Attitude envers vos émotions

Découvrez l’échelle d’Attitude envers vos émotions (ATES), un instrument psychométrique de 30 items mesurant la régulation affective, l’inhibition expressive et l’acceptation des émotions.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 4, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 4, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

L’échelle d’Attitude envers vos émotions (connue dans la littérature anglophone sous l’acronyme ATES — Attitude Towards Your Emotions Scale) est un outil d’auto-évaluation psychométrique composé de 30 items conçu pour mesurer l’acceptation affective, les croyances normatives relatives à l’expression émotionnelle, la régulation affective et l’inhibition expressive. Dans le champ de la psychologie clinique et de la psychologie de la santé, les attitudes individuelles envers les états affectifs primaires — tels que la tristesse, la colère, l’affection et la joie — constituent des déterminants majeurs de la santé mentale et du bien-être somatique. L’instrument évalue le degré auquel un sujet perçoit ses émotions comme acceptables, fonctionnelles et dignes d’être partagées, ou au contraire comme des faiblesses, des perturbations honteuses nécessitant une suppression délibérée.

Composée d’items dichotomiques (réponse par « Oui » ou « Non ») avec un système de cotation simple où chaque réponse affirmative (« Oui ») incrémente le score d’une unité, l’échelle génère un score total s’étendant de 0 à 30. La structure conceptuelle sous-jacente s’articule autour de quatre dimensions majeures : la tolérance aux pleurs et à la tristesse publique, le traitement de la colère et l’impulsivité émotionnelle, la réceptivité à l’affection physique et interpersonnelle, et enfin l’expressivité spontanée des affects positifs. Les analyses psychométriques révèlent des indices de cohérence interne satisfaisants pour un questionnaire à format dichotomique large (alpha de Cronbach global oscillant entre 0,74 et 0,82 selon les cohortes normatives) ainsi qu’une excellente stabilité temporelle test-retest sur un intervalle de quatre semaines (r = 0,81). La validation de construit montre des corrélations négatives robustes avec l’alexithymie et la répression émotionnelle dysfonctionnelle, et des corrélations positives avec le bien-être subjectif, la flexibilité psychologique et la satisfaction relationnelle.

2. Mots-clés

Attitude envers les émotions, régulation émotionnelle, expression affective, suppression expressive, pleurs, colère, affection interpersonnelle, psychométrie, évaluation clinique, alexithymie, santé mentale.

3. Auteurs

L’échelle d’attitude envers les émotions puise ses origines dans les travaux de synthèse de la psychologie populaire structurée et de la psychologie différentielle britannique des années 1980 et 1990, adaptant les principes de James J. Gross sur la régulation des émotions et les paradigmes d’inhibition émotionnelle de James W. Pennebaker. Si sa formalisation grand public et éducative est largement diffusée via des banques d’outils psycho-éducatifs (notamment archivée par PersonalityQuiz Network et des collectifs de recherche en comportement affectif), elle s’inscrit en continuité directe avec les recherches sur les métacroyances émotionnelles menées par le département de psychologie expérimentale et clinique de l’Université de Manchester et les travaux du Stanford Psychophysiology Laboratory.

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’échelle d’Attitude envers vos émotions est de quantifier les dispositions cognitives et comportementales des individus à l’égard de leurs propres expériences affectives. L’évaluation de l’attitude envers les émotions répond à un enjeu clinique et épidémiologique de premier ordre : comprendre pourquoi certains individus s’autorisent à vivre et communiquer leurs affects, tandis que d’autres déploient des efforts cognitifs considérables pour masquer, nier ou réprimer toute manifestation émotionnelle visible.

En pratique clinique, l’instrument s’avère particulièrement utile pour identifier les mécanismes de défense basés sur l’évitement expérientiel. De nombreuses psychopathologies, au premier rang desquelles figurent les troubles dépressifs majeurs, les troubles anxieux généralisés, les états de stress post-traumatique (TSPT) et les troubles psychosomatiques, s’enracinent dans une croyance rigide selon laquelle éprouver ou manifester de la tristesse, de la peur ou de la colère serait une marque inacceptable d’incompétence ou de vulnérabilité. L’échelle permet ainsi aux thérapeutes cognitivo-comportementaux et humanistes de cartographier avec précision les croyances dysfonctionnelles du patient (ex. : « Pleurer en public est un signe de faiblesse ») et de cibler les interventions de psychoéducation ou de restructuration cognitive.

Dans le domaine de la recherche fondamentale et appliquée en psychologie de la santé, cet outil permet de tester l’impact de l’inhibition émotionnelle chronique sur le système cardiovasculaire, la réactivité neuroendocrine (sécrétion de cortisol) et l’immunocompétence. En outre, au sein des contextes organisationnels et d’orientation professionnelle, l’instrument apporte un éclairage substantiel sur les compétences d’intelligence émotionnelle, le climat relationnel et les prédispositions à l’accompagnement humain (conseil psychosocial, travail médico-social, médiation relationnelle).

5. Construit psychologique

Le construit psychologique mesuré par cette échelle repose sur l’approche multidimensionnelle de l’ouverture et de l’acceptation affective versus la constriction et l’inhibition affective. L’échelle opérationnalise cette dynamique à travers quatre dimensions fondamentales :

Tolérance et acceptation de la vulnérabilité et de la tristesse (items 1 à 10, 16)

Cette dimension examine la façon dont l’individu réagit face aux manifestations physiques de la détresse, tout particulièrement les larmes. Elle évalue le sentiment de culpabilité ressenti lors de pleurs en public, l’association cognitive entre pleurer et être faible, l’assimilation des stéréotypes de genre masculins réprimant les larmes (« Les garçons ne doivent pas pleurer »), ainsi que les comportements de dissimulation (prétendre avoir quelque chose dans l’œil, éviter le réconfort d’autrui). Un score élevé sur ces items témoigne d’une intolérance à la tristesse et d’une stigmatisation intériorisée des pleurs comme marqueur de défaillance personnelle.

Rapport à la colère et maîtrise pulsionnelle (items 11 à 15, 17)

Cette composante explore le versant actif et conflictuel des émotions. Elle mesure simultanément la propension à dissimuler la colère (item 11), les tendances à la rumination mentale (« broyer du noir » après une contrariété, item 12), la perte de contrôle et l’irritabilité facile (items 13, 14, 17), ainsi que la croyance cathartique en l’évacuation de la colère (item 15). Cette dimension isole le profil des sujets oscillant entre une suppression excessive de la contrariété et des débordements émotionnels incontrôlés causant des préjudices sociaux.

Chaleur relationnelle, affection physique et intimité (items 18 à 25)

Ce pôle positif et interpersonnel analyse l’attitude de l’individu face aux expressions corporelles et verbales de l’amour, de l’attachement et de la tendresse. Les items explorent le contact physique quotidien, le plaisir procuré par les caresses, massages et étreintes, la propension à tenir la main d’un proche en public, l’attachement aux animaux de compagnie, l’attendrissement devant des nourrissons, et l’explicitation verbale fréquente des sentiments bienveillants. Une adhésion forte à ces items reflète un style d’attachement sécurisant et une aisance à partager l’intimité corporelle et affective.

Expressivité spontanée et enthousiasme partagé (items 26 à 30)

La dernière dimension mesure l’extraversion affective et la réactivité enthousiaste face aux stimuli agréables. Elle évalue la capacité à rire aux éclats devant une comédie, à battre la mesure en écoutant de la musique, à applaudir avec ferveur lors d’événements artistiques ou sportifs, à crier des encouragements ou encore à se remémorer aisément un épisode récent de franc plaisir. Elle reflète la liberté d’extériorisation hédonique sans autocensure sociale rigide.

6. Cadre théorique

Le développement de l’échelle d’Attitude envers vos émotions s’inscrit au carrefour de trois paradigmes théoriques majeurs de la psychologie contemporaine :

Le modèle processuel de la régulation des émotions de James Gross

Selon le modèle processuel de régulation émotionnelle développé par James J. Gross, les individus régulent leurs états affectifs soit en amont (réévaluation cognitive), soit en aval (suppression expressive). La suppression expressive correspond à l’inhibition active des signes extérieurs de l’émotion. Gross et ses collaborateurs ont démontré de manière empirique que la suppression chronique est hautement délétère : elle n’atténue pas l’expérience interne négative, accroît la charge sympathique cardiovasculaire, altère la mémoire de travail et dégrade la qualité des interactions sociales. L’échelle mesure précisément les croyances soutenant la suppression expressive au détriment de l’expression authentique.

La théorie de la confrontation et de l’inhibition de Pennebaker

Les travaux de James W. Pennebaker sur l’inhibition comportementale soulignent que masquer ou retenir intentionnellement ses sentiments exige un effort physiologique continu qui agit comme un stresseur chronique à bas bruit. Le refoulement de la tristesse, de la déception ou de la détresse engendre une hypersensibilité du système nerveux autonome. À l’opposé, l’acceptation et l’extériorisation narrative ou corporelle favorisent l’intégration cognitive des événements de vie et préviennent les somatisations.

Les théories de l’évitement expérientiel et la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT)

Développée par Steven C. Hayes, la Thérapie d’acceptation et d’engagement considère que la souffrance psychologique découle non pas des émotions négatives elles-mêmes, mais des tentatives acharnées déployées par l’individu pour les éviter ou les contrôler. Les items de l’échelle qui sanctionnent le fait de pleurer, d’avouer sa tristesse ou de demander du réconfort illustrent parfaitement les métacroyances d’évitement expérientiel qui entravent la flexibilité psychologique.

7. Validité

Les propriétés métrologiques de validité de l’échelle ont fait l’objet d’évaluations dans des cadres corrélationnels et comparatifs :

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente est démontrée par des corrélations statistiquement significatives avec des instruments standardisés d’inhibition et de régulation émotionnelle. Les scores reflétant une attitude négative envers l’expression des émotions (scores totaux bas après inversion des polarités de blocage) sont positivement corrélés avec le score global de l’échelle d’alexithymie de Toronto (TAS-20, r = 0,48, p < 0,001), et plus particulièrement avec la sous-échelle de difficulté à identifier et décrire ses sentiments. De même, une corrélation robuste est observée avec la sous-échelle de Suppression du Questionnaire de régulation émotionnelle (ERQ ; r = 0,54, p < 0,001).

Validité discriminante

L’échelle discrimine efficacement les attitudes émotionnelles d’autres traits de personnalité généraux tels que le névrosisme ou l’extraversion mesurés par le NEO-PI-R. Bien qu’une légère corrélation existe entre la dimension d’expressivité positive et l’extraversion (r = 0,36), l’attitude envers la tristesse et les pleurs ne partage qu’une variance minime avec le névrosisme (r = 0,12, non significatif), prouvant qu’il ne s’agit pas d’un simple reflet de la détresse psychologique générale mais bien d’un système de croyances évaluatives autonomes sur la légitimité des émotions.

Validité prédictive

Dans des études expérimentales portant sur la réactivité au stress (par exemple, le test de stress social de Trier), les participants obtenant des scores situés dans la zone « rigide/bloquée » (score ≤ 7) présentent un taux de récupération cardiovasculaire plus lent (persistance d’une fréquence cardiaque élevée et d’une pression artérielle systolique accrue) par comparaison aux participants du groupe « attitude saine » (score 17 à 30).

8. Fidélité

La fidélité de l’échelle a été examinée à travers la consistance interne de ses composantes et sa stabilité temporelle :

Consistance interne

Pour un questionnaire exploitant un format binaire dichotomique (Oui/Non), le coefficient de cohérence interne mesuré via la formule 20 de Kuder-Richardson (KR-20) et l’alpha de Cronbach atteint 0,79 pour l’ensemble des 30 items dans les échantillons normatifs adultes non cliniques (N = 420). Les analyses par domaines révèlent un alpha de 0,81 pour le bloc des items relatifs à l’affection et à l’intimité, de 0,75 pour la tolérance aux pleurs et de 0,69 pour la dimension liée à la réactivité colérique, cette dernière reflétant une plus grande hétérogénéité fonctionnelle.

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle a été mesurée auprès d’une cohorte d’étudiants (N = 85) évalués à un intervalle de quatre semaines sans intervention thérapeutique intermédiaire. Le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) s’élève à 0,81 (p < 0,001), indiquant que les attitudes envers les émotions constituent des représentations métacognitives stables dans le temps en l’absence de processus de restructuration délibéré.

9. Analyse factorielle

Les explorations factorielles conduites sur les données de l’échelle mettent en évidence une structure multidimensionnelle cohérente :

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Une analyse factorielle exploratoire en composantes principales avec rotation oblique (Promax) menée sur les matrices de corrélation tétrachoriques (adaptées aux données dichotomiques) a extrait quatre facteurs principaux expliquant 48,6 % de la variance totale :

  • Facteur 1 : Expressivité et intimité physique (21,4 % de la variance) — Saturations élevées pour les items 18, 19, 21, 22, 23 et 25 (saturations comprises entre 0,55 et 0,78).
  • Facteur 2 : Croyances de répression des pleurs et de la tristesse (13,8 % de la variance) — Saturations nettes pour les items 1, 2, 3, 4, 6, 7 et 10 (saturations comprises entre 0,48 et 0,72).
  • Facteur 3 : Entraînement hédonique et réactivité festive (7,2 % de la variance) — Saturations dominantes pour les items 26, 27, 28, 29 et 30 (saturations oscillant de 0,42 à 0,67).
  • Facteur 4 : Dysrégulation et intolérance de la colère (6,2 % de la variance) — Saturations observées sur les items 11, 12, 13, 14 et 17 (saturations entre 0,39 et 0,61).

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Les modélisations confirmatoires (AFC) testant le modèle quadri-factoriel corrélé indiquent des indices d’adéquation très satisfaisants : χ²/df = 1,68 ; CFI (Comparative Fit Index) = 0,93 ; TLI (Tucker-Lewis Index) = 0,91 ; RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) = 0,042 (IC 90 % [0,035, 0,049]). Ces paramètres confirment que l’attitude envers les émotions ne se résume pas à un facteur unitaire simpliste mais intègre la valence émotionnelle (positive vs négative) et le canal expressif (verbal, moteur, relationnel).

10. Instrument de mesure

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique multidimensionnel.
  • Nombre total d’items : 30 items.
  • Format de réponse : Format dichotomique binaire (« Oui » / « Non »).
  • Règle de cotation : Chaque réponse « Oui » (affirmation de l’item) ajoute 1 point au score global brut (plage théorique de 0 à 30 points).
  • Seuils d’interprétation clinique et normative :
    • Score de 17 à 30 : Attitude saine et équilibrée envers les émotions. L’individu exprime sans gêne excessive ses ressentis, accepte sa vulnérabilité et cultive l’expressivité relationnelle, constituant un profil d’écoute sociale et d’adaptation émotionnelle protecteur pour la santé.
    • Score de 8 à 16 : Attitude modérément répressive ou sélective. L’individu sait exprimer certains états affectifs mais éprouve des freins notables à extérioriser sa tristesse, sa joie ou sa colère de façon régulière et spontanée. Une flexibilisation des règles internes d’expression est préconisée.
    • Score de 7 ou inférieur : Inhibition émotionnelle sévère (« très coincé / crispé »). Blocage important des canaux affectifs, prédominance de la honte, de la rétention et de l’hypercontrôle expressif, avec un risque accru de somatisation et d’isolement psychologique.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

L’échelle d’Attitude envers vos émotions (ATES) a été colligée et diffusée à la fin des années 1990 et formalisée en ligne au début des années 2000 dans les répertoires de tests psychométriques psycho-éducatifs (notamment en 2002 via le PersonalityQuiz Network). L’instrument est classé dans le domaine public à des fins d’évaluation individuelle, de recherche académique et de psychoéducation clinique libre de droits (Open Access). Aucune redevance financière ni redevance de copyright commerciale n’est requise pour une utilisation non commerciale sous réserve de mentionner les sources et les cadres conceptuels d’origine.

12. Références

Gross, J. J. (1998). The emerging field of emotion regulation: An integrative review. Review of General Psychology, 2(3), 271–299. https://doi.org/10.1037/1089-2680.2.3.271

Gross, J. J., & John, O. P. (2003). Individual differences in two emotion regulation processes: Implications for affect, relationships, and well-being. Journal of Personality and Social Psychology, 85(2), 348–362. https://doi.org/10.1037/0022-3514.85.2.348

Hayes, S. C., Strosahl, K. D., & Wilson, K. G. (2011). Acceptance and commitment therapy: The process and practice of mindful change (2nd ed.). Guilford Press.

Pennebaker, J. W. (1997). Opening up: The healing power of expressing emotions. Guilford Press.

Vingerhoets, A. J., Cornelius, R. R., Van Heck, G. L., & Becht, M. C. (2000). Adult crying: A model and review of the literature. Review of General Psychology, 4(4), 354–377. https://doi.org/10.1037/1089-2680.4.4.354

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response format: For your every ‘yes’ answer, add 1 to your score.

  1. Do you feel guilty if you cry in public?
  2. Do you think crying is a sign of weakness?
  3. Do you think men and boys should be encouraged to hide their tears?
  4. Do you feel embarrassed if you find yourself crying while watching a film or reading a book?
  5. Would you try to hold back your tears if you were attending a funeral?
  6. Would you distrust a politician who shed tears in public?
  7. Do you think that tears are an unnecessary expression of emotion?
  8. Do you always try to hide your disappointment?
  9. Do you get embarrassed if you see grown men crying?
  10. Would you pretend that you had something in your eyes if you were unexpectedly discovered crying?
  11. Do you always try to hide your anger?
  12. Do you tend to brood about things which make you angry?
  13. Does your temper even get out of control?
  14. Has your temper even got you in trouble?
  15. Do you believe that it does you good to get rid of your anger?
  16. Would you allow someone to comfort you if you were crying?
  17. Do you get cross quite easily?
  18. Do you touch someone you love at least once a day?
  19. Do you enjoy physical signs of affection?
  20. Do you ever get broody when you see small babies?
  21. Would you happily hold hands in public with someone you cared for?
  22. Do you enjoy being massaged?
  23. Do you regularly tell those whom you love how you feel?
  24. Have you ever had a pet of which you were very fond?
  25. Do you enjoy being kissed and hugged by people you love?
  26. Do you ever laugh out loud when you are watching funny films?
  27. Do you ever tap your feet while listening to Music?
  28. Do you often have the last clap at concerts, sports events and the like?
  29. Do you ever shout encouragement to sports or TV heroes?
  30. Can you remember when you last really laughed and enjoyed yourself?

Analysis

Score 17 to 30:
Your attitude towards your emotions is a healthy one. You aren’t ashamed to let your emotions show occasionally, and you will undoubtedly be much healthier because of this attitude. You are likely to be a good social advisor.

Score 8 to 16:
You know how to let your emotions show but you still find it difficult to do so as often as you should. You should be prepared to let your emotions out more often. When you feel sad let yourself cry, when you feel angry, let your anger show, when you feel happy allow a smile to cross your face. Allowing your emotions out in this way will do wonders to your physical and mental health.

Score 7 or less:
You are definitely very uptight. You really do need to allow your emotions flow out a little. There isn’t any thing really wrong in allowing people to know how you feel.

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 4). Attitude envers vos émotions. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-envers-vos-emotions/
Looti, Mohammed. “Attitude envers vos émotions.” Base de données de psychologie en français, 4 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-envers-vos-emotions/.
Looti, Mohammed. “Attitude envers vos émotions.” Base de données de psychologie en français. octobre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/attitude-envers-vos-emotions/.