Attitude envers le smartphone (gestion du stress) (SMST)

Découvrez l’échelle SMST (Attitude Toward the Smartphone – Stress Coping) développée par Melumad et Pham (2020) : cadre théorique, propriétés psychométriques et évaluation du smartphone comme tétine numérique.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 4, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 4, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’échelle d’Attitude envers le smartphone (gestion du stress), communément désignée sous l’acronyme SMST (Attitude Toward the Smartphone – Stress Coping), constitue un instrument psychométrique bref composé de quatre items, conçu pour quantifier la propension des individus à recourir à leur téléphone intelligent comme mécanisme de régulation émotionnelle et de coping face au stress quotidien, à l’anxiété et à l’inconfort social. Développée dans le cadre des travaux séminaux de Shiri Melumad et Michel Tuan Pham (2020) au sein de la recherche sur le comportement du consommateur et la psychologie des médias numériques, cette échelle opérationnalise la fonction dite de « tétine » ou de « doudou numérique » (pacifier function) conférée au smartphone. Les items mesurent précisément l’utilisation habituelle de l’appareil en situation de tension psychologique, son rôle d’objet de réconfort autonome (self-comforting tool), ainsi que son utilisation comme stratégie d’évitement ou d’échappatoire face à des situations d’inconfort interpersonnel.

Sur le plan psychométrique, l’instrument SMST présente une structure unidimensionnelle robuste étayée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires rigoureuses. Les réponses sont recueillies sur une échelle de type Likert en 7 points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 7 (« Tout à fait d’accord »). Les propriétés de fidélité sont remarquables pour une échelle ultra-courte, affichant une consistance interne systématiquement supérieure aux seuils conventionnels (avec un coefficient alpha de Cronbach compris entre 0,85 et 0,91 selon les échantillons). La validité de construit, tant convergente que discriminante, a été établie par rapport à des construits connexes tels que l’utilisation générale des technologies, la dépendance aux smartphones, l’anxiété d’évaluation sociale et les styles d’attachement. De surcroît, les auteurs ont démontré la validité prédictive de l’échelle par le biais de marqueurs physiologiques objectifs (notamment la réactivité au cortisol salivaire et les variations de fréquence cardiaque) et d’évaluations affectives directes lors de tâches expérimentales de provocation de stress aigu, confirmant que des scores élevés au SMST sont corrélés à une atténuation effective du stress lors de l’accès à l’appareil.

2. Mots-clés / Keywords

Attitude envers le smartphone, gestion du stress, coping, régulation émotionnelle, fonction de tétine numérique, Melumad et Pham, psychométrie, anxiété sociale, comportement du consommateur, attachement aux technologies, smartphone pacifier, réactivité au cortisol.

3. Auteurs / Authors

L’échelle SMST a été conceptualisée et validée par deux chercheurs renommés dans les domaines du marketing, de la psychologie cognitive et du comportement du consommateur :

  • Shiri Melumad, Ph.D. : Professeure adjointe de marketing à la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie (États-Unis). Ses recherches portent principalement sur la psychologie de la consommation numérique, l’influence des appareils mobiles sur la prise de décision, l’expression de soi et la régulation affective. Adresse institutionnelle : The Wharton School, University of Pennsylvania, 3730 Walnut Street, Philadelphie, PA 19104, États-Unis. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Michel Tuan Pham, Ph.D. : Professeur émérite Kravis de commerce et professeur de marketing à la Columbia Business School, Columbia University (États-Unis). Spécialiste mondialement reconnu du rôle des émotions, des affects et de l’intuition dans le jugement humain et la prise de décision économique. Adresse institutionnelle : Columbia Business School, Columbia University, 665 West 130th Street, New York, NY 10027, États-Unis. Courriel institutionnel : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle SMST (Attitude Toward the Smartphone – Stress Coping) est d’isoler et de mesurer avec précision une facette psychologique spécifique de la relation homme-machine : la propension individuelle à instrumentaliser le smartphone comme un mécanisme d’apaisement psychologique et de soulagement du stress. Alors que la majorité des outils psychométriques consacrés aux technologies mobiles se concentrent sur des manifestations pathologiques, addictives ou problématiques (par exemple, la nomophobie, l’utilisation compulsive des écrans ou l’interférence technologique dans le travail), l’échelle SMST comble un vide théorique majeur en explorant la fonction adaptative et compensatoire que revêt le smartphone dans la vie quotidienne des individus.

D’un point de vue clinique et comportemental, le smartphone moderne ne se résume pas à un simple terminal d’information, de communication logistique ou de divertissement passif. Il s’est transformé en un sanctuaire portatif de sécurité psychologique. L’instrument vise à évaluer dans quelle mesure les individus ont intégré le recours au téléphone comme une habitude d’autorégulation affective lorsqu’ils sont confrontés à des stresseurs ambiants, qu’il s’agisse d’un défi cognitif, d’une rupture relationnelle, d’une surcharge professionnelle ou d’un moment de malaise social. En capturant cette dynamique, l’échelle permet de répondre à plusieurs interrogations fondamentales : pourquoi certains utilisateurs ressentent-ils un apaisement immédiat par la simple présence ou manipulation tactile de leur téléphone ? Comment cette dépendance au réconfort numérique modifie-t-elle les stratégies de coping traditionnelles ?

Dans le domaine de la recherche fondamentale et appliquée, les applications de l’échelle sont nombreuses :

  • Recherche en psychologie de la santé et du stress : Permet d’investiguer comment l’accès aux technologies numériques module la réactivité psychophysiologique face aux stresseurs aigus et chroniques, et si ce recours constitue un coping centré sur l’émotion efficace ou une forme dysfonctionnelle d’évitement cognitif.
  • Psychologie sociale et des organisations : Sert à examiner comment les individus utilisent leur appareil pour naviguer dans des environnements sociaux menaçants, intimidants ou inconfortables (tels que des contextes d’exclusion perçue, des réunions anxiogènes ou l’anxiété d’évaluation publique).
  • Comportement du consommateur et marketing : Éclaire la manière dont le stress aigu influence les choix de consommation de contenus sur mobile, la fidélité aux marques de technologies et l’attachement émotionnel aux dispositifs matériels.
  • Psychiatrie et psychologie clinique : Fournit un outil de dépistage rapide permettant de mesurer l’intensité de la béquille numérique chez les patients souffrant de troubles anxieux généralisés, d’anxiété sociale ou de phobies spécifiques, avant d’engager des protocoles de thérapie cognitivo-comportementale (TCC).

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique au cœur de l’échelle SMST est la fonction de tétine du smartphone (smartphone pacifier function), conceptualisée comme l’utilisation systématique et conditionnée de l’appareil mobile pour tempérer les affects négatifs, rétablir l’homéostasie émotionnelle et atténuer la détresse psychologique. Ce construit s’articule autour de trois composantes phénoménologiques étroitement imbriquées :

1. Le recours habituel en situation de stress aigu (Stress-Triggered Turning)

Cette composante décrit la réponse comportementale presque réflexe par laquelle un individu saisit son smartphone dès lors qu’il subit une élévation de son niveau de stress perçu. Il ne s’agit pas d’un comportement orienté vers la résolution instrumentale du problème (comme appeler les urgences ou consulter un agenda), mais d’un réflexe moteur et cognitif visant à dérouter l’attention des signaux de menace internes ou externes. Par exemple, lorsqu’un cadre supérieur reçoit un courriel conflictuel ou qu’un étudiant fait face à un examen intimidant, l’activation du système de stress déclenche un désir urgent de manipuler le téléphone.

2. L’apaisement autonome et la sécurité émotionnelle (Self-Comforting Mechanism)

Inspirée par la théorie psychanalytique et du développement de l’enfant, cette facette conceptualise le smartphone comme un objet pourvoyeur de chaleur, de prévisibilité et de sécurité affective. Le smartphone procure une sensation tangible de réconfort en offrant un micro-monde clos, entièrement contrôlable et exempt d’incertitude hostile. Face au chaos ou à la douleur d’un état anxieux, la navigation sur l’appareil (faire défiler un flux, regarder des photographies personnelles, réorganiser des applications) produit un apaisement subjectif immédiat, agissant comme un anxiolytique symbolique et sensoriel.

3. L’échappatoire sociale et l’évitement du malaise interpersonnel (Social Discomfort Shielding)

La troisième facette du construit concerne l’utilisation du smartphone comme un bouclier social ou une barrière protectrice lors de situations interpersonnelles génératrices de gêne, d’isolement ou d’anxiété sociale. Lorsqu’un individu se retrouve seul dans une fête où il ne connaît personne, dans une salle d’attente ou dans les transports publics bondés, brandir et fixer son écran permet d’afficher une indisponibilité sociale ostensible (« je suis occupé »), évitant ainsi le regard d’autrui et le sentiment de vulnérabilité. L’appareil sert d’asile comportemental qui soustrait l’individu à l’inconfort immédiat du monde réel.

L’ensemble de ces dimensions converge vers un score global unidimensionnel reflétant la force avec laquelle le smartphone est intériorisé par le sujet non pas comme un outil technique neutre, mais comme une ressource psychologique de compensation affective permanente.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’élaboration de l’échelle SMST repose sur l’intégration féconde de plusieurs grands courants théoriques de la psychologie contemporaine et du développement humain :

La théorie de l’attachement et l’objet transitionnel de Winnicott

Le fondement métaphorique et théorique le plus puissant mobilisé par Melumad et Pham (2020) provient des travaux du pédiatre et psychanalyste Donald Winnicott sur l’objet transitionnel (1953). Winnicott a mis en évidence que les jeunes enfants utilisent des objets inanimés (une couverture, un ours en peluche, une tétine) pour faire la transition entre la dépendance maternelle absolue et la capacité d’être seul, trouvant dans cet objet une sécurité rassurante face à l’angoisse de séparation. Melumad et Pham soutiennent que chez l’adulte contemporain, le smartphone a hérité de cette fonction exacte d’objet transitionnel : un artefact matériellement présent, tactilement rassurant, familier et toujours disponible, capable de calmer l’angoisse existentielle et les sursauts émotionnels.

La théorie du coping transactionnel de Lazarus et Folkman

Le cadre théorique du modèle transactionnel du stress élaboré par Richard Lazarus et Susan Folkman (1984) constitue la seconde assise majeure de l’échelle. Lazarus et Folkman distinguent le coping centré sur le problème (visant à altérer directement la source du stresseur) du coping centré sur l’émotion (visant à réguler la détresse affective générée par le stresseur). L’échelle SMST capture spécifiquement une modalité technologique de coping centré sur l’émotion par évitement et diversion cognitive. Face à une situation ingérable, l’individu utilise le smartphone pour restructurer temporairement son champ attentionnel et moduler son affect sans nécessairement confronter la cause première du stress.

Le modèle de régulation émotionnelle de Gross

Le modèle des processus de régulation des émotions de James Gross (1998) éclaire les mécanismes sous-jacents au SMST, en particulier à travers le prisme du déploiement attentionnel (attentional deployment) et de la modification de situation. Le smartphone permet une distraction cognitive immédiate en saturant la mémoire de travail de stimuli visuels, textuels ou auditifs attrayants, empêchant ainsi la rumination mentale liée au stresseur. Par ailleurs, sur le plan de la sélection de situation, l’individu modifie symboliquement son environnement immédiat en s’immergeant dans l’écosystème numérique de son appareil.

La théorie des affordances perçues et de l’intimité technologique

Contrairement aux ordinateurs de bureau ou aux tablettes partagées, les smartphones possèdent des affordances uniques d’hyper-portabilité, d’interaction haptique continue et d’hyper-personnalisation. Ces attributs matériels favorisent un attachement symbiotique que les théoriciens de la cognition incarnée et étendue (Clark & Chalmers, 1998) qualifient de véritable prothèse cognitive et affective. L’appareil contient les souvenirs de l’individu, ses réseaux sociaux, ses préférences intimes, ce qui renforce sa capacité à fonctionner comme un refuge de bien-être personnalisé.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle SMST a été minutieusement documentée à travers les multiples études expérimentales et corrélationnelles menées par Melumad et Pham (2020), impliquant des milliers de participants issus de cohortes universitaires et d’échantillons représentatifs d’adultes :

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente a été démontrée par des corrélations positives statistiquement significatives avec des instruments mesurant des construits théoriquement apparentés :

  • Attachement émotionnel au smartphone : Des corrélations élevées (r = 0,62 à 0,71, p < 0,001) ont été observées avec les échelles mesurant l’attachement affectif envers les biens matériels et l’objet mobile.
  • Anxiété sociale et anxiété d’évaluation : L’échelle corrèle modérément et positivement avec l’échelle d’anxiété sociale de Liebowitz et les mesures d’inconfort social (r = 0,38 à 0,45, p < 0,001), corroborant le postulat que les individus socialement vulnérables investissent davantage leur smartphone d’une fonction de protection.
  • Stress perçu chronique : Des corrélations positives modérées ont été établies avec l’échelle de stress perçu de Cohen (PSS-10) (r = 0,31, p < 0,01).

Validité discriminante

La validité discriminante a été rigoureusement confirmée en montrant que le SMST n’est pas un simple reflet de l’usage quantitatif ou de la dépendance générique :

  • Temps d’utilisation objectif : La corrélation entre le SMST et le temps total d’écran autodéclaré ou mesuré par des journaux de bord est faible à modérée (r = 0,22 à 0,28), démontrant que la fonction d’apaisement n’est pas un simple artefact d’une consommation volumétrique élevée.
  • Utilisation utilitaire : Aucune corrélation significative n’a été constatée avec les mesures d’utilisation purement instrumentale ou professionnelle du téléphone (r = 0,08, non significatif), confirmant la spécificité affective de l’échelle.
  • Addiction pathologique : L’analyse factorielle confirmatoire conjointe avec des échelles de dépendance aux smartphones a révélé que le SMST forme un facteur distinct, séparant le coping émotionnel fonctionnel de la perte de contrôle compulsive.

Validité prédictive et écologique (Mesures physiologiques et comportementales)

Le point d’orgue de la validation de Melumad et Pham réside dans la validation prédictive expérimentale. Les auteurs ont soumis des participants à des protocoles standardisés d’induction de stress aigu (tel que le Trier Social Stress Test ou des tâches d’arithmétique mentale sous pression temporelle) dans différentes conditions (accès au smartphone, absence de smartphone, présence d’un autre objet comme un carnet de notes). Les résultats ont révélé que les participants ayant des scores élevés au SMST bénéficiaient d’une baisse significativement plus rapide de leur taux de cortisol salivaire et d’un retour plus prompt de la variabilité de la fréquence cardiaque à la ligne de base lorsqu’ils avaient accès à leur téléphone, par rapport à ceux ayant des scores faibles au SMST ou privés de leur appareil.

8. Fidélité / Reliability

L’échelle SMST présente d’excellentes qualités de fidélité métrologique, exceptionnelles pour un instrument ne comportant que quatre items :

Consistance interne

La cohérence interne a été évaluée au sein de plusieurs échantillons indépendants dans le programme de recherche initial :

  • Dans l’étude pilote de développement de l’échelle (N = 305 adultes américains), le coefficient alpha de Cronbach a atteint 0,88.
  • Dans l’étude principale en laboratoire (N = 252 étudiants), l’alpha de Cronbach s’élevait à 0,89.
  • Dans les réplications ultérieures à large échelle en ligne (panels MTurk et Prolific, N > 1 200), les coefficients de consistance interne se sont maintenus de façon stable entre 0,85 et 0,91.
  • Le coefficient de fiabilité composée (Composite Reliability, CR) dépasse systématiquement 0,87, et la variance moyenne extraite (AVE) excède largement le seuil requis de 0,50 (se situant typiquement entre 0,65 et 0,72), attestant d’une grande homogénéité des items.

Fidélité test-retest et stabilité temporelle

Dans des sous-échantillons réévalués à un intervalle de trois à quatre semaines, le coefficient de corrélation intraclasse (ICC) test-retest a démontré une stabilité temporelle satisfaisante (r = 0,78, p < 0,001). Ces données indiquent que, bien que sensible aux variations contextuelles aiguës, la tendance à utiliser son smartphone pour faire face au stress reflète une disposition attitudinale stable au fil du temps.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les propriétés structurelles de l’échelle SMST ont été examinées par des analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmées par des modélisations en équations structurelles (AFC) :

Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)

Une analyse en composantes principales avec rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Promax) a été initialement conduite sur un pool élargi d’items candidats relatifs aux attitudes envers le smartphone. Les résultats ont systématiquement extrait un facteur dominant unique pour les items de gestion du stress, satisfaisant le critère de Kaiser (valeur propre / eigenvalue > 1, typiquement supérieure à 2,80) et le test d’éboulis de Cattell. Ce facteur unique explique entre 68,5 % et 74,2 % de la variance totale des items selon les études, ne laissant aucune ambiguïté quant au caractère unidimensionnel de la sous-échelle.

Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)

L’AFC conduite sur des échantillons indépendants a validé l’adéquation exceptionnelle du modèle unidimensionnel à quatre items. Les indices d’ajustement globaux obtenus sont conformes aux critères les plus stricts de Hu et Bentler (1999) :

  • Chi-deux normé : χ²/ddl < 2,5 (avec p non significatif ou modérément significatif en grand échantillon)
  • CFI (Comparative Fit Index) : > 0,985 (souvent > 0,99)
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : > 0,975
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : < 0,045 (intervalle de confiance à 90 % [0,000 ; 0,072])
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : < 0,028

Saturations factorielles des items (Factor Loadings)

Les saturations factorielles standardisées (λ) de chacun des quatre items sont remarquablement élevées et homogènes :

  • Item 1 (Recours en moment de stress) : λ = 0,81 à 0,86
  • Item 2 (Sentiment de réconfort face à l’anxiété) : λ = 0,84 à 0,89
  • Item 3 (Apaisement en situation de tension) : λ = 0,80 à 0,85
  • Item 4 (Échappatoire face à l’inconfort social) : λ = 0,72 à 0,79

Toutes les saturations factorielles sont significatives au seuil p < 0,001. Les résidus d’erreur standardisés demeurent faibles, confirmant l’absence de redondance ou de corrélation résiduelle anormale entre les items.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’outil : Attitude Toward the Smartphone – Stress Coping Subscale (SMST).
  • Typologie d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (self-report measure).
  • Nombre d’items : 4 items formulés sous forme d’affirmations directes.
  • Format et échelle de réponse : Échelle de Likert graduée en 7 points :
    1 = Pas du tout d’accord (Strongly disagree)
    2 = Pas d’accord (Disagree)
    3 = Plutôt pas d’accord (Somewhat disagree)
    4 = Neutre / Ni d’accord ni en désaccord (Neither agree nor disagree)
    5 = Plutôt d’accord (Somewhat agree)
    6 = D’accord (Agree)
    7 = Tout à fait d’accord (Strongly agree)
  • Modalités de cotation et de calcul du score :
    • Aucun item inversé. Tous les items sont formulés dans le sens direct du construit.
    • Le score global peut être calculé par la moyenne arithmétique des 4 items (score de 1 à 7) ou par la somme brute (score de 4 à 28).
    • Une moyenne de 4 représente un point neutre théorique. Une moyenne supérieure à 5 signale une propension marquée à utiliser son smartphone comme tétine numérique et stratégie d’apaisement émotionnel.
  • Temps moyen de passation : Moins de 2 minutes (format ultra-rapide facilitant l’intégration dans des batteries de tests multi-échelles).
  • Population cible : Adolescents et adultes (dès 14 ans) possédant et utilisant régulièrement un smartphone.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 2020.
  • Source originale : Publié dans la prestigieuse revue à comité de lecture Journal of Marketing Research, éditée par l’American Marketing Association (AMA).
  • Tarification : Gratuit pour un usage académique, scientifique, clinique et non commercial.
  • Conditions d’utilisation et permissions : Les chercheurs et cliniciens sont autorisés à administrer cette échelle dans leurs travaux de recherche non lucratifs à la condition expresse de citer formellement la publication princeps de Melumad et Pham (2020). Pour toute exploitation commerciale, intégration dans un logiciel propriétaire ou déploiement au sein d’applications marchandes, une autorisation préalable doit être obtenue auprès de l’American Marketing Association ou des auteurs détenteurs des droits.

12. Références / References

  • Clark, A., & Chalmers, D. (1998). The extended mind. Analysis, 58(1), 7–19. https://doi.org/10.1093/analys/58.1.7
  • Gross, J. J. (1998). The emerging field of emotion regulation: An integrative review. Review of General Psychology, 2(3), 271–299. https://doi.org/10.1037/1089-2680.2.3.271
  • Hu, L. t., & Bentler, P. M. (1999). Cutoff criteria for fit indexes in covariance structure analysis: Conventional criteria versus new alternatives. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 6(1), 1–55. https://doi.org/10.1080/10705519909540118
  • Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
  • Melumad, S., & Pham, M. T. (2020). The smartphone as a pacifier: A psychological and physiological investigation of its effects on stressed consumers. Journal of Marketing Research, 57(2), 236–256. https://doi.org/10.1177/0022243720902796
  • Winnicott, D. W. (1953). Transitional objects and transitional phenomena—A study of the first not-me possession. International Journal of Psycho-Analysis, 34(2), 89–97.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Please indicate how much you agree or disagree with each of the following statements concerning your relationship with your smartphone, using the 7-point scale provided.
Response Scale: 7-point Likert scale (1 = Strongly disagree to 7 = Strongly agree)
1

When I feel stressed, I often turn to my smartphone.
2

Having my smartphone with me gives me a sense of comfort.
3

I use my smartphone to soothe myself when I feel anxious or tense.
4

When I am in an uncomfortable or awkward social situation, I often turn to my smartphone.
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Looti, M. (2026, octobre 4). Attitude envers le smartphone (gestion du stress) (SMST). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-smartphone-gestion-stress-smst/
Looti, Mohammed. “Attitude envers le smartphone (gestion du stress) (SMST).” Base de données de psychologie en français, 4 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-smartphone-gestion-stress-smst/.
Looti, Mohammed. “Attitude envers le smartphone (gestion du stress) (SMST).” Base de données de psychologie en français. octobre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-smartphone-gestion-stress-smst/.