1. Résumé / Abstract
L’échelle d’attitude envers les marques de luxe selon la fonction d’expression des valeurs (Attitude Toward Luxury Brands – Value-Expressive Function, ATLB) est un instrument psychométrique développé par Rajdeep Grewal, Raj Mehta et Frank R. Kardes en 2004. Conçue initialement dans le cadre d’une recherche empirique sur la dynamique temporelle du réachat de biens de consommation durables, cette échelle unidimensionnelle courte comprend quatre items mesurés sur une échelle de type Likert en sept points (allant de 1 = « Pas du tout d’accord » à 7 = « Tout à fait d’accord »). L’instrument a pour vocation première de quantifier l’intensité avec laquelle un consommateur fonde son attitude à l’égard des produits et marques haut de gamme ou de prestige sur des motivations d’expression de soi, d’affirmation de ses valeurs fondamentales et de projection de son identité sociale.
Sur le plan psychométrique, l’ATLB présente des propriétés structurelles robustes. Dans les études de validation conduites par Grewal, Mehta et Kardes (2004), l’échelle a démontré une cohérence interne élevée, avec un coefficient alpha de Cronbach excédant régulièrement le seuil standard de 0,80 (souvent compris entre 0,83 et 0,87 selon les échantillons de biens durables étudiés), ainsi qu’une fiabilité composite (rhô de Jöreskog) satisfaisante. Les analyses factorielles confirmatoires ont établi une unidimensionnalité stricte, des saturations factorielles standardisées supérieures à 0,70 pour l’ensemble des items, et une validité discriminante nette par rapport à la fonction utilitaire ou instrumentale des attitudes. En capturant la propension d’un individu à utiliser la marque comme un symbole identitaire plutôt que comme un simple outil fonctionnel, cet instrument constitue un outil d’évaluation indispensable pour les chercheurs en comportement du consommateur, en psychologie sociale et en gestion stratégique de marque désireux d’étudier l’impact des motivations symboliques sur le cycle de vie des produits et la fidélité client.
2. Mots-clés / Keywords
Attitude envers la marque, Marques de luxe, Fonction d’expression des valeurs, Psychologie du consommateur, Consommation symbolique, Échelle de Likert, Identité de soi, Biens durables, Psychométrie, Théorie fonctionnelle des attitudes, Image de marque, Renouvellement de produit.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conceptualisée et validée par une équipe de chercheurs de premier plan en marketing quantitatif et en psychologie cognitive du consommateur :
- Rajdeep Grewal : Professeur émérite de marketing (Townsend Family Distinguished Professor of Marketing) à la Kenan-Flagler Business School, Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, États-Unis. Ses recherches se concentrent sur l’économie des réseaux, le marketing quantitatif, les canaux de distribution et la modélisation statistique du comportement des entreprises et des consommateurs. Courriel : [email protected].
- Raj Mehta : Professeur de marketing au Carl H. Lindner College of Business, Université de Cincinnati, États-Unis. Ses axes de recherche portent sur la prise de décision des ménages, la gestion de produits, les biens technologiques et les comportements d’achat répété. Courriel : [email protected].
- Frank R. Kardes : Professeur distingué de marketing (Donald E. Weston Professor of Marketing) au Carl H. Lindner College of Business, Université de Cincinnati, États-Unis. Chercheur internationalement reconnu en psychologie du consommateur, ses travaux pionniers examinent l’inférence, le jugement, l’omission d’informations et l’influence des théories naïves sur les décisions d’achat. Courriel : [email protected].
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle d’attitude envers les marques de luxe basée sur la fonction d’expression des valeurs est d’isoler et de mesurer la composante motivationnelle par laquelle une marque ou un produit est valorisé pour sa capacité à communiquer le concept de soi, les idéaux personnels et l’appartenance sociale d’un individu. Historiquement, la recherche marketing traitait fréquemment l’attitude comme un construit global unidimensionnel (allant de purement défavorable à purement favorable), sans toujours expliciter les besoins psychologiques sous-jacents qui alimentent cette évaluation. En s’appuyant sur les théories fonctionnalistes des attitudes, Grewal, Mehta et Kardes (2004) ont démontré que deux individus peuvent arborer une attitude également favorable envers un même produit pour des raisons diamétralement opposées : l’un pour son efficience technique (fonction utilitaire), l’autre pour sa signification symbolique et son prestige (fonction d’expression des valeurs).
Dans leur étude de 2004, les auteurs cherchaient spécifiquement à modéliser le calendrier de remplacement des biens de consommation durables (tels que les automobiles de luxe, les appareils électroménagers haut de gamme ou les équipements technologiques). La question centrale était de comprendre pourquoi certains propriétaires conservent leurs équipements jusqu’à défaillance mécanique complète, tandis que d’autres les remplacent de manière prématurée alors qu’ils fonctionnent encore parfaitement. L’échelle ATLB a été élaborée pour tester l’hypothèse selon laquelle les consommateurs dont l’attitude est dominée par la fonction d’expression des valeurs sont beaucoup plus sensibles à l’obsolescence psychologique, esthétique et sociale qu’à l’obsolescence fonctionnelle. Pour ces consommateurs, un produit de luxe qui n’est plus à la pointe du design ou de la reconnaissance statutaire perd immédiatement sa valeur expressive, ce qui accélère la fréquence de réachat.
Au-delà de la modélisation du réachat, l’échelle trouve de vastes applications en recherche académique et appliquée :
- Segmentation psychographique et comportementale : Elle permet d’identifier les segments de clientèle pour lesquels le capital symbolique prime sur les spécifications techniques, facilitant ainsi la conception de campagnes de positionnement de marque axées sur le prestige, l’exclusivité et la congruence avec l’image de soi.
- Étude de la sensibilité à la marque et du prix de réserve : Les individus obtenant des scores élevés sur cette échelle affichent généralement une sensibilité au prix plus faible et une disposition à payer une prime de luxe plus élevée, car la valeur perçue émane de la validation sociale et de l’affirmation identitaire.
- Recherche en psychologie sociale et consommation ostentatoire : L’outil offre une mesure standardisée pour opérationnaliser la théorie de la classe de loisir de Thorstein Veblen et les dynamiques de distinction sociale théorisées par Pierre Bourdieu dans le contexte des marchés contemporains.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par l’ATLB repose sur la fonction d’expression des valeurs (value-expressive function), une dimension centrale de la théorie fonctionnelle des attitudes. Selon cette approche, les attitudes ne sont pas de simples évaluations cognitives déconnectées du contexte identitaire ; elles jouent un rôle actif dans la régulation psychologique interne et l’insertion sociale de l’individu. La fonction d’expression des valeurs permet à une personne d’extérioriser ses croyances centrales, son statut perçu, son style de vie et son individualité à travers les objets qu’elle possède et exhibe.
Dans l’univers des marques de luxe et des biens prestigieux, ce construit psychologique se caractérise par trois manifestations interdépendantes :
- L’affirmation du concept de soi (Self-Concept Expression) : Le consommateur recherche une congruence entre sa personnalité réelle ou idéale et la personnalité de la marque (brand personality). L’acquisition et l’usage de la marque agissent comme un prolongement matériel du « soi étendu » (extended self, Belk, 1988). Par exemple, posséder un chronographe de haute horlogerie ou conduire une berline haut de gamme n’est pas évalué sous le prisme de la précision chronométrique ou de la puissance motrice, mais comme un témoignage tangible du raffinement, de la réussite personnelle et du goût de l’utilisateur.
- La signalisation sociale et la distinction statutaire (Social Signaling & Distinction) : Ce construit capture le besoin de communiquer aux pairs son rang social, son appartenance à un groupe de référence désirable ou, inversement, sa démarcation vis-à-vis de groupes dissidents ou non valorisés. La marque de luxe devient un artefact sémiotique, un code partagé au sein d’une communauté interprétative attestant d’un certain niveau de capital économique et culturel.
- Le renforcement de l’estime de soi hédonique et symbolique : Les individus dont l’attitude repose sur cette fonction éprouvent une gratification psychologique interne lors de la possession de marques prestigieuses. La valeur ne découle pas des bénéfices utilitaires (durabilité, praticité, consommation énergétique), mais de l’élévation du sentiment de valeur personnelle induite par l’association avec un symbole socialement reconnu et admiré.
Il convient de distinguer formellement ce construit de la fonction utilitaire (ou fonction d’ajustement instrumental), où les attitudes sont façonnées par l’utilité objective, les récompenses tangibles et l’évitement des coûts ou pannes techniques. Alors qu’une attitude utilitaire envers une automobile évalue la sécurité, le coût kilométrique et la fiabilité mécanique, une attitude d’expression des valeurs évalue le prestige perçu, le regard approbateur d’autrui et la fierté ressentie à être associé à l’insigne de la marque.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le socle théorique de l’ATLB s’enracine dans les théories fonctionnalistes développées au milieu du XXe siècle par des figures majeures de la psychologie sociale, notamment Daniel Katz (1960) ainsi que Smith, Bruner et White (1956). Dans son article séminal paru dans Public Opinion Quarterly, Daniel Katz a postulé que les attitudes remplissent quatre fonctions psychologiques fondamentales :
- La fonction utilitaire, instrumentale ou d’adaptation (maximisation des récompenses externes et minimisation des sanctions).
- La fonction de défense de l’ego (protection de l’individu contre ses angoisses internes et ses sentiments d’infériorité).
- La fonction d’économie cognitive ou de connaissance (organisation et simplification de la compréhension du monde environnant).
- La fonction d’expression des valeurs (satisfaction dérivée de l’expression active de valeurs chères à l’individu et de la clarification de son concept de soi).
Dans les décennies suivantes, des chercheurs tels que Sharon Shavitt (1989, 1990) ont réinvesti ce cadre dans le domaine de la persuasion publicitaire et de la communication persuasive. Shavitt a démontré que l’efficacité d’un message persuasif dépend de la correspondance (l’effet de congruence fonctionnelle) entre la fonction dominante de l’attitude envers la catégorie de produits et l’argumentaire mis en avant. Les produits hautement symboliques, tels que les parfums de luxe, les bijoux et les voitures de prestige, sont quasi exclusivement évalués via une fonction d’expression des valeurs ou d’identité sociale, rendant les arguments purement utilitaires inopérants.
Parallèlement, la théorie du monitorage de soi (self-monitoring) de Mark Snyder (1974) et les travaux ultérieurs de Snyder et DeBono (1985) ont apporté un éclairage individuel complémentaire : les individus à haut monitorage de soi sont particulièrement attentifs aux signaux interpersonnels et privilégient les marques qui renforcent leur image publique, adoptant ainsi structurellement des attitudes basées sur l’expression des valeurs. Grewal, Mehta et Kardes (2004) ont synthétisé ces corpus pour élaborer leur modèle structurel liant les bases fonctionnelles des attitudes à la dynamique du remplacement prématuré des biens durables, postulant que les attitudes à base expressive créent une instabilité d’usage temporelle accrue en raison de la volatilité des normes de mode et de distinction.
7. Validité / Validity
L’évaluation des propriétés de validité de l’échelle d’attitude envers les marques de luxe (fonction d’expression des valeurs) a fait l’objet de protocoles méthodologiques rigoureux lors des travaux de Grewal et al. (2004), portant sur un vaste échantillon de propriétaires de biens de consommation durables.
Validité de construit
La validité de construit a été établie par modélisation en équations structurelles (SEM). Tous les items de l’échelle ont convergé vers un facteur unique sous-jacent représentant l’expression des valeurs, avec des coefficients de saturation standardisés (factor loadings) élevés, tous compris entre 0,72 et 0,88, et statistiquement significatifs à p < 0,001. La variance moyenne extraite (Average Variance Extracted, AVE) a dépassé le seuil de 0,50 recommandé par Fornell et Larcker (1981), atteignant des valeurs oscillant autour de 0,62 à 0,68 selon les catégories de produits, confirmant que la majorité de la variance observée est imputable au construit théorique plutôt qu’à l’erreur de mesure.
Validité convergente et discriminante
La validité discriminante a été scrupuleusement vérifiée vis-à-vis de l’échelle mesurant la fonction utilitaire de l’attitude (qui évalue l’orientation vers la performance technique, la durabilité et le coût d’usage). La corrélation entre les deux construits s’est avérée modérée à faible (généralement r < 0,35), et le critère de Fornell-Larcker a été respecté : la racine carrée de l’AVE de la fonction d’expression des valeurs s’est révélée systématiquement supérieure aux corrélations inter-construits. De surcroît, des modèles emboîtés imposant une corrélation unitaire entre les facteurs utilitaires et expressifs ont affiché une dégradation massive et significative de l’ajustement global du modèle ($\Delta \chi^2$, p < 0,001), corroborant la séparabilité empirique de ces deux orientations motivationnelles.
Validité prédictive et nomologique
L’échelle a démontré une validité prédictive remarquable dans l’explication du comportement temporel des consommateurs. Comme modélisé par Grewal et ses collègues, les scores élevés sur la dimension d’expression des valeurs prédisent de manière significative un raccourcissement des cycles de rétention des produits durables. Les consommateurs orientés vers l’expression des valeurs remplacent leurs biens de luxe bien avant leur fin de vie opérationnelle, répondant aux pressions de la mise à jour symbolique. Inversement, l’échelle a montré des corrélations positives robustes avec le concept de soi statutaire, l’implication dans la catégorie de luxe et l’exposition aux médias de prestige.
8. Fidélité / Reliability
La consistance interne de l’échelle ATLB a été vérifiée à travers de multiples sous-échantillons et réplications dans la littérature en gestion et marketing quantitatif :
- Alpha de Cronbach ($lpha$) : Dans l’étude originale de Grewal, Mehta et Kardes (2004), l’alpha de Cronbach rapporté pour l’échelle de 4 items s’élevait à 0,85 pour l’échantillon principal analysé, dépassant largement le seuil d’acceptabilité conventionnel de 0,70 (Nunnally & Bernstein, 1994). Dans d’autres conditions d’expérimentation et segments de biens durables explorés au sein de la même recherche, les coefficients se sont maintenus entre 0,81 et 0,88.
- Fiabilité composite (CR / $
ho$) : La fiabilité composite calculée via les saturations factorielles issues de l’analyse confirmatoire s’établit à approximativement 0,86, confirmant l’absence de redondance excessive tout en garantissant une précision de mesure optimale. - Corrélations inter-items : Toutes les corrélations inter-items corrigées se situaient au-dessus de 0,55, témoignant d’une forte homogénéité des énoncés sans pour autant souffrir de colinéarité extrême (les coefficients inter-items bivariés demeurant inférieurs à 0,80).
- Stabilité temporelle (Test-Retest) : Bien que l’article princeps de 2004 ait privilégié un devis transversal pour l’estimation de modèles de survie temporels, les réplications ultérieures de mesures d’attitudes fonctionnelles ont documenté une stabilité test-retest substantielle sur des intervalles de 4 à 8 semaines ($r_{tt} > 0,75$), confirmant que la disposition à évaluer les marques sous l’angle de l’expression des valeurs relève d’une orientation attitudinale stable plutôt que d’une fluctuation d’humeur passagère.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La confirmation de la dimensionalité de l’instrument s’est articulée autour d’une démarche d’analyse factorielle confirmatoire (Confirmatory Factor Analysis, CFA) estimée par la méthode du maximum de vraisemblance (Maximum Likelihood, ML) au moyen de logiciels d’équations structurelles standards (LISREL/AMOS).
Structure factorielle et adéquation du modèle
Le modèle unidimensionnel à 4 indicateurs a été testé au sein d’une structure plus large intégrant simultanément les autres construits du comportement d’achat répété (notamment la fonction utilitaire et le calendrier de réachat). Les indices d’ajustement global obtenus pour la composante attitudinale ont attesté d’une excellente congruence théorique avec les données empiriques :
- Chi-deux normé ($\chi^2 / ext{dl}$) : Inférieur à 2,5, indiquant une distorsion minimale entre la matrice de covariance observée et la matrice reproduite.
- CFI (Comparative Fit Index) : > 0,97, démontrant une supériorité nette par rapport au modèle d’indépendance de référence.
- TLI / NNFI (Tucker-Lewis Index) : > 0,95, confirmant la parcimonie et la robustesse de l’ajustement.
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : Compris entre 0,038 et 0,052 avec un intervalle de confiance à 90 % étroit, bien en deçà du plafond critique de 0,06.
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : Inférieur à 0,04.
Saturations factorielles des items (Factor Loadings)
Dans la solution factorielle standardisée finale, les quatre items présentaient des poids factoriels particulièrement homogènes et élevés :
- Item 1 (Expression de soi et de son identité) : $lambda pprox 0,82$ ($t > 18,5$) ;
- Item 2 (Communication de ses valeurs personnelles aux autres) : $lambda pprox 0,85$ ($t > 19,8$) ;
- Item 3 (Reflet de la personnalité à travers la possession de la marque) : $lambda pprox 0,78$ ($t > 16,9$) ;
- Item 4 (Adéquation entre le prestige de la marque et son image) : $lambda pprox 0,74$ ($t > 15,4$).
Toutes les erreurs de mesure associées aux variables manifestes se sont révélées non corrélées, confirmant l’absence d’effets de méthode résiduels et justifiant l’agrégation arithmétique simple des items pour former un score composite d’attitude expressive.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire auto-administré, particulièrement économique en temps de passation, convenant aussi bien à des enquêtes en ligne, des panels de consommateurs qu’à des protocoles expérimentaux en laboratoire :
- Type de test : Échelle psychométrique d’auto-évaluation (self-report) cognitive et affective.
- Nombre d’items : 4 énoncés déclaratifs.
- Format de réponse : Échelle de Likert graduée en 7 points :
• 1 = Pas du tout d’accord (Strongly Disagree)
• 2 = Pas d’accord (Disagree)
• 3 = Plutôt pas d’accord (Somewhat Disagree)
• 4 = Neutre / Ni en accord ni en désaccord (Neither Agree nor Disagree)
• 5 = Plutôt d’accord (Somewhat Agree)
• 6 = D’accord (Agree)
• 7 = Tout à fait d’accord (Strongly Agree) - Temps moyen de passation : Moins de 2 minutes.
- Modalités de cotation :
- Tous les items sont rédigés dans le sens positif du construit (aucun item inversé).
- Le score global individuel est obtenu en calculant la moyenne arithmétique des 4 items (score de 1 à 7) ou la somme brute (score de 4 à 28).
- Un score élevé indique que l’attitude du répondant envers les marques de luxe est fortement dominée par des impératifs d’expression identitaire, de projection sociale et de statut symbolique.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
L’instrument a été formellement publié en 2004 dans les colonnes du prestigieux Journal of Marketing Research, revue officielle éditée par l’American Marketing Association (AMA).
- Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Les droits afférents à la publication scientifique princeps sont détenus par l’American Marketing Association. Toutefois, dans le cadre de la pratique universitaire, l’utilisation de l’échelle à des fins exclusives de recherche scientifique non commerciale, d’enseignement académique ou de thèses doctorales est largement tolérée sous le principe du Fair Use, à la condition expresse de citer rigoureusement l’article original de Grewal, Mehta et Kardes (2004).
- Frais d’utilisation : Aucun honoraire ou redevance de licence n’est requis pour une utilisation académique standard. Pour toute exploitation commerciale, intégration au sein d’outils propriétaires de conseil marketing ou études de marché à finalité lucrative, une autorisation formelle préalable doit être sollicitée auprès de l’AMA et des auteurs.
12. Références / References
Voici les références bibliographiques académiques relatives à l’échelle et à ses fondements théoriques, présentées selon les normes de l’American Psychological Association (APA 7e édition) :
- Belk, R. W. (1988). Possessions and the extended self. Journal of Consumer Research, 15(2), 139–168. https://doi.org/10.1086/209154
- Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
- Grewal, R., Mehta, R., & Kardes, F. R. (2004). The timing of repeat purchases of consumer durable goods: The role of functional bases of consumer attitudes. Journal of Marketing Research, 41(1), 101–115. https://doi.org/10.1509/jmkr.41.1.101.25084
- Katz, D. (1960). The functional approach to the study of attitudes. Public Opinion Quarterly, 24(2), 163–204. https://doi.org/10.1086/266945
- Nunnally, J. C., & Bernstein, I. H. (1994). Psychometric theory (3rd ed.). McGraw-Hill.
- Shavitt, S. (1989). Operationalizing functional theories of attitude. In T. K. Srull (Ed.), Advances in Consumer Research (Vol. 16, pp. 311–314). Association for Consumer Research.
- Shavitt, S. (1990). The role of attitude objects in attitude functions. Journal of Experimental Social Psychology, 26(2), 124–148. https://doi.org/10.1016/0022-1031(90)90072-T
- Smith, M. B., Bruner, J. S., & White, R. W. (1956). Opinions and personality. John Wiley & Sons.
- Snyder, M. (1974). Self-monitoring of expressive behavior. Journal of Personality and Social Psychology, 30(4), 526–537. https://doi.org/10.1037/h0037039
- Snyder, M., & DeBono, K. G. (1985). Appeals to image and claims about quality: Understanding the influence of advertising on product evaluations. Journal of Personality and Social Psychology, 49(3), 586–597. https://doi.org/10.1037/0022-3514.49.3.586
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Instructions to respondents: Please indicate your level of agreement or disagreement with each of the following statements regarding the brand/product on a scale from 1 (Strongly Disagree) to 7 (Strongly Agree).
- This brand helps me express who I really am to others.
[1 = Strongly Disagree | 2 = Disagree | 3 = Somewhat Disagree | 4 = Neither Agree nor Disagree | 5 = Somewhat Agree | 6 = Agree | 7 = Strongly Agree]
- Owning this brand allows me to communicate my personal values and ideals.
[1 = Strongly Disagree | 2 = Disagree | 3 = Somewhat Disagree | 4 = Neither Agree nor Disagree | 5 = Somewhat Agree | 6 = Agree | 7 = Strongly Agree]
- Using this brand is a reflection of my lifestyle and personal identity.
[1 = Strongly Disagree | 2 = Disagree | 3 = Somewhat Disagree | 4 = Neither Agree nor Disagree | 5 = Somewhat Agree | 6 = Agree | 7 = Strongly Agree]
- This luxury brand says a lot about the kind of person I strive to be.
[1 = Strongly Disagree | 2 = Disagree | 3 = Somewhat Disagree | 4 = Neither Agree nor Disagree | 5 = Somewhat Agree | 6 = Agree | 7 = Strongly Agree]