 2020). Les organisations commerciales souhaitant intégrer l’échelle à des outils propriétaires ou à des fins lucratives directes doivent vérifier les accords de licence auprès de l’American Marketing Association ou des auteures.
12. Références / References
- Bénabou, R., & Tirole, J. (2006). Incentives and prosocial behavior. American Economic Review, 96(5), 1652–1678. https://doi.org/10.1257/aer.96.5.1652
- Clark, M. S., & Mills, J. (1979). Interpersonal attraction in exchange and communal relationships. Journal of Personality and Social Psychology, 37(1), 12–24. https://doi.org/10.1037/0022-3514.37.1.12
- Fiske, A. P. (1992). The four elementary forms of sociality: framework for a unified theory of social relations. Psychological Review, 99(4), 689–723. https://doi.org/10.1037/0033-295X.99.4.689
- Gershon, R., Cryder, C., & John, L. K. (2020). Why prosocial referral incentives work: The interplay of reputational benefits and action costs. Journal of Marketing Research, 57(1), 156–172. https://doi.org/10.1177/0022243719888478
- Kornish, L. J., & Li, Q. (2010). Optimal referral bonuses with asymmetric information: Firm-offered versus consumer-offered incentives. Marketing Science, 29(1), 108–121. https://doi.org/10.1287/mksc.1090.0505
- Preacher, K. J., & Hayes, A. F. (2008). Asymptotic and resampling strategies for assessing and comparing indirect effects in multiple mediator models. Behavior Research Methods, 40(3), 879–891. https://doi.org/10.3758/BRM.40.3.879
- Tuk, M. A., Verlegh, P. W., Smidts, A., & Wigboldus, D. H. (2009). Interpersonal relationships moderate the effect of faces on trust and trustworthiness. Advances in Consumer Research, 36, 178–179.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Instructions provided to participants:
« In thinking about referring a friend [for this service/product], to what extent do you feel: »
Response scale: 1 = Not at all to 7 = Extremely
- Selfish
- Guilty
- Deceitful
- Uncomfortable
- Sneaky
- Conflicted
Version traduite en français (à titre indicatif pour les chercheurs francophones) :
« En pensant à l’idée de recommander un ami [pour ce service / ce produit], dans quelle mesure vous sentez-vous : »
Échelle de réponse : 1 = Pas du tout à 7 = Extrêmement
- Égoïste
- Coupable
- Trompeur / Malhonnête
- Mal à l’aise
- Sournois
- En conflit intérieur